‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 29 sur 171 · L'Empereur François était né le 12 février · texte numérisé non relu

L'Empereur François était né le 12 février

orne silence, iloat le motif était facile à péaétreret qui 1 d'autre raison que son méoontement sur le cours des

but ce qu'il savait, c'est qu'Alexandre avait dit au roi de

ksse en présence du prince Wolkonsky :

En voulant concerter une pmx durable, on n'a fait que uvrir de cendres le feu d'une guerre inévitable qui éclatera X peu et dérangera l'édifice politique projeté à Paris et L«cuté h Vienne. »

fiïricr ls)a|F. !. lW.39o od s).

T à HAGER (en fratic^iis).

Le but pounuivi par les Cours étrangères cl le à regard do Murât.

Aeonversation chez le prince Galilzîne roula presque exclu- BOMot sur le l'.ipe et le roi de Naples, et Strogono[r(i) lit ■rrvation que les Cours étrangères excitaient Murât h la lAnite qu'il tenait, probablement aGn d'avoir une raison le mettre h la raison, parce qu'il est impossible de laisle lr6ne en Europe un homme qui n'était pas né pour et mfme pour y monter el que Bernadette aurait le sort ii attendre.

briller ifane 90

DB. Vienoe, 13 février IfllS (F. 3. fax. S90 ad 3).

■M» du relard «pporl* au départ de Lord Casllereogh. Une scène faite par ^ prtDoe rojr*l de Davitre A titein lors du bal de SLackelbcrg. Les dépenses il !■■ datte* de Genli el ta provenance de cet argent. La correspondaDce kn4t« it« Ucrie-LouiAe. La miasion du général von Grolman auprè* de

La marquis Brancaccio, de la suite du prince Léopold de bOe, dit que lord Castlereagh a remis son départ à cause d'un

arrêt nouveau survenu par rimpossibilité de se mettre d accord sur rétablissement à accorder au prince Eugène. On veut lui donner Deux-Ponts, mais Tentente n'a encore pu se faire à ce sujet entre l'empereur Alexandre et la Bavière qui réclame dans ce cas une compensation.

Le prince royal de Bavière a eu, lors du dernier bal chez Stackelberg, une prise avec Stein, le comte Hardenberg, Potocki et Capo d'Istria (Renseignements que je tiens de M. de Salpervick (1) neveu du marquis de Saint-Clair). Le prince royal de Bavière a dit à Toreille, mais tout haut y à Stein : « C'est de vous », pour lui marquer qu'il le tenait pour l'auteur de Tarticle sur le Congrès, les princes et les ministres, paru dans le Rheinischer Merkur,

Stein, piqué au vif, s'oublia tout à fait et cria en français et de façon à être entendu, au prince qui s'était éloigné de lui : « C'est là une insolence et une impudence. Gardez-vous de € la répète)' (2). »

Capo d'Istria a dit alors à Stein : « Laissez-le, il parle sfin< sens commun^ inais il pense bien, »

Et Potocki d'ajouter: « C'est pourtant trop fort j maisjf' « çais cous raconter ce qu'il a dit à la Redoute à un Prus- € sien : < J'estime fort le Chancelier y mais pourquoi a-t-il « auprès de lui cet Humboldt ? »

Le comte Hardenberg dit alors à Stein : « Parfaitement, € il l'a dit à Bartholdi, après lui açoir demandé s'il étwl € au service prussien^ et lorsque celui-ci lui eût déclare « que pendant la guerre il aidait été attaché à la Chan- € cellerie d'Etat, au Cabinet des Affaires Etrangères, »

1. Armand de Salpervick. Cf. Rambaud, Af^moires'de Roger de Dàmas^ l^oi- 1814. Lettre de la reine Marie-Caroline à Damas. Hetzendorf, S août li^U- Page 450.

