‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 30 sur 171 · LES QUESTIONS I · texte numérisé non relu

LES QUESTIONS I

' DE POLOGSË

im

ilière façon sur le compte de l'Empereur (1) et

licule les mesures de police que l'Antriche juge

t prendre.

kaarches d'Alexandre en faveur du Vice-Roi conti-

it à défrayer toutes les conversations. Les Français pré-

1 qu'il réussira et vont jusqu'à dire qu'il a obtenu pour

le pars de Trêves,

t révrjpr 1815 (K. î. 496. SI5 ad 2).

1 (iveiir (le la Prusse qui seiilo doîl el pviil dominer en L'eiiti'iile probable entre l'Aulriche el Is Bavière. Let prilec-

eap^soces de U Bavière,

t écrivains et les journalistes prussiens proclament el KDt que ; « l'Allemagne est et doit être dès maintenant l'autorité de la Prusse. Elle doit être prussienne pour

^ devenir française. L'Autriche, trop occupée en Italie

du côlé de la Pologne, ne saurait prendre en main la

'nue des intérêts allemands. »

te fait valoir,à l'appui de cette thèse, le fait que l'Autriche pas hésité à renoncer en faveur de la Suisse à ses droits Bftle, tandis que la Maison de Brandebourg conserve au

itnire son siège dans la Confédération Helvétique au litre

cujton de Neuchatel.

Lj Bavière semble de plus en plus décidée à une union el fi alliance forntelle avec l'Autriche. Elle croit pouvoir lui ntile et avoir par conséquent droit, a6n de s'indemniser

la perle du Tyrol, de Sal/burg et de l'Inn-Viertel, h obteoulre de Wùrzburg et du Palatinat Rhénan jusqu'au

iir, I>eus-Ponts, Mayence, la partie d'Ulm située sur la

■ droite du Danube, le Brisgau, ou à déf.iut un territoire entre le Danube et le lac de Constance.

CtsoDt là des exigence dont la Bavière rabattra un peu aCn

('enleadrc avec le Wurtemberg et de rester en bons termes ~ " et Darmstadt.

I, Corriij^DiiJîT;» JicditA dû Cardînati Coniah-Î e Pmc».

Le Wurtemberg aurait alors le Brisgau, la Forêt Noire le département du Haut-Rhin, et Bade recevrait celui du~ Rhin.

Telles sont du moins les idccs de Rechberg et de son r«

1615- ViaQne, 11 février 1813 (F.î. 198.390 «d ï).

.... à HAGER

Avances inl6re«s£ea de la Prusie A l'Aulriche.

La Prusse -semble cherchera se rapprocher de l'Autriefa sans pour cela ces.ier pourtant de tout mettre en œuvre afl de se rendre populaire en Allemagne et auprès des princ< allemands, dont elle désirerait s'assurer les voix dj Comité des Affaircfi d'Allemagne.

On igaore c

enne, 11 février ISiB (F, î, «8.390 ad ;).

©® à HAGER c la réponse que fera le roi de Saie. Sa v

e 1 Brûna.

Il paraît positif que le roi de Saxe va venir provisoiremei à Brûnn et on ne compte pas connatlre sa réponse ou son fus ou son acceptation avant une dizaine de jours.

On espère le décider à accepter, mais il paraît fort pea posé à le faire.

1617. Vieune, IS février IHtS (F. I. tSS.SIS ad S).

HAGER h rE.\IPERELR

Dunleroau ri rapport joiimilier du It février 18IS.

Il lui signale parmi les Intercepta celui de Gregor (Ko| drialTsky) à Ott ainsi que le rapport relatif aux meoées Tugend Btind et lui parle de certaines personnes qu'il soui h <x propos II une surveillance spéciale.

I QUESTIONS DE SAXE ET DE POLOGXE ^ tS tivritr IBia (P. 2. 498. SIS ad ÎK

Rapport a HAGER

kllcreagb a décommandé ses chevaux et remis son départ J

|^aod-di

1815 (1-'. ;. 49i.SISai

Surveillance du grand-duc de Bade.

