‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 15 sur 171 · M"** Edouard, deuxième femme de Marie-Louise · texte numérisé non relu

M"** Edouard, deuxième femme de Marie-Louise

I,* HÉHIODE DE nniSE 89

■ ^naavaiM humour. M~*Scliwarz a remis à demain son dé-

■ pirl primitivement (îxé h aujourd'hui.

..àlIAGER (en français).

Le Banquier Schwarz, venu de Pétersbourg à Berlin en 1813 ) ville ici, habite avec sa jeune et jolie femme à l'hô- ^Kai'^erifi von Oeslerreich. Sa femme entretenait déjà h ^tersbourg des relations secrètes (ou intimes) avecl'Em- F Alexandre et y passait pour sa maitressc. Mais le cai danois croit savoir de façon positive que cette femme àua ntnrî étaient employés par Alexandre h des missions cnfiileDli elles et des plus délicates. Aussi dès leur arrivée ici, Il Kammcrjuncker von SchoUen (I) fut-il chargé par son roi ivsayet d'entrer en relations intimes aveu cette femme et de baitretenir coûte que coûte. SchoUen y a réussi. Ses pré- -Nnls et sa bonne mine lui ont permis de devenir son Sigis- W et il parvint de la sorte dans des moments d'abandon et hcoofidences intimes à apprendre tout ce que l'empereur Akundre lut disait, lorsqu'il venait la voir au moins deux 's par semaine et quelles missions secrètes il lui donnait, fcconnais, en partie seulement, le résultat de ces confidences. ■AlcxaDdrc se moque souvent chez elle de l'Empereur d'Au- •liche et bien plus encore de l'Archiduc héritier. Il s'est plaint li de la conduite molle et confuse du grand-duc Constanen Pologne, où il ne cesse de le presser d'organiser le fIJB et l'armée, tl avait fait entendre à M" Schwarz que son ■iri devrait arranger ses alTaires d'argent b. Berlin et en Holit, de façon h n'y avoir plus rien en spéculation d'ici <i itax mois ; Qu'il fallait qu'elle fût dans deux mois à Péters- Mtg et que son mari devrait rester en Hollande jusqu'au ^^uneot on elle lui ferait signe,

L It KiiBinerjuiiker vaa ScboltCQ Taiiait partie de la suite du roi de Di- NMfàea qiuliU à'A'IJiiIxtit im GenerAUUbe, d'après la lUle pul>liie le ' «Uèrv |i4f la t'AronUt des Wiener Kongrettts. Ueilage, n- 3, page IM.

1)0 Li:S DESSOUS DU CONGRÈS DE VIENNE

Sehrwarz part demain. On n'aTaît pas encore décidé avanthier si elle raccompagnerait.

Il y a quelques jours. Alexandre était venu, comme toujours, dans le plus strict incognito chez elle. 11 a cependant été reconnu par quelques gens qui le suirirent et restèrent devan t la porte de l'hôtel. Alexandre très contrarié se mit en colère et à peine entré dans la chambre, ordonna à Schwarz de descendre les chasser à coup de bâton ; mais Schwarz réussit avec l'aide du portier à les décider à s'en aller de leur propre gré et sans bruit.

1410 Vieaae, 11 janvier 1815 . (F. 497.224 ad 2).

FREDDI à HAGER (en français) (Rapport de chez le Nonce).

Plaintes sur la conduite de Murât dans les Marches. Les convives du nonce. Atdini et le g^énéral Koller. L«s «Mauites et leur rétal^lissemenl.

Le Nonce m'a parlé très aigrement de la conduite que Murât tient dans les départements du Métaure, du Tronto et du Mus )ne où il exerce une autorité absolue. Tous les actes sont faits dans les pays occupés par les troupes napolitaines au nom du roi Joachim,et non plus au nom du Gouvernement provisoire.

Le général Koller et l'avocat Fava dînaient hier chez le Nonee. Aldini avait été invité. Il s*excusa9 mais il paraît qu'il n'aime pas à se rencontrer avec le général qui a cooduit Napoléon à rile d^Elbe.

Le rapport sur la Suisse n'a pas encore été (ait (1).

On a beaucoup parlé des Jésuites chez Mirandai.

U parait qu'ils seront rétablis ^en Espagne, mais. pas enPortugal.

1. Cf. d'ANGBBBRO, 739. neuvième protocole de la séance du 9 février, des plénipotentiaires des huit puissances signataires du traité de Paris. Renvoi du projet et du contre-projet A un nouvel examen de la Commission.

LA kÉlilODE DE CJIISK

1813 iK. 197, îU ad J).

®3 à UAIjHR (en fratiçaisj.

