C.\STLEREAGH à CL.ANCARTY [Chiffon
à de la note de Metternich (1) de ce jour relative 3U ait des affaires suisses et dont il sera question à la cone de jeudi (le»).
Vienue. « février Igtfi (F, î. *97.Ï0B ad î|. JPUNTA il LA RESNARDIÈRE {C/it'fl'on) {en français).
e prinoe de Talleyrand dîne en même temps que lord Casigh chez Zichy demain iv 3 heures, Lord Castlereagh pro-
e donc à Son Altesse de vouloir bien pas.'îer chez lui un 1 avant cette heure pour procéder à l'échange des ratili-
LCt d'Anaioano, 737. Conire. projet rtAigé sur l'ordre de Hetlernicb et
Vti* pMBipulentï aires domaudÂrent, lors de la coarérence du S rAvrier,le
PM t !■ Commission.
ItDt'aKilvraisemblableraaiit, non pas des raliBcatioQs du traiti du 3 janrédaclioD, irn articles signés etinsfrés au protocole, des arranlUS pour la Ptilogne, la Prusse el la Saxo. Cf. Dernière plirise •M de Talleyrand au Roi. Vienne, 8 février 1815 (Pallâiic, pâarfaacr <it T^lUyrmnd H de Louii XV!!!, f. ï«gj.
GAGERN à CL ANC ART Y [Inlercepla) (en français).
A propos de la mission confiée à M. de Capellen à Vienne par le prince d'Orangée Nassau. Il proteste contre les oevsions territoriales qu'on demuide à la maison de Nassau et l'informe de la demande de congpé qu'il a adressée au Prince d'Orange.
Dans mes dépêches du 6 janvier, j^avais mandé à Son Altesse Royale : « Je répugne infiniment à la cession des Etats héré- « ditaires et plus encore à y apposer mon nom. » Pouvant suppose r que les esprits s'échaufferaient de plus en plus (celles du 4 janvier étaient conçues dans Phypothèse de cette possibilité et la réponse à plusieurs lettres de M. de Nagel qui nous enjoignaient de calmer autant qu'il dépendait de nous), j'ai donc provoqué de plus d'une manière la mission de M. de Capellen (1) et je la trouve conforme aux circonstances.
Le choix de ma personne avait pour but les liaisons des affaires des Pays-Bas avec celles de l'Allemagne, la double catégorie de Son Altesse Royale, comme prince souverain des
1. Cf.GAGBRN. Mein Antheil an der Politik,y partie, p. 99 et sutrantes. • Le prince d'Orange me prit au mot et il envoya immédiatement le baron de Capellen, qui avait été jusqu'ici et qui redevint ensuite gouverneur général des Indes orientales. Capellen avait toutes les qualités voulues, intelligent, aimable, froid, calme, au courant de la situation, bien connu et bien vu d'un certain nombre de personnages et en particulier de la grande-duchesse Catherine. I» « M. et M"' de Capellen, écrit-il un pen-plus loin page 101, ont Toyagé à peu prés avec la célérité d'un courrier... L'apparition de M. le baron de Cappellen n'a pas fait plaisir aux Anglais, lit ne s'en sont pas caohès et méfiance était la plus douce de leurs expressions et de leurs questions dictées par la mauvaise humeur. Il était d'autant plus de mon devoir de leur prouver ou insinuer combien moi-même j'avais provoqué cette mission... M. de Capellen est un témoin de plus des difficultés et désagréments que notre mission présentait malgré ses résultats brillants en apparence. » (Gtgern au prince d'Orange.)
