‹ Les derniers progrès de l'AllemagneChapitre 54 sur 68 · LES COLONIES MS · texte numérisé non relu

LES COLONIES MS

<n regard, les S|> htés que chacun rep> d'un coup de téléphone

il appelle celui ou ceux qui s'occupent d'horlogerie. Ce dernier recherche sans retard dans sa collection ou, à défaut, au musée commercial, quel est le type d'horloge que préfèrent les Boliviens ; il en passe la commande au fabricant ; l'expédition prendra le prochain paquebot.

Pour que la collaboration de ces quatre facteurs : le représentant, l'exportateur, l'agent et l'industriel, soit profitable, il est nécessaire que chacun d'eux connaisse sérieusement son métier, et qu'il ait confiance dans les trois autres.

Il faut notamment au fabricant une souplesse et une docilité qui en fasse, d'après les instructions transmises par le représentant à l'exportateur et par celui-ci à l'agent, le serviteur du consommateur exotique. Il doit se conformer à son goût, et non chercher à lui imposer les siens. C'est là, au dire des commerçants de Hambourg, la chose la plus difficile à obtenir. Les Allemands l'acceptent, mais il est de tradition que les fabricants français s'y refusent. Leurs réponses, trop souvent différées, renferment des indécisions, des objections, des contre-offres, dont le grave défaut est de faire perdre beaucoup de temps et manquer généralement l'affaire. Il y aurait là toute une réforme à exécuter dans les habitudes commerciales de notre pays, en ce qui concerne le trafic d'exportation pour lequel il est quelque peu novice.

Ces renseignements et ces observations émanent de négociants français, depuis longtemps installés à Hambourg et presque tous découragés de faire des affaires

5o L'EXPANSION

yec leurs compatriotes, parce que, suivant eux, les producteurs français ne comprennent rien au mécanisme d'exportation hambourgeois et se refusent obstinément à venir l'étudier sur place.

A vrai dire, Hambourg est la seule place au monde dans laquelle il soit appliqué avec cette précision mathématique. Quand on regarde l'ascension fabuleuse des courbes de trafic de la navigation hambourgeoise, il faut reconnaître que ce système en est la cause fondamentale.

Peut-il être imité et appliqué ailleurs? A cet égard, un de ces commerçants français me disait dernièrement :

« A l'époque où vous êtes venu ici pour la première fois, en 1887, et que vous avez signalé les progrès de Hambourg1^ cette époque, dis-je, il était temps pour d'autres pays de s'engager dans la même voie ; mais aujourd'hui, où le chemin parcouru représente un labeur opiniâtre de vingt-cinq années, il ne paraît pas qu'aucune autre ville maritime puisse égaler Hambourg. En admettant qu'elle s'y mette avec énergie et de suite elle ne regagnera pas ce retard d'un quart de siècle. Car, pendant qu'on s'organisera péniblement, Hambourg, qui a la maîtrise de son système, continuera à progresser et vous lui verrez accomplir de véritables prodiges. Cette place ambitionne d'être à la fois le marché et l'entrepôt européen de toutes les marchandises et elle y parviendra, parce que le pays entier concourt à l'y pousser. Les Anglais commencent à s'en rendre compte. Nous ne voyions guère ici

De France en Allemagne, par Victor Cambon (1887).

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Les agents d'exportation sont les estafettes de cette • de travailleurs. Du matin au soir on les voit courir de leurs bureaux aux comptoirs des exportateurs ou à la Bourse et c'est pour leur abréger et rendre moins pénibles les démarches, que tous les immeubles neufs de l'intérieur de la ville sont munis d'ascenseurs à marche continue, que l'on ne trouve qu'assez rarement dans les autres villes.

Tout le monde connaît les encouragements que l'Etat, les chemins de fer, les villes, les associations prodiguent à l'exportation. Le système des primes y est largement développé. Trop complexe pour que je le décrive ici, je dirai seulement que le principe des primes ne s'applique ni au tonnage, ni aux parcours des navires, mais seulement à la marchandise qu'ils transportent effectivement.

Jamais les compagnies de navigation allemandes n'eussent atteint le degré de prospérité où nous les voyons sans la convergence de tous les efforts publics ou privés pour équilibrer, dans une certaine mesure, le trafic d'entrée et le trafic de sortie des différents ports.

Le rôle que jouent les colonies allemandes dans cet énorme mouvement est des plus modestes- Néanmoins

»§2 l'expansion

leur activité économique est en grand progrès. Si leur climat tropical leur interdit d'être des terres de peuplement, par contre une mise en valeur énergique et rationnelle en fait des colonies de fructueuse et croissante exploitation.

