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Jouffroy, agent diplomatique de Prusse à Stuttgart

682 ALTOCm DC CO^^EtS DE yiE55E

qui gémissant soas le despotisme de leur roi, soupirent après un état de choses susceptible de mettre nn frein à des actes arbitraires. Aussi désîre-t-on ici le rétablissement des Etats. Je crois ne pas me tromper en avançant qne la nation Sonabe attend à cet é^ard tout des lumières et de la haute sasresse de Votre Majesté, surtout depuis que Ton sait que Ses Ministres ont insistéauCongrèspour que, non seulement les Puissances de l'Allemagne de premier ordre aient une voix décisire dans les négociations pour le règlement des affaires germaniques, mais que même tous les princes allemands y soient entendus. Cette nouvelle a fait ici l'impression la plus favorable et augmenté l'admiration que Ton porte généralement à TAuguste personne de Votre Majesté.

1060. Madnd, 13noTembre 1814 iF. 5 4S00 ad 3S65).

WERTHER à HARDENfiERG (intercepU) par la police)

(analyse).

A propos du changement de ministère, de la nomination de Cevallos (1) devenu premier Ministre. Détails sur Tévéquede Santiago (Musquiz) (2), toujours en faveur bien qu'ayant trempé dans TafTaire de TEscurial et ayant été arrêté du temps des Cortes pour avoir eu des relations et des connections avec Joseph.

La mission donnée au général Castanos (3) d'aller inspecter les places de Catalogne semble être l'équivalent d'une disgrâce ou d'un exil, puisque Castaûos n'est pas ingénieur. CastaAos a réclamé et le Roi a annulé l'ordre.

1. Cevallos (1764-1838, neveu par alliance du prince de la Paix, ministre des AfTaires étrangères d'Espag^ne, il jouit après la restauration de Ferdinand VII d'une grande influence que lui fit perdre son opposition au mariage du Roi avec une infante de Portugal. Sa disgrftce fut dissimulée par des ambassades à Naples et à Vienne.

2. Ministre espagnol, il participa aux scènes qui se déroulèrent A l'Escurial à partir du 27 octobre 1807, amenèrent d'abord la saisie des papiers, puis l'arrestation du prince <les Asturies, provoquèrent celle des ducs de San Carlos et de l'infantado et du chanoine Escoiquix. Musquiz était un des hommes d'PHat espagnols qui accompagnèrent en avril 1808 Ferdinand VII lorsqu'il alla à la rencontre de Napoléon.

3. Castanos (général, duc de Baylen) (1753-1853). Le vainqueur de Dupont

l'ouverture du congrès. — LA SAXB ET LA POLOGNE 683 1061. Paris, 4 décembre 1814(F.5. 4800 ad 3565).

OELSEN à HARDENBERG {intercepta) (en français).

Les commissaires anglais s'attendent à recevoir tous les jours un refus ou une réponse évasive sur leur réclamation relative aux rentes viagères qu'on reconnaîtra, mais rien que comme tiers consolidé en se basant du reste sur les clauses du traité de Paris (1).

Wellington peste tout le temps, mais la commission anglaise n'en a pas moins loué im hôtel qu'elle paye 15.000 francs par an.

1062. Paris, 5 décembre 1814 (F. 5. 4800 ad 3565).

ALFIERI (2) à SAINT-MARSAN {intercepta) (en français).

Idées et ouvertures à propos de Gènes.

On m*a parlé ici de la nécessité de s'entendre par rapport au port franc pour combiner les mesures à adopter, qu'un intérêt commun dit-on sollicite, et on doit m'entretenir là-dessus. Je soupçonne qu'on voudrait absolument nous diriger. Mais je pense que les bases en seront établies dans l'arrangement qu'on fera chez soi. Je saisis du reste toutes les occasions pour insinuer combien il est indispensable de ne pas oublier Timportance de Topinion dans ces temps-ci et de chercher à la diriger et non à la heurter de front et tout ce qu'on devra faire dans un pays qui n'avait pas d'ancien devoir à remplir envers nous et où il faudra fermer parfois les yeux et se contenter de démonstrations apparentes pour s'assurer d'en avoir de réelles avec le temps nécessaire pour habituer à un régime, contre lequel l'intérêt particulier doit indubitablement donner des préventions. Combien faudra-t-il ensuite bien réfléchir aux