^Taod-duG de Bade contiaue k mener la vie joyeuse, J4ï,il passa la soirée chez Geusau et resta avec des fera*^ psqu'à minuit. ]

i;i3, il recommença à souper et se fatigua au point de aej ^r se lever le lendemain avant 4 heures de l'après-midiJ M furieux p^rce que les journaux de Vienne ont dit qu'tfl (abdiquer. ^

iGraad-Duché est en mauvaise posture au Congrès. Pgrand-duc est criblé de dettes. 11 dépense de 1.000 à] i ducats par semaine rien que pour ses menus plaisirs. |^ I banquier.

le, 13 Uvrisr IMIS |F. 2. 4!>«.8ISa(t 2).

Raptobt à IIAGliU SurvDÏIlance de Loivicnhielm.

1 continue h passer presque tout son temps cheçfl

202 LES niisàous DU cOiWgiiés de vienne

1621. Vienne, 15 février ISIS (K. 3.49S.H1B «d. 3)

GCEHALSEN à IIAGER

Faux bruit do l'arr.vio immiiicnlc du roi de Sbie 1 1

On lui affirme que le roi de Saxe arrivera ici le 17 et di cendra che^ le duc Albert (de Saxe-Tesciien).

BIS (P. 3. 498. SIS ad 3).

.... à HAGF,R (en français).

Od prétend aujourd'hui qu'on donnera les îles loniennea prince Eugène.

Par l'acquisitioudes provinces du Rhin les Prussiens gagi trois millions d'&mes. Mais ils savent que la population m aime guère, parce qu'elle est, dit-on, dénalionatùée et cralo système d'impûts et le mode de service militaire de la Prui

1633. VieniK!. IS février IStS (F. 3. *9S.SU ad S).

Non h HAGEIl (en français).

L'arrivée 4 Vienne du général Krukowicoki. Ce qu'où a appris p

Le général polonais comte Krukowîecki est arrivé ici, il peu de jours, 11 vientdc Londres où il fut envoyé par Alexai il y a cinq mois, pour l'échange des prisonniers de comme j'ai eu alors I honneur de le marquer h Voire E: lencc.

Le comte Krukowiecki est un des plus fameux révolal naires. 11 est fils de feu le président des appels h Léopol,

de simple gentilhomme comte par la grâce de notre Cour. Il s échappa de Léopol en 1807 et entra au service de Tarmée révolutionnaire formée à cette époque. Ayant servi jadis dans nos troupes, il fut décrété par le Gouvernement de la Galicie comme émigré in coutumaciamymais sunnisiié à la suite de la paix de Tilsit.

Le connaissant depuis quinze ans de près et sachant à quel point il est ennemi du Gouvernement autrichien et combien de tort il a fait à la Monarchie en réduisant une quantité de jeunes gens de la Galicie à Témigration, j'étais on ne peut plus étonné lorsqu'il me dit qu'il demeurait chez le comte Lanckoronski.

Après un quart d'heure de pourparlers, nous étions dans 1 ancienne confiance et il me raconta que l'empereur Alexandre lui avait dit qu'il espère que la nation polonaise sera satisfaite d'avoir retrouvé son existence et que, si pour le moment il était impossible de lui rendre son entière indépendance, il l'avait placée du moins dans le cas de la regagner un jour sous sa protection.

Krukowiecki a reçu en même temps d'Alexandre Tordre de rester encore quelques jours à Vienne et d'attendre les dépêches qu'il lui. fera remettre pour le grand-duc Constantin à Varsovie.

J'ai fait remarquer à Krukowiecki comment il se peut qu'un si bon patriote comme lui pouvait se fourrer dans la maison d'un antipatriote, tel que Lanckoronski. A quoi il me dit en confiance que tout le monde se trompe sur les sentiments de ce dernier, qu'il est au fond un des meilleurs patriotes de la Pologne et a rendu à sa patrie les services les plus signalés par sa fine politique.

Il ajouta que Lanckoronski est très lié avec les princes Henri Lubomirski et Adam Czartoryski et qu'il jouit d'un grand crédit auprès de l'empereur Alexandre; que son beaupère, le comte Casimir Rzewuski, connu pour un des plus zélés patriotes, est toujours en correspondance avec lui et n'agit ^ue dans les sentiments de son beau*fils.

Krukowiecki m*a dit savoir du prince Adam Czartoryski que les deux cercles de Tarnopol et de Zaleszczyki retourneront à l'Autriche, mais que l'on espère encore sauver le cercle de Zamost.

