LA COMMISSION CARDINALICE — LA LETTRE DES SOUMISSIONNISTES
La commission cardinalice chargée des affaires de France. — Sa composition, — Espérances du gouvernement. — Promptes désillusions. — Le cardinal Mathieu seul de son opinion. — Pour entrer à V Académie. — La loi de séparation rejetée par la commission à Vunanimité m,oins une voix. — Les associations cultuelles repoussées comme schismatiques. — Manœuvres gouvernementales. — Pie X reste inflexible. — L'œuvre des soumissionnistes. La lettre aux évêques : les cardinaux verts.
Au milieu de la perturbation des esprits, Pie X était admirable de sang-froid et -d'énergie ; chaque jour, venus de France, les Gochin^ les Garaman s'efforçaient vainement de le détourner de sa voie. Le SaintrPère les écoutait, les bénissait avec sérénité ; puis, après avoir prié devant Notre-Dame de Lourdes, pris conseil de son crucifix, reprenait sa marche en avant dans la résistance.
Pie X se sentait dfu reste en communauté de pensée avec son Sacré-Collège tout entier et principalement avec le doyen des cardinaux, 1© cardinal Oreglia di San Stephano, très averti des questions maçonniques. Dès le voie de la loi, le Pape avait désigné une commission cardinalice pour étudier les affaires de France et avait chargé le cardinal doyen de Torganiser. Les membres en avaient été pris dans la Sacrée Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires et comprenaient les cardinaux Oreglia, Vannutelli (Serafmo), Agliardi, Vannutelli (Vinc), RampoUa, Satolli, Gotti, Perrata, Mathieu, Merry del Val, Steinhuber, Vives y Tuto ; le secrétaire de.la commission était Mfi^ Gasparry.
Cette commission extraordinaire se réunirait tous les jeudis, étudierait avec le plus grand soin les événements qui devaient naître de la loi et cette loi ellemême, établirait sur tout cela des rapports circonstanciés au Souverain Pontife^ qui lui seraient présentés par le cardinal Oreglia, de concert avec le secrétaire d'Etat.
Dès la constitution de cette commission, dont Timportance n'échappa pas au gouvernement français, celui-ci mit tout en œuvre pour être renseigné au jour le jour sur les sentiments de chacun de ses membres, et exercer au besoin une certaine pression sur ceux qui paraîtraient disposés à évoluer.
Je dois à regret constater que le secret des délibérations de la commission ne fut pas mieux gardé que celui du Conclave, celui de l'assemblée des évêques, et le gouvernement fut aussitôt renseigné sur les premières discussions et les premiers débats de cette réunion extraordinaire de cardinaux.
Parmi les membres de ladite commission, il y en avait un certain nombre sur lesquels on fondait à Paris de grandes espérances. Le cardinal Perrata avait eu avec le gouvernement français des liens très étroits à répoque 4a ralliement ; le cardinal Agliardi était un libéral disposé à toutes les concessions ; le cardinal Rampolla semblait devoir être favorable à l'acceptation de la loi, et le cardinal Vives, grand admirateur de l'ancien secrétaire d'Etat et son ami, devait le suivre. Enfm le cardinal Mathieu, cardinal de curie devenu, depuis le départ de M. Nisard, le véritable ambassadeur de France, était tout acquis ; le gouvernement et le cardinal Mathieu, dès les premières réunions, virent tout en rose, le Pape se laisserait influencer par la commission ; si elle était favorable à la loi, la partie était gagnée.
Au moment où notre gouvernement pensait pouvoir compter sur la majorité, il ne vint à l'idée d'aucun journaliste du bloc de qualifier d'étrangère, de jésuite, de vendue à V Allemagne cette assemblée ; on comptait au contraire sur son libéralisme, sur sa connaissance des besoins de l'Eglise de France pour amener un accommodement pacifique fort désirable ! !
