‹ Les dessins d'enfants et leur significationChapitre 2 sur 18 · W. Gribouillage de Dory Jusque-là l’enfant a bien essayé · texte numérisé non relu

W. Gribouillage de Dory Jusque-là l’enfant a bien essayé

LA de contrefaire les grandes per-

sonnes, mais sa musculature

était trop faible pour que le crayon marquât les moindres signes sur le papier, ou bien les mouvements étaient trop peu coordonnés pour que la plume, d’ailleurs mal tenue, pût inscrire quoi que ce soit sur une surface plane. Maintenant on fait des mouvements de vaet-vient de la main qui donnent des graphismes de hasard. Ces traces visibles enchantent l’enfant qui dorénavant, et chaque fois

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que quelqu'un se met à écrire, réclamera de quoi pouvoir écrire ou dessiner également. Ce ne sont plus des mouvements athétosiques, mais un résultat immédiat est enregistré. Pendant presque dix mois, une année, on fera des productions très semblables, des gribouillages sans but, sauf que les lignes deviennent peu à peu plus énergiques, plus marquées, plus directes, sans qu’on puisse établir un ordre chronologique dans l’apparition des traits rectilignes, des zigzags, des spirales, des ronds, bien que certains prétendent le contraire. Il y a des séances où le petiot fait plutôt du va-et-vient, d’autres fois où il entremêle la frénésie giratoire de piquetés perçants. Il y a motilité, il ne semble pas y avoir de prime abord intention d’une représentation quelconque. Notons cependant que ces manifestations matrices progressent dans ce sens qu’on réussit à coup sûr à obtenir des marques sur le papier. Même il s'opère un choix, après quelque temps, puisqu'on passe d’un graphisme à un autre, en faisant par exemple des tortillons, qu’on couvre ensuite de hachures destructrices.

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