Il ajouta que la conservation de ce cercle au duché de Var-

LIEVE.N à NI£SSi;LnODE (Intercepta) (en français) (analy

Note de lord Bathurst sur les subsides pour la Marineà la Russie, d'après l'article séparé du traité de Chaumoot, 166.10(1 livres sterliDg H sh. 4 d. on déduit 52.157 1. 18 i d. pour provisions fournies » notre escadre et le reste e notre di^^position.

Lieven croit la chose juste et fait ensuite allusion k la mande (Cf. pièce ci-dessus lliiS) de Saint-Martin d'Aj Cette force navale sera composée de deux vaisseaux de 5C nons, quelques frégates et corvettes, en tout huit voiles.

1628. Paris, 6 février 1S15 (f. 3. 498.815 nd 3).

OELSEN à HARDENBERG {InlercepU) (an&\yso). D£lflil) <:

L'affaire lilxelmans prend de grosses proportions. Il lui | des projets que Soult avait conçus <i l'égard d'Exelmansi son acquittement par le conseil de guerre de Lille, Soult maintenant le bannir.

(Xlsen rappelle à llardenberg ce qui s'est passé entre i et Ney lorsqu'à Porto, Soult voulut se faire Roi de Poi et la mission du général Lotson envoyé par Ney à 1'"" reur (1). Loison.revenu de Hambourg, devait avoir la dr militaire de Rouen qui lui avait été donnée par Dupoat. vient de la lui enlever et de le mettre en demi-solde. La fait grande sensation. On se défie de Soult,

On dit que Murât correspond secrètement avec Napol6oi

I. Cf. CorrBïpondaiico ilo ?(npol*on. Tome 18. Pagem Sn-Sîf, n' Martchal Soull, duc de Dalmulic. commandant l'arinte da Partugkl 4 Mnola.Schitnlirunn. SSaeplcmbre IH09. Heprochet que l'Empereur lui ~ pour au empiiilemoiil «ur la Buuverainelé impériale.

LES QUESTIONS DE SAXE ET DE POLOGiNE 207

1629. Vienne, 14 février 1815 (F. 2. 498.815 ad 2).

HEILMANN à sa femme {Intercepta) (analyse).

II espère que le renvoi du projet à la commission sera favorable à leurs intérêts.

€ Les grandes affaires sont presque finies et celles qui ne le • < sont pas ne tarderont pas à Tétre. On parle du départ des < Souverains ».

HAGER à rRMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 17 février 1815.

Ci-contre le relevé d'une partie des pièces interceptées par le cabinet noir le 15 et le 16 février. Intercepté le 15/2 Castlereagh à Tallejrand et St-Marsan.

— Stewart à Nesselrode et Hardenberg.

— Stackelberg à Wolkonsky.

— Radetzkj.

— Heilmann à son père.

— Boutinieff à Golovkine.

— Légation de Prusse à Stuttgart à Har-

denberg.

— Biilow (2 lettres).

— Jomini (2 lettres).

Intercepta du 16/2 Hardenberg.

— Princesse Radziwill au prince.

— Général Macdonald à Locatelli.

— Nesselrode.

— Stein.

— Humboldt.

— Saint-Marsan.

— Bûlow.

— Zerbonidi Sposetti.

— Rechberg.

— La Tour du Pin.

— Général Ricard.

1631. Vienne, 16 ttvrier 18IB (F. 3. «8 *13 td î).

Rappobt à HAGER Surveillance de Mnric-Louiie.

Marie-Louise a envoyé, hier i5, un message au prince gène et a reçu la visite du prince Antoine de Saxe. A 3 he res, elle a été au Manège avec son lils et y est restée heure. Neipperg est venu pour dîner et est reparti à 9 heun

ir(l-\S. 496.112 td

WEYLAND à IlAGEIl (en français)

s do M" do M<>Dl«»<tl)ïa

Arrivée à SchÔnbrunn du courrier si longtemps attendu l"ile d'Elbe (?). C'est le lils de M"" Montesquiou (1). Mai Louise a été avec M" de Montesquiou au-devant de lui ji qu'ti Fenring, La voiture, h c6té de laquelle se tenaient M

