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LA MAÇONNERIE DÉVOILÉE

Le plus sensationnel des dessous de la séparation, — Unité des actes maçonniques. — But de la secte : désorganisation de la patrie, de Varmée, de la famille et de la religion. — Son secret dévoilé. — La francmaçonnerie c'est V Angleterre. — Preuves philosophiques et preuves historiques. — Rapide et complet exposé de Vœuvre politique et religieuse de V Angle terre en France.

Pour donner le change au public, pour masquer le côté terrible et odieux de son oeuvre, la maçonnerie a institué des cérémonies grotesques, des comédies abracadabrantes qu'il importe peu de connaître. Toute cette partie extérieure n'a d'autre but que de tromper les simples.

Ce que nous rechercherons, nous, dans ce chapitre, c'est le secret maçonnique, le caractère fondamental de la secte et aussi le point initial d'où partent dans toutes les directions les ordres auxquels obéissent servilement 1-es loges.

A ces questions : Quelle est la cause de la décadence

de la France ? Pourquoi cette guerre féroce à tout ce qui touche à la religion catholique ? Les voix autorisées ont répondu : la maçonnerie travaille à la ruine de notre patrie. Sans doute cela est exact, mais insuffisant : pourquoi la maçonnerie s'achame-t-elle à notre ruine ? Mystère I cette haine aveugle est inexplicable, elle veut tout abattre pour le plaisir de renverser.

Une pareille folie nihiliste n'existe point !

Ce que nous voulons établir dans ce chapitre, c'est précisément la cause qui pousse les maçons à anéantir la religion catholique et la patrie française.

Et quand nous aurons dit quels sont les maîtres et les véritables inspirateurs de la maçonnerie, quand nous aurons montré à qui profite la campagne désorganisatrice qu'elle fait chez nous, nous aurons déjà révélé la cause première et la plus mystérieuse de la séparation et l'un de ses dessous les plus sensationnels.

La maçonnerie requiert le mystère le plus ténébreux non pour effectuer les singeries de la voûte des épées, ou du décapité parlant, mais pour accomplir sa mission abominable, son œuvre vraiment infâme.

Si, en effet, la France connaissait le véritable but dés loges, toute asservie et toute veule qu'elle apparaisse, elle se redresserait et, indignée, rejetterait de son sein le serpent qu'elle y réchauffe.

Aussi la majeure part des maçons des bas et même des plus hauts grades obéissent-ils sans comprendre. Presque tous les vénérables no connaissent pas davantage le véritable but de l'associaition. Ils se contentent des grimaces habituelles à chaque loge et des avantages matériels qu'ils retirent de la politique.

Le secret est réservé à un petit nombre d'hommes

considérables, qui le gardent jalousement, car il est terrible I

D'autre part, les actes de la secte ont un caractère d'unité, qu'il est impossible de nier. Dans tous les temps et dans tous les pays, elle poursuit le môme but avec une constance et une ténacité étonnantes. Ce but est la désorganisation de la famille, de l'armée, de la patrie et de la religion.

Si donc la maçonnerie agit partout et toujours d'une façon identique, elle n'est pas le propre d'individus, mais d'une nation. Les hommes changent, un pays seul conserve toujours une même mentalité.

Pourtant si la secte n'est qu'un instrument aux mains d'un peuple pour conquérir le monde, il est évident que son influence délétère se fera sentir dans tous les autres pays excepté dans le sien.

Par ce simple raisonnement, on arrive bientôt à percer l'ombre épaisse qui enveloppe ce grand mystère. Il n'est qu'un seul pays au monde^ où l'aristocratie soit profondément respectée, où la monarchie soit vénérée, où la religion et la famille soient honorées par tous y compris par les loges. Ce pays unique au monde c'est l'Angleterre.

La Grande-Bretagne maîtresse de la maçonnerie universelle dont elle se sert pour assurer sa domination I Voilà a priori la solution du problème cherché.

Et cette solution répond du reste assez bien à tous les points que nous avons établis, on s'explique maintenant la rage de tout détruire de ce qui fait un pays fort, on comprend l'importance d'un pareil secret, et l'unité dans l'œuvre néfaste trouve ici sa cause.

Examinons pourtant si les faits concordent avec la

théorie, à grands traits, exposons ce que nous savons des fils de la veuve.

Et d'abord quelle est l'origine de la maçonnerie? Où a-t-elle pris corps ? Conunent s'estrelle répandue en Europe ? Toutes questions auxquelles il importe de répondre, si nous voulons chercher la résolution de notre problème.