La. plupart des territoires extérieurs soumis à l'Empire allemand sont situés en Afrique. Ce sont, sur la Côte atlantique, le Togo, le Cameroun et l'Afrique allemande de l'Ouest; sur la mer des Indes, l'Afrique allemande de l'Est; en Océanie, l'archipel Bismark et une partie delà Nouvelle-Guinée, dit territoire Empereur Guillaume, au Nord de l'Australie, l'archipel Marshall, les îles Samoa, l'archipel Salomon et une multitude d'îlots, dont plusieurs sont devenus des centres d'exploitation de phosphates; enfin en Asie, le territoire maritime de Kiautschau, enclavé dans la Chine, au Sud de la Mandchourie. Il faut y ajouter la partie du Congo cédée par la France en 191 1.

A considérer leur superficie, qui est de 2 millions 5oo à 3 millions de kilomètres carrés, les colonies allemandes semblent un vaste domaine; mais leur population ne s'élève qu'à 12 millions d'habitants, la plupart de race nègre, au milieu desquels vivent seulement 2S000 Européens, en grande majorité allemands.

Le commerce auquel donnent lieu avec leur métropole les colonies de l'Allemagne est peu de chose dans l'ensemble de son trafic ; mais l'augmentation extraordinaire de ce chiffre dans ces dernières années donne un aperçu fort significatif de la sollicitude intéressée dont elle entoure les pays d'outre-mer. On peut juger par là du désir qui l'anime de s'en procurer de nouveaux.

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En iqoo.les colonies allemand* mies

rtaient pour 36 760000 m 14 millirui^ , en 1911, elles ont importé pour i3o milité pour .Si millions et demi <lu marks.

Les principales productions végétales africaines ont été le t aou «liions et demi en 1905 et 16 mil-

lions Sooooo en 191 1 ; la noix de coco (toutes colonies réunies), 3 millions et 10 millions; le palmiste (Afri- , 3 millions 200000 et 11 millions. Le café, le 10 ont triplé; les bois de travail ont quadruplé.

Les extractions minérales ne taisaient que débuter en 1906; la quantité d'or extraite ne dépasse guère l million de marks par année: mais le diamant, parti de o,a donné 26 millions de marks en 191 1 ; les minerais de cuivre, 47 000 marks et 9 millions de marks; les phosphates (Océanie), 700000 marks en 1907, 6 millions et demi en 191 1 .

Ces exploitations s'cccroissent naturellement à mesure que s'allongent les voies ferrées qui, en 191 1, s'étendaient sur environ 5 000 kilomètres.

Je ne veux pas passer sous silence les lacs desséchés, remplis de carbonate de soude presque pur, qui se trouvent, partie sur l'Afrique anglaise, partie sur l'Afrique orientale allemande. Tout récemment explorés, on y a reconnu des quantités de ce sel telles qu'on les évalue à des dizaines de milliards de marks. Une révolution s'ensuivra dans l'industrie chimique.

L'Allemagne manifeste un autre indice non moins frappant de sa résolution d'étendre son domaine extérieur par les dépenses qu'elle fait pour les écoles coloniales et pour la recherche et la guérison des maladies

«54 l'expansion

des pays chauds. Hambourg est le centre de ces institutions, en même temps que le siège d'une Société de géographie que les Anglais ne surpassent plus aujourd'hui.

Sur le promontoire de l'Elbhohe, entre Hambourg et Altona, au point où la vwe sur l'ensemble des ports de Hambourg est la plus impressionnante, s'élève une jolie construction de briques rouges, dans le vieux style allemand, qui renferme l'école des marins au long cours et des mécaniciens de la marine.

La ville de Hambourg a créé en 1904 cette institution qui comprend plusieurs sections distinctes.

Au bas de l'échelle, une école de timoniers, de matelots et de mécaniciens de seconde classe. Pour y être admis, les candidats doivent avoir dépassé l'âge de quinze ans et navigué pendant deux années entières sur un navire de commerce ou une année sur un bateau de guerre; pour aspirer à faire un premier matelot,' il lui faut une navigation de douze mois pleins sur un voilier. L'examen est particulièrement sévère sur l'acuité de la vue. Les cours durent six mois et leur scolarité est de 36 marks.

L'école des mécaniciens de deuxième classe a été

ndée en 1909. Les candidats ont à présenter une attestation qu'ils ont travaillé pendant six ans au moins dans un atelier de constructions mécaniques ou plusieurs années sur mer comme employés aux machines. Ils doivent avoir plus de quinze ans. Les frais se montent à 5o marks pour les cours, qui durent sept mois, et 20 marks pour les examens.

