‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 753 sur 816 · Cf. Pièce · texte numérisé non relu

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de Gayl, de Magdebourg, actuellement à Paris, le comte de Fûrstenstein, ci-devant Camus, mi Français marié à une nièce du prince de Hardenberg, Guibourt, chargé des afifaires de Caroline Murât, un Anglais Traime ?, Bresson de Valensole et I^bon, qui se fait passer pour un propriétaire foncier de Syrie, mais qui est Tagent d'Elisa. Lebon compte aller demain à Trieste où Fûrstenstein le suivra de près.

1016. Vienne, 9 décembre 1814. (F. 5. 4655 ad 3S65).

FREDDI à HAGER [en français) (analyse).

Rapport de chex le Nonce.

11 lui rend compte des propos, tous hostiles à Mettemich, qu'on tient chez Saldanha, de la satisfaction que causeàConsalvi la tournure que les afTaii'cs semblent prendre pour le moment, eniin de l'indisposition du Roi de Prusse, qui serait surtout due à ses accès de colère et de dépit.

1017. Vienne. 9dik:embre 1814 (F. 5. 4655 ad 3565*.

03 à HAGER ;en français) (analyse).

Pourquoi le secret est si bien gardé au Congrès. Les audiences matinales de la Ûafralit^.i. !.?< agrandissements de U Prusse. Les tirades et la campagne c^^.Ure Mettemich. Les causes du mécontentement contre loi.

Jamais ù aucun Congrès on n*a si bien gardé le secret. Rien ne transpire. Ces Messieurs ont honte de laisser voir qu'on ne fait rien. Voil;\ le vrai secret du Congrès.

Carpani ^ 1 ^ s est moque hier àdiner chez Eskeles de la princesse Bagrat ion, qui re^it tous les matins, l'un après Taulre en audience particulière et intime, le prince royal de Bavière le

1. Po^te et îiitêraleur italien j«>uissant d'une juste répudiation. Cn des meilleurs age:i;s ie Ha^r répandu dass le* marnes salons q-je ^^ Leurs rapports permet ;^ent iHa^er de contr>Mer leurs dires.

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 661

prince royal de Wurtemberg et le prince Charles de Bavière. < Tous les matins, a-t-il dit, elle noircit un certain nombre de feuilles de papier. Ce sont les réponses qu'elle fait aux billets doux restés jusque-là en souffrance. »

On dit que la Prusse recouvrera tout ce qu'elle a perdu en 1807 par le traité de Tilsit, c'est-à-dire la Pologne prussienne et une bonne partie, si ce n'est même la totalité, des pays entre l'Elbe et le Rhin.

00 revient ensuite sur les tirades habituelles contre Mettemichy sur les critiques que lui vaut son peu d'application aux affaires. « On ne se gêne pas pour dire qu'on voudrait le voir remplacé par Schwarzenberg, qui a si bien fait comme ambassadeur à Paris et à Saint-Pétersbourg, qui est un homme d'honneur et un homme d'esprit et auquel on donnerait Wes-^ senberg pour adjoint. »

On fait campagne contre Metternich, parce qu'on est mécontent de la durée du séjour des souverains, parce qu'on voit qu'on n'a fait que bavarder en l'air à Prague, à Paris et à Londres, qu'on n'y a rien fait, surtout à Prague et à Paris, que si mal tailler que maintenant on ne sait plus comment s'y prendre pour recoudre.

1018. Vienne, 9 décembre 1814 (F. 5. 4655 ad 3565).

... à HAGER (en français).

La protestation du Wurtemberg contre l'occupation de la Saxe. Les vues du prince royal sur la couronne de Pologne. L'irritation du Wurtemberg contre la Prusse.

On a rédigé dans le cabinet du Roi de Wurtemberg une note de protestation contre l'occupation de la Saxe par la Prusse. Votre Excellence sait assurément que le prince royal de Wurtemberg a fait faire des insinuations auprès d'Alexandre afin d'obtenir la couronne de Pologne.

L'entourage du Roi et surtout les Wurtembergeois sont plus montés que jamais contre les Prussiens, surtout à cause de l'insistance qu'ils mettent à réclamer Ansbach et Bareuth*

662 AUTOcm du co5geès db vie?ixe

1019. Vienne, 10 décembre 1814 (F. S. 46» ad 15tt>.

. . . i HAGER 'en françaii':.

Prolongation du léjoar des Soareruns à Vienne. Un iDot d'Alexandre

à la eomtetie Wrbna.

