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DENRÉES ET COMESTIBLES

continuant par le poisson et finissant par les légumes et les fruits. En raison, dit-il « de « l'abondance et de la richesse des pâturages, « les animaux sont très gras et très bons. C'est « le mouton qui est le plus estimé de tous. Le « bœuf est très bon aussi, mais pas autant que « celui d'Angleterre. » Le veau « ne coûte « guère plus cher que le mouton, tant il y en « a. » Je l'ai prouvé dans un précédent chapitre et je le prouverai dans celui-ci. L'agneau est très estimé, quoique moins bon que celui d'Italie. En fait de gibier « le chevreuil, le lièvre et « le jeune sanglier ou marcassin sont plus « recherchés que la perdrix et le faisan. On ce matige plus de gros gibier. » A Paris, tout se .vend à la vue, tant la pièce, et rarement à la livre.

Le poisson n'est pas aussi bon et aussi abondant qu'il devrait l'être, à cause des nombreuses rivières qui traversent la France et de l'étendue de mer qui baigne les côtes. Les poissons de mer sont plus estimés que les poissons d'eau douce : ce sont la sole, le saumon, l'esturgeon, le turbot « et les huîtres que Ton trouve à Paris « presque toute l'année. » Parmi les poissons de rivière, on préfère le brochet, la grosse lamproie, le persico. « On n'aime guère la carpe « dont on fait des pâtés ».

Le pauvre, celui qui est vraiment pauvre, se nourrit de porc. L'ouvrier, lui, le marchand, « si <r chétif qu'il soit», veut manger du mouton, et

même du chevreuil et de la perdrix comme les riches; du saumon, de la morue» du hareng salé, qu'on apporte des Pays-Bas et des îles septentrionales en très grande quantité. Il en vient « des bâtiments tout chargés, comme les navî- « res marseillais le sont des fagots et du bois « de TEsclavonie. »

On consomme beaucoup de beurre et de laitage. Il y a des légumes à foison, surtout les pois blancs et verts, ces derniers plus tendres et d'une cuisson plus facile. » Quant aux autres « espèces de légumes, on n'en fait pas grand « usage ; en quelques endroits on mange un « peu de lentilles, et des fèves presque jamais. « Le riz et l'orge triés sont très estimés ; les « épiciers les vendent comme des drogues, . « ainsi que le fromage d'Italie, qu'ils appellent « fromage de Milan. Les Français ne savent pas « faire de fromage ; et si quelque patron le fait « bien, ce sont des Italiens établis en France « qui y travaillent. » Tous les aliments, excepté la salade, s'apprêtent avec du beurre, car l'huile n'est pas bonne et a « une saveur acre. » C'est encore chez les épiciers que Ton trouve l'huile qui vient de Provence. Quoiqu'on raffine la cire à Rouen, aussi bien que dans n'importe quelle ville d'Italie, dans les églises on ne brûle que de la cire jaune. Les fruits sont excellents, quoique le climat « plutôt froid que chaud » ne soit pas très favorable, « si bien qu'il y a des « années, comme en 1579, où le cassis ne peut

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pas mûrir ». Il y a pou de figues et de melons, excepté dans les provinces du Midi, mais les poires, les abricots sont en abondance. « Les « poires de bon chrétien et les berga mottes te durent tout l'hiver et sont excellentes, ainsi « q ue les po m m es qu'en Italie on appel le appie* » Il y a beaucoup de cerises, mais elles ne sont pas bonnes. « Il y a beaucoup de griottes «■ et de concombres excellents. Les salades et « les légumes durent presque toute Tannée* «< Les artiehauds, les cardons, les laitues iir k manquent pas, même dans la saison la plus <r rigoureuse.,. Ainsi, durant le Carême, les « légumes et les fruits abondent, et cependant tf les Français ont, à ce qu'ils disent, reçu du «c Saint-Siège k permission de manger du « beurre et du laitage pendant tout le Carême. « Le fromage est défendu, si ce n'est celui de « Milan, peut-être parce qu'il est le meilleur. »

On fait gras les quatre ou cinq samedis qui suivent Noël et précèdent la Chandeleur. Lippomano affirme que les Français en donnent pour raison que « pendant ces semaines, la bienheu- « reuse Vierge, étant en couches, ne jeûnait pas. » Si non e vero e ben trovato pourrions nous dire, en employant la langue maternelle de l'ambassadeur, qui ajoute : « En revanche, dans le mois « de mai, au temps des Rogations, ils font « maigre tout une semaine, excepté le jeudi».