C'est en 1656 qu'Elie Ashmole fonde à Londres la première loge maçonnique. Cette loge est une corporation de véritables ouvriers maçons, et elle n'est à l'origine qu'une sorte de société de secours mutuels entre ouvriers du même métier. Mais bientôt elle s'étend, et change de forme, elle compte rapidement de nombreuses filiales, qui en 1717 se réunissent pour former la Grande Loge d'Angleterre sous la direction du premier grand-maître A. Sayer.

En peu de temps la maçonnerie s'est répandue dans toute l'Europe, et il est à noter que ce ne sont pas les autres peuples qui, à l'exemple des Anglais fondent des loges, mais que ce sont les Anglais eux-mêmes qui viennent fonder des succursales de la grande loge d'Angleterre dans les autres pays.

Ainsi en 1826 la Grande Loge d'Angleterre forme à Gibraltar la première loge espagnole et en fonde une autre en 1828 à Madrid, avec le duc de Warton comme maître, et ce document nous est fourni par Clavel, l'auteur de VHistoire pittoresque de la franc-maçonnerie.

Le 16 octobre 1735 nous dit le même Clavel, des maçonfe venus d'Angleterre se réunirent à Amsterdam dans une maison vers le milieu de Sil-Stell pour y former une loge.

Et encore : Une grande loge provinciale anglaise fut

instituée à Genève en 1737 par sir Georges Hamilton, qui avait reçu à cet effet une patente de la Grande Loge de Londres,

C'est enfin Glavel qui nous apprend qu'en 1739, un grand maître provincial pour la Savoie, le Piémont et la Sardaigne, fut nommé par la Grande Loge de Londres.

Le F . • . Ragon nous dit : la maçonnerie venue d'Angleterre en Suède, s'y propagea rapidement.

En 1740, dit toujours Glavel, les Anglais érigèrent une loge à Saint-Pétersbourg, en 1733 des émissaires anglais fondent la Loge de Hambourg. En 1837, Henri Guillaume, maréchal de Thuringe, est promu grandmaître de la Haute-Saxe par la Grande Loge d'Angleterre,

En France la première loge fut celle d'Amitié et Fraternité fondée à Dunkerque le 13 octobre 1721 par le duc de Montaigu, grand-maître de la Grande Loge d'Angleterre. Bientôt se forment chez nous de nouvelles loges toujours par le soin des Anglais à Paris, à Bordeaux, à Valenciennes, au Havre. Enfln quand elles sont assez nombreuses, elles se soumettent à une loge centrale qui porte le nom de Grande Loge anglaise de France.

Les loges du monde entier ont donc un lien qui les unit à la Grande Loge anglaise. En vain de notre temps a-t-on voulu donner le change à l'opinion en présentant la maçonnerie de chaque pays comme autonome. G'est un mensonge.

Et maintenant que nous avons montré l'origine des loges, qui procèdent toutes de la Grande Loge anglaise dont elles reçoivent les ordres, voyons quelle a été

'leur œuvre surtout en France et à qui elle a été profitable.

Tout d'abord, jetons un coup d'œil sur la Révolution. Beaucoup d'histoires y donnent une large part à la maçonnerie, et la brochure de Maurice Talmeyr : la Maçonnerie et la Révolution française apporte des preuves convaincantes à cette affirmation.

D'autres, laissant de côté l'influence des loges, accusent l'Angleterre d'avoir introduit chez nous l'insurreotion pour profiter de notre faiblesse. D'autres, il est vrai, la représentent comme un soulèvement spontané du peuple contre la monarchie, mais ceux-là sont les auteurs patentés de la maçonnerie.

Cette dernière thèse, si intéressée, est la donnée officielle. Comment expliquer si l'on veut discuter cette opinion l'irritation soudaine d'un peuple entier contre la monarchie que la veille il tenait pour sacrée, comment expliquer ces terreurs folles, subites qui s'emparèrent à la fois de toutes les provinces ? Comment expliquer ces légendes hostiles au roi et à la reine, mises en circulation en même temps dans toutes les villes du royaume ? Au reste il est superflu de s'étendre sur cette question, Maurice Talmeyr a magistralement prouvé que le véritable peuple de France ne fut pour rien dans la Révolution.

La vérité c'est que l'Angleterre a fomenté chez nous les premiers troubles révolutionnaires et qu'elle s'est servie pour cette fin de son arme habituelle la maçonnerie. Comment et pourquoi ?

