‹ Les dessins d'enfants et leur significationChapitre 5 sur 18 · W. Quatre fillettes, par Madeleine, 4 ans · texte numérisé non relu

W. Quatre fillettes, par Madeleine, 4 ans

13. S. Dessin d’un 14. W. Un bonhomme, par garçon de 5 ans. Marguerite, 6 ans.

parfois par un simple trait horizontal entre les jambes, ou vraiment dessiné sous la forme d’une petite boule de rien du tout. En même temps, l’enfant ajoute un nez, une bouche ou un bras, ou plutôt il note plus qu’il n’ajoute. C’est à peine entrevu encore.

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Puis voici les galopins de six ans avec des bonshommes généralement pourvus de bras, bel et bien figurés par un trait mince, mais pas toujours articulés aux épaules. Tel détail est vu en soi, sans être rapporté aux autres parties. L'enfant ajoute document sur document, et se préoccupe peu des arrangements. Il a vu des pieds, un nez, une bouche ; il n’est pas indispensable que tout soit noté dans l’ordre de la nature.

Sept ans : les bonshommes sont encore décrits de face; bras et jambes ont facilement double contour. A cet âge on distingue le monsieur de la dame, guère plus tôt. C’est une conquête de toute importance que cette différenciation de deux taches représentant des masses distinctes.

À huit ans, l’anatomie topographique est respectée, ce qui signifie que le bras partira du bon endroit ; l'articulation de l’épaule sera une réalité. Cependant pieds et bras peuvent encore se présenter de profil dans un organisme de face.

A partir de neuf, dix ans, les notations deviennent plus photographiques encore, c’est une phase évoluée, d’empi- 15. W. Dessin d’une fillette de 7 ans. risme plus que de logique, |

phase naturaliste aussi, avec un apport de détails significatifs,

la robe féminine, des lacets de souliers, une cravate, les ongles, le cou, les chaussettes, des boutons, et ainsi de suite. Sans doute qu’à côté d’une vision meilleure les possibilités motrices ont évolué aussi, et le rendu peut même prendre une importance primordiale et tourner au procédé — comme chez l’adulte. :

À douze ou treize ans, enfin, l’enfant arrive, en fait de dessin, à son point terminus de développement. Tout est prévu, marqué. C’est l’âge auquel nous nous arrêtons à peu près tous ; les graphismes sont savants, mais pitoyables. Nos dessins gardent,

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disons-le sans fausse honte, un caractère d’infantilisme évident. Seuls, quelques privilégiés, à la vision plus pénétrante, nous devancent et continuent à faire toujours mieux, à devenir des

16. W. Personnage par fillette de 8 ans. 17. W. Dessin d’une fille de 9 ans.

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