‹ Les dessinateurs d'illustrations au dix-huitième siècleChapitre 14 sur 60 · PATER · texte numérisé non relu

PATER

laide, étroite et malsaine, que Pater peignait ces compositions si gaies , aux lointains vaporeux ces campagnes fleuries et ces groupes amoureux sous les charmilles. Pater, nous l'avons vu, avait le grand malheur d'être avare, et ne peignait que pour entasser. « Le pauvre homme, a dit Mariette, se « refusoit le nécessaire et ne prenoit de plaisir qu'à (( compter son or. »

Il est mort à Paris, âgé de quarante et un ans, le 26 juillet 1736.

PEYRON (jEAN-FRANÇOIS-PIERRE

Peyron, l'un des principaux instigateurs et apôtres de la réaction qui se produisit dans les arts à la fin du xvm^ siècle, est né à Aixle 15 décembre 1744. Sa famille le destinait au barreau, mais il préféra la peinture, et eut pour premier maître Arnulphi, son compatriote, et ensuite le peintre Dandré-Bardon, alors à Aix. Il vint ensuite à Paris et entra dans l'atelier de Lagrenée l'aîné; « mais, le goût qui régnait « alors ne s'accordant pas avec ses pensées, il eut le « pressentiment d'une peinture plus mâle et chercha « de nouvelles routes.» Il partit pour l'Italie comme pensionnaire du Roi, en 1773, et, sa pension expirée, comme il avait été fort malade dans les derniers temps de son séjour à Rome, il demanda et obtint une prolongation de séjour, et offrit à M. d'Angivil- ]er, pour le remercier, le dessin d'un de ses tableaux. Yien, en écrivant au surintendant des bâtiments, le lui rappelle ainsi : « Le sieur Peyron, à qui j'ai « témoigné, monsieur, l'envie que avez de voir un « dessein du tableau de Bélisaire qu'il a fait pour

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