y avait ce soir-là bal chez Metternich
N" 1. Le troubadour chante.
N" 2. Le Pèlerin.
N° 3. La sentinelle.
N° 4. Les Adieux du Ciel.
N" 5. René.
N" 6. Bélisaire.
N' 7. Griselidis.
N" 8. Les adieux d'Emma.
N» 9. Chœur qui annonce le retour de la paix et du bonheur.
1167. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6. 5141 ad 3565;.
Rapport à HAGER
Intercepta pris chez Nesselrode, Radzîwill, Linden et Steia et rapport sar Stein, sts soupçons et ses précautions.
Stein a envoyé hier (26) un paquet à Staegemann et une lettre à Bernstorff qu'on a pas pu se procurer, parce qu'il a dit à son valet de chambre, qu'ayant su et remarqué qu'on ouvrait ses lettres, il lui ordonnait d'avoir l'œil ouvert sur tous les gens de la maison. Stein a dû apprendre cela dehors. Le valet de chambre s'est acquitté de sa mission ; mais malgré cela j'ai réussi à intercepter et à envoyer à la manipulation une lettre du 27 au duc de Gobourg et à ramasser deux Ghiffons, une lettre de Gassel du 13 décembre du père de Stein et une de Berlin du 18, peu importante en réponse à une missive de Stein du 8 et reçue par le canal du Golonel von Miltitz.
.168. Vienne, 26 décembre 1814 (F. 6. 4902 ad 3565).
.... à HAGER
>éclara(ions de Gastlereagh, la cessation prochaino des subsides et son départ prochain de Vienne. Effet calmant de ces déclarations sur les Prussiens.
On ne sait rien de la note (1), mais on dit que Gastlereagh,
1. Cf. d'Angeberg, 561-569. Instruction proposée par le prince de Metternich )ur la commission de statistique. Notes de Metternich, de RazoumofTski et de
lardenberg des 27 et 28 décembre, pages 1850-1863. Cf. Sorbl, L'Europe et la
dévolution Française, tome VIII, p. 404-411.
a déclaré au nom de son gouvernement qu'on cesserait de payer les subsides à partir du 15 janvier, si d'ici-là le Congrès ne marchait pas autrement, et que lui-même avait d'ailleurs l'ordre de quitter Vienne, sa présence à Londres étant devenue nécessaire à cause des séances du Parlement.
Depuis lors, les Prussiens ont de nouveau un ton plus modéré. La perspective d'une guerre, avec l'Angleterre ne leur sourit guère. Ils disent qu'au lieu de la Saxe ils accepteront une autre compensation en Allemagne de façon à avoir une population totale de 11 millions.
1169. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6 ad. 3565).
Nota à HAGEPi (en français).
Capo d'istria et les afl'aires de Suisse. Les résolutions et les préparatifs de la France d'après Dalberg. Murât doit être renversé et la Saxe rendue à son roi. L'affaire Exelmans. Portée et extension de cette affaire.
Capo d'I stria m'a dit hier que la nouvelle Constitution de la Suisse était finie ; qu'on allait la présenter au Congrès pour y être sanctionnée (1) ; que son Empereur leur ayant demandé comment il la trouvait, il lui avait répondu : « Excellente, car « tous les partis en seront mécontents, et elle serait mauvaise « si elle en avait contenté quelqu'un. Les autres ne la vou- « draient pas. »
Il me dit aussi que la Valteline était décidément réunie aux Grisons et qu'elle en faisait la quatrième ligue (2) ; Que la Cour de Vienne s'était conduite dans cette affaire avec beaucoup de noblesse et de désintéressement, et que vraiment cela lui faisait honneur.
J'ai dîné hier avec Dalberg. A l'entendre, la France est décidée à faire la guerre pour la Saxe et pour Naples, et Soult aurait reçu les ordres de prendre les dispositions nécessaires. Il m'a assuré que Murât ne resterait pas où il était. Il me raconta que Louis XVIII a dit à Jaucourt, qui venait lui rendre compte de ses conférences avec les ministres de Russie et