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GROUPE DE HUIT FIGURES, PAU REMBRANDT

(Collection de M. de Bockeratli. )

appartient cà M. Dutuit : c'est la nature même, le vrai jeu du soleil clans les vrais taillis, la nature, rien que la nature, mais tout imprégnée de vie, de fraîcheur et d'air. Notre école moderne est là tout entière,

depuis Fiers, Corot et Cahat jusqu'à Diaz, Rousseau et Daubigny, mais plus naïve, aussi adroite et plus maîtresse d'elle-même, sans aucun procédé emprunté. Ruysdael est vraiment leur père à tous. Il a ici deux singulières aquarelles sur vélin : l'une provenant de Mgr le duc d'Aumale, l'autre de M. Dumesnil. La coloration en a peut-être un peu d'aigreur, et la pratique un peu de sécheresse; le dessous des dessins a la solidité, la précision, la minutie d'une eau-forte tracée à l'aiguille, mais les terrains et les arbres en sont modelés avec une science et une force extrêmes. — Que dire des deux Ilobbema, le moulin et la ferme entourée d'eau, qu'ont prêtés M. Dutuit et Wr le duc d'Aumale, si ce n'est que, sauf un peu plus cle lâché qu'on s'imagine y reconnaître, c'est à les confondre pleinement avec les dessins de Ruysdael ? Même exécution libre et légère du feuille, mêmes jeux de lumière; c'est à douter presque de la différence de main. — Les trois W. Van de Velde sont tous excellents. Voilà incontestablement le plus grand des marinistes; il sait, comme pas un, son ciel, sa mer et ses vaisseaux, et tout cela a la légèreté fluide des choses qui se meuvent dans l'air. — Autre bijou de finesse et de précision, la vue d'Embden, par Backuisen, provenant toujours de Mer le duc d'Aumale. — L'incendie de l'ancienne Bourse à Amsterdam, de Van der Heyden, est un dessin curieux et d'un effet net et vif. — Des deux dessins très terminés d'Adrien Van de Welde, prêtés par Mgr le duc d'Aumale et que M. Reiset tenait de la vente Glaussin, le plus précieux, à mon sens, est cette aquarelle où une charrette à foin traverse un paysage dont le second plan est formé par une ligne d'arbres qui reçoit les rayons du soleil couchant; c'est le plus exquis de ses petits tableaux, mais plus léger qu'une peinture, d'une solidité merveilleuse de terrain; quant à la finesse d'exécution du ciel et des bouquets d'arbres du second plan, elle est incomparable. — L'Avare, de Fr. Mieris, est un bon dessin, exact, et froid, et ennuyeux comme un Mieris. On sent, à le voir, qu'on touche au déclin de l'art hollandais, que nous représentent encore deux aquarelles de Prins, intérieur de ville, appartenant à M. J. d'Ephrussi, et un paysage avec chèvre et mouton, d'Ommeganck, à M. Dutuit. C'est la fin adroite, trop adroite, minutieuse et glacée de cette belle et étrange école où une centaine d'hommes à vue prodigieuse venaient tout à coup de découvrir la nature, la nature dans laquelle personne avant eux ne semblait avoir soupçonné le charme intime des verts bocages et la beauté des animaux paissants.

J'oubliais, bien à tort, de mentionner parmi les plus gracieux dessins de cette exposition des Hollandais une jeune femme assise et jouant de la mandoline, de G. Netscher, tête osseuse et intelligente, pas belle, mais

EXPOSÉS A L'ÉCOLE DES BEAUX-ARTS

pleine d'attrait. Ce très séduisant dessin -, qui appartient à Mgr le duc d'Aumale, avait passé par les collections Tonneman, Dimsdale, Révil et Reiset. On en trouve un très exact fac-similé dans l'ouvrage de Ploos Van Amstel et Josi, et nous donnons ici du même dessin une belle reproduction.

