Cette conférence eut lieu le 23 novembre au matin
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ministres prussiens, Humboldt et Stein ont le plus d'influence. Quant à Hardenberg, il a perdu la confiance du roi et serait sur le point de démissionner.
1010. Vienne, 8 décembre 1814 (F. 5. 49i6 ad 3565).
LA TOUU DU PIN (1) au Marquis de DONNA Y (à Copenhague).
(Sou8 couvert à BernstorfT {intercepta).
La situation, l'aspect du Congrès, les visées des Puissances. Nécessité de rompre le système co-partagcant. Difficultés de la situation. Succès remportés par Talleyrand.
L'Empereur de Russie persiste dans ses prétentions sur le Grand-Duché, ce qui le conduit à vouloir la Saxe pour son allié. Cet allié voudrait bien qu'il en fût autrement et préférerait sa situation de 1805 à celle dans laquelle on veut le placer. L'Autriche cherche à l'attirer à elle^et ils voudraient bien ensemble se partager l'Allemagne. Les princes allemands, qui voient le danger, voudraient se replacer sous le protectorat ou sous TEmpire de l'Autriche. L'Angleterre ne sait trop que vouloir. Tels sont les traits principaux de ce tableau.
Au milieu de ces agitations^de ces ambitions, de ces dévastations de principes, la France se montre calme et sans ambition. Elle prêche certainement la doctrine la plus forte pour être écoutée, si les hommes savaient jamais renoncer à vouloir tout ce qu^ils peuvent.
Les difficultés ici sont immenses. Aux préventions, si justement méritées depuis quelques années, que la France trouve devant elles, se joint un système co-partageant qui existait depuis près de cinquante ans entre la Russie, l'Autriche et la Prusse, systènie qui a été froissé par Torage révolutionnaire, mais qui s'est recomposé pour en triompher et qu'il faut désunir aujourd'hui. Il est toujours à craindre que^ toute monstrueuse que soit cette association, elle ne subsiste tant qu'elle trouvera à partager et vous voyez, Monsieur, combien de proies l'Europe offre encore à dévorer.
1. Cf. Dépêche de La Tour du Pin au Département (Pallali. Corretpondance inédite de Talleyr^ml et de Louis XVIll. Paçc 146, note).
M. de Tallejrand me parait faire ici des tours de force. On voulait, quand il est arrivé ici, isoler la France de tout^età présent elle est déjà partout. Il n'y a pas un comité dans lequel elle ne soit entrée et où sa voix ne soit très comptée. L'affaire de Gènes s'est déjà terminée selon ses vues. Espérons qu'il en arrivera autant des autres, non pas seulement parce que c'est la France^mais parce que c'est la justice dont le monde a autant besoin qu'EUe.
1011 . Vienne, 8 décembre 1814 (F. 5. 4966 ad 3566).
DALBERG au Comte de WINTZLNGERODE {intercepta).
Analyse succincte des articles séparés et secrets du traité du 30 mai 1814. Pourquoi on n'a pas été plus loin. Etat actuel de la question de la Saxe. L'action de la France sur l'Angleterre et l'Autriche. Les affaires allemandes et les vues de la France.
Je VOUS renvoie avec reconnaissance les notes. Je n'ose et ne peux vous donner une copie des articles secrets ; mais je vous mets au fait de la vérité.
Le traité secret n'a que six articles. Le premier porte la disposition à faire des territoires, auxquels Sa Majesté Très Chrétienne renonce par Tarticle troisième du traité patent,et les rapports, desquels doit résulter un système d'équilibre réel et durable en Europe, seront réglés au Congrès sur les bases arrêtées par les puissances alliées entre elles, d'après les dispositions générales contenues dans les articles suivants.
Article 2. — ... La France reconnaîtra et garantira, conjointement avec les Puissances Alliées et comme elles, l'organisation politique que la Suisse se donne sous les auspices desdites Puissances alliées et d'après les bases arrêtées entre elles.
