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n'avait pas autant de besogne que Lippomano voulait bien le dire. Relativement aux exécutions en effigie, a ce que dit l'ambassadeur, il faut ajouter qu'elles se faisaient de deux manières, soit que Ton pendit ou décapitât un mannequin, soit que Ton accrochât à la potence ou nu billot, un tableau grossièrement faitj représentant le condamné subissant sa peine. Pour les autres peines infamantes, les galères, Le bannissement, on affichait la sentence. {Ordonn. de 1536 et 1566.)

Les Français et les Françaises

Parlons donc des Français qui ne sauraient être aussi ressemblants, peints par eux-mêmes, que par des étrangers, fins observateurs. Je remonte à 1546, quand Marino Gavalli prétendait tirer du tempérament des Français, les causes de leur grandeur. « Nul pays n'est aussi « aisé, aussi facile à manier que la France. « Voilà sa force à mon sens : unité et obéis- <( sance. La liberté est sans doute le plus haut « bien parmi les biens de la terre, mais tous les « hommes ne sont pas dignes de la liberté. Il « y a des peuples nés pour obéir, il y en a « d'autres qui sont faits pour commander. « Aussi les Français qui se sentent peu faits « pour se gouverner eux-mêmes, ont-ils entiè- « rement remis leur liberté aux mains de leur « Roi. » Viennent les guerres civiles qui donnent un prompt et cruel démenti aux paroles de Gavalli; et avec Barbaro, en 1563, nous allons entendre une autre note.

« Les Français sont naturellement fiers et « orgueilleux, mais très hardis à la guerre, « aussi soutient-on difficilement leur premier

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