XE ET DE POLOGNE
tieet son empereur auipiel, à défaut d'intelligence, on concède
mie certaine habileté.
Farieui de l'article du Rhcinîscher Merkitr sur noire projet de constitution et surtout de la phrase espagnole (1) par ia(]oelle il se termine, le roi a trépigné sur ce journal.
Slutlgarl, 3 février 1SI5 (F. 3. 19B.919 ad •).
JOL'FFROY au ROI DE PRUSSE (/<iierce/>(a) ((on françaÎB) (aouB couvert Hardoiiberg).
foîti de c
!9 jauvier. La Bavière «i
I>q)uis le retour du roi dans sa capitale, le nouveau projet 'institution pour le royaume de Wurtemberg fait ici le de toutes les conversations.
m'abstiens de parler à Votre Majesté du contenu de ce
vpi doit être suffisamment connu à Vienne, J'ose cepen-
It mettre sous les yeux de Votre Majesté l'ordonnance du
jtnvier contenant des dispositions sur le mode d'élection
des Etats, laquelle n'est peut être pas encore connue, n'ayant
qnitU la presse que depuis hier soir.
Le Gouvernement de Bavière n'était pas, il y a quelques
I, disposé à rétablir les Etats. Un conseiller d'Etat, nommé
Fcnerbach, a fait sentir dans une brochure publiée à Munich
nécessité de rétablir les Etats dans toute l'Allemagne. Le
ni de Bavière le fit appeler de suite et lui reprocha vivement
tfivœr fait circuler de pareilles idées révolutionnaires en lui
6tuA : « VoM.ï saccz bien que je n'aime pas les Etats. »
Je tiens ceci de la bouche même du l'euerbach.On l'éloigna ieU capitale comme dangereux, en lui donnant une place de Crtiiideol d'une Chambre de Justice dans les nouvelles pro- *iin»a(iue la Bavière vient d'actpiérir. Il paraît cependant que Coar de Bavière plie aux circonstances, car on m'affirme ^Munich qu'un projet de constitution représentative vient H>n travaillé dans le cabinet sous l'inspection du Ministre wtgdas et doit être envoyé à Vienne pour y recevoir l'aptK^Mlion des Grandes Puissances de l'Allemagne.
1 183 du î* janvier : « Si non mutie et Rtij, motre el Reino. •
Munich, 1 fèTrier 1S15 (f . 2. 498.9!
MONTGELAS.a WREDE (Intercepta] [en français).
Je profite du départ d'un courrier anglais pour adresser Votre Altesse quelques lignes en supplément à ma dépéch d'hier. J'ai vu une lettre qui entre dans plus de détails quej n'en avais eus jusqu'ici. Elle est du 31.
Il y est dit qu'on y proposait une ligne en faveur de 1 Pru.sse qui enlèverait, outre le cercle de Wittenberg, ui partie du cercle de Leipzig, la Basse-Lusace et Torgau au r de Saxe et ne lui laisserait que 1,300.000 ûmes.
C'est un peu dur pour lui. Mais c'en serait cependant as« pour notre politique, si on n'y avait joint des sacrifices i côté de la Moselle qui compliquent nos échanges.
En général, tout cela devient si dîflîcile qu'on devra presque désirer de n'avoir jamais été obligé d'entamer àt plans. Plus nous pourrons garder du côté de la Bavière, mteu ce sera.
L'innviertel est fertile, industriel, facile à amalgamer le reste du pays- La plaine de SaUburg est un paya de grand culture jusqu'à Werl'en. Nos salines ne sauraient se passa de Berchtesgaden. Je sais bien que le traité du .1 juin (I donne des droits incontestables à l'Autriche ; mais enfin i Cour de Vienne trouvera souvent des obstacles qu'elle o'a pi la force de vaincre et, si cela était, des va<ux patriotiques 4 raient h leur place.
On dit Talleyrand furieux de la trop grande condescendau du prince de Metternich et surtout de l'indilTérence de l'An gleterre qui déclare se désintéresser de la Saxe et ne veut doO ner des subsides àpfrsnnne en motivant ce système sur l'ii dilTérence et la légèreté du cabinet de Vienne sur la Poli^ et qui ne tient rien actuellement d'intéressant que le sort d roi de Saxe.
