La redoute du 2 février
2. Note au crayon de la main de Hager. « J'en ai parlé à Mettemich »• H est bien repretiable qu'on n'ait pas trouvé traoe dai réponsot de MeMenûch.
fait cette démarche ; qu'elle -môme n'osait plus rien dire à Alexandre qui ne voulait plus entendre raison ; que toute opposition le choquait et qu'à cause de cela il n'avait plus de tête à tête avec elle ; qu'il, venait toujours chez elle, mais qu'il avait l'air d'éviter de se trouver seul avec elle, lui qui y passait si souvent trois et quatre heures de suite sans témoins, <ju'à présent c'était Czartoryski qui jouissait de sa grâce en plein, parce qu'il avait toujours Tair d'être de son avis.
Je lui demandai si le mariage de la duchesse d'Oldenburg "iurait lîeu. Elle me dît qu'elle n'en savait rien ; que le prétendu lui disait qu'il ne pouvait la souffrir et que, s'il n'avait pas peur d'Alexandre, il l'enverrait au diable, mais que cette peur l'y tenait.
1514. Vienne, 5 février 1815 (fî. 2. 497.917 ad 3).
STEIN à la comtesse ORLOFF (1) (à Londres) [Intercepta)
(en français)*
Son découragement, cause de son silence. Probabilité d'un départ prochain. Ses projets pour l'été.
Pardonnez mon long silence. Il n'est cependant pas l'effet de rindifférencCy mais de l'état pénible où je me trouvais mis par la situation générale des affaires. Je me voyais trompé dans ridée, et les espérances que je m'étais formées sont loin des personnes. Je trouvais une fausse politique, une tiédeur pour les vrais intérêts de leurs patries qui ne contribueront à aucun résultat satisfaisant.
11 est vraisemblable que nous quitterons Vienne à la fin du mois. L'Empereur passera par Munich, Karlsruhe, Stuttgart, Berlin, Varsovie à Saint-Pétersbourg. Je me rendrai directement à Berlin, rejoindre ma famille et je passerai l'été en Allemagne dans mes terres sur le Rhin.
1. La comtesse Orloff était depuis longtemps déjà une intime amie deStein.
1515. Vienne, 15-25 janvier 1815 (F. 2. 497.917 ad 2).
PIQUOT à X (Lettre particulière en français) [Intercepta du 5 février)
Les travaux de la commisiion de statistique et du comité suiise. La réunion de Gênes. Etat des afTaires de l'Allemagne. Les conférences relatives 4 la Pologne et à la Saxe.
Il appert du Mémoire de la Commission de Statistique aux huit puissances que la population des pays conquis sur Napoléon et propres à servir d'indemnisation se monte à 31.761.639 âmes (1).
Le rapport du comité suisse remis aux Huit renferme tout ce qui concerne l'organisation future de la République Helvétique (2).
La réunion de Gênes au Piémont va s'effectuer immédiatement par suite de l'adhésion du roi de Sardaigne.
Les affaires allemandes vont être de nouveau discutées dans le Comité des Cinq (3).
Vienne, 25 janvier.
Les Cours de Vienne, de Russie et de Berhn avaient tâché d'engager la France à l'échange d'une partie du pays de Genève contre une partie du pays de Bâle.
Talleyrand vient de répondre aux Cinq que des considérations majeures ne permettaient pas à son gouvernement de se prêter à cette combinaison.
Le comité suisse propose aux Huit un projet invitant la Légation Suisse à signer un traité formel, dans lequel les Puissances, reconnaissant en même temps l'indépendance et h neutralité perpétuelle de la Suisse, lui rendraient l'évéchë de Bâle et la Valteline et s'interposeraient en faveur d'un arrondissement du territpire de Genève (4).
1. Cf. d'AifOBBBRa, 645-447. Rapport de la commission de statistique. Vienne. 19 janvier 1815.
2. Cf. d'ANOBBBRO, 615-638. Dixième protocole du comité chargé des afTaires de la Suisse. Séance du 16 janvier 1815.
3. Cf. d'ÀNOBBBRO 638-660. Procès-verbal de la cinquième séance delà Ck>mmission de Statistique du 17 janvier 1815.
4.Gf. d'ANOBBBRO, 736. Neuvième protocole de la séance du 9 février 1815.Paragraphes relatifs au rapport de la commission sur les affaires de la Sui«s(.
i grandes conférences qui regardent la Pologne et la continuent toujours, mais on semble surtout occupé iletiitnl à rédiger entre les Puissances les plans qui dett servir de base déOnitive a l'aplanissement des dîfricultés lentanéinent élevées entre elles.
a (F. 3.4S7 ad 2).