2. Un autre agent de Hager rendit également compte de cette scène, mai^ d'une façon quelque peu différente.

« Le prince royal de Bavière se plaça derrière Stein et lui cria à plusieurs reprises ces mots qui (figuraient dans l'article du Rheinischer Merkur) : • 11 «!> prince royal) n'est plus ce qu'il a été. • Stein se retourna et le prince répéta la phrase et Stein de lui demander : « Que veut dire par là Votre Altesse Royale ?» — Le Prince : « C'est fort simple. Je cite le passage ii^urieux pour moi du Rheiniicher Merkur ». — Stein : « Je n'ai rien à voir avec If Rheinischer Merkur, » Et le prince royal de s'écrier en répétant encore U fameuse phrase : « Ce n'est pas vrai. • Mais Stein élève à son tour la voix ' « C'est là une impudence et une insolence, » Le Prince Royal s'éloigna, mais pas mal de gens ont assisté à cette séance et ne parlent que de cela. •

Uq *09l étonné eucore cheï le baron Frieaen (I) des somp-

udiaersdoaaés pur Gentz.de ses grosses dépenses, jde ees

PwMÙu cooslanls d'arg;ent et des emprunts qu'il taisait par-

I iouLUo ne se l'espli(|u.tit pas, rien que par l'appui de Metler-

» se demandait d'où il tirait les sommes énorme*

joil dépense et celles qu'il perd au jeu.

A propos de In correspondaDce secrète de Marie-Louise, j'ai

a nmi qui était ces jours-ci chc. Neipperg h la toin-

t nuit,qii'en entrant il a i'iôlé et senti se glisser vers

> une personne qu'il n'a pu reconnaître, La question,

IpM k ce sujet au général et au lieutenant-colonel Hia-

ki, Jes gêna au point qu'ils évitèrent de répondre. Pen

a après, Neipperg demanda à Hrabrowski s'il lui avait

lis et s'il n'avait pjs oublié les derniers papiers venus

■ là-bas (SchÔDbrunn).

I Hrabrowski lui répondit tout bas, k l'oreillG. I Phts tard, au moment où mon ami partit, Hrabrowski lui ut après, jusque sur le palier, et le pria, parce que tel L le désir du général. « rfe n'en rien dire à personne ». D croit que le général Grolmana est venu ici pour prier, an 1 de l'armée, le roi de Prusse de tenir bon sur l'alFaire de

.A-LHERI di SOSTEGNÛ à SAINT-MARSAN {Inlercepla) {en français).

e départ du due de Wellington avait fait ici une assez forte ipresiuoit inspirée par la crainte d'un refroidissement entre K deux Cabinets, tandis qu'il paraît qu'on a simplement, I avoir h Vienne un homme assez imposant pendant que lereagh est obligé de se rendre à Londres, ! n'a pas une grande passion ici pour le duc. Je crois I ne le trouve pas assez souple, et d'ailleur<ï on s'imagine a tfo ebainhelUn* ilii roi de Saie.

qu^il est peu disposé pour la France et qu'il doit aimer de préférence Tétat de guerre qui lui fournit des occasions de moissonner des lauriers, tandis qu'on devrait lui rendre plus de justice et ne pas oublier que ce héros de notre siècle a su épargner le sang humain et concilier ses différents devoirs avec ce qu'on doit à l'humanité.

Il passe pour être aussi habUe dans les négociations que dans le camp. J'ai lieu de le croire fort bien disposé pour le roi et qu'il prendra à cœur ses intérêts. J'ai tâché de lui témoigner toute la confiance qu'il mérite et de le tenir au courant de ce qui nous regarde. J*espère que tu en seras content et que sa froideur apparente n'empêchera pas que tu le trouves comme moi, très obligeant au besoin.

1610. Paris, 3 février 1815 (F. 2. 498.390 ad 2).

PASSY à la Comtesse DE BRIGNOLE (InlercepU). Impatient de recevoir l'ordre de rejoindre^il demande a être fixé sur son sort.

« Après cinq semaines données à l'impatience de me voir retardé par ce maudit mal de reins qui a pris naissance à Aix, au moment de partir pour vous rejoindre^ je reçois votre petit message verbal.

Je vous confirme qu'il m'a sensiblement contrarié. Je désire que ce ne soit qu'une contrariété passagère.

Je ne vois rien qui puisse motiver cette injonction d'attendre des ordres ultérieurs. »

Passy rappelle à ce propos à M"' de Brignole les conseils qu'elle lui a donnés au moment du départ, la protection qu'elle lui a promise, Tespoir qu'elle lui a laissé entrevoir d'un prompt retour. Il lui expose ensuite tous les inconvénients de sa position actuelle, le reproche qu'on lui fait de n'avoir pas demandé la croix de Saint-Louis, enfin l'impossibilité pour lui de prolonger son séjour à Paris.