C'est ainsi que tout va de travers et que l'un rejette i faute sur l'autre.
LE» OL'ESllUNS DE SASU liT DE POLOGNE 175
Vienne, S février igis[F a. 49^.919 nil :). ÏBI1NI DI SPOSETTI à LEIPZIGER (1) (à Rawa)[/n(erce/)/a). Ce qu£ 1b Ptusic aura d« la Saxe al de la Pologne.
Tout est en somme réglé. Nous aurons 813.000 âmes de la !,mai6 ni Dresde, ni Leipzig, ni Baut^en, et de la Pologne, ce qu'en 177i on avait cédé au Grand-Duché de Varsovie,
département de Posen-Kalisch jusqu'à la Proszna, moins cc- Kalisch. Le reste sur le Rhin. En somme, environ ,000 4mes de plus que ce que nous avions en 1H05. On nous iThorn, mais Cracovie devient ville libre.
On publiera le tout en détail sous peu dans les journaux de in. La commission, qui s'occupe des alTaîres de Pologne, :he assez bien et est jusqu'à présent animée d'un bon es- L'autre(2), la plus importante, ne s'est pas encore réunie, acbe un grand prix à en faire partie. Espérons qu'on prora bientôt à la prise de possession et à l'organisation. I prince (Hardenberg) a été terriblement occupé jusqu'iti
c'est û grand'peine seulement qu'on arrivait à l'entretenir aflaîres capitales. Maintenant il pourra v donner plus de ps. Nous espérons rentrer à Berlin dans les premiers jours nai en passant par la Sllésie.
P, S. — Nous avons 2.500.000 âmes sur le Rhin.
icmlc, D février ISIS (F. 1. 493.919 nd 2).
INHIELM k MAVROJENI {Intercepta) (en français).'
L'slUirc Ile SaxG réglée le 7 au soir. Ce que la Piusse a oblenu.
Lm affaires de la Saxe ont été terminées hier soir dans une des cinq puissances intéressées (3).
.Oncter prussien, ami intime de Zerbooj. Il availilé dona le temps bccu«£
c lui de haute trahison.
• Cdie qui s'oceupsit de la Saie.
>Cf. d'AnoBBEn», T 06. Cinquième protocole de la «éance du S Tivricr 181 1 ;
lea, Tï*. sUitme protocole de la séance du 10 fivrîvr ; ibidem, 773. Sep-
■I protocole de la séance du 1 1 février IBIS des Plénipotentiaires des Cinq
La Prusse a renoncé à Leipzig contre les cercles de Naumburg et de Gôrlitz que T Autriche a ajoutés à ses offres et contre quelques concessions ultérieures dans les Pays-Bas. Voilà ce que j'ai appris comme très sûr et je m'empresse de vous en faire part.
1566. Vienne, 11 février 1815 (F. 2. 498.930 ad 2).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 11 février 1815.
1567. Vienne, 10 février 1815 (F. 2. 498.920 ad 2).
Rapport à HAGER Surveillance de Marie-Louise.
Marie-Louise déjeune avec le roi de Prusse le 9.
1568. Vienne, 10 février 1815 (F. 2. 498.920 ad 2).
Rapport à HAGER
Conférence le 9 chez Hardenberg avec la Besnardière. Munster, Capo d'Istria, Clancarty et Jordan, Hardenberg se fait remplacer par Humboldt.
1569. Vienne, 10 février 1815 (F. 2. 498.920 ad 2).
Rapport à HAGER (en français).
Causes du froid qui a existé entre Alexandre et le roi de Prusse.
Voici comment Willié explique la dernière petite brouille entre le roi de Prusse et Alexandre.
« Il est probable, m'a-t-il dit, que c'était parce qu'il était revenu à Alexandre que des émissaires prussiens remplissaient
LES ijL'ESTlU^S DE i
S tavernes de Londres et se réunissaient au Calé du Lloyd
r ^gner des parlisans aux séances du Parlement et que
i propos fanfarons, qu'ils tenaient là-bas, aussi bien qu'à
f Vienne el partout où il y en a, étant parfaitement les mêmes,
Étaient dictés par le Gouvernement prussien.