Espérance vaine ! Bientôt le cardinal Rampolla prononçait un véritable réquisitoire contre la loi de séparation et surtout contre les associations cultuelles, et entraînait avec lui le cardinal Vives, le cardinal Ferrala et même le cardinal Agliardi ; le cardinal Mathieu demeurait seul à soutenir les avantages d'une entente avec le gouvernement.
Cependant Son Eminence, pour prix de ses bons offices, devenait le candidat officiel du gouvernement à l'Académie et recueillait tous les suffrages comme
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prince de l'Eglise ceux des cléricaux, comme soumissionniste des libéraux et comme ami du pouvoir de tous les républicains.
C'était là une sorte de manifestation habilement préparée pour en imposer à Rome; elle devait signifier pour le Souverain Pontife l'adhésion des plus hauts esprits à la politique défendue par notre cardinal de curie, et leur désir de voir la loi de séparation acceptée par l'assemblée des évoques, la commission cardinalice, et enfln par le Pape.
C'était peu connaître Pie X, et c'était ignorer l'esprit du Sacré-Collège que die penser l'impressionner de la sorte.
J'ai personnellement beaucoup de sympathie pour la personne de notre cardinal de curie et j'ai été accueilli par Son Eminence, soit à la villa Witkonski, soit au palais de la rue des Quatre-Pontaines d'une façon trop gracieuse pour n'avoir pas conservé d'elle et de sa conversation, pleine de charme et dfélégance, le souvenir le plus précieux ; mais mon devoir d'historien m'oblige à reconnaître que, malgré sa haute intelligence, sa profonde érudition et des qualités très remarquables, le cardinal Mathieu a trouvé le moyen de s'aliéner le Sacré-Collège tout entier et que le Pape seul, dont la bonté est sans limites, lui est accessible ; en ces conditions, on avouera bien que notre cardinal de curie était assurément le dernier à pouvoir mener à bonne fin la mission délicate qui lui était confiée.
Non seulement le cardinal n'avait point de crédit à la commission, mais on s'évertuait à lui dissimuler les secrets qui y parvenaient. On se rappelait que Son Eminence avait publié le secret du Conclave, on mettait en relief son intimité avec M. Barrère, notre ambassadeur.
placé dans ce poste pour renseigner la maçonnerie, et cela tuait toute confiance.
Cependant, jusqu'à son élection acad)émique, le cardinal, habilement, n'avait pas enlevé tout espoir au gouvernement.
Celui-ci fut rappelé durement à la réalité.
A l'unanimité moins une voix, celle de notre cardinal de curie, la commission, dans un rapport très net, rejeta la loi, les associations cultuelles et estima, en conformité de pensée avec l'encyclique, que, quelle que fût l'opinion des évêques assemblés, cette loi et ces associations ne pouvaient être acceptées comme contraires au droit canon et à la doctrine de l'Eglise romaine.
A l'unanimité, moins la voix dlu cardinal Mathieu, la commission approuvait non seulement l'encyclique, mais incitait le Pontife souverain à la résistance la plus complète.
Rome ayant parlé, le Pape ayant définitivement écarté toutes les intrigues des soumissionnistes, le Sacré-Collège tout entier, à l'exception du cardinal Mathieu, se montrant partisan de la résistance absolue, que restait-il à faire au gouvernement?
Dans cette période d'attente, M. Briand s'était montré d'une douceur, d'une affabilité tout à fait charmantes, il avait laissé le Pape procéder aux nominations d'évêques, il avait promis d'amender la loi, conformément au désir de certains membres de l'épiscopat.
Il avait élaboré, de concert avec deux prélats, un projet de loi qui avait été porté à Rome, et qui contenait de très importantes modifications que le gouvernement avait consenties.
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Pie X s'était montré aussi inébranlable devant les promesses que devant les menaces^ et le gouvernement, ne pouvant rien tirer de Rome, s'était rabattu sur les évêques à la veille de rassemblée plénière. Il fallait à tout prix, par menace ou par douceur, avoir la majorité dans l'assemblée.