CapeUen (Godrad-Alexandre-Oirard-Philippe, baron van), entré an lervîoe comme secrétaire de la préfecture à Utrecht, nommé par le roi Louia .préfet de la province de la Frise Orientale, ministre de l'intérieur peu de temps après, -puis conseiller d'Btat, complètement indépendant grâce A sa grande fortune, il refusa toutes les fonctions que Napoléon lui offrit, mais accepta le portefeuille des Colonies que le roi Guillaume I*' lui oonfia dès son avènement, avant de faire de lui son secrétaire d'Etat à Bruxelles où noa sangfroid et son calme réussirent à maintenir l'ordre et la tranquillité pendant la bataille de Waterloo. Chargé par le roi d'organiser les Indes orientales, il s'y rendit & la fin de 181$ et oocupa de 1819 à 1636 les fonctions de .goavscnenr général de ces colonies.
L^ PÉRIODE DE CRISE IJfK
pjre-Bas et de quatre Principautés, Dès que cette combinai- Mu cu«e, tats fonctions sont inutiles et pour toujours.
Je n'iii Di la perspective, ni le vœu de servir Son Altesse
Bwaledans sa Monarchie. Son Altesse Royale tient infiniment
lies anciens Etats, le berceau de sa famille. Un devoir supé-
MIT seul pent lui commander le sacrifice qui lui arrache au-
jmnlliai des larmes et peut-être unjourdes regrets piusamers,
jVipIiquerai h Son Altesse Royale, s'il en était besoin, com-
il était prudent de rédiger les articles secrets en termes
t expressifs pour en tirer te meilleur parti possible. Je recon-
tout ce que Son Altesse Royale doit à l'Angleterre et à
V Htlioistres. Elle est assez instruite de« diflicultês survenues;
ce qui doit avoir infiniment de poid"" auprès de Son Al-
Rtnrale ne change rien dans ce qui m'est personnel.
Pour la rédaction de ces articles, la Convention de Cbau-
était pour nous le point donné d'où nous avions à par-
L Depuis les arrangements on a cédé à la France des cantons
iâeax. L'Angleterre veut [r^'fder des colonies regrettées en
la Russie, exige des sacrifices pécuniaires d'une
importance. Aiyourd'bui enfin on demande la cession
héréditaires (1). Où votre Excellence ne voit que
âmes, je vois une petite peuplade qui avait son en-
ses aiTections, ses lois et ses habitudes. Ce sacrifice
tout le plan de ma vie, renverse les rapports de ma
et l'ouvrage de ma petite carrière politique et blesse
lue partie de mes devoirs que mon orgueil et mon am-
Je les placerai aujourd'hui dans l'abandon parfait des
«t je demande un congé illimité à Son Altesse Royale
rcourir l'Italie.
'à la réception des ordres, je ne me soustrairai k aucun devmrs.
[La. Cioaiui. Mtin Aniheil an der Politik. pages tos, 10<i el 110 pour las i.rttal des affaires el sa domande do congé, el pages 110-111 pour II
■ la« •acriticci pécuniaires. Cr.d'AHaEBEHa, 776-777 Uuiliime Proto-
■ «Aance du 12 Tévrier et Neuvième Prolocole de la sjanco du 13 fé- • PSènipotentUirMdeaCiaq.Ait.XVll, XXV, XXVI, XXVJI,XXVU1,
PIQUOTà X... fLellre parliculiêrc) (/ntercepfa) (en français).
Connidfra lions sur les points principaux de la no(« de Mellernich du IB ji vier ainii que sur le Irailé qui interviendra et auquel le roi de Saxa ti invité A accéder. Le mariage de la grande-duchesse Catberine ot aes coa quences. Départ imminent de Ca»llereagli.
On a mis au protocole de la conférence du 28 janvier I contre-projet de l'Autriche (1) qui énonct ses perles et 1« dédommagements qu'elle réclame ainsi que ses idées sur plan de la Prusse et les compensations que la Prusse pont trouver pour ces dernières, tant dans le Nord de l'AJleinagii que dans une partie du grand-duché de Varsovie, dont la pliii grande partie va échoir à la Russie, et enfin dans les partie de la Saxe qui avoisinent et arrondissent militairement sa anciens Etats.