»70. Vienne. tO Tivrier 1815 (F. 3. iSg.SîO od !|.
![.., !, IIAGEK
Itunocignemcuts pris pur lui chez le comlc de Rechberg.
La Prusse répond îi l'ultimatum par une contre-note, mais I ne croit pas que cela puisse retarder la solution (1). La Bavière négocie au sujet de Salzburg et de l'Innviertel, fo'elle cédera contre l'attribution d'un territoire de 400. 000 âmes lire le Rbin et la Moselle;.
yri.
Vienne, 10 février 1SI6 (F. 2. *08,B:o ad 2). ■
FRKDUI à HAGKR (en français), Ne^selrodc rentré an grice auprt» d'Alexandre.
Le NoDce m'a appris que, grôce à la médiation de la grandeichesse Catherine, Alexandre a de nouveau accordé sa conince à Nesselrode.
Vienne. 10 février 18iS (F. !. 4B8.9Ï0 Bd 2).
Nota à HAGER (en français).
gemcnl pour la S«xe cl lu Pologne déplaît à loiil le mondée
Bien qu'on soit satisfait de voir avancer le Congrès, l'arlemeut à propos de la Saxe et de la Pologne n'en déplaCt I moins à tout le monde.
[ t. et. il'An)sne»a, '00-707. Cinquième i'rolocolc de la séance du & tévvitr ~tU 4m Pl^ai]>ol«nliaîrcs des Cinq Puissances cl Ibidem, 'i01~:2i. Mémoire a prioet de Hardcuborg, Vienne, 8 février 18la.
Aux Autrichiens, parce qu'ils n'ont plus de frontières au nord et parce que la transaction fait du roi de Saxe un préfet prussien.
On adresse presque de tous côtés à Vienne de vifs reproches à la politique et à la faiblesse de Metternich.
Les Prussiens trouvent qu'on a trop rogné leur part.
Le roi de Saxe gémit parce que cet arrangement ne tient aucun compte de ses droits.
On raconte que la reine Caroline Murât a fait lire, à Naples, à toute la cour deux lettres de Metternich remplies de protestations d'amitié et d'assurances de dévouement.
Il y a trois jours Wellington était invité à diner à la Cour. Il se fit excuser à cause de sa santé et fut diner le même jour chez le comte O'Reilly (t) que depuis trois ou quatre ans on n*invite plus à cause de ses liaisons intimes avec les ministres de Murât qui travaillent toujours chez lui et y sont les dieux du jour.
SIBER à HAGER
Envoi du rapport de von Krametz sur Schwarz.
Pendant son séjour ici, Schwarz a surtout fait des affaires avec Elkam sur des produits et des denrées, avec Caith (?) quand il s'agissait de réalisation de valeurs. Il a échangé des titres (obligations, pour la plupart autrichiennes) contre des traites à l'étranger.
On n'a pas pu arriver à connaître le chiffre exact de ces transactions, parce que le jeune Caith, qui a conduit seul ces opérations et qu'on aurait pu facilement sonder et faire parler, est parti pour Trieste. Mais rien dans tout ce qu'on a appris
1. Peut-être le comte André O'HeilIy (1742-1832), générai de cavalerie el commandeur de l'ordre de Marie-Thérèse, qui prit sa retraite en 1810, un grand ami du prince Jean de Liechtenstein et dont il est question à propos des chasses à courre que le prince donnait à Eisgrub, « chasses, lit-on dans le livre du colonel Cristb {Pêld-Màréchêl Johênnes Fûrst von Liechtenstein), où malgré ses 70 ans il était toujours dans les premiers et tout près des chiens. »
ci ne permet de croire que h goiiverncmenl russe ait «iargé Schwarz de peser sur le cours du change. Lors du ntour du jeune Caîth oa saura esactemenl à quoi s'en tenir. Ponr ce qui est de Liebmaun (Ferdinand), on croit que le cban^^menl intervenu dans le change lui a été avantageux, il ma, CD effet, acheté à l'avance pas mal de numéraire. On lu nrreille, mais il est très Ou et très prudent.
Vienne, 9 Kvrier 18IS (P. 3. t9S.9!0 ad 2]. iNSTORKt-' à SCHULENBURG [Inlercepla) (en français).