M. de Willie in*a chargé de m'informer s*il était Trai que le prince Trauttmansdorff avait fait passer one note à Siadion pour le prévenir d*avoir à tenir prêts les fonds, dont la Coor aura besoin pour couvrir ses dépenses, < attendu que les Hauts Alliés resteront à Vienne jusqu'en mars et très probablement même jusqu'en avril ».

On raconte à ce propos que l'Empereur Alexandre, rencontrant ces jours-ci la comtesse Flore de Wrbna^ lui dit : € J^ai une fort mauvaise nouvelle à vous annoncer. Comtesse. Noos resterons encore fort longtemps ici ; mais consolez-vous, nous nous quitterons bons amis. »

1020. Londres. lS-25 noTembre :814 F. 5. 4655 ad 3M5).

LIEVEN à NESSELRODE intercepta en françaii , L'arrirée du Fingël et la marcheXarormble des nèf ociatioas de paix à Gand.

Une suite de dépêches américaines arrivées ici par le FingaU bâtiment parlementaire portant des dépêches aux commissions américaines à Gand, a mis le public anglais au fait des négociations de paix jusqu'au 19 août et des points conditionnels pour la paix que le Gouvernement britannique avait mis en avant dans ses premières ouvertures.

L'Opposition a relevé, quoique légèrement, au Parlement, l'exagération de ces demandes.

Les derniers avis de Gand font mention de la nouvelle activité qu'ont reprise les relations entre les plénipotentiaires anglais et américains depuis l'arrivée du Fi/i jo/.et le bruit court que, tandis que les dernières instructions de M. Madison recommandent la continuation des négociations, les ministres du Prince Régent d'Angleterre ont de leur côté abandonné quelques-unes de leurs prétentions.

l'ouverture du GOMORÈS. — LA SAXE ET LA POLOGNE 6tt3

1021. Paris, 30 novembre 1814 (F. 5. 4655 ad 3565).

GOLTZ à HARDENBERG (en français).

J'apprends dans le moment, à ne pas pouvoir en douter, que le maréchal Soult sera nommé ces jours-ci ministre de la Guerre (1). C'est un changement bien important et auquel le Roi parait avoir été disposé par les observations réitérées qu'on lui a faites sur le manque d'énergie et de fermeté du général Dupont... (Le reste en chiffre qui n'a pas été mis au clair et qui n'a pas été copié).

1022. Vienne, 11 décembre 1814 (F. 5. 4084 ad. 3565).

HAGER à rEMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 10 décembre 1814 et envoi à* intercepta peu curieux, sauf celui de Gaertner à Staegemann (7 décembre) (envoi de la note qu'il a remise le 16 novembre à Metternich au nom des princes et comtes médiatisés).

1023. Stuttgart, 3 décembre 1814 (F. 5. 4984 ad 3565).

RIEDESEL au Baron de SCHAUENBURG (intercepta) (analyse).

11 regrette que les souverains aient soulevé les questions de Pologne et de Saxe qui empêchent de s'occuper dos affaires d'Allemagne. Il espère qu'après la nouvelle déclaration russe (2) les trois grands monarques reviendront à de meilleurs sentiments et rendront vains les efforts que fait la France pour les désunir.

l.Goltz était bien renseigné puisque Jaucourtfdans sa dépêche du 3 décembre à Talleyrand, lui disait : « Dimanche (c'est-à-dire le lendemain 4), vous verrez par les journaux la nomination du maréchal Soult & la Guerre. . » et qu'il commençait sa dépêche du 7 en ces termes : « Tout le monde déclare que la nomination du maréchal Soult était inattendue et que le renvoi du comte Dupont semblait ou différé ou même révoqué... »

3. Cf. d'AnoBBBRo, 450-450. Lettre de l'Empereur Alexandre en réponia^ à la lettre du 4 novembre de lord Gastlereagh et deuxième Memorandam roMâ. Vienne, 21 novembre 1814.

664 AUTOum do gdhgeès di ybhhb

1024. Vienne, 9 décembre 1814 (F. S. 4914 ed SMS).

... à HAGER (en françaîi).

Un mot du Roi de Wurtemberg. Critique térère du Congrès.

Le Roi de Wurtemberg a dit chez loi derant pas mal de personnes qu*il recevait : c II est honteux de penser qu'on met ici plus de temps pour partager le pays conquis qu'on n*en a mis pour renverser le terrible tyran. Qu'a-t-on donc fait depuis le traité de Paris ? »

Les auditeurs stupéfaits ont baissé la tête.