D'autre part, on sait les moyens de coercition employés par les préfets sur chacun des prélats devenus d'influents électeurs. Ce que je veux dire ici, c'est le rôle de la maçonnerie, de la haute société protestante pour déterminer les libéraux à agir sur les évêques en faveur de la soumission.
A l'Institut, au Conseil d'Etat, dans les ambassades, dans le monde, on exerça une pression morale sur chacun, on créa une atmosphère, une opinion, « la France était à deux doigts de la guerre religieuse, la loi était libérale, il fallait s'en accommoder ».
Sous cette influence, des hommes éminents qui furent à leur insu, j'en suis certain, les agents inconscients du protestantisme, de la maçonnerie et de l'Angleterre, se déterminèrent à signer la lettre suivante ad'ressée aux évêques assemblés, et c'est le monument le plus probant des agissements de la secte dans le monde, et le plus digne de commander les réflexions du penseur qui étudie les manifestations de ce temps.
« Monseigneur, (( Au moment où pour la première fois depuis des années, et on pourrait dire depuis des siècles, les évêques de France vont se réunir en assemblée plénière, quelques catholiques dont les signatures — ils osent du moins l'espérer — suffiront à vous garantir les vrais sentiments, ont pensé que leur liberté ne vous
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offeriserail pas, s'ils vous soumettaient, dans une lettre absolument confidentielle, quelques remarques sur un point de la loi qui va faire l'objet de vos délibérations.
« Certes, catholiques convaincus et fidèles, nous ne saurions avoir, Monseigneur, sur le caractère et l'esprit de cette loi, d'autre opinion que celle qu'exprimait hier le Souverain Pontife, dans son éloquente Encyclique du 11 février. Mais quelles seront les CMséquences pratiques de cette condamnation solennelle? Vous êtes présentement réunis pour nous le dire, et c'est l'espérance que vous ne vous séparerez pas sms nous ravoir dit qui nous a dicté cette lettre.
« La question qui nous préoccupe donc — parce qu'en effet il y va de l'organisation même de l'Eglise catholique en France — est de savoir si le Saint-Siège autorisera la formation des « Associations cultuelles ». Ce n'est pas à nous qu'il appartient de prononcer sur le fond de la question, et aussi nous en garderons-nous ! Mais, dans les discussions qui se sont élevées depuis trois mois à ce sujet, nous n'avons pas pu. Monseigneur, ne pas être frappés de ce fait, que les objections qu'on opposait à ce genre d'Associations se rapportaient presque toutes au texte primitif de la loi de séparation, mais non pas au texte définitif, celui qui est finalement sorti des délibérations de la Chambre et qui stipule expressément que les Associations cultuelles devront être conformes « aux règles d'organisation générale du culte dont elles se proposent d'assurer l'exercice ». Cela veut dire — et le i^pporteur de la loi, de même que le ministre des Cultes, pressés par l'éloquence de M, Alexandre Ribol, Font formellement reconnu — qu'une Association cultuelle catholique sera légalement celle dont les membres seront « en communion » avec
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leur curé, ce curé avea son évoque et l'évêque lui-même ayec le Souverain Pontîîe.
' M Lé Conseil d'Efal, dans le règlement d'administration qu'il prépare, essayera-t-11 de revenir sur ce point? Cest sans doute ce qu'il est permis de craindre, et il est bien entendu, Monseigneur, qu'en pareil cas la présente lettre n'aurait plus d'objet. Mais en attendant, et dans les conditions qui nous sont faites par. l'article 4, à qui appartient-il, sinon au Saint-Siège, renseigné par vous sur l'état de l'Eglise de France, de dire quelles sont « les règles d'organisation générale du culte catholique ? w et comment, dans les limites imposées par la 'loi, vous cpncevez l'organisation des Associations cultuelles? C'est à vous, évêques.de France, de dire comment elles seront composées, de combien de membres, selon les cas et choisis ou nommés dans quelles Conditions.