Outre la haine séculaire que l'Angleterre a toujours témoignée à la France, sa rivale politique et religieuse, la Grande-Bretagne avait trois raisons majeures d'amener chez nous une prompte révolution.

D'abord Louis XVI était le seul roi qui, avec Gus tave III de Suède avait reconnu et . aidé dans leur révolte contre leur métropole les Etats-Unis d'Amérique.

L'Angleterre, irritée plus encore de cette injure que de son échec colonial, voulait se venger de ces excellents rois et de fait elle les fit périr tous les deux.

En outre, la Grande-Bretagne était si inquiète alors du magnifique développement de notre marine que lord Mansfleld s'était écrié un jour en plein parlement : Vargent dépensé pour fomenter en France une révolution serait de Vargent bien employé. Notre marine était superbe en effet : « Arsenaux, ports, matériels, chantiers, équipages, état-major, tout atteste notre prééminence et tout excite la jalousie de l'Angleterre. Depuis huit ans, la souveraineté des mers n'appartient plus à notre émule constate M. 0. Havard dans sa belle étude sur les premiers troubles de la Révolution dans les ports militaires ».

Enfin, la troisième raison pour laquelle l'Angleterre avait un intérêt immédiat de susciter comme dérivatif des troubles intérieurs, c'était le conflit hollandais.

Guillaume IV, stathouder inféodé à l'Angleterre, avait arrêté le développement de la marine de son pays, comme nos gouvernants aujourd'hui. Les Hollandais moins stupides que nous s'étaient rendu compte de cette trahison et ilsi avaient fait appel à Louis XVI pour chasser Guillaume IV.

Louis XVI accorda son appui à une cause aussi juste et l'Angleterre qui redoutait la concurrence hollandaise et la nôtre trouva expédient de préparer et de déchaîner chez nous la Révolution.

Si bien que Louis XVT, inquiet des symptômes de révolte qui s'annonçaient, dut abandonner ses projets

de Hollande pour ne pas dégarnir le pays de ses troupes et se démunir de son argent.

Telles sont les raisons considérables que l'Angleterre avait de favoriser chez nous la guerre civile :

« Pour créer d'utiles, dérivatifs, écrit lord Granville au comte Stadion, le gouvernement britannique a coutume d'exciter et d'entretenir sur le territoire français des désordres intérieurs. » Cette affirmation cynique est lumineuse et elle éclaire bien des points ^ombres de notre politique.

Et maintenant que nous savons les causes d'intervention, que nous tenons même de la bouche d'un illustre Anglais l'aveu de ce rôle ténébreux, cherchons quelle fut la contribution de notre vieille ennemie dans nos discordes publiques.

Ce sont d'abord les agissements des encyclopédistes qu'elle inspire et qu'elle dirige par les loges. Voltaire, l'auteur de la Pucelle et des Lettres anglaises, était maçon, cela est prouvé, et les lettres à d'Alembert l'attestent : « Les mystères de Mithra, dit-il, ne peuvent être révélés » ou encore : « Grimm m'a appris que vous aviez initié l'empereur à nos saints mystères. » La ridicule cérémonie où Voltaire alla baiser dans la loge des neuf sœurs la défroque d'Helvétius le prouve aussi.

Diderot appartient à la secte. Gondorcet, esprit médiocre, suit simplement ; , quant à l'économiste Adam Smith, il travaille ferme, il est Anglais, n'est-ce pas tout dire ?

Au reste, tous les ouvrages des philosophes et des

encyclopédistes, dont on vante chez nous l'originalité,

sont issus des œuvres de Bacon, de Toland, de Tyndal

ft et même de Swedenborg, ouvrages maçonniques re-

commandés par la loge anglaise comme articles d'exportations :

« Tout l'arsenal des sceptiques et des matérialistes, écrit Taine, était bâti et rempli en Angleterre quand les Français y sont venus. Voltaire n'a fait qu'y puiser, y affiler des flèches. »

Les philosophes et les encyclopédistes eurent pour mission d'abord d'attaquer VEglise romaine et ses prêtres, ensdite d'exciter la bourgeoisie contre le système monarchique. Ce fut la première étape, il fallut ensuite rendre personnellement Louis XVI et Marie-Antoinette impopulaires. La maçonnerie fit son œuvre et le cardinal de Rohan, initié à la siecte par Cagliostro luimême, fut inconsciemment l'instrument des maçons anglais dans. la déplorable affaire du collier.