Lippomano s'en tient aux généralités. Voici des détails, sous forme d'un tableau du prix des

denrées de 1560 à 1589, pendant toute la période dont j'ai entrepris de retracer l'histoire. Les prix y sont accompagnés de l'évaluation en monnaie moderne. On y trouvera tout ce qui se rattache à l'alimentation, et c'est un devoir d'y faire figurer, par extension, quelques articles de costume et de mobilier, puisque l'un et l'autre font l'objet des chapitres qui suivent.

DENRÉES (de 1560 à 1589).

Blé, froment. — La mine de 12 à 16 sous (2 fr. 43à 3 fr. 24) en 1560. — De 15 à 17 sous (2 fr. 90 à 3 fr. 2ij en

1561 . — De 1 1. à 1 1. 15 s. (3 fr. 78 à 6 fr. 63) en

1562. — De 12 s. 6 d. à 1 1. 10 s. (2 fr. 36 à

5 fr. 68) en 1564. — De 1 1. à 2 1. (3 fr. 78 à 7 fr. 77) en 1565. — De 1 1. à 1 1. 17 s. (3 fr. 62 à 7 fr 16) en 1570. — De 3 1. à 4 1. 15 s. (9 fr. 43 à 14 fr. 94 en 1587.

Seigle. —La mine 12 s. (2 fr. 43) en 1560 — 18 s. (3 fr. 40) en 1562. — 1 1. 15 s. (6 fr. 63) en 1565. — 16 s. (3 fr. 03), en 1566-1570.' — 1 1. 12 s. (6 fr. 02), en 1572. — 2 1. 10 s. (9 fr. 26), en 1573. — 16 s. en 1578. — 1 1. 16 s. (7 fr. 79), en 1583. — 3 1. (9 fr. 43), en 1586 et 1587. — 18 s. (2 fr. 83), en 1588.

Avoine. -- La mine : 6 s. (1 fr. 21) en 1560-1562. — 10 et 11 s. (1 fr. 89 et 2 fr. 08) en 1562. — De 7 s. à 13 s. (1 fr. 42 à 2 fr. 50) en 1565). - De 11 à 13 s. i\ fr. 81 à 2 fr. 04) en 1578. — De 9 à 16 s. (1 fr. 41 à 2 fr. 66), en 1584. — 1 1. (3 fr. 14) en 1588.

Pois. — La mine de 1 1. à 2 1. (3 fr. 78 à 8 fr. 12) de 1560 à 1588.

Fèves. — La mine de 1 1. à 2 1. (3 fr. 78 à 8 fr. 12) de 1530 à 1588.

Foins. — Tonte et fenage, par arpent, en 1561 (2 1. 18 s.

6 cl.) 11 fr. 08; en 1564, 3 1. 15 s. (14 fr. 20).

Le quintal 12 s. (2fr. 22) en 1572; 1 1. (3 fr. 14) en 1575; 2 1. 15 s. (8 fr. 29), en 1579.

ET COMESTIBLES

La charretée 4 i. 07 d. {t6 fr. 20) en 1572 ; 5 K-tO s* 19 fr. 57) en 1573 ;BI. (25 fr* 16) en 158! , — 10 I, (31 fr. 84) en 1582 ; 4 h 67 cl. (13 fr. tfû) en 1589*

Pailles, — Paille de seigle pour lits, le faisceau H5 d, 5 c.) en 1551. — Paille de seigle pour lïtsr la charretée 11. il d. '5 fr. 77), en 15C4. — Le cent de paille 7 d. (i fr, 32) en 1560. — La charretée 1 L 10 s. {5 fr. 68) en 1566,

Chaume h couverture. — La gerbe 1 s. 4 d. (0 fr* en 1581*

Raisin* — La livre, 1 s* 7 d, (0 fr. 32) en 1560.

Noix. — Le poinçon, 4 L 05 s* (13 fr. 37J en 1588.

Vaches. - Vieille vache 7 1. (30 fr. 52), en 1501. —

16 ]. (50 fr. 33J eu 1581 . 20 1. (62 lr. 92) en 1589. Vache-mère, 23 1. 10 s* i80fr, OS) en 1573. — ta 1.

(78 fr.J, en 1581* V.'iehe. —18 1* (68 fr. 21 1, eu 1606, — Id* en 157H*

— 10 1. (31 fr. 46; en 1585.

Veaux. — il. 15 s* (7 fr. 15) en 1561 — 4 1. 15 s.

