‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 40 sur 171 · Vicci'iF, : mars ISIS (F. 2. 199.53! ad S · texte numérisé non relu

Vicci'iF, : mars ISIS (F. 2. 199.53! ad S

e eà irAGER{ciirraiit:Hs),

landre et le prince Engine. Alexandre préL i ■'fprondre de Mnrie- Louise.

^ ^Dérale Hitrotf (1) m'a racooté qu'Alexaudre dînait en e à télé chez le prince Eugène dont il était de plus en plus :oué.

Le prince Eugène lui a en outre raconté (elle me t'a dit (ue Marie-Louise plaisait infiniment à Alexandre et que, die paraissait dans le monde, il s'attacherait tellement à qu'il en deviendrait éper.Iumeat amoureux.

TREDDI à ilAGER (en rfrini,ais)(RapportBdeche/Ic Noiice)J

Toute la ville (de Vienne) parle du départ prochain des mo- [ues et exprime sa joie de se voir une fois débarrassée de présence de ces h6tes importants.

V^vioement arrivé h Bonaparte, qui a manqué d'être tué

I certain Thomas Ubaldi, Corse, forma ensuite le

; longue conversation avec Saldanha. La Corse est

tement gouvernée par un général qui signala sa fidélité

■■Ilitro(r(nte Anua Mikhalluvna GnlaDÎtctielT'KoutoiizolT Sinnleostu), a feld-TnirAclial KuuIouzdIT, celle doiil parle Pozzo di Borgo A Neasela dépccbi; de Pnris, tK/.ia moi IH16.

& croire le ginâral de Ltrtvcustern {Mènutireâ, 1,174) ^ > La prin-

MGaltUine, bienlAt fatiguée des charmes de Mi>* George, se pril d'une

ion pour M" Hitroll. Elle se livra à elle avec toute la paasion dont

aui eialUe étail capable. Sa Torlune, lout son temps fut mis à la

n de M» Hilroir. Elle ne quitta plus le palais de Marbre où le

II" IlitrolT, grand Tavori du grand-duc ConalanLin, avait un superbe

int. Les alTaires du giu^ral HitrofT élaienl citréiaeincnt dérangées,

ju'il étalait était prodigieux, la dépense de sa maison ciceasivc.Cet

M dipraré, sans mmurs.saos principes, sans foi ni loi, parut voir avec

Rrtt loUra avec complaisance l'engouement que cette folle avait pour sa

!. U sut en faire son proQt et le scandale était A mn comble, lorsque

in un terme il fut nommé miniïlri.' ^ la cour de Florence. Celt«

U duré plusieurs années, •

vers les Bourbons dans la guerre de la Vendée (1|, Après convention qui donna la paix à cette contrée, ce général,» l'égide de l'amnistie, vint à Paris, espérant d'y jouir df l'obscurité d'un asile tranquille. Bonaparte ourdît des embdc! contre ses jours. Le général, qui eut le bonheur d'en ê( averti, se sauva par une prompte fuite en Angleterre. C* de là que ce respectable Vendéen écrivit fk Bonaparte, loi prochant sa perlidîe en le menaçant que, tant qu'il respirei l'air du jour, il ne cesserait d'employer tous les moyens délivrer par sa mort la France d'un abominable monstre. prétend que ce général a envoyé Ubaldi de la Corse pour t Bonaparte,

NIS [P. 2. *99.S3Î ad î

On disait aujourd'hui que Joachim conserverait Naples, Français avaient demandé le passage. On le leur a refusé

I. CoiuiB9Po:(T>ANCB OU NAPOLEON. Tomo 31, pages 3S.30, VIII. L'Ile d et les Cent Jours. Les paragraplies rclaUfi A Brualarl. Cf. Campbbll, t liontt fiiia 31S. 3=8.330.351. Cf. PoNi, Soutenir» de l'Ile d'Elite. Cf. Art Kiiliontlet A. h'. IV el aurlout Hoi'sbatg, I81S. pagces 171-177. .

