Plrobablement Lamb
1779« Vienne, !•' mars J815 (F. 3. 499.1041 ad 3).
M ALCZEWSKI à M-»* DE MONTESQUIOU {Intercepta).
Madame, lorsque j'ai remis les lettres dont j'étais porteur à S. M. rimpératrice. Elle me fit promettre de Lui faire dire le jour de mou départ.
Comptant, Madame TeSéctuer demain, je prends la liberté de vous en informer pour que vous puissiez dire à Sa Majesté que je suis prêt à recevoir Ses ordres.
1780. Vienne, 3 mars 1815 (F. 3. 499.1041 ad 3).
Nota à HAGER (en français).
Achat de cartes par Malczewski. La force du parti de Murât dans le nord At l'Italie et l'interruption des communications entre Rome etNaples.
Un Polonais, aide de camp de Murât (1), a été hier matin au magasin de cartes d'Artaria et a demandé à acheter tous les exemplaires de la Gran carta amministrativa del regno (fltalia à tout prix. Cet empressement a frappé Ârtaria qui me Ta confié. 11 n'avait qu'une de ces cartes, mais il doit lui en avoir donné d*autres aussi du même pays.
En causant hier avec le marquis Litta Modignani (2), il ^^ juré sur son honneur que toutes les espérances des mauvaise> têtes à Milan, des coquins, des jeunes enthousiastes, de^ philosophes, des napoléonistes, etc., etc., reposent sur ce Murât, qu'ils espèrent voir tôt ou tard avancer et devenir roi de toute ritalie. 11 m'a dit que le nombre de ces sectateurs (sic) de Murat,qui travaillent à indisposer le pays contre les Allemands et la Maison d'Autriche, est immense; que les ofGciers autrichiens en arrivant à Milan croyaient que c'était le vice-roi qui y avait un parti, mais qu'ils se trompaient très fort et que ce parti était et est encore bien prononcé pour Murât.
. 1. Le major Malczewski.
2. Litta Modignani (Jean-Baptiste, marquis) (1767-1857), chambeUan de Sa Majesté Catholique, marié à la marquise Béatrice Gusani, dont la mère, ni'r- Litta Visconti Arese, était Grande Maîtresse de l'archiduchesse Marie-B^<trice d'Esté. De là, le séjour du marquis à Vicune. (Renseignement dû « l'obligeance du marquis Litta Modignani et de mon ami D. H. Prier.)
LES QUESTIONa DE SAXB ET DE POLOGNE 279
On m'a montré hier encore une lettre d'un banquier de N'aplesen date du 11 (février) qui écrit que la communication directe avec Rome est fermée depuis huit jours, ce qui nuit nnsidérablement au commerce qui d'ailleurs va fort mal(l).
Vienne, 3 mars ISIb (V. -i. 499.1011 ad :).
G... à IIAGER roi de Saxe t Presbouri;. Probabilités de guerre avec Murât.
Oq a parlé du roi de Saxe qui doit être arrivé à Presboutg, Les Portugais affirment toujours que la guorre éclatera en lie, à moins que Mural ne renonce volontairement à son ce qui n'est guère probable.
Vienae, ) mur* IKIS (P. :. 409.1011 id !). .... à HAGEn (en français).
L'ambassade de Hollande m'a chargé de prouver la néces- , de disperser les Jésuites qui se sont établi*; de leur propre it en Belgique au château de Rumbeck (i) et qui y recrutent oovices, même parmi les enfants de la plus haute noblesse, re autres un fils du conseiller privé de Robiano (3) qui y a I l'habit depuis peu.
et pour les incident* relalir* i l'interruption des commimicolioni, Cr B^Joéehim Maml. LudernUre Aitnét dt régne, tome 11, 3[i3-359 cl Runant, Mp«lideni« tntdil» dei cardinxii Conialrî e Pure*.
iI«eUte«udc Rumbeck (arrondiMementelcommune de IloulorB, FUndre) MoMit au OOmUs de Thicnnes et de Rumbeka. marié i la comtrlie CharîtdeGllMIul. Il fut racheté vers 181S par un cousin du comti: de ThîenDW Vpirtient i son polit-fllR le comte Henry de Limburg-Slyrum (Hensoîn«t do i l'ohligeajcc el aui recherches du comle C. do ViIleriDont). lllatii«tio(I.ouis-Maria.JosEph,dU AloitdelCnss-IgSSj.fllsd'Eitgéne-Jaanplfal*, conte de Robiano, président du GauveroemFnl pruviioire inltlUi lui À Bruiclles. par les alliés. Les Jésuites n'eurent g-uèro A se filicitcr flsfDititiaa du jeune homme qui ne tarda pa« i ae dèrroquer cl à lei dé- V«(R«i>Miini°""'>'<'i) ^ l'obligeance du comte C. de Villermont).