Le recueil de Ploos Van Amstel est, d'ailleurs, le chef-d'œuvre de cet art curieux et particulier des fac-similés de dessins. Il est tout naturel que la pensée de reproduire le plus fidèlement possible, et en manière de trompe-l'œil, les plus beaux dessins des grands maîtres soit née presque en même temps que le goût de collectionner cette sorte de précieux ouvrages. Aussi voyons-nous Jabach charger Michel et Jean-Baptiste Corneille, Pesne, Macé, Rousseau et d'autres, de copier et de graver ses plus intéressants paysages du Titien et des Carraches. Un peu plus tard, en 1729, quand Crozat entreprend la grande publication qui porte son nom : « le Recueil d'estampes d'après les plus beaux tableaux et les plus beaux dessins qui sont en France dans le cabinet du Roi, dans celui de M 1 le duc d'Orléans et dans d'autres cabinets », le comte de Caylus y introduit un grand nombre des imitations qu'il a exécutées d'après Raphaël, Jules Romain, Perino del Vaga et les autres grands maîtres, soit seul à l'eau-forte, soit en clair-obscur avec la collaboration de Nicolas Lesueur. « Lorsqu'il eut connu M. Crozat et qu'il eut pénétré dans son beau cabinet, M. de Caylus lui emprunta des dessins, les copia et finit par en graver un grand nombre. 11 se rabattait ensuite, sur ceux du roi, et pendant plusieurs années il ne fit autre chose que d'en faire des gravures. 11 était alors très lié d'amitié avec M. Coypel, qui en avait la garde. Il ne cessa de s'en occuper que lorsqu'il cessa de fréquenter M. Coypel aussi souvent qu'il l'avait fait. » De là cet autre recueil volumineux, dont la chalcographie du Louvre possède les planches, sous le titre de Dessins graves du cabinet du Roy. Depuis, d'autres amateurs, MM. de Lagoy, de Saint-Morys, de Goncourt, ont pris pareillement plaisir à reproduire par la gravure les plus précieux morceaux de leurs propres cabinets. M. Miel dressa Riffaut à imiter admirablement les crayons des Janet et des Dumonstier pour sa belle publication des portraits du xvie siècle, où fut dépassée l'habileté des graveurs anglais reproduisant les crayons d'Holbein pour le livre de Chamberlain. Après 1848, notre chalcographie nationale employa à des fac-similés de nos meilleurs dessins du Louvre l'adresse de tout un bataillon de graveurs spéciaux, Alph. Leroy, Butavand, Rosotte, Marvy, Bein, Chenay, Dien,etc, et M. Leroy s'est fait en ce genre une réputation particulière par la reproduction, sous les auspices du duc de Luynes, des dessins du musée

de Lille, et par l'ouvrage sur les dessins de cabinets divers, qu'il publia sous la direction de MM. Villot et Reiset. Mais la photographie est venue donner à ce genre de travaux le coup de grâce qu'elle avait déjà donné aux autres sortes de gravures. Bien qu'il y ait quelque peu à dire sur l'épaississement infligé par la photographie aux traits des dessins de maîtres et particulièrement à leurs sanguines, les amateurs ont été si heureux de retrouver dans cette contre-épreuve directe de la pensée des artistes leurs œuvres mêmes sans soupçon d'interprétation, que les séries entreprises chez nous par MM. Braun , Marville, etc., d'après les chefs-d'œuvre du Louvre, d'Angleterre, de Vienne, de Venise, de Florence, etc., ont donné à la curiosité des dessins et à l'étude des maîtres une satisfaction et un élan extraordinaires, des moyens de contrôle absolument sûrs. Le beau feu qu'aura allumé l'Exposition de l'École des Beaux-Arts dans un certain nombre d'esprits, jusque-là indifférents à tout un ordre d'oeuvres passionnément intéressantes par elles-mêmes, se va perpétuer par la mise en cours, dans les portefeuilles d'amateurs, des photographies de dessins célèbres, et il n'en sera plus de ces séries, partout répandues, comme des recueils d'Ottley et de Ploos Van Amstel, que quelques bibliothèques privilégiées pouvaient seules posséder et entrouvrir aux studieux.

Les dessins des grands maîtres, disait d'Argenville, dans le Discours préliminaire de son Abrégé de la rie des plus fameux peintres, les dessins des grands maîtres, étant tout esprit, forment une curiosité des plus piquantes; ils sont la meilleure instruction pour un amateur. C'est une source féconde où il peut puiser toutes les lumières qui lui sont nécessaires : il conversera, pour ainsi dire, il s'instruira avec ces hommes célèbres. En examinant un recueil de leurs dessins, il se familiarisera avec eux; leurs différentes manières se dévoileront à ses regards. Si même ces dessins sont rangés par ordre chronologique et par écoles, ils lui rappelleront de suite l'histoire et la vie de ces fameux artistes. » Et il ajoutait avec naïveté : « L'auteur a fait une collection de dessins des grands maîtres de tous les pays, qui peut passer pour une des meilleures de l'Europe; elle est rangée chronologiquement, par écoles, et composée d'environ 6,000 dessins originaux et choisis, mêlés de morceaux finis, d'éludés, de pensées, d'académies et de cartons. •» Quoi qu'en dît le bonhomme, sa collection n'a pas pris rang, comme renommée, parmi les « meilleures de l'Europe ». Mariette même, s'il m'en souvient, Mariette, qui était quelque peu de ses parents, s'est moqué assez malignement de son goût : « 11 entreprit de former une collection de tableaux,

cle dessins et d'estampes, à laquelle il joignit une d'histoire naturelle, collection qui auroit pu passer pour belle, si le possesseur eût laissé le

LE DUC D'kPSRNON, PAR DUMONSTIER.