Le contre -projet de l'Autriche est accompagné d'une not explicative dans laquelle le prince de Metternich expose i admissibilité par toutes les Puissances qui y sont principa ment intéressées. On en prendra connaissance dnns la pr< mière conférence et on débattra les objets qu'elle renferme fl dont l'arrangement sera la base du traité à conclure entre k trois grandes Puissances et fi la suite duquel on invitera I roi de Saxe h accéder à ce qui regarde Is cession d'une parti de son rovaume.
Talleyrand assiste depuis quelque temps aux conférences si les alTaires de Pologne et de Saxe.
On assure que le mariage de la grande -duchesse Catherio aura lieu dans peu de temps. Le prince royal de Wurtemberg son futur époux, sera, dit-on, élevé à la dignité de Marécht de la nouvelle ligue allemande et les futurs époux iront résidai àMayence qui deviendra une forteresse appartenant à latiguft Castlereagh compte partir vers le 15,
1. CF. d'AiaBDEnn, 07a-aS3 et l8H4-li>K&. Quatrième Prblocole de laaéan du 38 janvier |gl& dr» Plénipnlentiaires des Cinq. Note du prince de Hi temich. Conlro-prujot autricliien au plan relatif A la reconstruction d« Pruaae joint i la note du pnnod de llirdentierg du 12 janvier IgIS.
LÀ PttmODE DE CniSB
e. s février ISli (K. ï. <9B ad î).
riAGKR à lEMPEREUR u et rapport journalier du B février IBli.
Eovoi de la liste et de l'aDalyse des intercepta pris ehes Nea- I leIrode.Stein, Gagera et La Tour du Piu et de la liste des per- I mmes ajant dmé le 6 chez lord Stewart et chez Stackelberg.
1 réyrior 1816 (F. î. «B ad ï).
Rapkibt à IIAGER
r Vîntes du priace royal de Wurtemberg à la grande-dutètsee Catheriae.
hUereepta d'un courrier, venant de Stuttgart, apportant,
E «utres, des lettres à l'aide de camp du Prince, le baron
W^pITen, et h Capo d'Islria.
1S29. ScbOabrunn, 7 février ISIS |K. 3. tsa ad 3).
Rappuht \\ HAGKR
Survoillancc de Marie-Louise.
Uari«-Louise est restée le G une heure chez son fils et a ça à 1 heure une lettre du prince Eugène. Neipperg, venu h 4 heures, a dîné avec elle, Méneval et [*■' de Montesquiou et est resté jusqu'à 11 heures, Bausset et M"" de Brigaole sont toujours encore malades et uu leurs appartements.
Dépota que M"" de Brignole est malade et que Marie-Louise fv& plus souvent M"' de Montesquiou, ses rapports avec elle ■oui encore plus tendus que par le passé.
LES DïStSOUS DU COHURËS DE VIE.NAË
1530. Vienne, 7 Wvricr ISIB (F. 3. «8.33B ad S(.
©©à HAGER L'entourage d'Alexandre jaloux du prince Eiigùoiî.
L'entourage d'Alexandre est méooDlEiUt et jaloux de la veur que l'Empereur témoigne au prince Ëugèoe.
On prétend que c'est ix l'instigation de Stein, de La Ui et du prince Eugène qu'hier encore Alexandre et la grands duchesse Catherine ae sont abstenus de paraître au bal cbg Metternich.
1531. Viunae, 7 février 181S (F. J. tSg.Slft Bd î),
RAr-fonr à MAGEH (on françtis), Aleiandre A la recherche d'uu AmbaiMadear i metlra i Viaone.
C'est par Kozlowsky que je sais combien est vive l'antii thîe de l'empereur Alexandre contre Stackelberg et Rau moiTski qu'il trouve trop autrichiens. U cherche parmi les i néraux un ambassadeur à placer à Vienne et a pensé un morne à TcheroitchelT. U lui a même dit, parait-il : < Si vous étiez f néral-lieutenant, c'est vous que je lais
lOdâ. Vienne, 7 février (81S (F. î. 490 ad ï),
Nota à HAGER (en françaii).