« Veuillez me mander franchement ce que veulent dire : les ordres ultérieurs î Cela ne ressemblerait-il pas à celte phrase qu'on mettait jadis dans le Moniteur « Appelé à d'autres fonctions ».

€ On me soutenait hier qu'au dernier Carrousel c'était Sa

Majesté (Marie- Louise) qui avait distribué les prix et que vous aviez à Schônbruna de fréquentes visites du plus malin des B... (le prince Eugène). C'est vous, Madame, qui jugerez et saurez ce qu'il y a devrai ou de faux dans ces deux assertions. »

1611. Vienne, 15 février 1815 (F. 2. 498.398 ad 2).

HAGER à l'EMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 15 février.

Il lui transmet entre autres, à côté d*une longue liste et de Tanalyse à' Intercepta et de Chiffons ne présentant pas un très grand intérêt, un rapport de l'agent S... en date du 13 février, ayant trait à la surprise et à la sensation que causent dans tous les salons et les milieux de Vienne les efforts que fait l'Empereur Alexandre pour obtenir un établissement de 500.000 âmes en faveur du prince Eugène.

1612. Vienne, 14 février 1815 (F. 2. 498.390 ad 2).

Nota à HAGER (en français).

Nouvelles politiques et effet qu'elles produisent sur le public .

On dit qu'Alexandre exige qu'on donne au prince Eugène un état de 500.000 âmes ; que lui et le roi de Bavière en prétendent 300.000 ; que cet établissement du petit-fils de la Hévolution doit avoir lieu en Allemagne.

Un filsadoptif de Napoléon, un parvenu, un Français, fait sans raison, sans nécessité souverain en Allemagne, on en frémit.

Les Prussiens s'empressent de répandre partout le bruit que ce sont eux seuls qui s'y opposent et qu'à la honte du nom allemand rAutriche cède par égard à notre chère Bavière,

108 I.ES DES90l'S DU CONORÈB DE Vil

Votre Excellence comprendra facilement toute ]s qu'il y a dans cette conduite des Prussiens.

On dit que la Valtaline sera réunie au Milanais. Il n'est pt possible de faire autrement à cause même des difticultés i] rencontre sa réunion à la Suisse de la part des Suisses et i Grisons eux-mâmes. Les députés Vallelins et les Lombards, général, sont enchantés.

On dit qu'hier soir, le prince de Metternicb a été à SchAi brunn pour annoncer a Marie-Louise que le Congrès avait posé autrement de Parme et de Plaisance, qu'on rendait Bourbons de Parme en indemnisation de l'Etrurie.

Cette nouvelle déplaît aux Viennois qui regardent Maril Louise comme une victime à laquelle on 6te par li^ la récompense des sacrifices qu'elle avait faits pour le bo de sa patrie. Les Cosmopolites et les sag;es de toutes coulenj sont cbnrmés de cette restitution au prince légitime d'un F si injustement volé et tout le monde admire la justice et l'h nâteté de notre auguste maître qui sacrifie tout jusqu'aux blesses d'un pure, quand il s'agit de justice et de devoir.

Les Muratisles et les Suédois plaignent Marie-Louise, fl en sent la raison.

Le Pape, est, dit-on, menacé par Murât. Cela fait h tout le monde. Les Muratistes d'ici désapprouvent, tremU pour eux-mêmes, ou ils feignent du moins. Le Cardinal C saivi n'udmet pas que les choses en soient venues ri ce point

, HAGKR.

ntloQ entre Melt«raich el Wrede chei CistlorMfh. Le Pipe el I pcrcur d'Autriche. Alexandre et EugiDP.

Ir Pa affirme qu'il y a eu tout derDièremcnl chêi lord C4»t- Bagh une altercation asseï vive entre Wrede et Mellernirfu rede aurait été aussi grossier et violent que Mettcriiioli» ) calme et patient. Ce sont encore les Médiatisés et les quei- Bb qui s'y rattachent qui ont donné naissance & celte scène. a pvail que le Pape ne se gône pas pour s'exprimer d'uw

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