Art. 3 et 4. — Annonce et enregistre la réunion de Gênes à la Sardaigne, les limites de l'Autriche en Italie formées par le Pô, le Tessin et le lac Majeur, la cession de la Belgique à la Hollande et celle des pays de la rive gauche du Rhin à la Prusse et autres Etats allemands.
Art. 5. — Applique l'article 18 du traité patent aux droits
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du Gouvernement français sur les dotations et rentes militaires, etc..
n n'y a rien de plus ; mais comme les Puissances n'étaient d'accord sur rien, ni sur le partage du Grand-Duché de Varsovie, ni sur les aiïaires allemandes avec vous autres, ni sur la Suisse, ni sur le reste de l'Italie, on n'a pu avancer, parce que la Prusse, en occupant la Saxe, renverse tout, brouille tout, comme elle le fait depuis soixante ans.
L'Autriche et l'Angleterre ne veulent plus la cession de la Saxe, parce que nous avons dit que nous ne la reconnaîtrions pas et que c'était ramener les principes de la Révolution en Europe et préparer l'Allemagne au partage de la Pologne.
Lord Castlereagh, qui avait été séduit par les intrigues prussiennes, n ouvert les yeux depuis l'ouverture de son Parlement, et voilà, mon cher Comte, la source de tous les embarras qui naissent, parce que des Pygmées ont voulu traîner un Eléphant .<ans employer fart de la Mécanique.
Notre avis sur les affaires allemandes serait donc : Que l'ancienne Conrédération forme une association dont elle écarterait toutes les grandes Puissances, en se rattachant à son indépendance et en s'appuyant sur la Hollande, la Bavière, etc... Vous auriez 150.000 hommes de troupes et vous pourriez vous faire respecter, mais le projet doit être mûri avec l'Angleterre.
1012. Jossi, 25 novembre 1814 (F. 6. 496« ad 3565).
FOHNKTTY (1) à TALLEYRAND {interceptay
Le corps Langeron, venu jusqu'à Mohilew,a reçu l'ordre de se cantonner en Bessarabie. Beaucoup de cavalerie autrichienne dans la Bukovine. On s'inquiète ici de ces mouvements. Les princes de Moldavie et de Valachie font construire 20 chaloupes canonnières pour le Danube.
1. Fornetty (François-Louis), né A Constantinople le 5 mars 1743. Premier Drogman à (loustantinople depuis le 1*' janvier 1793. Drogman du Palais le !•' juillet 1810.
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 659 1013. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4565 ad. 3565).
HAGER à TEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 10 décembre 1814.
Il rappelle rattention sur des Chiffons pris chez Nesselrode, sur certains renseignements relatifs à Bollmann, sur le club westphalien qui se réunit à la Kaiserin von Oesterreichj dont les membres sont connus et sont des agents^ du reste peu dangereux^ de Tex-reine de Westphalie, d'Elisa et de Caroline Murât.
1014. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4565 ad 3565).
Rapport à HAGER Extrait de la liste des intercepta du 0 décembre.
Stackelberg à la comtesse de Carneville.
Bathurst à Claucartj (Paquet de journaux anglais).
Goltz à Hardenberg, de Paris 30 juin (1).
Lieven à Nesselrode (2).
DaschkofF à Roumiantzoff (Philadelphie^SS septembre).
Castelcicala à RuGFo (Londres 25 novembre) (Dépêche chiffrée à l'aide d'un nouveau chiffre).
Gaertner à Linden et à Martens(Vienney 8 décembre) (Copies d'un Mémoire).
1015. Vienne, 9 décembre 1814 (F. 5. 4655 ad. 3565).
B... à HAGER
Renseignements sur les principaux membres du club westphalien.
Ce cluby la clique de Tex-roi de Westphalie, a pour principaux membres le comte de Malsburg^un Westphalien, le baron