« L'Etat ne leur demandera compte que de leur gestion fmancière, et, à la vérité, nous l'avouons, c'est une si-ngulière restriction de leur liberté. Mais, en tout ce qui regarde l'exercice du cuUe, c'est vous. Monseigneur, permettez-nous d^insister, et vous ^ seuls, qui êtes appelés à fixer la compétence des Associations cultuelles, et c'est vous qui direz quels droits vous leur reconnaissez. C'est vous qui leur déléguerez, de votre pouvoir au temporel, ce que vous voudrez leur en déléguer, et rien que ce que vous voudrez. C'est vous qui réglerez le mode de leur fonctionnement, et leur action ne s'exercera que dans les limites que vous aurez décidées. Et nous ne disons pas que ces limites île soient pas difficiles à tracer, mais vous y réussirez, nous en avons la confiance, et nous croyons qu'en y réupsi::sant vous aurez rendu un service inoubliable à la France et à la î^eligion même. : • ' '
« Car ce qui nous inquiète^ presque plus que, de savoir- « si Ton constituera les Associations ' cultuelles » préviues par la loi de séparation, c'est, Monseigneur, et nous le dirons franchement, de savoir : « ce que. Ton ferait et comment s'organiserait l'Eglise de France » en dehors des Associations cultuelles. Que. se passera-t-il,. en effet, si nous ne constituons pas d'Associations cultueùesî ^.
« 1° II est d'abord à craindre, en effet,; que nous ne puissions pas en constituer d'autres en dehors d'elles, sous quelque apparence ou quelque nom que ce soit, puisque, dès qu'elles essayeront de se mêler de « l'exer- . cice du.cujte », elles seront illégales., .et, comme telles, aussitôt dissoutes. Dans l'intention du gouvernement, la loi de séparation n'a été faite -- en ce qui regarde les Associations « à fin 4e;religion » — que pour empêcher de ae constituer toutes celles qui ne prendront pas la forme ^(îe l'Association cultuelle. Et, ne pouvant ^ pas former d'autres Associations légales, qu'en résulterat^il,; sinon ceci. Monseigneur, que dans ce pays de F'rance nous, réduirons le cathoUcisme à l'état de religion privée ? et l'exercice du- culfe à une pratique réservée désormais aux seul$ privilégiés, de Ja fortune?
« 2^,Si nous ne formons pas d'Associations cudtuelles, c'est, alorg. en vérité que les inventaires de, ces derniers temps «'prendrgnt- toute leur signification; et, de par la; loi, dans ;un' avenir plus ou moins proc^in, lacor^-. séquence de cette résolution sera la confiscation des biens.de l'Çgllse par l'Etal. Ç?est;alor:S aussi que la pro-priété des; édiÇces; ^u culte ;revenant k l'Etat ou aux, Qo^munesv nous yerro'ns sans dqule ce- réaliser le veeu- (te; qjuelques. ^ectai;res, et- la maison de Dieu^ transformée eaigfenier àîfoinroui efirsalle'ftieîdanse t ' \: v
« Vivrons-nous, après cela, dans l'espérance de la reprendre un jour î ou encore, contre cette profanation, essayerons-nous de défendre nos cathédrales par la force?
« 3° C'est en effet, là qu'il en faudra venir, si nous ne formons pas d'Associations cultuelles ; et nous essayerons vainement de nous faire illusion sur ce point, c'est la guerre civile qui se trouvera déchaînée- Le voulons-nous vraiment, dans le fond de nos cœurs ? et sommes-nous prêts à en prendre la responsabilité ? Vous ne vous dissimulez pas, en tout cas. Monseigneur, qu'elle serait grave, et vous ne vous étonnerez pas que, connne Français et comme catholiques, nous nous en montrions effrayés.