17 Tr 99; en 1564. —5 1* (18 fr. 13} en 1570. Mouton. — 11. 10 s. (6 fr, 09) en 1560.

Pore. — 7 1* (26 fr, 52) en 1564. — La moyenne est de " I.

Porc gras : 16 L (60 fr. 63), en 1564. — 19 J. f72 ii en 15*35. — 12 L 10 s, (47 fr. 30) en 1566.

Viandes, htmekerk, rharcuierie.

Graisse* la livre 05 d. (i fr. 01) en 1560. — Langue de mouton 03 d. (0 fr. 05) m 1560. — Lard, la lifte. 2e. 6d. (0 fr. 50* en 1560. — Grand aloyau de frœof, 3 s. (I fr. 62), en 1560. — Saucisses, Ja dou. zaineTs. 6 d. il fr. 52 1 en 1560* — Langue de mouton, la douzaine, 3 s* 0 fr. 60) en 1530. — . Pore frais, la livre 1 s. 8 d, 0 fr* 33) en 1560, — SfcrlJede bceuf, la livre 7 s. 6 4. (1 fr. 52) en 1360*

— GMeJettes, la livre I s, 8 d, (0 fr. 33 en ttm*

— Pied de mouton 3 d. (0 fr. 06. en 1560- — Panne de porc, i s. 0 fr. 20 en 1560. — Ris de veaa 3 d. 0 fr. 05; en 1560. — Fressure et foie de ?ea.'j, 5 s. i fr. 21. en 1560. — Bœuf, mouton-

veau, la livre de 1 s. 10 d. à 2 s. (0 fr. 30 a 0 fr. 37),

de 1568 à 1585.

Volailles. — En 4560 : une oie, 2 s. (0 fr. 40), 1 pigeon,

id. ; i poulet, 1 s. 6 d. (0 fr. 30) ; 1 chapon, 6 s.

(1 fr. 21) ; 1 chapon gras, 10 s, (2 fr. 03). Beurre. — De 2 à 3 s. (de 0 fr. 40 à 0 fr. 60) la livre ;

de 1560 à 1589.

Œufs. — Le cent, en 1560, 16 s. (3 fr, 24). Gibier. — En 1560; 1 ramier 3 s: (0 fr. 60); 1 lapin;

5 s. (i fr. 01) ; alouettes, la douzaine, 2 s. (0 fr. 40);

un héron, un butor, 1 1. 10 s. (6 fr. 09) ; i lièvre,

9 s. (1 fr. 82) ; faisan, 11.5 s. (5 fr. 07) ; 1 pluvier,

3 s. (0 fr. 60) ; 1 sarcelle, 2 s. 6 d . (0 fr. 50) ; i grive

ls. (Ofr. 20).

Ec 1568 : 3 perdreaux, 2 outardes, 1 levreau, 3 1.

12 s. 6 d. (13 tr. 42).

Poissons. — En 1560 : 1 gros brochet, 1 1. 15s. (7 fr. 11).

— 1 lamproie, 1 1. (4 fr. 06), une grande plie, 6 s.

(1 fr. 21) ; une vive, 2 s. 5 d., (0 fr. 50); truites, le

cent, 6 s. (1 fr. 22} ; 1 grosse car^e, 5 s. (1 fr. 01) ;

une anguille, même prix.

Poissons salés. — En 1560, le cent de morues sèches

9 1. (36 fr. 57) ; id. en 1577, 56 1. (168 fr. 93); en

1565, 161. (60 fr. 63), en moyenne 20 1. (72 fr. 5G

jusqu'en 1589..

Sel. — Le minot, 1560 : 1 1. 18 s. (7fr. 75); 1567, 2 1.

V9 fr. 77) ; 1580, 5 1. 3 s. (16 fr. 32). Pain. — 1560 : Pain de bouche, la douzaine, 4 s. 6 d.

(0 fr. 91). — 1573, la livre de pain, 1 s. (0 fr. 17). Pâtisserie. — 1556 : Pâté de veau d'assiette, 3 s. (0 fr. 60).

Pâté de rable de lièvre, 5 s., (1 fr.) Biscuit d'Espagne, 6 s. (1 fr. 21). — 1576 : 1 tarte, 11. (3 tr.)

1 tarte de sucre et cannelle (id.); 2 plats de sucre, 5 1. (15 fr. 74) ; 2 plats de massepains,. 2 1. (6 Tr. 29) ; 2 plats de gau tires, 32 gauflres en tout,

2 1. (6 fr. 29); 3 grandes tartes d'amandes sèches musquées (id.}.

