‹ Les derniers progrès de l'AllemagneChapitre 7 sur 68 · L'AI. I. KM AND · texte numérisé non relu

L'AI. I. KM AND

Absorbée par de telles occupations, In '• do.

le allemand ne désire guère I aions

extér qui sont même, pour lui, un véril

cauchemar. Cette race a trop de logique pour ne pas calculer qu'elle a plus à gagner par le travail que par le canon. Dans certains milieux, on aurait volontiers tendance, non à s'iintnuilitanser, mais bien à se démilitariser. Le gouvernement et les pangermanistes le savent et veillent, car la situation de l'Allemagne, au centre de l'Europe, entourée de peuples qui seront peut-être demain ses ennemis, ne vaut que par la force de son armée, de même que son commerce n'est assuré que par la puissance de sa flotte.

Les discours enflammés de l'empereur, non moins que toutes les cérémonies patriotiques, sont des sonneries de clairons pour qu'on ne s'endorme pas. À vrai dire, elles n'ont pas de peine à pénétrer les cerveaux et les cœurs, car, au fond, la fibre atavique, en Prusse surtout, est essentiellement militaire ; et au moindre signe de l'Empereur, tous courraient aux armes avec une inébranlable confiance dans le succès.

Et l'Allemand se complaît à penser, non sans vanité, qu'il est dévolu à sa race d'avoir l'industrie la mieux dirigée, le commerce le plus étendu, la culture intellectuelle la plus riche et la force armée la plus puissante qu'il y ait au monde.

« Deutschland ùber ailes ! »

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