« On dira peut-être : « Mais alors, jusqu'où pousserons-nous l'obéissance à la loi 7 » Nous répondrons franchement que, comme chrétiens, peut-être sommesnous tenus de la pousser plus loin que d'autres, et que, comme citoyens, nous devons non pas accepter mais subir la loi, jusqu'au point où son application violerait ouvertement les droits de notre conscience et les règles de notre religion.
« Mais, pour le moment (n'étant empêchés par la loi de séparation ni de croire ce que nous voulons, ni de pratiquer ce que nous croyons ; — la hiérarchie subsistant tout entière et le droit de nos évêques à communiquer avec Rome s'exerçant Ubrement ; — les édifices du culte demeurant à la disposition d'Associations formées et dirigées par Tévêque), nous estimons qu'il y a lieu de ne négligeFaucun moyen légal de faire abro ger ou modifier une loi dont nous protestons encore une fois que nous pensons tout ce que le Souverain Pontife en a dit solennellement, mais nous croyons
aussi, qu'en vue même d'atteindre ce but^ nous devons profiter, si restrictives soient-elles, de toutes les possibilités d'organisation que cette loi nous laisse, et en le faisant, nous croyons que nous travaillerons dans l'intérêt de la patrie et de la religion.
« Veuillez agréer, Monseigneur, l'hommage des sentiments de respect et de vénération avec lesquels nous sommes, de Votre Grandeur, les très humbles et très obéissants.
« Prince d'Arenberg, membre de V Institut de France ; André Aucoc ; F. Brunetière, de V Académie française^ directeur de la Revue des Deux-Mondes; comte de Caraman, député de Seine-et-Oise ; L. de Gastelnau, avocat^ ancien bâtonnier^ député de VAveyron; baron Denys Cochin, député d-e la Seine ; Léon Devin, ancien bâtonnier de VOrdre des avocats de Paris; Albert Gigot, ancien préfet de police, président du conseil de fabrique de Saint^Ho- • noré d'Eylau; Georges Goyau ; comte d'Haus- SONVILLB, de t Académie française; comte Hilaire de IjACOmbe ; Albert de Lapparent, membre de VInstitut de France; Anatole Leroy- Beaulieu, membre de VInstitut de France ; Henri Lorin ; Georges Picot, membre de VInstitut de France, président du conseil de fabri que de la Trinité; Edmond Rousse, de V Académie française, ancien bâtonnier de VOrdre des avocats de Paris ; Sabatier, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, ancien président du ConseU de VOrdre ; R. Saleilles, professeur à la Facilité de Droit de Paris ; marquis de Ségur ; E. Sènart, membre de Vlnsti-
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tuf de Fran'eè ; P: Thureau-Dai^in, de rAc(idémie française ; Albert Vandal, de l^ Académie française; marquis de Yoguè, dé: V Académie ' ' française, w ^ ^ .
Toute la/presse libérale fit chorus et les organes .du bloc comme au beau temps de Taffaire Dreyfus célébràrènt.lè libéralisme des intellectuels, .opposé à Tintransigeance imbécile des cléricaux. . ■
La réponse de Tépiscopat fut péremptoire : avec le Pape, avec le Sacré-Collège, avec la commission cardinalice, il rejeta, à l'unanimité, la' loi de séparation et les associations cultuelles.
Et quand de nouveau le Souverain Pontife eut parlé, tous les signataires de la lettre plus haut citée, comprenant leur erreur, s'inclinèrent respectueusement devant le Pontife Souverain et obéirent en silence.
A la parole de Pie X la lumière s'était 'faite dans les esprits, aucune compromission n'était possible avec un ennemi implacable. Aucune transaction n'était acceptable avec une «jecte qui, suivant un platl arrêté d'avance, pô'Ursuivait la déchristiainisation de la France systématiquement. Composer avec la maçonnerie, c'était trahir la France et l'Eglise, lés braves et honnêtes gens qui avaient signé le factum se frappèrent la poitrine et s'agenouillèrent devant le Pape, respectueux de l'unité.