(Collection de Msr le duc d'Aumale.)

public maître d'en juger; mais, à force d'en vouloir relever lui-même le prix par des discours exagérés, il faisoit qu'on la réduisoit à sa juste

valeur, et qu'on ne la trouvent point faite avec autant de goût qu'il eût été à désirer. » Avis à nous tous, collectionneurs mes confrères : soyons modestes. Cependant son idée de classement chronologique, déjà mise en pratique par Baldinucci dans son propre recueil de dessins rangés par décennales, pouvait avoir du bon, et nous le voyons bien aujourd'hui par le groupement instructif adopté, sans régularité monotone, dans les salles du Louvre.

Supposez qu'il s'organise quelque jour, à la gloire de l'école française, une exposition spéciale dans laquelle auront leur place naturelle tous ces artistes qui ont été, par privilège de nos rois, les directeurs des grands travaux officiels de Fontainebleau, du vieux Louvre, de Versailles, et les inspirateurs du goût public, depuis nos miniaturistes du XIIIe siècle admirés du Dante et ceux de l'école de Tours au temps de Louis XII, depuis le Rosso et le Primatice, J. Cousin, Janet, Caron, Ambr. Dubois, T. Dubreuil et Fréminet, S. Vouet, Poussin, Lesueur, Lebrun et Puget, Coypel, Lemoine, Watteau, Boucher et Vanloo, jusqu'à Vien, David, Gros, Ingres, Géricault et Delacroix, avec les plus habiles élèves de leurs ateliers, intermédiaires quasi aussi intéressants que les maîtres et qui les relient l'un à l'autre, il y faudra bien la chronologie, et ce sera un spectacle plein d'enseignements, l'histoire même et F histoire suivie de notre art national. Mais, dans l'Exposition de l'École des Beaux- Arts, telle que l'avaient conçue MM. Lphrussi et Dreyfus, il n'en allait pas ainsi. On a bien vu, par le choix presque exclusif qu'ils avaient fait des œuvres de Clouet, du Poussin, de Lesueur, de Claude, de Puget et de Watteau, qu'ils n'avaient d'abord songé à convier à la fête que les noms qui, dans les collections publiques et privées de l'Europe, jouissent, en dehors de nos frontières, d'une faveur acceptée par tous. Aussi les trois dessins qui ouvrent dans le catalogue la section française, très intéressants qu'ils sont pour une série historique, et pouvant très bien reparaître dans celle que j'indique, semblent-ils ici un peu dépaysés, leur curiosité plutôt que leur qualité d'art faisant leur principale valeur. Les deux premiers, appartenant à M. Malcolm et réunis dans un même cadre, représentent : l'un, un roi à cheval faisant son entrée dans une ville; l'autre, un roi sur son lit de mort, entouré de ses enfants et courtisans. Le dessin au trait et l'enluminure sur vélin en sont assez grossiers, et cela a assez l'air de maquettes pour des tapisseries conçues dans le goût de nos provinces du Nord, vers la seconde moitié du xve siècle. Le numéro suivant (417 bis) appartient à M. Burty, et nous avons pour lui une date cer-

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taine : 1491. Il représente divers épisodes d'une chasse au sanglier, dans une large allée de forêt aux environs de Malesherbes. Un seigneur à cheval, avec sa suite, passe devant les paysans appelés comme rabatteurs. « Votre miniature, écrivait à M. Burty notre ami M. de Montaiglon, était la première page du Censier, ou détail des cens et redevances dus par les tenanciers à Louis Malet de Graville, amiral de France en 1489, et mort en 1516, âgé de soixante-dix-huit ans. 11 est rare que les manuscrits d'affaires, même quand ils sont décorés, ce qui est déjà peu commun, aient des miniatures aussi soignées que les manuscrits littéraires ou les livres de piété... Les armes qui sont à côté de la miniature et sont posées sur l'ancre, symbole de la charge d'amiral, sont bien celles des Malet, de gueules à trois fermaux d'or. Sur Louis Malet vous pouvez voir l'article généalogique de {'Histoire du P. Anselme (VII, 865 et suiv.)... Cousin me rappelle que le bonhomme Graville était si riche que plus tard Richelieu, qui était, lui aussi, grand amiral, voulant répondre à ceux qui l'accusaient de s'être trop enrichi, fit dresser l'état des biens de son prédécesseur. Belle raison, comme vous voyez; mais ce serait, si vous rencontriez le volume, de quoi remplacer, d'une certaine façon, le reste perdu de votre Cerisier. » Et M. deMontaiglon déchiffrait ainsi les premières lignes du Censier : «Ce sont les Cens hault et puissant seigneur, monseigneur Loys, seigneur de Graville, Séès, Bemay, Milly en Gastinois, Marcoussis-le-Boys, Malesherbes, Chartres, Boissy, Saint- Yon, Bréthencourt, Gomez-le-Chastel, Saint-Sulpice etSaint-Chéron, et amiral de France, receuz audit lieu de Saint-Chéron, le jour Saint- Remy, l'an mil 1 1 1 Ie IIIIXX et dix... » Et comme la dernière signature de ce « papier » est celle de « Guillaume Piel, substitut pour le tabellion de Chartres, le vir jour de may, l'an mil 1111e IIII™ et unze », je me laisse aller à croire que la miniature elle-même pourrait s'attribuer à quelque artiste de Chartres, ville où la lignée des décorateurs de la grande cathédrale n'était peut-être pas encore tout à fait éteinte.