MécoDtenlem«nt et idâes de retraite de Poao di llur^i}.
Poizo di Borgo a dit à une personne de toute sa conâai et qui m'est aussi très attachée, qu'il en avait par-desBna télé du service de la Russie ; qu'on l'avait fait venir ici ponr se servir de lui au Congrès, mais que. quand on a entendu cl«p et net sa manière de penser, on l'a mis de cMé ; Qu'il s'en retournerait fi Paris et ne désirait que se retirer des affaires
LA PÉRIODE Dl^ (
I vivre en philosophe ; Qu'il l'aurait déjà fait si sa foctune l lelle à Iiii assurer une existence passable ; mais que s'il oit encore travailler quelque peu à cet eiîet, il saulerait I barrière dès qu'il aurait de quoi vivre honnêtement.
inné. T rérrier 1«1S (F. 3. leH sd 7) ©© à HAGEIÎ {en Traoçaîa).
I te théâtre nous Hmes, avec le prince Galitzine et le de l'Impératrice, une visite à M de Willié, avec ns noufl rendîmes ensuite à la Redoute. Il fut ques- B ivec ces derniers qu'une dépêche reçue de l.ondres avait ■Alexandre de fort mauTaLse humeur(l); Qu'après en avoir klioturfi, l'Empereur s'était rendu chez le roi de Prusse P<es deux souverains eurent une conversation fort vive et ! séparèrent Iroidement et d'assez mauvaise humeur, l'on, ai l'autre n'ont pas encore pu pénétrer le vrai tie la discussion entre les deux Souverains. I If reste de la nuit se passa en courses d'une salle à l'autre s mon ûacre et nous ne nous quittâmes qu'à 3 heures, • qa'il n'y ait eu rien qui soit digne d'être rapporté.
aac. ; rivrier 1815 (F. 1. 498.329 ad 2
©ffi à HAGER (en français),
l L'opinion publitjue se rassure et envisage avec plus de sé- " ' É tes résultats du Congrès. Les Allemands semblent coo- . du rétablissement de l'Empire et les Médiatisés (UcdI a cause du projet de Constitution qui parait devoir
1 h llvbabMmeDi U dépteha dans laquelle il Uait question des meniM N prepo* do a^enli prussieiK A Loiidrus.
KiO LES DKSSOtS BU CONGRÈS DB VIENNE
être accepté et qui est si favorable è la noblesse atlemao En me ramenant avant-hier du théâtre dans sa voiture, C berg m'a dit que l'alliance entre l'Autriche, l'Angleterre et France ne progresse que bien lentement ; que Metternidr terriblement nui au prestige de l'Autriche ; qu'on était ti attiédi et que lord Castlereagb ue lui avait pas caché qn partait sans avoir grande confiance eu l'Autriche et son al nir et qu'il eût été plus sûr de s'entendre avec la Prusse qo autrement plus de résolution et d'énergie.
Dalberg a ajouté que lui-même ne serait pas fâché de i'< aller, que les gens d'ici et surtout les membres de la uoblu étaient intolérables. Enfin, il s'est plaint de sa déveine au j où en quelques jours il a perdu IG.OOO florins.
1535. Vienne, T rèrrier 1SI5 (F. 3. «"S ad 3).
Rai-pobt à HAGER (analyse).
Envoi el analyse d'un projet du comiL* (lour les affaires allei
Envoi d'un projet du comité pour les affaires allemandes.
On dit que tout, même les grandes atTaires, sera termioé 12 et que ce même jour l'empereur d'Autriche sera proclai Empereur romain héréditaire.
Traits principaux du projet pour l'Allemagne.