à Baylen. Complètement battu par Lanncs à Tudela, il se distingua un peu plus tard à Vittoria. Président du Conseil de Castille en 1825, il se retira des affaires en 1833. mais reparut dix ans plus tard à la chute d'Espartero et fut tuteur d'Isabelle.

l.Cf. Articles XV1II,XIX,XX, et XXI du traité de Paris.

2. Alfieri di Sostegno (Charles-Emmanuel marquis), ministre de Sardaigneà Paris. Le même qui en 1824 (le 16 décembre) fit signer à Charles- Albert la déclaration, dopt les termes avaient été arrêtés à Vérone entre Charles-Félix et Mettemich et grâce à laquelle le prince put rentrer en Piémont.

684 AUTOUR DU CONGAÉS DE VIEXXB

choix qu*on fera pour ce pays s*il nous échoit en partage, d*où dépendra encore de le voir réuni plus que géographiquenient.

1063. Paris. 5 décembre 1814 (F. 5. 4800 ad 3565).

ALFIERI à C.\STELALFER (intercepta) (en français) (Sous couvert à Saint-Marsan).

Prétendue conipiration contre Louii XVIII. Excès d^* mesures de précaution. Changement de Ministres. Dupont. Soult, d'André. Raffermissement do crédit de Talleyrmnd.

Une prétendue conspiration pour enlever le roi a donné lieu ces jours passés à des mesures extraordinaires de surveillance, notamment le soir où il est allé au théâtre de TOdéon, très sagement, malgré qu'on eût fait l'impossible pour l'en détourner. Beaucoup de troupes ont été mises en mouvement ce jourlà. Heureusement tout porte à croire que c'était sans fondement et dès lors il aurait mieux valu en moins parler, cela étant toujours préjudiciable à un gouvernement qui doit s'affermir et ne pas admettre des chances qui puissent si aisément le rendre vacillant, comme il ne doit pas Têtrc et ne le sera pas. Ce sera toujours le plus sage.

Voilà trois ministres de changés. On s*attcndait à voir le général Dupont retiré du département de la Guerre et pas trop à y voir le maréchal Soult (1) qui, du reste, passe pour fort habile pour organiser une armée. On ne sait que dire du nouveau ministre de la Marine à qui on peut adapter la maxime de notre chevalier Coronilto. On dit du bien de M. d'André, tout en observant que le Constitutionnel et le Parlementaire jouent toujours et presque seuls un grand rôle.

La conduite du prince de Talleyrand à Vienne, où on se fiUitte qu'il a redressé bien des affaires en faisant jouer un rôle très noble à son souverain, lui a acquis de nouveaux droits à la considération et parait avoir raffermi son crédit. Il parait que différentes places qu'on a offertes au général Dupont ne lui ont pas paru à sa convenance.

1. Soult à la Guerre, d'André à la Police, Beu^ot i la Marine. Cf. Jaucouri à Talleyrand, Paris, 4 décembre 1814. yÇorrttpond^nct de Jûaeourl avec TAlleyrand, page 106.)

l'ouverture du congrès. — LA lïAXB ET LA POLOGNE 685

1064. Paris, 4 décembre 1814 (P. 5. 4800 ad 3565).

GROTE à MUNSTER {intercepta) (en français).

La conspiration contre Louis XVIH. Le général Dufour. L'esprit public. Calme momentané. Le roi, Monsieur et sa séquelle. Les Jacobins de la rive gauche du Rhin. Talleyrand et la Besnardiére les confondent avec le Tngendbund. Nouvelles de Coblence. Le Tugendbund et son état actuel. Fermentation des esprits en Prusse.