Vins. — De l'Orléanais, 1572 : de 10 a 15 1. le tonneau, (37 à 57 fr.).

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Vins. — Le poinçon, 1565, clairet vieux, 7 1. (26 fr. 52); vin blanc, le poinçon, 8 1. (30 fr.) ; 1566, vin clairet, le poinçon, de 12 à 16 L (48 à 60 fr,) ; 1560, vin vieux, la pièce, 17 1. (64 fr. 42); 1570, vin blanc, le poinçon, de 4 à 5 U {14 à 20 fr,); 1572, vin clairet, le poinçon, 251. 5 s- (!00 fr. 95); 1577, vin clairet, le poinçon, 18 L (54 fr* 30) ; 1583, le même, 5 1. (15 Tr. 63) ; 1560, vin blanc d'Anjou, le se Lier, 16 s, (3 fr, 24), vin claire L d'Orléans (Éd.)*

Hypocras. — La chnpïne, 1560, 1 s. 9 d. (0 ft\ 36).

Vinaigres. — 15GQ, le poinçon, 2L 10 s. (10 fi\ 15) ; 1564,

6 [, (22 fr. 73) ; 1566; 91. (34 Tr. 10) ; 1575, 6 L (22 fr. 22),

Huile. — Huile de noix, la mesure, de 4 à 11 s, (0 fr. 81 à 2 fr. 16).— Huile d olive, 1566, 3.> 6 d. (0 fr. 64) ; 1577,5 s. 9d. (Ofr.90).

Riz. — 1560, la livre, 1 s. 5 d. (0 fr. 25).

Miel. — 1565, la livre, 1 s. (0 fr. 18).

Sucre.— 1565, la livre, 8 s. (1 fr. 50); 1572, la livre, 11 s. (2 fr. 12) ; 1570, cassonade, la livre, 10 s. (1 fr. 57).

Pruneaux. — Le cent pesant, 1563, 3 1. (11 fr. 36) ; 1568,

7 1. (26 fr. 52).

Fruits secs. — Raisins, la livre, 3 s. (Ofr.56) ; en 1567, figues, le grand cabas, 4 1. (15 fr. 15\ Gotignac, la douzaine de boîtes, 1566, 4 1. (16 fr. 25).

Repas. — 1556 : Souper du seigneur de Sansac, chevalier de l'Ordre et capitaine de 50 hommes d'armes, commis à visiter Orléans et logé aux frais de la ville à l'Ecu-de-France : 1 potage(7d.), 2 lapins (16 s.), 2 chapons (18 s.), 2 perdreaux (16 s.), 2bécasses(16s.), 4 pluviers (1 1.), 2 membres de mouton (16 s.), 1 poule d'Inde (1 1. 10 s.), citrons et oranges (5 s.), une salade verte (2 s. 6 d.), 2 douzaines d'alouettes (10 s.), 1 petit levreau (15 s.), 4 livres de lard (12 s.), une rôtie d'olives (5 s.), câpres menues (3 s.), naveaux (1 s.), bonnes herbes (1 s.), marrons (2 d.), 2 pâtés de pommes de Court-Pendu (12 s.), 2 gâteaux feuilletés (10 s.), une tarte blanche (5s. I, une tarte aux raisins de cabas (5 s.}, 1 raton (gâteau) (5 s.;;

raisin de cabas (2 s.). —Total : 11 1. 10 s. 8 d. (46 fr. 86).

C'était le souper du 4 février. — Voici le dîner du vendredi 5 février et son souper ensuite. Dîner, un gros brochet (1 1. 15 s.)f 1 aigrefaim (5 s.), 2 lamproies (2 1.). 2 grandes plyes (12 s.), 4 vives (10 s.), 2 perches, 2 carpes (12 s.)» demi-cent d'huîtres (3 s.). 6 harengs blancs (2 s.), 6 harengs saurets (2 s.), 4 livres de beurre (12 s.}, demiquarteron d'œufs (2 s. 2 d.), herbes (2 s.), 4 pièces de four (1 1 . ), menu dessert (10 s.). — Total : 8 1.

9 s. 2 d. (33fr.96).

Souper. — 1 gros brochet (1 1. 17 s.)» 2 lamproies (2 1. 8 s.), 2 grosses carpes (10 s.), 2 perches (6 s.), huîtres (3 s.), 2 grandes plyes (12 s.), 2 pâtés de chacun une grosse anguille (16 s.), goujons (2 s.