J'anis espéré, mon cher comte, vous rapporter l'incluse te de Metternich àHardenberg du 28 janvier)(l) moi-même, il un rhumatisme me conline chez moi, je crois, au moins ir plusieurs jours. Je ne saurais trop voua remercier de cette Itéressanle communication.
S TOUS possédez la dernière déclaration prussienne, si tant ti([ii'il en existe (2), vous mettrez le comble à vos bontés en MÙcommuniquant. Pourquoi ne puis-je vous féliciter d'une "" i issue de votre désolante alTaire ? P. S. — On parle d'une proposition de Wrede, la possédei-
ifS. Visnne, lï février I8IS iF. 1. 49It.95I ad 3).
HAGERà lEMPERKLR
Uuraoreau Bt rapiiort Journaliei' du 13 février.
U loi sigoale le travail auquel les Russes se livrent contre Htternich et les calomnies qu'ils font répandre contre lui.
|-Ct4'&MiDn«n(i 10T7-SBÎ). Note du prince de Mellernicli el coulre-projel
pUn reUlif k la roconsLi-uclion de la Pruise joiiil â la noie du
lUrdenben; du 13 janvier ISl». Vieime, 3S janvier 18IS. coniignAe
vu prwlocole de la séance du 38 janvier ISIS de» plénipoleotîMire»
Oaq PntMJuic««.
O.tf'Aauusnu. 701-T31. Mémoire du prince de Hardenberg du 8 février 'UdMItdotUK l«cluret la séance de ce jour. Cf. Ciaquiènie ProlocDie de téTricr Igtï.
1576. Vienne, 11 février 1815 (F. 2. 498.92J ad 2).
Rapport à HAGER Sur les pièces qu'on a interceptées et celles qu'on n'a pu saisir.
On n'a pas pu saisir chez Castlereagh les paquets destinés à diverses personnes contenant le portrait du Prince Régent, mais on a réussi à mettre la main sur ceux qui se trouvaient chez Stewart, Nesselrode et Stackelberg.
1577. Vienne, 11 février 1815 \F. 2. 498.921 ad 2).
Raiport à HAGER
La correspondance de la Reine Ilortense avec Eugène reçue et transmise par Tentourage de Talleyrand.
Il est hors de doute que la Reine Hortense correspond secrètement avec le prince Eugène qui, lui, correspond avec Marie- Louise et son entourage. Les lettres sont reçues et transmises par quelqu'un de Tentourage de Talleyrand. L'entourage de Noailles s*en préoccupe et le jeune comte de Bonnay m*a sonde à ce propos.
1578. Vienne, 11 février 1815 (F. 2. 498.921 ad 2). .
WEYLAND à HAGER
Surveillance de Marie-Louise.
Marie-Louise se promène le 10 avec son fils et M"* de Montesquieu. Neipperg y dîne, mais, comme la veille, il rentre aussitôt après en ville.
Bausset est toujours souffrant, et M"* de Brignole sérieuse-
tnent malade.
I rdvriei- IBIS (1^. Z. 499,921 nd S).
HT à HAGEH (en fraiiçaia).
Eugtne. Amitié qu'il coalimie à lui Uinoi^^cer .
Alexandre dîne aujourd'hui chez le prioce Eugène, qui dîne demain à la Cour et se croit sûr d'obtenir une souveraineté {lice k l'amitié qu'Alexandre lui témoigne.
MO. Vienne, 11 février ISIS (F. :. 398.911 ad 3)
RAPPonT à HAGICR Bruildc (Uparl dci souverains en mars. MiconLeatemenl des Bavarois.
te Comte Witt m'a afiirmé qu'Alexandre partira dan» les pnioiers jours de mars.
Le Roi de Bavière quittera Vienne quelques jours avant lui ISb de le recevoir à Munich.
Le Roi de Prusse partira au môme moment. Il paraît satis- «it de la solution donnée à l'affaire de la Saxe.
Les Bavarois sont mécontents. Il paraît que l'attitude dic- Utoiialc de Wrede leur a nui.
Ol Vicanr, il février 18IS (F. I. 498.921 ad I).