L'empereur d'Autriche sera Empereur Romain, tant <{ aura la Couronne de Fer, Empereur Allemand, s'il vient à perdre ou à la céder.
Le roi de Prusse reçoit le titre de Maréchal d'Empire; roi de Bavière, celui de Grand Chancelier de l'Empire ; le i de Wurtemberg, celui de Grand Chambellan de l'Empire ; roi de Hanovre, celui de Grand Trésorier, et le roi des Paj Bas, celui de Grand-Amiral.
Nuremberg sera le siège de la Confédération et dutribui suprême do l'Kmpire. L'Empereur y aura son Palais.
L'armée impériale aura ses elfectifs calculés sur le 1/200*< la population, l'armée des souverains sur le 1/500*.
Tous les cinq ans, la Diète se réunira et se tiendra à N remherg.
Les Membres de la Confédération contribueront tous les l au budget de l'Empire.
ienne, 7 férrier 181} (F,3. i»S »d S).
CASTLEREAGK h HARDENBERG (/n(erce;)(a)
4'ttn projet relatif à ce qui a été convenu entre eux ^^ tS{i). Il désire qu'il soit constaté dans le protocole qu'à 'lltntode de la Prusse il a consenti k réduire les acquisitions iHanffvre de 300 à 250.000 âmes et à accorder à la Prusse I million d'âmes sur la rive gauche du Bliin. Le Hanovre conservera l'évêché d'Hildesheim et la Frise ientale.
Vienne. 7 tivrler IKlS (K. S, 498 ad :).
HEIUÏANN à son père {Intercepta).
solatioD approche. On dit que tout sera réglé à la Un du Jusqu'à ce jour la commission n'a pas encore fait coa- ) ses Intontions.
On ne s'occupe que des grandes affaires dont tout dépend. tard Castlereagh part, dit-on. lundi (13 février). Voire dernière lettre n"a pas été ouverte. Serait-ce parce 'oo sait que nous nous en sommes aperçus? Peu m'importe, èque le monde entier peut savoir ce que nous pensons.
Vieime, » février 1S!5 (F. a. <98.S19 ad H).
HM'.ER àl'EMPERELR
Boid«reaa el rapport journalier du » février.
lu transmet, entre autres pièces, un assez long rapport sur voyage de la reine de Bavière qui a couché, le 3i janvier.à uoelbach et, te 1" févTÎer, à Lambach.
CL if A.'MBBHiio, 700-707. Cinquième Protocrile de laaÉancedu 13 février i4n PléittpaUinliairos dcï Cinq Puissances eLp. 711. IcsparagraphCBrelaa Hhwvib (rriirodaetion proKque t«xtue11e de la di^pdahi* de Caitkreogh) titBtoOiir^tlu prince de Hardenberg en dale du 8 février. CF. Lttteri
gwurtai cf Lord CMEfaraaffh. L X, »9-:iU. Lord Castlurenghi S.A. le >a BifML Vicnac, fi février tea.
Vienne, I r£vri«r lait tF. 3. 498.919 ad î).
Rappokt à HAGER
Bruit de départ prochain de Pozzo di Borgo. Liste des invités au grand dioer donné ce jour par benberg.
1540. Vienne, 8 février 1S15 (F. 3. 198.916 id !).
RAH-^HTà HAGER
ï>urvcill[|[ice du grand-duc de Bade.
Le grand-duc de Bade est allé le 7 février avec le p Siéritier de Hesse-Darmstadt i\ la Redoute, où il resta jii Pi heures du matin et s'occupa beaucoup de la Morel.
i TÉvrier 1SI5 (F. ï. 49B.319 a
Ram-obt à HAGER Surveilloneo de Wrede.
Wrede a eu le fi une conférence secrète avec Lindenj I avec Wessenberg, le comte Marschall, Humboldt, Berck ■ et Tùrkheim. Le 6, Wrede a été chez M" Hipp et y est I comme de coutume assez longtemps.
