Washington (baron), Maréchal de la Cour de Bavière
2. Stratford Canning (Sir) (1786-1880), ministre d'Angleterre en Suisse (1814) et acrédité au Congrès de Vienne. Ambassadeur à Saint-Pétersbourg (1824), à Gonstantinople (1829). Membre de la Chambre des Communes, il retourna en 1842 à Constantinople où il résida avec quelques interruptions jusqu'en 1858, époque à laquelle il rentra définitivement en Angleterre.
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 737
1161. Vienne, 26 décembt-e 1814 (F. 6. ad 3565).-
Anonyme à GAGERN (Intercepta)
Le congrès. La paix plus probable que la guerre. La constellation des puissances.
Notre Congrès, comme disait feu le prince de Ligne, danse mieux qu'il ne marche et ce n'est cependant pas faute de travail en ce moment-ci.
On s'agite beaucoup et la chose n'est pas bien claire si paix ou guerre en résultera, quoique je crois à la première.
La Prusse et la Russie d'un côté, et probablement l'Autriche, la France, l'Angleterre, nous autres, la Bavière de Tautre (1). Si vous avez la démangeaison de vous battre vous aurez le choix. Wellington serait un assez bon Schulmeister.
1162. Vienne, 26 décembre (F. 6 ad 3565).
Nota a HAGER (en français).
11 a été présenté à Dalbergpar Hacke. Ce que le duc lui dit du Tugendhnnd. Utilité d'une alliance entre la France, l'Autriche et l'Angleterre. Animosité de la Bavière contre la Prusse. Le départ des souverains n'est pas encore fixé.
J'ai enfin réussi à me faire représenter et introduire chez Dalberg par Hacke. Dalberg, fort loquace, a parlé de la Prusse et du Tugendbund. S'étonnant que la Cour de Vienne voie et laisse faire tout cela, il écrit que le Tugendbund fait beaucoup le prosélytes ici, chose dangereuse et qu'il attribue à la légèreté avec laquelle Metternich dirige les affaires. Il regrette îue la Cour de Vienne ne voie pas qu'il n'y a rien de faisable, [ien de durable, rien d'utile pour elle et l'Europe qu'une alliance intime entre la France et l'Angleterre, alliance qui îxiste déjà entre ces deux puissances. Il déplore l'état de
1. Cf. ïalleyrand au roi de Vienne, 28 décembre 1814 (Dépêche n" 19).Fallain, Correspondance inédite, etc., etc., p. 197-205. Gf d'ANGEBERG, 540-544. Lettre le Talleyrand à Metternich en date du 19 décembre 1814. Ibidem, 1858-1869. Conférence du 29 décembre 1814. Communications mutuelles pour l'ouverture les conférances sur les affaires de la Pologne et de Saxe.
TAllemagne depuis la paix de Bâle, état qui l'a décidé à servir en France où du reste il n'est pas encore décidé à rester. Il m'a invité à revenir le voir fréquemment.
Tout est calme dans le grand monde et profondément monotone. Les aides de camp de Wrede continuent à déblatérer contre la Prusse.
Rien de fixé pour le départ des souverains. Cependant Ncsselrode vend ses chevaux.
1163. Vienne, 28 décembre 1814 (F. 6. 5141 ad 3565).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 28 décembre 1814.
1164. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6. 5141 ad 3565).
Rappoht à HAGER
Hardenberg et Metternich.
Hardenberg a donné le 26 un grand dîner à la suite duquel il a eu une conférence d'une heure, seul avec Metternich (1).
1165. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6. 5141 ad 3565 .
ee à HAGER Les inspirateurs de la politique d'Alexandre.
D'après Dalberg, toujours très monté contre Alexandre, cet Empereur serait entièrement mené par Czartoryski, Stein et Gapo d'Istria.
1166. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6. 5141 ad 3565).
Chiffons mondains trouvés chez le prince Radziwill, ayant trait à une représentation théâtrale, dont voici le programme :