Rapport à IIAGEH
Snrreillance de llardcnbcrg et la conférence du 0 ohet MotterDieh, 1
Ilardeaberg a été, le 9 à 8 heures du soir, avec Humboldt la conférence chez Metternich (1), qui dura jusqu'à minuit et deitûcl.'i Inquelie assistèrent Talleyrand, Cnstlereagh, La Tour Pin, RazoumolTsky et Capo d'Istria.
ce giafrale jusqu'il
184 LES DESSOliS UU CONGRÈS DE VIENNE
de Prussiens affectent d'être fort méconteots, je puis i (jue quelques personnages, et non des moindres parmi eu m'ont déclaré qu'en réalité ils ne comptaient guère que ta au plus sur la moitié do ce que la Prusse a obtenu.
En revanche, le roi de Prusse a trouvé moyen d'à petite afCaire avec Wellington.
Il lui avait fixé une heure pour le recevoir hier matin, mai comme il s'attarda chez Isabey qui fait le portrait de la corn tesse Zichy, il n'était pas encore rentré lorsque le duc se pré senta. Aujourd'hui, désireux de réparer la faute qu'il avait con mise, il lit dire au duc, qui se trouvait chez le roi de Bavière ([u'il l'attendait au sortir de cette audience.
"Wellington lui lit répondre que toutes les heures de sa joi née étaient déjà prises.
On lient cette anecdote du grand-due de Bade qui l'a racoo tée partout ce matin.
Vienne, Il février 1815 IF, S. 496.»l «d S).
ZRHBOM DI SPOSETTI au Baron do REIBNITZ {à Opatow] (1) {/nlercepla).
Tout est réglé pacifiquement, amicalement. Ou a sigaé nuit les articles de la grande Convention qu'on va rédiger (!
Nous recevons, de la Saxe 830,000 âmes avec Gôriil Naumbuig, Torgau, Wiltenberjj ; de la Pologne, ce que avons cédé en 1772. La Proszna sera la frontière, sauf à hti tour de Kalisch, qui reste avec tout le district à la Pologne.
Le reste sur le Rhin, où malheureusement il nous faut forts pour jouer le rôle qu'on nou^ attribue.
Cracovie devient ville libre et une commission des trois puis
t. Prâsidenl •iip*rieui- k Brieg.
ï. d'Aîionnano, 77Î-771, SopliintB prolocole du la siance du I . Uuïlième protocole de la si-«nCB du l: féwcier. NeuFÏtme protocol ' Bce du 13 Kvrier de» pUnipolenliiirei des cinq puiaiance*. ltlii^ :.Anavt«i ■» loplitme protocole et ISDI,Aanci» bu ucuvitme p
>aQces (dont je fais partie) s'occupe de la Constitution de cette République.
On attend le Roi de Saxe à Schônbrunn.
Alexandre partira vers la fin du mois pour Munich, Stutt- ^'ard, Karlsruhe et Berlin.
Il y a encore beaucoup à faire ici. Nous espérons pourtant partir fin mars.
La Prusse va recevoir une Constitution.
L'affaire de Bavière doit se régler de miaute en minute.
Il nous faudra changer toute l'organisation des provinces du Rhin.
1587. Vienne, 11 février 1815 {F. 2. 49^.921 ad 2).
BENRSTORFF à PLESSEN {Intercepta).
Analyse des points priucipapx de la note prussienne du 8 février.
En réalité, l'Autriche aura en Allemagne 750.000 âmes de plus qu'en 1805 et une bien meilleure frontière.
La Prusse, au contraire (puisqu'on ne peut pas faire entrer 'Q ligne de compte 250.000 âmes qui font partie des Etats des Princes médiatisés) en aurait 330 .000 de moins qu'en 1806.
La Prusse propose de partager la Saxe de façon à ce qu'il lii en revienne 900.000 âmes au lieu de 7 à 800.000, différence •ssez faible puisque Castlereagh a consenti à lui accorder 50.000 âmes syr la rive gauche du Rhin.
La Prusse rejette la proposition de TAutriche quant à Tarnopol. Fulda sera pour moitié à la Prusse, pour moitié à Weimar. Enfin TAutriche renonce à tout droit sur l'Ortenau et le Brisgau.