10, 8 février 18IS iV. 3. «K.3;9 ae
Rapiwiit à HAGER Surveillant de Marie- Louise.
Marie-Louise a reçu la visite de l'archiduchesse Car^
a duc Antoine de Saxe. Elle a été ensuite au Manèg)
1 fils. Elle a eu à dîner Ncipperg, Cornaccbia, l'ttbbé
et M"* de Montesquiou, et au thé, le 6 au soir, les comtesses Chotek et Lazanski? les comtes Chotek et Keratsaj et l'aide de camp russe Danilowski.
1543. Vienne, 8 février 1815 (F. 2. 498.918 ad 2).
Rapport à HAGER Autre rapport sur Marie-Louise.
Marie-Louise a fait passer au roi de Rome un examen d'italien, puis elle est sortie à cheval avec Neipperg, M"* de Montesquieu et Lefèvre (le piqueur).
Dans Taprès-midi elle a reçu une lettre du prince Eugène.
Le marquis de Bfignole vient pendant ce temps faire une visite à la comtesse qui est sérieusement malade.
1544. Vienne, 8 février 1815 (F. 3. 498.329 ad 2).
Rapport à HAGER Renseignements sur Locatelli.
Général Locatelli (1). On m'écrit de Milan : « E un uomo veramente cattivoed abbominato,Napoleonistaper sentimento, •ioto, buggiardoy ladro, ateo, vile, LqI soggetto per illustrare J senriâo sovrano. >
Et l'agent de Hager ajoute : « Inspecteur de l'armée italienne, tout le monde sait combien il a volé sous la Cisalpine. liasse au service autrichien en 1814. >
^ U>ctteIU. Cbefde division au Ministère de la Guerre du royaume d'Italie. ' ^lisaa de la réforme politique en 1797, il s'était montré ensuite très dé- ^<'ui au gouvernement de Napoléon.
' <^'eitttii homme réellement méchant, détesté, Napoléoniste dans l'Ame, '^^1 menteur, voleur, athée et vil, un beau spécimen pour faire honneur au '"^'««duiouverain. ■
1550. Vienne, a février 1S15 (P. 2. 49B.919 od î).
e© '" IIAGER Lo bat ohjt Qmrlcs Zidiy el les reproches qu'Alexandre fait i l'impiri
Il parait que dimanche deraier çle 5) l'Impépatrice de | sie iU inviter le maitrc de la maison. Charles Zîchy.i bal avec elle, tandis que la grande-duchesse Catherine i sait de son cMé avec Wellington.
L'Empereur Ht de vifs reproches à l'Impératrice qui, è 1 avis, mirait dû faire l'honneur à Wellington et lui dit e autres qu'il était bien regrettable qu'elle n'eût pas Tespri rintolligence de sa sœur.
Vienne, 9 ffrrlcr 1S1& (F. 3. US.9:0 ad ^.
@@ i HAGER (en Tniiif xb).
Minnioi Ale»i)dr« na va pin* aoi Redoiulcs. L'a no* d'Aleitadn m p pAntriec ku bal d« )■ Htgralion. L'influrac* de 1* frande^nc' ^ popularttt «u Ra»ie. R^lcflMnl des questions de Sait ~
L'Empeivur Alexandre a depuis quelque temps q
K Redoutes, parce que des masques, qu'il lui A |
ibW de toconoaître cl qu'on n'a pu réussir ^ retr
'I à»i oorapliments ass«s désagréables.