t. Mnnleaqiiiou-l-'czcnsnc (Amliroisc-Anatule-Augiiste), cimtc de, de brigade, aËÂ Paris le 8 anal l'!i8,morl au ehâleuu de C<mrlan<,-aui (Sull le !3 janvier 1678. QU d'Elisabeth- Pierre de MonLesquiou-FeiensM et Là uiie-CbarlolLi!- Françoise Le Tcllier de Montmirail. EntrA an serria IB BUS, Boui-lieulcnanl au 8' rtgiment de cuirassiers le 19 mai ISOÏ, Uoa ntnt ol sida de camp du mardchsl Djvout le 13 dâcembre 1808, officier <Pl donnaoce de l'Emporeur te 18 mars IHOB, capilaine le 19 janvier 1810, al d'eicadi'ons lo 11 mars 1413, colonel le i novembre IRt3, aide de oi l'Empereur le 18 janvier lS14,il envoya de Fontainebleau le 13 avril IBlït adhésion au nouveau gouvernement. Nommi adjudant commandant t l*M mijocdela 1" division militaire le 23 septembre 1811, il ne rejoint passe el obtient la permission de rester i Paris. Autorisé le 30 janvier ISll h rendre 1 Vienne auprès de sa mère il rentra i Paris (rue Monsieur H* ]1{ 3T août 1815. En oon-aclivjlè le 1*' septembre IS1& et admis au traiteni«al riTorme le {"juillet 1811. Maréchal de camp et chevalier d'honneiar dl reine Marie-Amélie le 2 avril 1831. Admis i faire valoir ses droits i Inretr) la 11 avril 1818.

Los lettres apportées par Montesquiou venaient, non pas do tlle il'EI mail de Paris, comme il riaulte du reste aussi de la pièce IGIJ, WcjriM llager, du 17 février.

rie-Louise et M"* de Montesquiou, a été au pas jusqu'à Schôabrunn. Le courrier a apporté quantité de lettres qui étaient cousues et dissimulées dans une foule de coins et recoins de la voiture.

Tout le monde au château était dans la joie. Marie-Louise a fait venir son (ils et Ta embrassé à plusieurs reprises. Montesquieu habite l'appartement du comte Wrbna.

1633. Vienne. 16 février 1815 (F. 2. 498.400 ad. 2).

FREDDi à HAGER (en français).

Nouvelles politiques données chez le Nonce par M. de Mérode. Les décisions du Congrès. Alexandre et le prince Eugène. Le procès des conjurés de .Milan.

J'ai vu le Nonce hier et j'ai trouvé chez lui le comte de Mérode qui affirma que les souverains étaient d'accord pour la Saxe et la Pologne ; Que le Congrès s'occuperait bientôt de l'Italie ; Que Noailles avait travaillé à un plan qui conciliait tous les intérêts ; Que la Toscane restait à l'archiduc Ferdioand ; Que Parme serait rendue au petit-fils du duc Ferdinand de Bourbon ; Que les trois Légations seraient restituées au pape ; Que moyennant la vente de Lucques on constituerait un patrimoine à Marie*Louise, à laquelle la France servirait une pension. »

Il parla en6n de l'intérêt qu'Alexandre portait au prince I^ugène auquel il aurait promis un Etat de 300.000 âmes.

Le Nonce a dit alors qu'on pourrait y envoyer tous les réfu{,'îés italiens qui sont ici et qui, a-t-il ajouté, jouissent, dituQ. de la protection de Metternich,

J*ai dîné chez Tex-Sénateur Guicciardi et chez Cornacchia et j^i su que les individus arrêtés à Milan ont été déférés à un Tribunal composé d'hommes des plus distingués. Guicciardi et Aldini avaient Tair de se moquer de ces mesures.

LES DEgSOtlS Dtl CON-GKËS DE Y1E^^*E

Vienne, le février J81S (F. 2. «B.WO ad ÏJ. ©© à HAGER (en français) (analyse}.

l d« Pol

Craintes et mécontentements causés par les « articles q vient d'adopter pour la Saxe et la Pologae et qui, loin i surer la paix, amèneront fatalement un éclat avant deux al

Violentes et nombreuses critiques dirigées contre « Mel

ttich, qui au milieu de circonstances si graves s'occupe

rtout de l'arrangement des tahhaux qu'on doit reprêseni

la Cour, les met en scène lui-même et les fait répéter

Chancellerie d'utat. »

Le baron Hacke a dit cbez le baron Puffendorf qu'aval départ de lord Castlereagh (1), qui a eu lieu mardi dai nuit, « on avait décidé de donner le Lauenburg au Danen la Frise orientale an Hanovre en remplacement du L« burg, quatre bailliages de Fulda et des arrondissemenl »6té de Mayence à la Bavière en échange de Salzburg i l'Innviertel ».

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