1388. Vienne, 10 février 1815 (F. 2. 498. 921 ad 2).
HEÏLMAXN à son père (Intercepta).
Bonne tournure prise pour les alTaires de la Suisse.
Tout va bien. Il ne faut plus qu'un peu de patience. La ^'raade conférence du 9 (1) a renvoyé avant de se prononcer l '^ propositions à un nouvel examen de la Commission.
l-Cf. d'AnoBBBRO, 736. Neuvième Protocole de la séance du 9 février 181â '^^* PiénipotenUires des huila Puissances signataires du Traité de Paris.
1589. Vienne 11 février 1815 F. 2. 498. 921 ad 2 .
Comte de SALMOUR à la Comtesse TYSZKIEWICZ-PONIATOWSKA à Paris (1) {Intercepta).
(en français).
Nouvelles de la Société. Les Auersperg et Alexandre. Le roi de Prusse et la Zichy. L'affaire de Saxe est réglée et le Congrès tire à sa fin.
Les nouvelles de la Société deviennent toujours moins iûté Fessantes. Depuis que le carême a mis fin aux plaisirs, Ic«i Souverains paraissent vouloir goûter les charmes d'une Société intérieure et intime. Les charmes de la Nièce ont fait pardonner à VOncle d'avoir été cause de la perte de la bataille d'Auslerlitz (2) et l'Empereur Alexandre a demandé au prince d'Auersperg à souper.
Le roi de Prusse vit absolument en famille. Tout ce qui porte le nom de Zichy le suit partout, et comme ladj Castlereagh reçoit du monde, Sa Majesté y est venue, il y a trois jours, et aussitôt le salon s'est trouvé rempli de trois dames Zichy. Cet empressement a quelque chose de conséquent et n'échappe pas aux sarcasmes des bons Viennois.
Au reste, on abienTair d'être extrêmement fatigué les un^^ des autres. Tout le monde espère que cela tire à sa fin, maintenant que l'affaire de la Saxe est finie. On ignore si le roi de Saxe souscrira à cet arrangement. Je le voudrais parce que, ne cherchant à son service ni fortune ni honneurs, il me suffit d'avoir quelque chose à ajouter à ma fortune délabrée pour vivre à Paris. Ce sera à M. de Talleyrand qu*appartiendra l'hooneur de la décision de cette affaire, s'il veut s'en mêler.
HAGER à TEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 13 février 1815.
Intercepta pris le 10 chez Castleréagh, Stackelberg, Rechberg, Hardenberg, Humboldt et Dalberg.
1. Sœur du Maréchal prince Joseph Poaiatowski et ennemie acharnée d: Napoléon.
2. Allusion à la faute commise en 1805 par Auersperg qui céda les po'jl> de Vienne aux Français.
LES QUESTIONS DE SAxE ET DE POLOGNE 187
Il appelle rattention de Tempereur sur les chiffons trouvés chez Dalberg.
1591. Vienne, 11 février 1815 (F. 2. 498.376 ad 2).
Rapport à HAGER Surveillance de Marie- Louise.
Visite de deux heures du D' Franck au roi de Rome.
Le secrétaire de Dalberg apporte à 5 heures des lettres que Marie-Louise fait donner à Méneval.
Neipperg dîne à Schônbrunn et rentre en ville à 11 heures avec Comacchia.
1592. Vienne, 12 février 1815 (F. 2. 498.380 ad 2).
Rapport à IIAGER Surveillance de Marie-Louise.
Marie* Louise emmène le roi de Rome avec M"' Hurault(l) ^ la Burg^ mais le renvoie ensuite à Schônbrunn où le petit prince est de retour à 3 heures.
Neipperg et Cornacchia y dînent et y restent jusqu'à minuit.
1593. Vienne, 12 février 1815 (F. 2. 498.376 ad 2).
Rapport à HAGER
Surveillance de Lôwenhielm.
Du 9 au 11, Lœwenhielm a passé chez la Werzer tout le temps dont il lui a été possible de disposer.