Pour entrer aux cours des mécaniciens de première classe, il faut avoir servi pendant deux années sur un

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Enfin le principal enseignement sert à former des capitaine.-) .m long cours. L'admission en est assez difficile; on exige des candidats un séjour de deux années à la mer comme pilote, ou un certificat de pilote et qu'il soit capable de faire les calculs et les expériences de navigation. Les cours sont nombreux; les uns, obligatoires, comprennent tout ce qui regarde la navigation, l'entretien des navires, le sauvetage, l'extinction des incendies, la législation maritime, la télégraphie sans fil, etc., etc., les autres, facultatifs, tels que l'hygiène, la petite chirurgie, les soins élémentaires en cas de maladie, la construction et la stabilité des bateaux. La rétribution est variable suivant les cours que chacun suit.

L'établissement est remarquablement organisé en vue de sa destination. On est particulièrement frappé, quand on regarde le matériel d'enseignement, de la mmutieusre attention avec laquelle il a été étudié en vue d'être compris par les intelligences les plus ordinaires et les moins préparées à recevoir une instruction relevée.

La terrasse qui domine l'édifice a été disposée, comme une cabine de commandant et pourvue de tous les appareils de mesures et d'observations utilisables sur un navire. Toutefois, dans l'atmosphère brumeuse et perpétuellement enfumée de Hambourg, combien souvent ne doit-il pas arriver que les observations sur le ciel sont à renvoyer à un temps meilleur!

256 t'iXFÀNSION

La ville de Hambourg avait présenté à l'exposition d'hygiène de Dresde un fort remarquable ensemble de travaux sur les maladies épidémiques des pays chauds et leur traitement. On voyait l'étiologie et la bactériologie de la peste, du choléra, de la dysenterie, du typhus, du paludisme, de la maladie du sommeil, etc., etc. Tout était représenté en figures, en modèles plastiques, en graphiques, en préparations microscopiques, et même in anima vili. Il y avait notamment une collection de rats pestiférés, à tous les degrés de l'infection, capables de vous donner le frisson. C'était l'oeuvre de Ylnstitut des maladies tropicales, qui est à la fois un laboratoire de recherches et un établissement d'instruction.

Fondé en 1900 par l'État de Hambourg, il occupe provisoirement le vieil hospice maritime de la ville. L'installation se compose d'un pavillon pour les laboratoires et d'un autre plus vaste qui renferme une clinique de 52 lits. Une distance de quelques centaines de mètres les sépare de l'école de navigation. La position topographique en est tout aussi avantageuse. Néanmoins, un vaste bâtiment, en construction à proximité, sera affecté dans un avenir prochain à ces services, auxquels on doit donner une grande extension.

La section coloniale des affaires extérieures songeait depuis longtemps à fonder à Berlin un institut de ce genre. Après de longs pourparlers, le ministère a consenti à en déposséder Berlin et à concentrer ces services, en les développant, à Hambourg qui les avait déjà organisés et dont la situation maritime leur était mieux appropriée. Je ferai donc ici, pour la dernière jfois, cette remarque que les^fiervices publics tiennent le

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ion injustifiable, ["oui le monde connaît la rivalité pa c de Berlin et de !

bourg. Eh bien, au risque de faire saigner le coeur des idiera la p ste sur les rais hanihourgeois et non sur les rongeur ;urcy

lorte subvention* Le Sénat et le service □ lu port de Hambourg font le reste.

Je ne parlerai : pas des laboratoires de recherches qui sont exigus, quoique abondamment pourvus de matériel d'études. Des professeurs, des assistants, des médecins nombreux y travaillent; ils ont à portée de la rnain une bibliothèque copieuse. Mais cela est condamné à un déménagement prochain pour cause d'agrandissement.

L'enseignement s'adresse uniquement au corps médical. On estime que celui des Universités n'est point suffisamment spécialisé à l'égard des médecins des navires et des colonies. Il existe un cours complet pour les médecins coloniaux, qu'ils peuvent suivre moyennant une rétribution de 125 marks, jet un cours abrégé pour les médecins de navires (63 marks). Exception est faite pour les membres du corps médical de Hambourg qui peuvent assister gratuitement à l'un ou à l'autre. Les médecins étrangers sont autorises à suivre de même cet enseignement, mais sous condition d'une rétribution plus élevée. Les travaux de laboratoire sont compris dans ces dépenses.

Beaucoup de savants étrangers fréquentent l'Institut Hambourg.

D'autre part, on sait que l'Allemagne entretient

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dans ses colonies de véritables légions de médecins et de biologistes. C'est un de ses procédés favoris de pénétration et ce n'est certes pas le plus mauvais. D'ailleurs l'Empire administre ses possessions lointaines comme sa métropole, militairement et scientifiquement. Les ingénieurs, les naturalistes, les ethnographes et les prospecteurs y sont plus nombreux et plus entreprenants que les pacificateurs,

L'Allemagne s'entend mieux à soumettre la nature à ses lois qu'à gagner le cœur des hommes.