Il n'est plus question ici de la conspiration. Le Gouvernehient n'en a soufflé mot et dans le public on raconte toutes sortes de choses. 11 est certain cependant que le général Dufour (1) voulait agir pour Bonaparte. Plus calme depuis dix ou quinze jours, Tesprit public laisse toujours à désirer et le mécontentement ne diminue pas, mais on est plus patient. Personne ne veut se mettre en avant. On attend^ et chacun espère qu'un autre prendra la direction du mouvement et donnera le signal. Le temps passe ainsi et je crois maintenant que tout finira par se tasser. Peut-être quelqu'un qui n'a plus rien à perdre risquera-t-il un coup ? Mais la police le découvrira sans peine parce que le manque d'argent contrariera tout. Mais pas de guerre, et puis il faut surtout que le Roi vive encore quelque temps. Car Monsieur et sa séquelle est trop faible pour résister à la prétraille et à tous ceux qui sont revenus avec eux et se proposent de tout remettre sur Tancien pied. Rien qu'un essai dans ce sens amènerait une catastrophe.

Je me suis renseigné sur le soi-disant mouvement jacobin sur la rive gauche du Rhin et je suis en mesure d'affirmer qu'il n'en est riôn. J'en ai parlé à Talleyrand avant son départ et j'ai vu qu'il confondait le Jacobinisme et le Tugendbund et qu'il parlait de faits remontant au temps de Bonaparte.

La Besnardiére, auquel j'en ai parlé aussi, m'a dit: Les Jacobins et la Ligue de la Vertu, c'est la même chose. Le roi de Prusse est à la tête et M. de Stein sous lui.

Je lui dis ce qui pouvait peut-être y avoir poussé le Roi. Il

1. Dufour (Georges- Joseph, général) (1 758-1835) , employé seulement à Tintérieur depuis le 18 brumaire, il commandait en 1809 à Nantes lorsque Napoléon le releva de ses fonctions à cause de ses opinions républicaines. 11 ofFHt ses services à l'Empereur à son retour de l'ile d'Elbe, fut arrêté lors du retour des Bourbons et conduit à l'Abbaye où il fut détenu jusque vers la fin de 1816.

686 ACToem m: co^Gais de Tiens

me répondit : « Qae sais-je. Oo lui fait peat-élre accroire que par là on le rendra pea à peo maître de TAllemagne. »

J'en parlai encore à Bourgeot, chef de la dirision da Nordt et qui remplace maintenant son confrère La Besnardière.Toat ce qui a trait ao Nord passe par ses mains, et il m'a affirmé qu*on n'arait rien reçu qoi indique un pareil incooTénienL Enfin j'ai vu ces jours-ci un ami venant de Coblence, on il a passé plusieurs mois et qui m'a confirmé qu'il ne s'y passait rien au point de vue Jacobin. U j a bien là quelques membres du Tugend6und,mais cela n'a aucune importance. Le Tugendbund n'a plus de raison actuellement et ne saurait avoir d'influence chez nous. 11 v a peut-être pas mal de fermentation dans les cerveaux prussiens. Ils sont tellement congestionnés, croient si fort qu'ils ont délivré le monde qu'ils pourraient sous l'impulsion d'un rêveur, d*un hAbleur ou d'un illuminé, essaver de mettre en pratique ce qu'on leur dirait être la Régénération.

1065. Vienne, 17 décembre 1814 (F. 5. 4803 mI3565).

HAGER à l'EMPEREUR Rordereau et rapport journalier du 17 décembre,

1066. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 480} ad 3505).

ee à HAGER

La conférence des Huit. Les entrevue* d'Alexandre et de François I«. Un dîner chez Alexandre. On croit l'affaire de la Pologne arrangée.

Avant-hier conférence des Huit (1) et hier longue conférence entre les deux Empereurs. On espère qu'Alexandre cédera sur la Pologne et la Saxe.

Avant-hier, Alexandre avait invité Schwarzenberg et Wrede à dîner, mais pas Metternich. Il doit avoir aujourd'hui encore une conférence avec l'Empereur.