.GEit ù rEMPIi:KEUR(Bordei
et rapport journalier).
nda, A pr«pus de clcui JuUres inlerceptécs ti" 1M1 el IStE adressées |4iie, rautarisalion de garder cerUi de» pièce» perticulièremenl import cl ilif Dc pas les laisser arrivar à deaUiiBlion.
Idrmande à l'Empereur si dans certains cas graves et ïn- Maots on ne pourrait pas se mettre d'accord avec le Ca- I do Chiffre pour garder dénnitivement et en original cer- H pièces importantes. Il lui signale à l'appui de sa nûlioD deux pièces (a" 1517 et 1518) adressées d? Paris mnce Eugène, dont les Bonapartistes voudraient faire le
ifdii mouvement qu'ils se proposent d'entreprendre contre ImrboDS. Ces pièces ont été apportées ici par un courrier il, et interceptées chez Castlereagh.
iftant sur les avantages que présenteraient ces saisies, r ajoutait :
U est regrettable que le cabinet du chiffre n'ait pas cru ir saisir cette pièce, ou tout au moins qu'on ne m'ait pas allé à ce propos, parce qu'à l'heure qu'il est Eugène, pré-
■ par sa 5œur,5e gardera bien de donner dans le panneau. t Majesté pourrait du reste voir si dans le cas où il parai-
I inléressant de garder une pièce interceptée et de l'empê-
t d'arriver à destination, le cabinet du chifTre ne devrait
Itnriférer an plus vite, soit au prince de Metternich, soit li, va qu'il est toujours facile de se justifier d'une pareille E, Mil en disant que la pièce a dû s'égarer, soit en invottoat autre argument, et qu'on pourra toujours procéder
Bette façon sans se compromettre et sans rien laisser deviner.
J« cherche à découvrir quelles sont les puissances dont sa
■r conseille ù Eugène de se méiter. »
Ad 1516. — En marge de ce rapport, qu'il reioupnait à Hager, à la date du 23 février, TEmpereur avait dicté et signé la réponee suivante :
« Comme on connaît à fond les idées et les priocipes du Prince Eugène et comme en raison de la situation qu'il a eue antérieurement, il a évidemment plus d'un moyen de correspondre directement avec les partisans qu'il a en France, on ne croit pas qu'on serait arrivé au but désiré en interceptant le billet en question. Vous n'en devrez toutefois que surveiller plus attentivement les émissaires et agents secrets que de Paris on aurait déjà envoyés ou qu'on se propose d'envoyer au Prince Eugène.
Du reste, si dans certains cas il peut être utile de garder l'original d'une letj^re saisie, un pareil procédé n'en est pas moins toujours fort délicat, dangereux mêmei, parce qu'il peut compromettre le service secret.
Mon cabinet secret ne devra donc saisir les originaux que dans des cas exceptionnellement graves et seulement^ lors* qu'après avoir rendu compte selon les cas, soit au Ministère des Affaires Etrangères, soit à voua, on aura reconnu la nécessité de cette opération.
En tout cas, je vous recommande d^apporter surtout dans de pareilles circonstances la plus grande célérité et la plus extrême prudence à l'opération.
François.
1 517. Paris, ce lundi 23 janvier 1815 (F. 2. 499.917 ad 2).
HORTENSE au Prince EUGÈNE {Intercepta).
Mon cher Eugène,
Je profite d'une occasion pour t'envoyer la brosse <jue lu désirais pour tes rhumatismes. 11 faut te faire bien frotter devant le feu avec de TOpodeldoc et te coucher après. Je n'ai pu te l'envoyer par le dernier courrier parce qu elle n'était pas prête ; on en trouve difficilement avec ce blaireau fio. Enfin j'espère que cela te guérira.
Je profite du départ de lord Wellington et comme je ne veux pas perdre cette occasion, je n'ai que le temps de t'em-
LA PÉBIODB DE OQSfi lol
brasser tendrement et tu sais que c'est bien comme je t'aime.
Quand donc finira cet éternel Congrès ?
J'ai été bien contente de lord Wellington. Je pense que tu le seras aussi.
