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sition coûteuse et sans grande utilité pour la u. A quoi IV id qu'elle plaît aux p
gers et les attire, ce qui est sans réplique ! Le nombre ouvriers de Blolnn et Voss qui était de sept à huit mille en 1909, dépasse aujourd'hui dix mille.
L'art de la construction des navires dans lequel les Allemands égalent aujourd'hui les Anglais, est celui qui leur a donné le plus de peine à acquérir. J'ai sous les yeux une brochure dans laquelle ils en font franchement l'aveu. On y lit quelques remarques d'un puissant intérêt pour les ingénieurs. Elle déclare que c'est grâce à la seule méthode scientifique qu'ils ont pu lutter, dans le début, contre les constructeurs anglais qui avaient sur eux une avance désespérante ; mais qu'en plus il leur a fallu devenir en même temps praticiens, ce qu'ils n'étaient nullement.
« Il n'y a pas d'erreur plus grande, ajoute l'auteur, que de penser que l'homme purement scientifique peut infuser ses idées à un praticien chargé de les appliquer. Il faut que l'homme scientifique soit simultanément praticien, car il est indispensable que le praticien sache employer judicieusement ce que le théoricien a trouvé... La construction des navires est, de tous les métiers, celui qui met en œuvre le plus de techniques diverses. Toutes les branches du génie civil y sont représentées sous une forme ou sous une autre. »
Afin de compléter leur maîtrise, les exploitants de chantiers ont fondé, il y a une quinzaine d'années,
l'expansion
l'Association des Constructeurs de navires > qui à joué un rôle de premier ordre dans les progrès de cette technique, en étudiant et expérimentant à frais communs les idées et les découvertes qui s'y rapportent.
Ce n'est d'ailleurs pas le but unique de ce groupement, puisqu'il donne encore des renseignements de toute nature et qu'il constitue mn centre très fréquenté d'informations maritimes.
Les membres de l'Association, qui étaient au nombre de 614 en 1S99, de 1 i56 en 1906, sont, en 1912, 1 665. Elle se réunit chaque automne en un congrès à Berlin, puis en été en diverses localités maritimes; elle possède des laboratoires navals et des stations d'essais de remorqueurs à Uebigau sur l'Elbe, à Berlin et à Bremerhaven; enfin on lui doit l'impulsion énergique qu'elle a su donner au développement de l'enseignement des constructions navales dans les écoles supérieures de Charlottenbourg et de Danzig1.
La prospérité des grandes compagnies de navigation allemandes est un fait bien connu et s'accroît d'année en année. Voici la progression globale des sept plus grandes Sociétés depuis 1906 :
Capital-actions. Diridende*.
millions de marin. p. ioo
1908 326 1,12 (crise)