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LE CLERGÉ ET SES BIENS

"106 évêchés, 600 à 700 abbayes, autant de prieurés, et de pouvoir, sans bourse délier,

* payer ses dettes, donner des récompenses,

* marier des demoiselles et gratifier des sei- « gneurs ».

Un mot d'explication, en passant, sur les bénéfices et ce qui les concerne, sera d'autant plus nécessaire que ce nom pourra revenir souvent dans le cours de ces récits. C'est le concordat de 1516 qui accorda à François Ier et h ses successeurs le droit de disposer des bénéfices ecclésiastiques, en faveur des clercs auxquels le Pape ou les supérieurs accorderaient l'institution canonique. Le Roi avait encore le droit de disposer d'un cer in nombre de bénéfices en vertu de 17/; ait et de la Régale. L'Induit était une grâce par laquelle le pape avait permis au Roi de conférer des bénéfices ecclésiastiques aux conseillers du Parlement ou à d'autres officiers de cours souveraines. Si ces officiers étaient clercs, ils pouvaient être nommés eux-mêmes aux bénéfices; s'ils étaient laïques, ils pouvaient désigner une autre personne, pourvu qu'elle présentât les conditions voulues pour jouir d'un bénéfice ecclésiastique. L'Induit s'étendait à tous les bénéfices séculiers et réguliers, mais le Roi ne pouvait en user qu'une fois en faveur de chaque officier des Parlements. La Régale donnait au Roi le droit de disposer de tous les bénéfices pendant la vacance d'un siège épiscopal et d'en percevoir

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