}' Uoe demoiselle Katzenec, une des femmes rouges de Timpératrice, rcs- '^^ aa service de Marie-Eouise comme lectrice, mariée à M. Hurault de Sor- ''é«, capitaine de flanqueurs au service de Bonaparte (cf. Welvbrt, A^apo/éon '■t Is pob'ce fODff U Première ResUuràtion, p. 171-173).
ielS(P. 3. 498.380 ad I).
iT k HAGER
llUnce du priace Eugène.
On signale ses visites presque «luotidiennes chez M"' bcrt.
Alexandre I
icnne, Il février ISIS (F. i. t»g.3;-i ad :
Rapport à HAGER (en TrançaUi
B rcchercho d'un èlabliisomanl s pour te prince Eugène.
Allemagne
Le Congrès va, paraît-il, s'occuper maintenant de I Alexandre insiste pour que l'on trouva h Ëngèno u
blissement d'au moins 306.000 ilmes en Allemagne.
prendre, si ce n'est sur la Bavière ?
Ce qu'on dil daii
i-roBT à IlAGER (en françaia).
c public du Congrts, de se* suites ot de la siUi
Le Congrès semble terminé, puisque le roi de Saxe j retourner à Dresde et gardera Leipzig et que le dvuâ Varsovie va rester à la Russie.
croit en général que la reine d'Etrurie repreadK
Parme, dit que le grand-duc de Toscane obtiendra Lticqn dépendances, mais qu'il renoncera à ses domaines e ic en faveur de Marie-Loui.<;e et de son fils,
croit savoir que le roi de Prusse aura une bonne ]
Saxe cl les deux rives du Rhin ; que Luxembou^
nuùoD de Nassau et recevra une garnison mî-prusa
" lodaîw.
On prétend qu'on travaille sérieusement au divorce de Bonaparte ; que Farmée autrichienne ne tardera pas à être mise sur le pied de paix ; que le roi de Prusse partira le 1*' mars et qu'Alexandre ira le voir à Berlin.
1597. Vienne, 12 février 1815 (F. 2. 398.380 ad 2).
.... à HAGER (en français).
Pourquoi la France ne déclarera pas la guerre à Murât.
Baptiste (1) m'a dit que, d'après tout ce qu'il savait, malgré le désir qu'en ont les Bourbons, les princes bien plus que Louis XVIII, la France n'oserait pas cependant entreprendre de chasser Murât de Naples.
Il m'a ajouté que l'armée française était pour Murât et que dans ces conditions ce serait une grande imprudence que de Youloir risquer des opérations contre lui.
1598. Vienne, 12 février 1815 (F. 2. 498.380 ad 2).
.... à HAGER
Surveillance du4>rince Henri Lubomirski.
Le prince Lubomirski est destiné à occuper une des plus hautes situations en Pologne. Je l'ai encore vu hier chez la comtesse Zielinska. 11 a été extrêmement aimable pour moi et m'a promis sa protection pour mon procès. J'ai remarqué qu'il a témoigné beaucoup d'attention au prince Cariati, auquel il Ht une espèce de cour et qu'il ne quitta presque pas de toute la soirée.
1. Peul-élre s'agit-ibici de l'ancien secrétaire du duc de Gallo.
190 LES DESSOUS DU CO?<aRÉS DE VIENNE
1599. Vienne, 7 février 1815 {V. i. «8.380 ad. 3),
Prince de SCHOËNBURG {I)à STEIN ChifToD ramissé cbex Slein.
Le prince appelle son attention sur la situation dans laquelle il se trouve, lui et ses Gefs, et sur la nécessité de les lui reconnaître dans le traité qui interviendra à propos des affaires de Saxe.
1600. Vienae, 9 février 1815 (F. 3. «98.380 td ï).
ZERBONI di SPOSETTl (Chiffon) (analyse).
Sur le projet d'Anstett présenté la veille & la conférence el ayant trait à une amnistie à accorder aux Polonais. Il lui semble qu'on ne pourra se prononcer ^^u'après mûre réflexion. Mais, d'autre part il pense qu'il y a intérêt à prononcer, sans plus tarder, l'annulation de la Convention de Bajoane (2).
1601. VicDDC, U février 18U (F. i. 498.390 ad J).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier duli février IBIS.