Brusiart (Louis Guérin,clievaLerdG)(1753-IH39),e()us-lieulcDant au t4gi de Lyonnais (17B8), capiLaiae en MM, émigré en 1791, aide de camp il« de Bourbon, puis capitaine de husiarda dans la Ugioa de Mirabeau, y b, campagiieB de 178!, 1783, 1794 araut d'aller servir auprès de FrolU «a ULé d'adjudaal-g*n4rBl. Ea mission en 17S8 auprès de Louis XVIIl « Ni il r^oiiil l'ormâc royale en 1799 cl en prend le commande menl après Fr Ineonaotalilc do l'ctéculion de son chef el ami, il poussa l'audace Ju^i priftonter dcvnnl Fouchi pour prolesler contre colle exécution. BerM Normandicen IHOl, il ne dut la liticrlf cl la vie qu'à MonUIivel, alonp de la Manche. En IBOl il s'offrit au prince de Condc pour voler au mcmi duod'Enghien. Envoyé une fois de plus en 1808 auprès de Louis XVlll,i chargé en 1813 d'une autre mission auprès de Bernadotle. En ISU, Q l monça par préparer sur les cûles de Normandie le rclour du due de Bl Nommé maréchal de camp et appelé au commandemenl de la 33- dimiM litaire (Corse), il ne larda pas A devoir la liberté el la vie d'abord aud fifit, pu il k MasséuB el put ainsi s'embarquer pour Harcelons oAil rej ■ ■ Angoulèroe. Employé comme inspecteur général d'infanterieet It promu lieutennnl-généra] on 1SS3.

^ Allusion à la déclaration faite par Melternich le 36 tivrh I Campoobiaro Interdisant le passage de troupes élraogèrct é

et on croit que Louis XVIII renoncera à une entreprise qui était bien dangereuse pour lui en raison de Tétat d'esprit qui règne dans Tarmée française.

La Bavière garde Braunau et reçoit Hanau (1) en échange de Salzbourg. Les Prussiens se démènent et veulent qu'on rende Hanau à TElecteur de Hesse. .

à HAGER (en français).

Autre son de cloche à propos de Murât.

La Martinière, en me rappelant qu'il m'avait annoncé que la danse commencerait en Italie, vient de me dire que Theure avait sonné y que Murât se défendra vigoureusement, mais que la France et TEspagne exigent le trône de Naples et que les autres Cours seront hors d'état de tenir la parole donnée à Murât. Aussi M. Joachim Napoléon pourra sous peu aller tenir compagnie à son beau-frère à Porto-Ferrajo,

1775. Vienne, 2 mars 1815 (F. 2. 499.532 *ad 2).

Nota à HAGER (en français).

U Bafration, en froid avec Alexandre, critique sa politique. Son animosité contre la grande-duchesse Catherine. Ses adorateurs. Le Roi de Bavière et Mettemich.

Après avoir commencé par une critique fort vive de la brochure sur : La conduite militaire et politique de Murât j etc., il ajoute avant de passer à un autre sujet que Wellington a dit au prince Léopold (des Deux-Siciles) que : « L'araire de Naples était une tache qu'il fallait laver le mieux et le plus ^àt possible. » Cela posé, il continue ainsi son rapport :

i. Les Prussiens eurent gain de cause, malgré les efforts de Wrede (Cr. i>'AiioBBBRG, 1032) et les propositions d'arrangements et d'échanges faites par l'Autriche. Cf. Ibidem. 26* protocole de la séance du 10 avril 1815, 1054- 1055. Cf. Ibidem, 1408, art. XLIV de l'acte final du 9 juin. La Bavière ne Parvint pas à obtenir Hanau. Cf. Ibidem, 1407, art. XLI.