Ce n'est pas, croyons-nous, un sujet antique qu'il faut reconnaître dans le bon dessin d'un Episode de bataille digne de porter le nom de Jean Cousin, et prêté par M. Dumesnil, mais plutôt un fait de notre histoire française arrangé à la romaine. En l'épluchant quelque peu, on trouve, en avant du prince couronné à cheval, un fantassin portant un bouclier aux trois fleurs de lis, et, terrassé, au premier plan, un autre guerrier dont l'écu est décoré du lion de Saint-Marc : il y a là quelque apparence que l'artiste ait voulu représenter une bataille du roi de France contre les Vénitiens, à la suite de la ligue de Cambrai.

La mode exquise des crayons, qui se prolongea en France durant

plus d'un siècle et à laquelle nous devons les œuvres les plus intéressantes de notre Renaissance, les plus intéressantes pour l'art et aussi pour l'histoire, ne pouvait manquer de fournir à cette Exposition un groupe particulier. Elle a déjà motivé, comme je l'ai dit à propos des fac-similés de dessins, une publication fort curieuse, sous la direction de M. Miel, qui était bien, par le tour très xvie siècle de son esprit et le raffinement de son goût, l'hommé-né d'une telle entreprise. M. JNiel avait recueilli lui-même des échantillons excellents de cet art délicat qui, parti peut-être des célèbres portraits crayonnés en Angleterre par Holbein, était devenu, par je ne sais quelle grâce fine et légère, légère jusqu'à un demi-effacement, une spécialité suave de notre école du temps des Valois. Le goût de ces œuvres, où le ton doux de la coloration et le travail charmant de la main de l'artiste se mariaient à la fidélité très pénétrante du portraitiste, se trouva si bien d'accord avec la curiosité des courtisans, que la mode en naquit des collections de portraits contemporains, collections très souvent composées de copies adroites autant que de dessins originaux, mais qui ont perpétué jusqu'à nous, dans des recueils pieusement conservés par les familles ou les bibliothèques, les images incontestables de tout ce qui a marqué dans notre histoire par le rang, la beauté ou le génie, depuis François I"1' jusqu'à Louis XIII. Cet art a fait la gloire de deux ou trois familles, dont il fut comme le domaine et le privilège : les Clouet, dont le premier, venu de Flandre, en avait apporté l'instinct de la portraiture naïve et sincère; les Dumonstier, les Quesnel, Lagneau; et l'on peut dire que le dernier de la série fut l'illustre Robert Nanteuil, bien qu'un Dumonstier (Nicolas), le dernier, fût encore admis en 1663 à l'Académie royale de peinture et de sculpture comme peintre de portraits en pastel.

Le Louvre possède un certain nombre de ces crayons, acquis pour la plupart de M. Niel; notre cabinet des Estampes en garde aussi une très riche série, qui a dû se grossir par l'adjonction des dessins que nous nous souvenons d'avoir vus jadis à la bibliothèque de Sainte-Geneviève, et qui auraient bien dû s'arrêter en route pour compléter au Louvre l'histoire de l'école française, dont cette collection de Sainte-Geneviève conservait de curieux morceaux, en ce qui touche la fin du xvie siècle ; on en trouverait également, si j'ai bonne mémoire, à la bibliothèque de l'Arsenal. Mgr le duc d'Aumale en a eu un beau lot, dans l'acquisition qu'il a faite du cabinet Lenoir. Nous en avons vu passer de très précieux à la vente Boilly; on en connaît aussi de superbes dans la collection du baron de Schwiter; ajoutez-y, dans l'Albertine de Vienne, au British Muséum et chez le duc de Devonshire à Chatsworth, un certain nombre de

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très beaux portraits; il est à noter ici que, dans les cqlleptiorjs étrangères , nos Glouet et nos Dumonstier sont d'ordinaire catalogués sous le nom d'Holbeilît Mais rien nulle part ne peut se comparer (si ce.

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