6 d.), 4 vives (12 s.), harengs blancs et saurets (4 s.), demi-quarteron d'œufs (2 s. 2 d.), oranges (2 s.), 4 livres de beurre (12 s.), épinards et bonnes herbes (2s.). 4 pièces de four (1 1.), menu dessert (10 s.). — Total : 9 1. 19 s. 2 d. (40 fr. 46).

Dépenses faites par les échevins d'Orléans en 1589, le 2 décembre : 1 chapon aux poireaux, 1 1. 5 s.; 2 grands pâtés de veau, 10 s.; un Jambon gras, 11. 1 s.; 2 andouilles, 5 s.; 1 langue de bœuf,

7 s. 6 d.; 2 plats de saucisses, 8 s. 6d.; 6 autres aunes de saucisses, 3 s.; cire blanche» la livre, 12s.; suif, la livre, de 2 â 3 s., bougies (cire ouvrée) de Flandre, la livre, 8s.renl560; chandelles de suif, la livre, 2 s., c4 et 6 d.; bois de chauffage, le millier, en moyenije UJ.; bourrées, le cent, en moyenne, 11. 10 s.; charbon de bois, le sac, de 2 à 3 s. 10 d. ; chaux, le muid, de 2 s.

Briques. — Le cent, 1563, 12 s.; carreaux communs â carreler, id. (2 1. 27 s.); grands carreaux à four, la pièce, 2 s. 6 d. (0 fr. 47) ; tuiles, le millier, 3 1. 10 s. (13 fr. 26).

Ardoises. — 1564, le millier, 6 1. (22 fr. 73|. .

Charronnage. — 1564, roues de charrettes, la paire,

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3 L 15 s. {14 fr. 20k 1593, tombereau garni de fer, 17 1.(60 fr, 50) ; 1586, roues pour charrette, la paire,

6 1, (18 fr. 87); roues pour tombereau, la paire,

7 1, 05 s. (22fr.80j.

Pelle en bois, 1 s. 6 d. (0 fr. 28), en 1563.

Sellerie. — 1 harnais de chèvre, en 1560, 4 1. iOs. (18 fr, 28); 1 harnais à chevaucher, 2 1. 20 s. (10 fr* 15} ; peau de chèvre pour couvrir les colliers des chevaux, lus. 10 d. (2 fr. 20) ; avaloir et dossièredecuirde vache pour mulet, 31. 10 s. ( 13 fr» 26) ; en 1585, collier de cheval de charrette et sangle, 3 1. 6s. (10 fr, 38) ; harnais neuf de cheval (collier, bride, selle, dossière, avaloir, têtière, paire de boHiveaux ? 10 1. (31 fr, 46).

Clous de fer ouvré, la livre, 3 s.

Taillanderie, coutellerie, — Grand couteau pour le pain, 2 L (7fr, 59); pic de fer, à manche, 16 s. (3 fr. 03) ; cognée à fendre le bois, i I. [S fr. 78} ; « une bêche, id., une serpe, i 1. 3 s. (4 fr. 40).

M.-iréchaïerie* — 1 fer de cheval, 3 s, (0 fr. 47), la paire 1 sou en plus, total 0 fr, 62.

Vitrerie. — Panneau de vitres, le pied, 6 s, (0 fr. 94).

Verres en cristal, la douzaine, 11. 10 s. 10 d . {5 fr, 84).

Meubles. — Coflre en bois de poirier, 4 I, (Il fr- 25); chaht de chône, 3 l. 10 s. (13 fr. 25); grande huche plate, 16 l. 5 s, [58 fr.}; mai a pétrir le pain, 25 h (78 fr. 65).

Cordes. — La livre de 3à4s.; chanvre, la livre, 2s.; iîl en pelote, la livre, 3 s, 2 d-; 111 enécheveau, la livre, 2 s. 2d.

Soie à coudre. — L'once, 1 1. 05 s. (3 fr. 93); soie noire, l'once, 18 s. (2 fr. 83) ; fleuret, 12 s. (1 fr. 88).

1560. — Voile de moulin à vent, l'aune, 3 s. 6d. (0 fr. 71); toile de chanvre à faire des draps de lit, l'aune, 7 s. (1 fr. 42); toile d'éloupe, l'aune,

4 s. 6d. (Ofr. 85).

Draps. - Drap violet cramoisi, l'aune, 10 1. 1 s. 8 d. (37 fr. 35); drap noir, l'aune, 31. 10 s. (12fr.96);

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