1. Cf. d'A:<oBBBRO,p. 527. Sixième protocole de la séance du 14 décembre 1814 des plénipotentiaires des huit puissances signataires du traité de Paris .

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 687

Hier on voyait tout en noir, aujourd'hui on est plein d'espoir. On dit que TafTaire de la Pologne est réglée. L'Autriche ne rentrerait pas en possession de Cracovie,mais aurait en revanche le cercle de Tarnopol. C'est La Harpe qui est auprès d'Alexandre le grand défenseur des Polonais, par cela même qu'il lui représente qu'il lui faut montrer au monde qu'il possède la fermeté, sans laquelle on ne saurait être un grand prince.

1067. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4801 ad 3565).

Rapport à HAGER

Hardenberg est resté le 15 une heure seul avec Alexandre, après un entretien auquel avaient assisté Stein, Czartoryski et Capo d'Istria et qui avait duré de 7 à 9 heures.

1068. Vienne, le 16 décembre 1814 (F. 5. 4801 ad 3565).

Rapport à HAGER

Le mariage projeté entre le prince royal de Wurtemberg et la grande-duchesse Catherine semble être chose décidée.

1069. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5.4802 ad 3565).

Rapport à HAGER Perquisitions chez Vernëgues.

La perquisition faite le 14 chez Vernègues, pendant qu'il dînait chez Talleyrand et ppérée en présence de M. de Zaremba, du sous-commissaire Siccard et grâce au concours de son propriétaire, M. von Traiger,n*a pas donné les résultats espérés.

On n'a pas trouvé un portefeuille qu'on cherchait et bien qu'on ait fouillé partout, on n'a rien découvert que des papiers en russe qui avaient déjà été vus. Tout avait été remis en ordre et en place lors de l'arrivée du frère de Vernègues.

688 AUTOUR DU CO!CGftÈS DE VIENNE

1070. Vienne, 16 décembre 1814 (F. S. 4803 ad 8965).

00 à HAGER (en françaii).

La Sagan et la Bagration à la solde de la Ruiaie. Le départ probable des souveraini.

On prétend toujours que la Sagan et la^Bagration sont tontes deux à la solde de la Russie, qu'elles sont des agents d'Alexandre, auquel elles rapportent tout ce qu'elles apprennent et qui fait les frais de leur train de maison.

Le roi de Wurtemberg part le 21, le roi de Danemark le 28 et Alexandre le 2 janvier.

1071. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad S5e5).

.... à HAGER (en français).

Les affaires de Pologne. Le nouveau projet d'Alexandre

imaginé par La Harpe.

Palmella a affirmé en ma présence chez Miranda, chargé d'affaires de Portugal , que la Russie ne veut pas se désister de ses prétentions sur la Pologne, malgré tous les efforts faits par TAutriche. Il parait cependant, d'après ce qu*a affirmé le marquis de Marialva(l), qu'Alexandre va présenter un nouveau projet imaginé par La Harpe.

1072. Vienne, 16 décembre 1814 (F 5. 4802 ad 3565).

à HAGER

Destination donnée au général Doktoroff.

Le général Doktoroff (2) a dit hier soir au général Orurk qu'Alexandre venait de lui donner le commandement d'un

1. Marialva (Don Pedro- José- Joaquin Vito de Menezes, marquis de), ambassadeur extraordinaire du Portugal en Russie, puis ambassadeur à Paris, et en 1817 second plénipotentiaire auprès des puissances médiatrices entre l'Espagne et le Portugal à propos des différends causés par l'invasion des pays situés sur la rive gauche du Rio de la Plata.

3. Doktorow (Dimitri-Serguéiévitch) (1756-1816), page (1771), lieutenant au régiment Séménoffski (1781). Blessé deux fois pendant la guerre de Pin-

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 689

corps de quatre divisions stationnées entre Brest et Bielostock, où il aura son quartier général. Ce corps serait fort de 60.000 hommes.

1073. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad 3665).

Nota à HAGER (en français).

