‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 18 sur 171 · L&reiner der Bavière · texte numérisé non relu

L&reiner der Bavière

S. Chambellan de l'Empereur, détaché au service d'honneur du grand-duc de Bade.

LA PÉBIODE DE CRISK 123

3" Enfin qu'an dîner donné par BemstorfT au roi de Danssrk et au corps diplomatique, lord Stewart esl arrivé m»

beun' en retard, en uniforme, maia avec uti pantalon îndes-

aiftihle.

1471. Vicimc, 30 janvier IRIS (F. 1. 497.184 ad 3).

JOUINI à son frèro (Iniercepla) {en français) (analyse).

II le met en garde contre l'infidélité des Postes, Il lai fait li*oir qne les Bernois suivent les principes des grandes puiset ouvrent aussi toutes les lettres : Il esl donc certain (non ouvrira surtout les siennes et il conclut en lui disant."

N'écris que ce que tu voudras faire mettre dans les Ga-

iD. Vienne, 31 janvier ISIS (F. 2. «7,«1 ad I).

nSTLEREAGH à TALLETRAND {tnlercepU) (en français) (analyse).

iL&raaeais, t'il tient A l'amiLiâ de la Grande-Bretagne, doit let ra^a^eioenl*. La rêolamatioii relative am rentes viagèpcs nppartell t irt Anglais.

Q lui envoie les pièces dont il lui a parlé ce matin et le prie ire à Paris. Il croit inutile de lui redire l'importance iche â ce que le gouvernement français remplisse icment ses engagements. 11 n'y a rien de plus essen- 'on vent qu'il existe une amitié sérieuse entre les deux

f Je n'ai pas voulu vous ontretenir d'une réclamation de I millions de livres que le gouvernement anglais voulait faire r et je l'aî fait uniquement pour bien assurer une somme i n'en représente pas le tiers, mais qui appartient à des iers «t dont la prise en considération rétablira la con- P fattoe entre les deux Etats et leurs sujets. Comme l'article I « question esl absolument clair et que vous êtes au courant I Aeiovl» la question, j'espère qu'on donnera sans relard les

qui

mettront fin à cette affaire à la satisfaction de

t477. Madrid, 10 janvier 1815 (F. 2. '497.916 ad 2).

WERTHER â HARDENBERG (Inierceptà).

Dépêche relative surtout aux ailaices ecclésiastiques entre r£spa^e. et . le . Pape.

1478. Londres, 17 janvier 1S15 (F. 2. 497.916 ad 2).

MILFORD à NUGENT {Intercepta).

On attend pour ouvrir le Parlement le retour de Castlereagh qui deviendrait premier .Ministre.

1479. ViAnne» afévrier 1815 (F. 2* 497.916 «d 2).

Rapport à HAGER 'Snrvoiliamee de Marie-Loaiae.

Neipperg continue à dîner. et à.passer^es soirées à Schœnbrunn chez Marie-Louise.

1480. Vienne, 2 février 1815 (F. 2. 497.284 et 910 ad 2).

00 à HAGER (en français).

Les exigences de la Prusse. Mouvements des troupes prussiennes du Rhin vers l'Elbe. L'article de VAllgemeine Zeilung contre Stein.

On m'affirme que les Prussiens, que les agrandissements sur le Rhin n*ont pu satisfaire, vont ces jours-ci remettre une nouvelle note et réclamer Leipzig.

3 février.

On dit aussi qu^ils font revenir une grosse partie de Tarmée prussienne du Rfain, sous prétexte de Tépuisement de ces régions, vers l'Elbe, à Magdebourg et à Halberstadt. On a «nvojé les troupes saxonnes du côté de Creveldt.

On a beaucoup remarqué un article fait évidemment en fia*

hn, paru daoâ VAilgemeitie Zeititug, dirigé contre Steia et donnera certainement lieu à des réclamations.

1,-3 février ISIâ (F. 3. 197.916 ad S).

HAGER (en français).

tes nmiùtTes espa^ols et portugais que j'ai rus hier im'af- :ot que AVeiliDgton accélérera la marche des affaires, fera adreTaison à Alexandre et qu'avant quinze jours on aura titivemenl la paix ou la guerre.

Vienne. 3 lÉvner ISIS (F. 1. 4S7.B18 ad 2).

®© à lIAGElt (en franvais).

Wellington. Murat, laa -Priniien*, Alexindre, llumbuldl.

Dis l'arrivée de Wellington, il sera cpiestion de la déposi-

àt Murât. On fera semblant de résister et on ne tardera

R T consentir.

L'srnrée de Wellington est plutôt désagréable aux Prus-

qui alfectent de plai.<iaQter et disent qu'ils feront venir

n-pour lui faire pièce. On dit aussi que sun arrivée entraî-

ies inodi(! cations dans l'entourage d'Alexandre qui devra

«eosiblement de Czartoryski. La Harpe et Stein.

Ire a déjà été aujourd'hai chez Wellington qui jus-

>t de Castlereagii occupe le logement de lord

lit a eu l'air très penaud ce soir chez lord Castlereagii, le comte de Miiùsler le présenta au duc et que celui-'-i (nkâassitAl de son frôre, le voyageur.

Wdtiogton n'a guère causé ce soir-là qu'avec Labrador et !8gh.

ron«lt d(M)ulU«rVieiiiie:eL appartenait

1483. Vienne, 3 février 1815 (F. 2. 497.916 ad 2).

.... à HAGER (en français).

Wellington à dîner chez Herz. Les dîners et les parties de cartes chez Gentz. Les Philomuses. Les Czartoryski. Miltitz.

Wellington, Metternich, Castlereagh et lord Stewart ont, à la stupéfaction générale, dîné jeudi chez le banquier juif Herz (1 )^ qui les connaît tous pour avoir été dans la dernière guerre le banquier de la Cour. On dit aussi, il est vrai, que Metternich protège Herz, parce qu'il lui doit de l'argent. On raconte aussi que Wellington a amené ici sa maîtresse, la Grassini.

On a ensuite parlé des dîners somptueux que Gentz donne à Talleyrand,Schulenburg,Dalberg, Hardenberget Humboldt(2), dîners à la suite desquels on joue un jeu infernal. Dalberg y a perdu tout récemment 8.000 florins en une soirée.

J'entends de tous côtés parler de la Société des Philomu^es^ à la tête de laquelle se trouve Capo d'Istria.

Le comte Potocki (3) a dit devant moi chez le conseiller d'hitat Ott : « Les Czartoryski se soucient aussi peu des Polonais que des Russes. Us ne pensent qu'à s'enrichir. Ils sont déjà fort riches et ils travaillent à acquérir encore plus d'argent et de propriétés. Ils n'ont nullement renoncé à la couronne de Pologne. L'empereur Alexandre fera bien d'ouvrir l'œil. Il est faux, mais les Czartoryski le sont encore bien plus que lui. »

On a raconté chez Eskeles que le baron Miltitz, ancien amant de la princesse Taxis-Mecklembourg, entrait au service de la Prusse comme secrétaire d'ambassade à Londres où il rendra d'autant plus de services qu'il sera protégé et introduit partout par la duchesse de Cambridge, née Mecklembourg et sœnr de la princesse Taxis.

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