En 1882 a été fondée l'Union coloniale allemande, puis, en 1884, la Société -pour la colonisation allemande. Ces deux associations ont fusionné en 1887 sous le nom à! Association' coloniale allemande qui compte aujourd'hui 432 sections dont 28 à l'étranger, et près de Soooo membres. Son but est de répandre dans le public la connaissance et la nécessité des colonies, le devoir de les organiser scientifiquement et de les exploiter d'une façon intensive. Elle met au service de ses visées une publication hebdomadaire importante, la Deutsche Kolonial Zeitung, plus une revue mensuelle et provoque des conférences multipliées. Ce modèle d'action porte ses fruits sur le peuple allemand.

On en a vu les effets avec la Ligue maritime (Flottenverein) qui dépasse un million de membres, et plus récemment la Luftschiffahrtverein (association aéronautique) qui marche vers cent mille. Dans les idées exposées au sein de ces associations, et dans les revues qu'elles publient, l'on perçoit les vraies aspirations du pays.

Le journaliste français, soucieux de renseignez

LU mi ONIES

exactement ses lecteurs sur les choses d'Allem. au lieu de suivre en mouton certains confrères, devrait donner pour consigne à ses correspondants, non de lui télégraphier des entrefilets d'une actualité fugitive, puisés dans des qu >tidiens de nuances diverses, mais de résumer avec soin les articles publiés dans ces grandes revues de propagande.

Là se dévoilent les pensées directrices de person^ nahtés écoutées et d'un mérite reconnu, résolues à façonner le peuple allemand suivant leurs conceptions. Ce que vous y lisez aujourd'hui sera l'opinioa publique de demain.

Les Français en Allemagne

Leur petit nombre. — Les consuls apparaissent et disparaissent. — Industries françaises sur le sol allemand. — Nos jeunes compatriotes en Allemagne. — Les voyages collectifs du Journal d'Allemagne. — Belle harangue d'un Français à Hambourg.

On est peu d'accord, nous l'avons vu, sur la somme de capitaux français qui ont émigré en Allemagne grâce à l'intermédiaire des banques, mais le nombre de nos compatriotes qui y résident ne donne lieu à aucune divergence d'appréciations : ce nombre est extrêmement restreint. A part quelques' Français, mariés en pays allemand, la plupart de ceux qu'on y rencontre n'y sont qu'à titre temporaire. Presque tous les noms français qui figurent dans les annuaires où sur les enseignes appartiennent à des protestants expatriés après la révocation de l'édit de Nantes ou émigrés à la Révolution. Ceux-là sont totalement germanisés.

Tl ne manque pas de villes où le corps consulaire finme le principal appoint de notre colonie.

Prétendre, comme certains le proclament, que nos consuls ne sont, le plus souvent, pas à la hauteur de leur mission, serait injuste; disons plutôt qu'ils y sont inégaux, et nullement par leur faute, car si l'on veat

LAS FRANÇAIS EN ALLBMAONK S<Sl

gn module d'administration qui dédaigne l'utilité de la rotn; il faut citrr en première ligne notrr

re des Affaires étrangères. La carrier** d'un consul de soixante ans ressemble fort à celle d'un vieux capitaine au long cours. Il a vu tous les pays du monde et ne s'est assis dans aucun. On se plaint que nos agents ne sachent pas donner aux intéressés des renseignements précis. Or, quand je vois la peine qu'il se faut donner pour être au courant des questions intéressantes dans un pays qu'pn connaît depuis trente ans, je suis au contraire surpris qu'un consul, qui change de poste aussi souvent que nous changeons de ministres, puisse se procurer de temps en temps quelque information utile.

Je ne parle pas des consuls qui, se croyant de petits ambassadeurs et de grands diplomates, méprisent les questions commerciales pour l'étude desquelles ils émargent au budget; mais j'ai connu en Allemagne, dans cette carrière, des hommps remarquables, qui s'efforçaient de remédier par un travail acharné au vice du système. J'ai leurs noms sous ma plume, et je ne résiste au désir de les écrire, que par crainte de désobliger ceux que je ne nommerais pas. Et puis à quoi bon? Pendant que je les vanterais comme de préeàeux auxiliaires de la France en Allemagne, ils sont peut-être déjà au Chili, en Chine ou au cap de Bonne Espérance.

Une critique fort juste est que nos consuls sont généralement mal logés, trop nombreux, et insuffisamment rémunérés dans un pays aussi riche que l'Allemagne actuelle. L'un d'eux m'a déclaré certain jour — sans que je l'aie vérifié — gue le traitement attribué

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