^Sttr ta deôuiDde 4e la gnai^-doches** Catfaerioe, i
r à tUKNUDoŒsk.T 130.000 docaU pour l'in'
B qw lui a fait subir l'irtceodK, ptos 15.000 dw
tcnl de SCS appointi^monts arriéra de I81i à 181
K ilit dernier bal cbe> la Bagrstion. c
Tcatré» «le l'inpératnc* de Rassie : « Ah ! Qa.'d
■éme^t vue sopente lemine 1 ^ ^
I vif •! ctorant ▼ voir om critiqw à 9oa i
~ t ïinu «nib « *fat je ne Invve |
r^îe el est presque jaloux de lu popularité dont elle jouit Russie. C'est du moins ce qu'affirme H, Carpaoî (1). ■es questions de Pologne et de Saxe seront rép;lées avant le l de Lord Castlereagh pour Paris et pour Londres,
Vienne, 9 février 1B15 (F. ï. 498.919 ad L.... à [lAGER (en français).
■e roi de Prusse s'est livré ces jours derniers, en présence (toéral Ton Knesebeck et de son aide de camp Thiele, à une î sottie contre Mcttersich. Il l'a traité de gredin, a é qu'il avait ruiné son plan favori et semé la zizanie entre
î et l'Autriche,
a aides de camp, qui ne savaient rien de ce plan favori,
1 ntconté la cbose aux conseillers d'Etat et ont appris alors
l,dès la première visite quil Gt k la famille impériale, le
iJePmsse. frappé de la beauté de la troisième 611c de
reur, 1 archiduchesse Caroline (2), aurait voulu obtenir
1 pour le Prince Royal et aurait même chargé le prince
mstein (3) de sonder le terrain dans ce sens el de re-
îr habilement toutes les occasions de se rapprocher de
idnchesse et de tâcher de faire plus ample conaaîssanci!
:elle.
MX objections faîtes par Wittgenstein et basées sur la dif- RM de religion, le roi répondit que cela ne pouvait plus naÎDlrnant un obstacle. Une princesse catholique peut inaolor fuir le trône de Prusse, à condition que les enfants de ce mariage auront la même rehgion que leu>' père.
iKintt Jntqu'A quoi paitit Hager poussait U ppudonce et l'ImbilcU, Ses "^ ' I ae turTaïUwfol entre eui el c'iuil pur «ui-mémea qu'il faiaajl teon ren*eigii«inents et leurs rapporls.
■ U uae erreur. La troisième 1111e de l'Empereur a,tUit l'arcliiducliuste ClémeDlme, aie le 1" niiu M UtS L«<ipolil des deux Sîcîlei, priacc de t>Bleru> ai* b « viH IROl, ipousa le 3 octobre IStS PrAdérii
encore vivante k I l'ys.qui épouM . I/arcbiducheato ■ Auguste- Alborl,
D mâme leni|
1553. Vienne, 9 février 1815 (F. 2. 496.919 ad 3).
N. N. à HAGER (en français).
Le sort de la Polo^e. Gracovie villo libre. Satisfaction des Polonais. Influence anti-autrichienne d'Eugène sur Alexandre. Renseignements que sa belle-soDur procure A N. N. Mécontentement de l'armée polonaise à cause du changement des uniformes.
Un Polonais, qui est attaché à la maison du Prince Henri (Lubomirski), affirme que tout le duché de Varsovie, sauf le district sur la rive gauche de la Wartha, qui sera cédé au roi de Prusse, et les trois cercles de Tarnopol, de Zalesczjski et de Zamost, qui retournent à l'Autriche, reste définitivement à la Russie et formera une province dépendante de l'empire, mais gouvernée d'après les lois de leurs ancêtres. Gracovie sera déclarée ville libre et indépendante.
Quoique ressentant vivement surtout la perte de Zamost, les Polonais sont en somme satisfaits.
J'ai appris que le Prince Eugène a été gagné par le prince Adam Czartoryski et le prince Henri Lubomirski et les sou* tient chaudement auprès de l'Empereur Alexandre.
Le prince Eugène a beaucoup de pouvoir sur Tesprit de ce Monarque et, comme il n'est rien moins qu'ami de rAutricbe, il est clair qu'il ne lui inspire pas des sentiments favorables pour notre Monarque et notre pays.