On ne fait que répéter partout que les souverains étrangers Rstent trop longtemps à Vienne pour leur réputation, mais nitout l'empcrc:ur de Russie et l\i roi de Prusse.

On a parlé hier chez Talleyraml, mais rien que d'une façon fnérale,des suites qu'aurait le Congrès. Serra Capriolaa dît ice propos que tout le monde était et serait encore mécontent,

■ C'est ce qu'il faut, s'écria Talleyrand. 11 faut que cela

ùfte ainsi. Pour que cela aille bien, il faut (jue chacun parle ■toonifint et ait dii faire un safrificc. C'est de ces sacrifices fUttcU que doit naître l'accord de tous, le bien général. > ~ isii reprit une conversa li A très animée et très suivie avec

Fntbnuie, l'homme d'aiTaîres de la Ba^^ralion, est aussi llalennédiai re et le correspondant entre elle et la Sagan.

Li prince Eugène est des rares élus pour lesquels la porte dre n'est jamais fermée. On s'en plaint vivement, Inl comme on regrette et on critique l'influence de Czartoniki,La Harpe et Capo d'istria.

U2. Ucrlui. ;l janvier iUb (F. 497. Î3t ad i).

CASTEL.\Lt-'ER à SAINT-MARSAN [Inlereepta] (en TrançaÎB) (analyse).

Od loi affirme que Saint-Marsan (1) va prendre le poctedo la guerre. Tout le monde s'en réjouitàTuria.Quant ^Jn, il l'en félicite de tout cœur,

Corriipondenu Inedila dti CirdinaJi Connalrie PAcaiDiàrio

éUmtUtrttn, page LXIX, •> 39 dicembre 16U... Ma aominalioii comme **«»itf« d'Etat el do guerre .). Sainl-MarsBii (Aiiloiiie-Mura-Philippe-Asl- MUr(Uis<lo)(n«l-lM8),rut mis on rapport avec Botuporlo i la «iiile du lÙ d( Cliprasco. Eavoyé on 1809 à Berlio otnntac Ministre l'IAni|»oteTi< <H par l'Empereur qui le Qt Bémtpur CQ 1813, il rentra en 1»U au aervice llHaïKni de Savoie. Prjsidcnl. du Conseil en 1818, il quitU le pooToir 'Ml'iwurrrctioa de 1820, elmourul dans saproprlilt prcs d'Asti on 1S3B.

1413. Vienne, !(I janvier lllt (F. 4ST.33t ad 3).

BERNSTORFF à TAI.LEYRAND {Intercepla).

Il lui envoie deux iotlres de M. de Bonnay dont l'une « conlidentielle.

1414. Copenhague, s jaavier ISIS (F. i^T.l^tad z).

Mnr<iiii3 de BONNAY ù TALLEYRAND (/;i(er<.-«/)/a. (analysai

Elnt do» esprila A Hambourg. Il e«8ajera de Taire publier Ja t ds Talleyrand â Mctteriiicli. Hambourg lotalemcnl acquis i la l'i

11 le remercie de l'envoi de la lettre du 19 décembre ( Talleyrand) à Metternich relative à la Saxe,

11 a cru bien faire en la communiquant conlidentiellem au comte de Scliimmclmanti (1) et à de Moltke {%) qui sont, if seulement les principaux ministres, mais les seuls hoin dici, et qui ont for! admiré cette pièce.

« En fait d'Anglais il n'y a ici que Disbrowe, chargé d'à de la Grande-Bretagne, jeune homme plein d'esprit, gai, da et obligeant et qui me parail penser à merveille. 11 est i chez moi poiu' écouter la lecture de la lettre du 10 décemu Tout ceci ne me paraissant pas suffisant, j'en ai fait un aru qui sera inséré dans le Mercure d'Àltona, qui est écrit! allemand et très répandu en Allemagne, peut-être mémev Angleterre, et est regardé comme semi-ofliciel. »

Bonnay ne pouvant pas paraître et tenant à ce que la t duclion soit exacte, le comfe de Schimmelmann a. sur S8 i mande, consenti h. revoir le travail, à le surveiller et à fairea nécessaire. Bonnay va maintenant essayer de se servir du a missaire ordonnateur de Hambourg, le chevalier Monnoy, j faire reproduire l'article par la Gazelle île Hambourg aussîd après sa publication à Alloua.

t. SchiminelmaDall-^nBat'IIearî.aomlcXtïlT-litSli, ministre de* Finanal^ du Commoroe de I7hi i IKII, miiiiitre dei AlTairsa élraiij^ro* (IMt).