Le Wurtemberg oppose u
.à HAGER c-projet au pian prulsien. L'Aulriehitl
Bavière, les MËdiatisi^s et le Wurlcinberg. Talleyrand et le Roi <t« Sut.
La Légation de Wurtemberg travaille à un contre-projet opposer au plan prussien ( t ). On m'y a dit que les aégociatia entre l'Autriche et la Bavière n'avançaient guère ; que les M diatisés, invités par le roi de Wurtemberg à se présenter à se faire représenter le 15 à la Dit^te k Stuttgart, aUaii répondre par une lettre disant que leur sort ne dépend que Congrès (i).
On s'est demandé aussi si Talleyrand ne sera pas des miers à aller saluer le roi de Saxe à Presbourg.
1784. Vieane, :r mars IBIÏ(1'. Z. (g9.!Ml ad S).
BÙLOWà HARDENBERG et à \lVMQOLm [Intercepta).
Il les informe qu'il a fait verser à la caisse centrale i lin les intérêts dus au comte de Saint-Leu.
1785. Vienne, 3 mars 1815 (K. 3. tM-I041 ad 3».
DALBERG à la DUCHESSE (à Parme) {Inlercepla] {Résum
II pense pouvoir partir vers la fin de mars.
Il espère la voir en avril à Municb. Les souverains compti
partir le 13 et lui avec le reste de la Légation vers la fin
raoïs.
, Pour le plan prussien, cf. D'AnosoBita, 737-77:. Noie des pUtttpaM I de Prune au prince de Mettemïch envoyant deui nouveaui f une Confèdératina allemande. Vienne. 10 tirrier IMS. Zl. p'Amobbeho, £17. Note d-^ Cierlner adresite aui Plinipotentiiir Hbintei l'ulMBncc* Allit» au aujel de la risolutiau du Warl«iiil«>^ nslituliun reprisenlllliv(^. Vienne, 17 Kvrier luit.
1786. Vienne, 1" mars 1815 (F. 2. 499.1041 ad 2).
Z... à ZERBONI di SPOSETTl(/fi<erce/)te) (en français).
Départ d'Alexandre fixé au 15, de Tlmpératrice, au 10. Nécessité par conséquent de presser le travail.
Alexandre a subitement décidé de partir et a fixé son départ au 15. Peut-être ne sera-ce que quelques jours plus tard. Il fera une visite à Munich, Stuttgart, etc., etc., et à Berlin trois semaines après son départ de Vienne.
L'Impératrice part le 10.
Il nous faut donc nous presser d'en finir dlci là. Car, si Alexandre ne change rien à ses projets, il faudra que le Roi et le chancelier partent d'ici à la fin du mois.
Je pense aller d'ici directement à Posen, sans passer par Berlin.
1787. Vienne, 5 mars 1815 (F. 2. 499.559 ad 3).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 3 mars 1815.
G... à HAGER
Surveillance de Schœnbrunn et de Marie-Louise.
Ce n'est pas à Marie-Louise, mais à M""* de Montesquiou, que Malczewski a apporté une lettre de Caroline Murât.
1789. Vienne, 4 mars 1815 (F. 2. 4J9.559 ad 2).
G... à HAGER
Préparatifs de départ de la Cour de Russie. Alexandre prolongera
peut-être son séjour.
M. de Willie m'affirme que la Cour de Russie se prépare ^ partir. L'Impératrice part jeudi le 9 mars et Alexandre la
suivra de près. Le prince Galitzine, qui part avec rimpératrice, me dit au contraire que le séjour d'Alexandre se prolongera encore.
1790. Vienne, 4 mars 1815 (F. 2. 499.559 ad 2).
Rapport à HAGER
Négociations austro-bavaroises. Les intentions du roi de Saxe.
Craintes de guerre.
On continue à négocier avec la Bavière.
Le roi de Saxe, qui a passé ce matin par ici allant à Prèsbourg (l),esty dit-on, décidé à ne rien signer et à abdiquer en faveur de son frère Antoine.
On continue à être inquiet et à redouter une guerre qui serait provoquée par les visées politiques de la Prusse et de la Russie.
Rapport à HAGER Les espérances du prince Eugène.
Le prince Eugène, fort mécontent de la lenteur que la chancellerie d*Etat met à lui adresser les dépêches relatives à la levée du séquestre mis sur ses biens depuis près d*un an, espère toujours obtenir un établissement en Italie.
D'Arnay croit que si la Bavière conserve Salzburg, le prince Eugène pourrait bien avoir Deux-Ponts.
1792. Vienne, 4 mars 1815 (F. 2. 499.559 ad 2).
.... à HAGER
Un mot inquiétant de Tlmpératrice de Russie, lors de sa visite à rArsen«!-
Ce soir au Mœlkerhof, le prince Galitzine a dit à Strogo-