En même temps, il s'agissait de démoraliser l'armée et surtout la marine, et à l'instigation des loges, sur tous les points du territoire, éclatent des faits d'indiscipline dans les casernes et sur les navires, et les soldats et les marins sont bientôt en pleine rébellion.

Après cela, c'est la création du Club des jacobins, formé avec le cadre même des loges et qui a pour mission de donner au mouvement révolutionnaire une impulsion vigoureuse. Tout étant ainsi disposé, on veut en finir avec la monarchie, et ce fut le 20 juin, ce fut le 10 août où, dans ces journées mêmes, la main maçour nique apparût d'une façon lumineuse.

Dès lors, la Révolution était lancée, les Anglais n'avaient plus qu'à' demeurer spectateurs de leur œuvre. Cependant, on les retrouve à Quiberon, encore car il s'agissait de faire fusiller les meilleurs officiers de la marine royale.

Sous l'Empire, l'Angleterre, qui croyait avoir tué sa ri-

vale, ne connut plus sa fureur en la revoyant aux mains d'un illustre général plus grande que jamais. Aussi quand Napoléon eut découragé Tenvie, quand, Tune après l'autre, les grandes monarchies demandèrent la paix, l'Angleterre ne désarma point, ce fut son or, ce furent ses agents, ses maçons qui renouèrent l'une après l'autre les coalitions, et elle put enfm triompher à Waterloo de l'aigle expirant.

Faut-il rappeler l'ignominie de Sainte-Hélène ? Sous la Restauration, la maçonnerie anglaise se remit à l'œuvre. Contre Louis XVIII elle forma le parti libéral et fomenta les séditions de 1820 et 1822. Elle créa la Gharbonnerie. Enfm, elle s'efforça de faire échec à un gouvernement qui avait repris la tradition, c'est-à-dire était anti-anglais. Sous Charles X, le ministère Polignac gouverna plus résolument encore contre l'Angleterre, aussi les loges lui suscitèrent-elles des difficultés inimaginables.

En 1830, le gouvernement royal organisa l'expédition d'Alger. Aussitôt l'Angleterre eut l'audace d'exiger des explications. A lord Stuart qui essayait de l'effrayer, M. d'Haussez, notre ministre de la marine, répondit froidement : « Si vous désirez une réponse diplomatique, M. le Président du Conseil vous la fournira; en dehors de ce langage officiel, moi, je vousî dirai que

nous nous f de vous. »

L'Angleterre, devant une telle attitude, ne se risqua pas à déclarer la guerre, mais un gouvernement aussi national ne pouvait durer, la grande loge anglaise reçut de forts subsides, la prise d'Alger fut le signal de la Révolution.

Louis-Philippe, arrivé au trône par l'appui de l'Angleterre, fit de continuelles concessions à ce pays, il

se montra anticlérical et favorisa les protestants, mais continua la conquête de l'Algérie. Oran et Gonstantine tombèrent en notre pouvoir. En 1847, Abd-el-Kader fut forcé de se rendre, F Algérie était à nous. Les Anglais se montrèrent irrités et les loges préparèrent la révolution de Février et l'accomplirent.

Cette république de 48 à ses débuts fut plutôt favorable au catholicisme; elle intervint à Rome, selon la politique traditionnelle de la France, cela devenait inquiétant ; l'Angleterre connaissait les visées de Louis- Napoléon, elle les favorisa, lui fournit des subsides, et, de concert avec l'Italie, lui consentit l'appui des loges et de la charbonnerie aux conditions suivantes :

« Comprimer l'extension des Russes en Orient, faire l'unité de l'Italie contre le pape, aider à l'écrasement de l'Autriche. »

L'Angleterre, pour poursuivre son but de domination universelle, avait trois obstacles devant elle, trois puissances qu'il fallait détruire. La Russie qui commençait à grandir en Orient ; le pape qui, comme souverain spirituel, prétendait à l'universel pouvoir ; le papisme qu'elle exécrait et combattait comme protestante ; enfm l'Autriche, grande puissance catholique, qui 'tendait à la suprématie et dont la devise était : Austriœ est imper are orbi vmverso.

Napoléon accepta l'appui de l'Angleterre et de l'Italie, aux conditions qui lui étaient faites, et les maçons et les carbonari travaillèrent à son avènement.

Ainsi, toutes les guerres entreprises follement par Napoléon III trouvent ici leurs causes ; elles répondaient à des engagements pris avec l'Angleterre.

La guerre de Crimée fut tout bénéfice pour l'Angleterre, la guerre d'Italie tout profit pour le Piémont.