Transmission des Intercepta du 12 pris chez Stackelberg, des ChiffonsKTowiés chez Humboldt, de lettres de Paris prises chez Noailles et d'une lettre de la princesse Radziwill au prince
1. Schœnburg-Waldeuburg (0 thon -Victor, prince de) (1781-1859) avait tuecédé A «en père en ISOO.Ct Gb««, r»j«fiJeh«r, 13 février... Affaire des prioct» de Scbcenburg 1 l'arrangement de iiqueltej'ai contribué.
3. Cf. d'ANOBBERo, 772. Septième Protocole delà séauce du 11 févriar MM des Piénipotentiairei des Cinq PuisMnce* :
• On procède 1 la lecture ot i l'eiaraendes arUcles joinlsau procès-verb»! présenté hier sous Lit G.
■ ... l'art. V, par lequel la Convention de Bayonna du lOmai lioSealae nuléc, est pris a<f rtfertndttm pai' MM. les Plénipotentiairea de Ruasie. •
t-ES QUEST10>S Dt: SAXE ET DE rOr.OG?iE 191
^ (i Vienne), de Berlia le 7 février 1815 (analyse). (La «se lui raconte comment on passe le carnaval à Berlta i donne des nouvelles de leurs enfants.)
Vicnno, iï février ISIS (F. 2. 49B.S90 ad S).
Rapport à IIAGEIt
SurveiUBDce du prince Eirgi-nc.
1 rend compte des promenades prcîque quotidiennes que ■ prince Eugène fait avec Alexandre.
Vienne, 13 février IMIS (F. J. i98.390 ad S).
RAPPoaràUAGEU
Dépari de lord Casilercugli.
itof contre-ordre ou empêchement, lord Gastelereagh pai I demain le fi.
■; 13 février IBts (F. 3. 198.390 ad ■2). WEYLAND à HAGKlt
i-Louise a eu avec Dalberg un entretien secret pen- \ plus d'une heure. On attend à Sch/lubrunn l'arrivée du ' t de Brignole.
■Kripperg y a d!aé la veille et n'est parti que vers minuit. 1 Mt^^rA l'articledela iri'ener Zeii««y relatif aux précautions pm il l'Ile d'Elbe, on dit à Scliiïnbrunn dans l'entourage ■ Uarie-Louise et jusque dans le personnel français à son e,que < L'oiseau ne tardera pas à s' envoler et que les Ani» auront beau faire, Napoléon ne tardera pas à leur bniler a polUetse ».
Bausset est assez sérieusement malade.
Le prince Eugène, venu samedi soir (le H), est parti sans avoir parlé en secret avec Marie-Louise.
1605. Vienne, 13 février 1815 (F. 2. 498.390 ad 2).
G... à HAGER (en français).
Le règlement des affaires de Saxe. Les journaux à la solde de la Prusse.
La Prusse et la Bavière.
On m'affirme qu'Hardenberg a fait hier 12 une nouvelle démarche chez Metternich à propos de la Saxe (i).
D'autre part, j'ai su par le général Steigentesch que l'accor(î est fait au sujet de la Saxe et qu'il sera signé le jour de la naissance de Tempereur François (2).
Le nouveau journal, que Cotta (parti d'ici le 10) va publier pour le compte delà Prusse, aura pour titre Ncuer Hamburger Beobachter {Hanseatische Zeitung).
Le Neuer Berliner Correspondent est un autre organe qui, comme le Rheinischer Merkur, est alimenté par les communications officieuses de la Prusse.
La Prusse veut à tout prix s opposer aux agrandissements de la Bavière. Elle voudrait même l'amoindrir et refaire du roi un électeur.
1606. Vienne, 13 février 1815 (F. 2. 498.390 ad 2).
à HAGER (en français).
La mauvaise humeur d'Alexandre. Ce qu'Alexandre a dit au roi de I*riif'^e
et ce qu'il pense de la Paix.
M. de Willié, auquel je parlais de la marche du Congrès, m '• dit que l'empereur Alexandre, gardait depuis quelques jours
1. Cf. d'AnoBDBRO, 772-777. Septième Prototîole delà séance du 11 fé^ri^' 1815 et huitième Protocole de la séance du 12 février 1815 des Plènipoleo'iai Tes des Cinq Puissances.