1518. Sans lieu ni date (1) (F. 2. 497.917 ad 3).
Leitie transmise à TEmpereur en même temps que la précédente
dans le rapport du 6 février.
Un homme est parti d'ici, fl y a quelques jours. Il porte au prince une petite lettre où on lui nomme des maréchaux et où on lui parle d*un grand nombre de troupes qui sont prêtes à se révolter. J'ignore si la chose est vraie et si l'homme est réellement envoyé par im parti. Mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il a été tout dire à la police, qu'un homme de la police est parti avec lui et que tout ce que répondra le prince sera su aussitôt ici ? Car, à ce qu'il parait, c'est une intrigue. Cet komme est venu lui-même dire à la Police qu'on voulait l'en- ^ojer à Vienne et s'il fallait qu'il acceptât. 11 a donné une fausse adresse, quoiqu'on lui eût dit de suivre cela, et il est revenu avec la petite lettre qu'il porte sans doute à Vienne ? Je sais bien que le prince ne veut se mêler de rien, mais il est bon qu'il soit prévenu. SémonviUe (2) disait, il y a quelques jours, qu'il était sûr que quand le prince serait placé quelque part, on serait bien aise de lui donner ime grande place ici pour réunir, a-t-il dit, le parti Bonapartiste et tenir tête au parti Orléans.
1; Cette lettre au bas de laquelle est écrit le mot « Monnier », pliée en tout P^lil format, se trouvait encastrée de façon adroite dans -une brosse, dont • envoi était annoncé au prince Eugène par la lettre n** 1517 du 33 janvier.
-• SémoQville (Charles-Louis Huguet, marquis de) 1759-1839. Conseiller au ^^lemeol de Paris à 19 ans^fut des premiers à réclamer la convocation des ^^tB-Généraux . Trèa lié avec Mirabeau, député suppléant aux Etats-Géné- ^^ en 1789^ miniatre de la République d'abord à GÎfrne^, puis A Turin où on l^fuia de l'aecepter et en 1793 à Conslantinople, arrêté en route par les Au- M-ichiens et interné à Kufstein, il fut échangé en 1795 contre M"« Royale. ^^lùstre en Hollande, sénateur en 1805, pair de France à la Restauration, ^^ '^féreodaire A la Chambre Ues paira, il .ne<cesaa ces foQctioin qu'en
LES DISSOUS DU CONGBÈR DE VIENWE
r ISIS {F. 3. 4»7,9na(l a).
Surveillance du |;raDd-duc de Bade. Sa conduite i la Redo
Le grand-duc de Bade, allé dans la nuit du l" au 2 févil fi la Redoute, j fait la cour à la comtesse de WatTenberga Toussaint) el à M"' Kemnitzer, ainsi qu'aux personnes qui SI avec elles, tout comme il l'avait déjà fait le iH. Fuis à 9 heui du matin, il jiart avec l'un des masques qui était avec la Ka nitier et qui habite Rumpfgasse 531, renvoie sa voiture etl rentre chez lui qu'à 7 heures ? Il est naturellement resté c ché ensuite jusqu'à 6 heures de l'après-midi.
1520. Viennt, S «vrier ISti (F. !. ii'.m «d 3).
Rapi'oht à H.\GER RelouT de Sehwart. Sa visilo à (Uerlrter.
Le 3 (le c« mois, Gaertner a reçu la visite de Schwarï é est descendu chcK le comte Prie.';, Gaertner a dit hier (5 I vrier) qu'il y avait maintenant de grandes chance:; en favq d'un arrangement pacifique et prochain.
Henné, « février I81S (F. î. «T.917 ad ï(. FREDDl à HAGEU {en français).
J'ai entendu dire au Nonce et au marquis de Manalva q l'Angleterre a déclaré aux Puissances alliées qu'elle Oâssenj de leur paver des subsides, < le cas, pour lequel ces subsi' étaient accordés, n'existant plus ».
On dit que Nesselrode, qui a perdu la confiance d'Alexandl partira sous peu et que RazoumoiTsky sera le premier plénia
LA PÉMODB DE CHIBE 153
Uitûurc au Congrès. Mais ceux qui travaillent réellement
soi Slein, Bepnîn et Czartoryski,
Marie-Louise est toujours en proie à la tristesse qui lui fait inr la solitude. Le général Netpperg a écrit à San Vitale, {iwlj ot Cornacchia de ne pas venir hier soir à Schœnbrunn, une ils en ont l'habitude.