Ma belle-sœur (la baronne Kaschnitz) demeure dans la maison de M""* Méjan,dont le mari est adjudant du Prince Eugène. Aussi y vient-il très souvent et, comme ma belle-sœur est très liée avec M"** Méjan, elle me conte souvent des choses qui m'indiquent des pistes et des trames.
L'ordre donné aux troupes polonaises de changer d'uniformes, de s'habiller en vert (couleurs russes) au lieu de bleu (couleurs France et Pologne) a causé un vif mécontentement et a fait envoyer aux arrêts pas mal d'officiers.
1554. Vienne, 9 février 1815 (F. 2. 498.919 ad 2).
WEYLAND à HAGER
Renseignements relatifs aux arrangements pris pour la Saxe, aux accroissements de r Autriche et des duchés de Saxe. Départ prochain, d'abord de CasUereagh, puis des Souverains.
Il rend compte de ce qu'il a appris chez Wintzingerode, le grand écuyer du duc de Nassau : « On peut considérer le
< Congrès comme fini. Les arrangements sont pris pour la
< Saxe et la Prusse. L'Autriche aura Salzburg et l'Inn-Viertel.
< On agrandit un peu les duchés de Cobourg et de Weimar. € Rien n*est encore décidé pour Mayence. »
Lord Castlereagh part la semaine prochaine pour Londres, où il va présenter et défendre les arrangements devant le Parlement.
Après le départ des Souverains qui aura lieu dans les premiers jours du mois prochain, tous les Ministres se rendront à Francfort où se régleront les questions relatives à TAIIcpmagne.
1555. Naples, 19 janvier 1815 (F. 2. 498.919 ad 2).
Duc de GALLO au Général d'AMBROSIO (1) [Intercepta)
(en, italien).
Impatient de recevoir des nouvelles. Murât, satisfait de l'entretien que le général a eu avec Wolkonsky, a hâte de voir le Prince à Naples. Instructions et conseils qu'il lui donne.
J'attends avec impatience vos lettres que notre position rend particulièrement intéressantes. Le rapport, que vous nous avez fait de votre conférence avec le prince Wolkonsky, a fait grand plaisir au roi qui a hâte de voir le prince à Naples, où il se propose de le combler des honneurs dus à son rang et à la personne de son souverain.
Les rapports que Wolfconsky adressera à l'Empereur Alexan-
1. Ambrosio (général Angelo d'), (1774-1823) général de division en 1813, grièvement blessé A Tolentino, un des meilleurs généraux de Murât.
dre l'édifieront sur les vrais sentiments et la véritable situation du roi et de ce pays qui méritent d'être mieux connus par Alexandre.
Tâchez d'être présenté à l'Empereur Alexandre et de vous lier avec les principaux personnages de sa Cour afin de mieux servir le roi auprès de ce souverain.
Nous attendons impatiemment Tarrivée de Guibourd(l) afin de savoir de vive voix les détails de ces affaires qui doivent tirer vers leur fin et qui tiennent depuis si longtemps l'Europe en éveil, en alarmes et dans un état qui ne saurait durer.
1556. Paris, 30 janvier 1815 (F. 2. 49S.919 ad 2«.
GOLTZ à HARDENBERG {Intercepta).
On a été très content ici du régiment d'infanterie en garnison à Rennes pendant les troubles de cette ville (2), mais non du régiment d'artillerie, dont plusieurs soldats étaient parmi les mutins.
On vient aussi de nommer le général Caffarelli (3), commandant de la 13* Division Militaire (Rennes) au lieu du général Frère (4).
1557. Paris, 30 janvier 1815 (F. 2. 498.919 ad 2).
GROTE à MUNSTER {Intercepta) (en français).
Les troubles lors de l'enterrement de la Raucourt et rimpopularité des princes.
Les troubles, lors de l'enterrement de la Raucourt (5) ont