I. MultkoiJoaclilmanrilitke.comUilcj.niorton lïlS.s'tlail reUr< dan terraa es ITdl.U avait, i la di'tniiidc de son roi, repria du service en U avait réuiii i relever le crMit el A r^lublir les lluauces du Danemark.

€ L'argent Tobtiendra peut-être, mais vous n'imaginez pas à quel point, mon Prince, les esprits à Hambourg sont portés et prononcés pour la Prusse, C'est évidemment la Prusse qui dicte tous les articles de leurs gazettes. »

1415. Copenhague, 10 janvier 1815 (F. 497.224 ad 2).

Marquis de BONNAY à TALLEYRAND {Intercepta)

(particulière).

Talleyrand très apprécié par l'empereur François.

Les hommes forts, les hommes comme vous se passent aisément du suffrage des autres. Le leur les contente et leur suffit. Mais les hommes en place peuvent avoir intérêt à connaître à quel point dans certaines circonstances on leur refuse ou on leur accorde la justice qu'ils méritent.

Que le roi de Danemark soit content de vous, mon Prince, qu il s'en exprime dans des lettres très confidentielles, il n'y a pas là de quoi vous monter la tête, ni vous gonfler de vanité. Que lopinion publique vous prenne tous les jours davantage en faveur, cela pourrait tenir uniquement à la pureté des principes que vous professez au nom du Roi ; mais il peut n'être pas inutile pour le succès de vos affaires que vous sachiez que vous avez entièrement fait la conquête de l'Empereur François, qui ne se laisse pas aisément conquérir.

En première apparence. Monsieur le Prince, je jugerais que vous êtes précisément Thomme qu'il ne lui faut pas ! Je ne sais pas comment diable vous avez fait, mais tenez-vous pour assuré qu'il ne tarit pas sur votre éloge et qu'il l'a fait souvent (peutêtre même avec malice) à plus d'un souverain et à plus d'un principal ministre. Un de ceux-ci a écrit de confiance à un de '*^s amis : 4C De tous, tant que nous sommes au Congrès, un ^ seul aura une place dans l'histoire, soit comme homme d'Etat, « soit comme homme de talent. C'est le prince de Talleyrand. < Sa loyauté, la justesse et la profondeur de sa politique, ne « laissent rien à désirer. »

Recevez mes remerciements particuliers, mon Prince, pour les deux pièces (la dernière surtout), dont vous avez eu la '^nté de me donner communication. Elles n'ont pas peu ajouté à ma considération personnelle, à laquelle, en dernier ^suliat le service du roi ne peut que gagner.

:r tgIS (!■■. tST.ïï* ad ïj.

l'FKFKEL (I) à WitEDIi {{lalercepU} [ail frauçais).

Historique et phases diverses des quoslïons do Pologne et de Saxe. Plue

lions de l'opinion cl do la politique en Angletrrre. Dinger rtsultsa rugroudisscment et de t'ambiLion de la Prusse. Les chances de paixi ^J triche, lo itavitrc^ lat'riuicc, la Russie.

Le mauvais succès de la mission du général de Walzdorl et la froideur, avec laquelle il fui repoassé de tout contact a le Priuce Régnent ci ses miaistres, m'avaient démasqué dè( mois de juin les vues inléressées de la Prusse et le patronl déclaré et non moins intéressé que leur accord.iit la Rusj la complaisance que les Ministres britanniques étaient dis ses à y apporter et la faiblesse avec laquelle l'Autriche é préparée alors ^ y résister. Je ne puis m'empêcher de f honneur au prince de McLternich de la prévoyance qu'A | de fonder l'espoir de chances plus favorables sur le bénâf du temps. Le Con-çrêa fut ajourné au mois d'octobre, etl'dl nion publique en Angleterre fut livrée dans cet intervalle] jeu des eny;ouements populaires et des discussions des jo □aux. Deux points leur servaient de point de mire : « mérites de la Prusse el la cause do la Pologne. » L'u l'autre étaient égalemeuL dangereux pour la Saxe, dont'] n'avait pas encore sourflé mot l'i la fin de juillet. L'agranq sèment de la Prusse avait été jusque-là le mol d'ordre deaa litjques que leur confiance dans le Ministère attachait i principes qu'on lui supposait, tandis que quelques palrïa Varsoviens, arrivés ici i la suite de l'Empereur Alexanm^ avaient entrepris l'aposlolat de la résurrection de leur pafl el trouvèrent dans le« principes de l'Opposition une semei féconde d'intérêt en leur faveur.

Le chevalior Mackinlosh (3) prononça avant la clôture i Parlement un discours plein d'énergie, dans lequel il pn iicbe de prouver que l'Angleterre n'avait jamais i

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