Aussi, après roccupation de Xaples, après Mentana, Napoléon comprit qu'il était allé trop loin et chercha à battre en retraite, il se refusa péremptoirement à laisser prendre Rome par les Italiens, et il résista à l'Angleterre. Les temps étant accomplis, Napoléon III devait succomber.

« La maçonnerie et la puissance temporelle du pape s'excluent mutuellement », disait le franc-maçon Rebald. Ce qui revenait à dire : « A tout prix, l'Angleterre a résolu de chasser le pape de ses Etats. »

En 1869, un traité d'alliance était prêt à être signé entre la France, TAulriche et l'Italie, du moins Napoléon l'espérait-il, car, prévenu par le colonel Stoffel et connaissant la force de la Prusse, il avait hâte de se mettre en garde contre une agression possible.

L'Italie cependant n'avait plus rien à attendre de la France, Napoléon ne voulant pas céder sur la question romaine ; de concert avec l'Angleterre, elle prévint Bismarck qu'elle se désintéresserait de la lutte entre la France et la Prusse si l'attaque se produisait en ce moment. La trahison de l'Italie est consignée tout au long dans un rapport du nonce de Munich à Pie EK.

Quatre mois avant les événements de 1870, ce diplomate prévenait Pie IX des agissements du cabinet de Florence, annonçait la guerre imminente et signalait les hésitations de la Bavière à prendre part au conflit. Les archives du Vatican pourraient répondre à Nigra et à Emile Ollivier, on n'a entendu qu'une cloche encore ; patience, on entendra bientôt un autre son.

La journée de Sedan fut un jour de joie pour l'Italie. Victor-Emmanuel se prépara à* marcher sur Rome.

Peut-on oubUer les incidents de la journée du 20 septembre ? Faut-il rappeler la présence significative du

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comte d'Arnim, ministre de Prusse près le Saint-Siège (le même qui fut à Paris le premier ambassadeur du nouvel empire), au milieu de Tétat-major italien, lors de la rentrée à Rome par la brèche de la PortaPia ? L'accord de la Prusse et de l'Ilalie était patent, la trahison éclatait aux yeux de l'Europe.

Pour avoir un instant cessé d'obéir à la maçonnerie anglo-italienne, Napoléon avait perdu sa couronne.

Après l'établissement du gouvernement de la Défense nationale, la guerre prend une tournure étrange. La capitulation de Bazaine n'est pas un des moindres faits de cette période. On s'est plu à répéter que Bazaine avait ménagé ses troupes pour pouvoir sauver l'Empire. On oublie que le maréchal appartenait à l'opposition et qu'il avait été imposé à Napoléon par les loges. Pour nous, nous rappellerons seulement que la capitulation la plus honteuse fut conseillée à Bazaine par Rénier, dont on n'a jamais cherché à percer les dessieins. Tout ce que l'on sait de cet homme ténébreux, c'est qu'il était marié â une Anglaise et qu'il arrivait de Londres quand il s'aboucha avec Bâ^aine.

Il nous reste à présent à étudier le rôle de la maçonnerie et de l'Angleterre dans la troisième Répubhque.

La cavalerie de Saint-Georges a fait agir la presse contre les conservateurs, les loges ont donné avec un ensemble parfait contre le Seize-Mai et ont fortement contribué à la chute du maréchal Mac-Mahon.

Enfln, depuis 1877, nous sommes en franc-maçonnerie et non en république, comme l'a dit un prélat.

L'alliance russe a été systématiquement dénigrée ; alors que l'Angleterre était occupée au Transvaal, le tsar, Guillaume et nous, pouvions avoir raison de la

perfide Albion. La maçonnerie a empêché cette coalition qui eût été si heureuse pour l'Europe.

L'Angleterre, une fois libre, a déchaîné le Japon, son alUé, contre la Russie, et, plus tard, a fomenté à Pétersbourg la réyolution, tout cela avec notre assentiment, avec notre complicité, car nous profitions des malheurs de notre alliée pour nous associer à l'Angleterre et à l'Italie.

Nous voici, ouvertement cette fois, sous le joug anglais, et l'homme qui nous mène, celui qui a voulu livrer la Corse à l'Angleterre, celui qui a favorisé racées de l'Egypte aux Anglais, c'est Clemenceau. Le Clemenceau qui fait les présidents, les mène à Rome, et nous conduit à la guerre religieuse, en attendant la guerre avec l'Allemagne.

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