270 LES DESSOUS DL" CONGRÈS RE VIL-NMi

« J'ai VU hier la princesse Bagration et causé seul Bveet Au milieu des contes qu'elle m'a faits et qui ne méritent mî pas l'honneur d'être répétés tant ils sont ridicules, j'ai du I marquer qu'elle n'est plus si entichée de son Em J'ignore ce qu'il lui a fait ; mais elle ne fait que critiquer) légèretés, ses inconséquences et son Jacobinisme.

* Elle m'a dit que le grand-duc Constantin venait de écrire de Varsovie une lettre charmante dans laquelle il disait que : « Len Jacobins avaient quille la mode des bom rouges et s'étaient donné à présent des couronnes et sceptres et qu'ils s'en trauoaient mieux. »

« Là-dessus, elle traita de folie ce qu'Alexandre faistiiten logne. Elle m'a dit que les Russes ne le lui pardonnerai pas s'il séparait la Pologne de l'Empire et s'en faisait roï.

< Elle est furieuse contre la grande-duchesse d'OldentH Elle dit que son futur la déteste, qu'il ne peut la soufFrîf elle espère toujours que le mariage ne se fera pas. Elle > laitm'engager à faire un ouvrage avec l'archiduchesse miir^ en l'avertissant que tout ce que l'impératrice, sa fille, codI à la duchesse d'Oldenburg, et les plus réserves secrets femme, cette duchesse le répétait & tout le monde. J'ai ce court là -dessus.

« Elle loua beaucoup le patriotisme allemand de son fl prince de Wurtemberg.

« Elle me dit avoir à présent trois adorateurs, dont deux fi draient l'épouser. Le prince roval de Wurtemberg est le p mier des trois. Les épouseurs sont le prince régnant de ( burg (2) et lord Stewart. l'ambassadeur d'Angleterre (3).

« Elle m'a dit que le Roi de Bavière lui avait marqué n'fl pas content de Metlernich.qui ne tenait pas ce qu'il loi* promis ; que l'empereur François était un honnête bomi qu'il n'avait rien contre lui, mais que son ministre ne conip pour rien sa parole, »

I. Arcbiduchesie Déatrice d'Eate, femme d« l'archiduc Ferdinand, 01 1 de l'impdralrice Maria^Ludovica, tniisième femme de l'empereur Knnv

3. ErDcit. duc de Saxe-Cobourg-GoLha, né en ITSt, morl en IBli, etk même qui se afpara en 1824 de In femme, une princcste de Golha.

I. Par uno aingulièrc biiarrerie, lord Charlea Stcwarl s'éprit p«u aprti plutôt t'ilail d^i mJme épria de la rivale mfme de U prinee**e, d« lli nheste de Sagan.

1776. Vienne, 2 mars 1815 (F. 2. 499.532 ad 2).

Nota à HAGER (en français).

La duchesse de Sagan, le départ de Lamb, Metternich, Fontbrune.

Duchesse de Sagan. — Je ne sais rien de cette maison, sinon que Lamby le favori du jour, va partir bientôt et qu'on en est 1res fftché. La migraine continue. On j annonce un concert.

Metternich j vient rarement. La politique n'y fait plus fortune. Tout n'est que débauche, désordre, insouciance, prodigahté, dettes et étourderies. Fontbrune y est toujours. 11 joue, perd, fait des dettes et des imbrogli partout. Il vient de soutirer 300 ducats en prêt à L... (1), qui doit s'attendre de ne plus les revoir.

1777. Vienne, 4 mars 1815 (F. 2. 499.1041 ad 2).

HAGER à TEMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 4 mars 1815.

Il lui signale le fait que Marie-Louise a reçu des lettres de Xaples qui lui ont été apportées par Maiczewski.

1778. Vienne, 3 mars 1815 (F. 2. 499.1041 ad 2).

WEYLAND à HAGER

Surveillance de Schœnbrunn. Les visites de Maiczewski.

Maiczewski a été deux fois chez M"* de Montesquiou et lui a apporté des lettres de Naples. Il a offert d'emporter en par- ^t le 2 au soir des lettres pour Munich.

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