1025. Vienne, 9 décembre 1814 (P. 5. 49S4 ad 3M§).

H..., à HAGER

Ordres nouveaux relatifs à la Pologne et à la Saxe reçus par Castlereagh.

Castlereagh a reçu il j a deux jours Tordre de déclarer que TAngleterre s'opposera catégoriquement à la cession de la Saxe à la Prusse et de la Pologne à la Russie (1). Il remettra cette note aujourd'hui ou demain. On m'affirme que le Wurtemberg soutient en secret les desseins de la Prusse.

1026. Vienne, 13 décembre 1814 (F. 5. 4984 ad 3565)-

HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 12 décembre 1814.

1. Cf. Talleyrand au Roi. Dépêche, n* 15. Vienne, 7 décembre 1814 (P. LAW. CorretpondMnce inédite, etc., 167). Cf. d'AicoBSBRO, 493-494. Lord Castlereagh à lord Liverpool au siigei de la négociation du prince de Hardenberf «Tec l'Empereur Alexandre relative à la Polosne.

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 666

1027. Vienne, 10 décembre 1814.

Rapport à HAGER (en français).

Depuis plusieurs jours Wrede a cessé d'aller chez M«* Ripp.

M"« Morel est venue à Timproviste, le 7 au soir, chez le grand-duc de Bade qui renonça à sortir, soupa et resta fort tard avec elle.

Le prince héritier de Hesse-Darmstadt continue de charger son chasseur de lui amener des filles, d'une classe du reste assez peu élevée.

1028. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4995 ad 3565).

Rapport à HAGER Alexandre et la princesse Esterhazy.

Sachant que le prince Esterhazy (1) allait pendant quelques jours chasser chez lui à Eisenstadt, Alexandre fît savoir à la princesse Léopoldine qu'il viendrait passer une soirée chez elle. La princesse lui communiqua la liste des dames qu'il trouverait chez elle avec la prière de rayer celles qu'il ne désirait pas rencontrer. 11 les raya toutes, sauf elle. La princesse envoya au plus vite chercher son mari à Eisenstadt, et le prince arriva encore juste à temps pour recevoir Alexandre qui, déçu et dépité, ne resta que peu d'instants.

1029. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4995 ad 3565).

Rapport à HAGER

Eugène et Alexandre. Nouvelles du Congrès d'après d'Arnay. Ce qu'aura Marie-Louise. Les Légations.

Le prince Eugène est d'autant plus confiant qu'Alexandre

1 . La princesse Léopoldine, née princesse de la Tour et Taxis, était la femme du prince Paul Esterhazy, diplomate autrichien, un peu plus tard ambassadeur d'Autriche à Londres.

continue à le distinguer d*une façon des plus marquées. D'Arnay m'a affirmé du reste que le Congrès était d'accord sur les points les plus importants et que tout marchait maintenant de façon à pouvoir être terminé en trois semaines. Il croit que Marie-Louise aura Parme, que Tex-reine d'Etrurie obtiendra peut-être quelque compensation.

Fava et Squarzoni resteront encore huit ou dix jours en attendant une résolution en faveur du Pape, ce qui semble fort improbable à d'Arnay.

1080. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4995 ad 3565).

Rapport à HAGER

Malczewski persiste à croire à une guerre à cause de la Pologne et de la Saxe, guerre que Murât désire d^autant plus que la tranquillité est loin d'être établie en Espagne, en Sicile et en France.

1031. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4995 ad 3505).

©© à HAGER

Jacobi Kloest a passé, le 9, plus de trois heures en conférence avec Rechberg. Les médiatisés ne tarissent pas en éloges sur son compte et sur celui de Hardenberg, parce qu'ils désapprouvent l'occupation de la Saxe et combattent la politique de Humboldt.

1032. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4984 ad 3505).

... à HAGER (en français).

Nouvelles favorables au Roi de Saxe. Solution probable et prochaine

de la question de Polo^e.

Le brouillalrd se dissipe. Les ministres de Bavière, de Hesse- Darmstadt et Gaertner m'affirment que le Roi de Saxe conserve

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 667

son royaume. La question de Pologne est également tranchée dans le sens désiré par l'Autriche et on espère que les affaires vont pouvoir marcher. Depuis cette grande nouvelle, je n'ai vu aucun des enragés Prussiens. Nous verrons ce que diront ceux qui criaient si haut qu'ils ne rendraient jamais rien.

1033. Vienne, 10 décembre 1814 (F. 5. 4994 ad 3565).

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