Les Prussiens croient à la guerre. Avantages de leur alliance avec la Russie. Le plan de campagne. Moyens que la Prusse compte employer pour gagner l'Allumagne à sa cause. L'esprit public en Saxe. Caractère et conséquences de cette guerre.

Depuis la note officielle (1), par laquelle 1* Autriche doit avoir offert à la Prusse la basse Lusace avec Torgau et Wittenberg, proposition à laquelle le roi de Prusse a formellement refusé d'adhérer, tous les Prussiens de ma connaissance, qui entourent le roi et le prince Guillaume, m'ont dit que, quelque peu porté que soit le Roi par ses inclinations vers la guerre, ils ne pouvaient plus douter qu'elle aurait lieu. Les Prussiens se flattent que dans cette guerre leur alliance avec la Russie serait extrêmement intime et basée sur Tintérêt réciproque, tandis que les nôtres n'auraient pas cet avantage ; que l'armée russe, renforcée de tous les moyens de la Pologne, agissant offensivement, nous serions obligés de leur opposer la plus grande partie de nos forces et que sur la frontière de Bohème on se contenterait de s'observer mutuellement, tandis qu'ils auraient leur grande armée contre la France. Ils se flattent que cette circonstance leur gagnerait l'opinion de la plus grande partie de rAllemagne.Le Hanovre serait d'abord occupé. Ils comptent sur la Hesse et même sur l'alliance avec le roi de Wurtemberg qu'ils croyent être décidément dans leurs intérêts. Du reste, ils espèrent que les autres petits Etats de l'Allemagne, voyant que le Congrès de Vienne n'a point eu de résultat, déjà

lande (1789-1790). Général-major (1797), général-lieutenant (1799). Se distingua à Durrcnstein et à Austerlitz, blessé à Eylau, puis à Heilsbcrg, général d'infanterie en 1810, il assista à toutes les batailles de 1813, se disti:ip:ua surtout à Malo-Jaroslawetz, prit part aux batailles de Dresde et de Leipzig, mais dut se retirer du service pour raisons de santé après la prise de Hambourg. Rappelé à l'activité lors du retour de Napoléon de VV.o d'Elbe, il reçut le commandement de l'aile droite de l'armée russe en marche sur Paris.

1. Cf. d'ANOBDBRo, 505-510. Note du prince de Melternich au prince de Hardenberg (10 décembre 1814;.

grandement indisposés contre le Gouvernement de leurs princes, sentant que la guerre actuelle doit décider si la Prusse ou l'Autriche sera l'arbitre de l'Allemagne, se tourneront plus facilement vers la Puissance dont la Constitution est la plus libérale et répond le mieux à l'esprit du siècle. Le gouvernement prussien, qui travaille à cette Constitution, veut la publier et l'introduire au moment de la guerre.

Quant à Tesprit de la Saxe, ils avouent que le militaire et la noblesse sont contre eux, mais ils comptent sur le peuple et les progrès de la Secte(l). Us voient dans la guerre qui éclatera une lutte entre la démocratie et Taristocratie et pensent que par la nature des choses la première doit être victorieuse. Les modérés disent donc que cette guerre déciderait du sort de l'Allemagne entre la Prusse et l'Autriche, les Sectaires déterminés, qu'il serait possible que par des causes que les événements feraient naître et que, Ton ne saurait calculer d'avance, tout fût bouleversé et ils prétendent avoir de nombreux partisans en Bavière.

1074. Vienne, 18 décembre 1814 (F. 5. 4803 ad 3565).

HAGER à TEMPERE UR (Bordereau et rapport journalier du 18 décembre 1814).

La lettre interceptée de Golovkine. La mission de Wolkonsky à Naples

et celle de Malczewski à Varsovie.

Il lui signale une lettre énigmatique de Golovkine à Stein, dont Metternich pourra peut-être donner l'explication. Il serait, d'autre part, intéressant de savoir ce qu'il y a de vrai dans le bruit de Tenvoi de Wolkonsky à Naples à Murât et du major Malczewski (2) à Varsovie.

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