‹ Les dessinateurs d'illustrations au dix-huitième siècleChapitre 2 sur 60 · MARTINI · texte numérisé non relu

MARTINI

qui représente the Exhibition of the royal Academy (1787), à rimitation de ce qu'il avait fait pour la même solennité au Louvre, à Paris, en 1785.

Les événements se précipitaient en France, et les étrangers, les artistes particulièrement, ont peu d'intérêt à rester dans un pays agité par de violentes commotions politiques; aussi lisons-nous dans le journal de \\'ille, à la date du mois de septembre 1791, que Martini partit avec le graveur Klauber pour l'Allemagne , avec l'intention de regagner ensuite Parme, sa patrie, et « qu'en qualité d'artiste et de curieux, il doit voir surtout à Munich ce qui sera digne de remarque » .

Voltaire (Romans et Contes de). — Bouillon, 1778. — 3 vol. in-8o. Le dessin de Martini, joint à ceux de Monnet, Marillier. — Vente Renouard. — Chez M. le baron James de ROTHSCHILD.

Metastasio {Opère del signor abbate Pietro). — Parigi, vedova Hérissant, 1780-82. — 12 vol. in-4o, gr. pap. demi-rel., non rogné, fig. av. la lettre et eaiix-fortes.

Exemplaire contenant 21 dessins à l'encre de Chine et à l'aquarelle de Martini, joints à ceux de Moreau, de Cochin et de Cipriani. — Vente Renouard. — 395 fr. — Vente Cape. — 2.000 fr. — Vente Gautier. — 1,200 fr. - Chez M. RŒDERER.

D'UssiEux. — Nouvelles Françaises. — Paris, 1783. —3 vol. in-8o.

Le dessin, de Françoise de Foix, à la plume et à l'encre de Chine, signé. — Chez M. PORTALIS.

LoxGus. — Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé (trad. par de Bure de Saint-Fauxbin). — Paris, Lamy, 1787. — 2 vol. in-4o' demi-rel.

Exemplaire imprimé sur vélin contenant 29 dessins sur vélin à la plume, par Martini, d'après les tableaux du Régent, et les mêmes sujets peints en miniature à la gouache. — Vente Renouard. — 230 fr. — Reliés depuis en mar. citr. comp. doublé de mar. vert, dent., tr. d. (Lortic.) — Catalogue Fontaine (1874). — 8,000 fr.

Les Tragédies de Racine.

6 petits dessins à l'encre de Chine. — Vente Capé. — 16 fr.

MASQUELIER (louis-joseph)

Masquelier l'aîné est né à Cisoing, près de Lille, en 1741. Son talent se décela dès l'enfance et le fit admettre très-jeune dans l'atelier de Lebas, alors le premier professeur de gravure de Paris.

A l'âge de vingt et un ans il dessina une vingtaine de petites compositions, faibles du reste comme dessin et comme gravure, pour les Traits de r histoire universelle , ouvrage édité par le graveur Lcmaire (1762).

Chez Lebas il fit connaissance de Née, qui suivait la même carrière que lui et avec lequel il resta lié. On lit dans V Almanach historique des artistes (1776) : « Messieurs Masquelier et Née, élèves de « M. Lebas, demeurant rue des Francs-Bourgeois, « ont associé leurs talents pour pouvoir mettre au « jour un grand nombre de paysages qui font hon- « neur à leur goût et à leur amitié. »

Il est fait allusion là, sans doute, aux vues de la Description particulière de la France qu'ils gravaient ensemble et surtout aux Tableaux topographigues et

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