‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 42 sur 171 · Cf. Oeêterreiehiseher Beobachler du 5 mars, n · texte numérisé non relu

Cf. Oeêterreiehiseher Beobachler du 5 mars, n

tES QUESTIONS FIE SAXE ET DE POLOGNE 283

(1)... que l'Impératrice se trouvant à l'Arseaal, lui a dit i la Grande -Ma E tresse : < Voilà des armes qui dorment, lis qui iont sur leur réiml. Je crois qu'elles finiront par tourner contre nous. »

s tXli (!-'. 2. 199. Ï6S ad 1].

i... à HAGER

Gagero s'est réconcilié avec Stein.

» 1R15(K. 2 IBB.MS Hd 2).

;i... h HAGER

e l'envoi de Jomini t Naples

Jomini, qui avait tout préparé pour son départ pour Naples qui se disposait à se rendre chez l'Empereur Alexandre pour •ndre congé de lui, a reçu l'ordre de suspendre son départ.

Vienne, 'l mars IHIS (f. 3. tSQ.ase nd 3). PHEDDI à HAGER (Rapport do chez le Nonce) {en français). La guerre inévitable en lUlie.

Le Nonce croit que la guerre est inévitable en Italie et ne mse pas qu'après le départ des souverains l'Empereur d'Auîdie donne suite à son projet de voyage en Italie.

roars tStS (!''. 1. 499.5^9 ad. 3).

Rapport h HAGER

faie lr"iii>e« ea Italie. lûquîéLude du public. La gJtrrc contre Murât.

On se préoccupe beaucoup de l'Italie dans le public. On ■SHne que trois pégiments de uhians ont reçu l'ordre de par- ■tkctaaire «t Chambellan de l'Impératrice.

28 i LES DESSOUS DU CONGRÈS DE VIENNE

tir, que le voyage de TEmpereur François est différé et que la guerre avec Murât est inévitable.

1797. Vienne, 4 mars 1815 (F. 2. 499.577 ad 2).

FREDDI à II AGER (Rapport de chez le Nonce) (en français).

Louis XVII I et la guerre en Italie. Prédictions d'un ministre bavarois. Imminence de la déclaration de guerre à Murât.

D'après le dire du Nonce, les probabilités d'une guerre en Italie sont d'autant plus grandes que Louis XVIII ne peut et ne veut supporter ni la spoliation du Pape, ni surtout la présence d'un usurpateur sur le trône de Naples.

Un ministre bavarois, qui assistait à cet entretien, émit lopinion que tôt ou tard TAutriche perdra l'Italie qui, d'après lui, ne peut ni ne doit rester sous la domination autrichienne.

Saldanha, chez lequel je me suis rendu ensuite, me parla^ lui aussi, de la guerre. Il me dit qu'on attendait le résultat des délibérations du cabinet de Saint-James, dès que Castlereagh serait rentré à Londres, pour déclarer la guerre à Murât.

Il n'y a plus eu de réunion du Congrès depuis le 13 février, mais il j en aura une le 7 de ce mois (1).

1798. Vienne, 6 mars 1815 (F. 2. 499.565 ad 2).

HAGER à rEMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 6 mars 1815.

Extrait de la liste des intercepta du 4 mars : Gagern à Plessen, Bûlow, Hardenberg à Goltz (à Paris) (Dépêche chiffrée), Gaertner à Humboldt et à Hardenberg, Stackelberg à Nesselrode, Dalberg à Humboldt, Wellington, Nesselrode {Chiffons), Humboldt, Rechberg,Heilman,Noailles, La Tour du Pin, etc., etc.

1. L'agent de Hager commet là une erreur. Les Plénipotentiaires du Congrès tinrent séance le 21 février (cf. D'Anobbbro, 794. Dixième protocole) t\ se réunirent ensuite non pas le 7, mais le « (Cf. Ibidem, 896. Onzième protocole). Ils tinrent du reste une autre séance le lendemain 7 (Cf. Ibidem 899- Douzième protocole).

1799. Vienne, 5 mars 1815 (F. 2. 499.577 ad 2)

WEYLAND à HAGER

Surveillance de Marie- Louise. Visite de l'Impératrice de Hussic.

Marie-Louise a fait une petite promenade dans le jardin avec son fils.

L'Impératrice de Russie est venue lui faire visite et est restée une demi-heure. On dit qu'elle part le 9 pour Munich.

1800. Vi'. nne, 5 mars 1816 (F. 2. 499.577 ad 2).

G... à HAGER

Metternich instaUé chez Hardenberg avec lequel il confère le 2 à quatre heures.

1801. Vienne, 5 mars 1815 (F. 2. 499.577 ad 2).

Rapport à IfAGER Surveillance du grand-duc de Bade.

Le grand-duc de Bade souffrant est alité depuis le 3.

1802. Vienne, 5 mars 1815 (F. 2. *499.577 ad 2).

Rapport à HAGER Lœwenhielm et la Werzer.

Lœwenhielm est allé le 2 et le 3 chez la Werzer qui, venue chez lai le 4, 7 a passé la nuit avec lui.

1803. Vienne, 5 mars 1815 (F. 2. 499.577 ad 2).

.... à HAGER (en français).

R61e probable des troupes autrichiennes envoyées en Italie.

Wolkonsky m*a dit que les troupes autrichiennes, qu'on envoie en Italie, et l'armée qui s'y trouve déjà, pourraient bien y jouer le même rôle qu'en 1805, lorsqu'on tira un cordon contre la fièvre jaune qui n'existait pas (1).

HARDENBERG au prince de WAGRAM (en français)

{Intercepta du 5 mars).

Lettre d'excuse au sujet du retard apporté au payement de ses arrérages.

J'ai été vivement peiné de voir par la lettre, que Voire Altesse m'a fait l'honneur de m'adresser en date du 19 du mois passé, le retard involontaire qu'a éprouvé le payement de la Rente viagère accordée par le roi, mon Auguste Souverain, à Votre Altesse en compensation des revenus de la principauté de Neuchatel. La suspension de ce payement n'était que la suite d'un simple malentendu que je me suis empressé de redresser dès que j'en ai eu connaissance. Vous toucherez incessamment tous les arrérages qui vous sont dus et vous pouvez compter à l'avenir sur la rentrée régulière et exacte des payements stipulés.

Votre Altesse connaît la sincérité des sentiments que je lui ai voués. Je serai toujours charmé de lui en donner des nouvelles preuves.

1. Sous prétexte d'ompc^cher la propagation de Tépidémie de Livourae (Cordon établi par ordre Impérial du 31 décembre 1804).

LES QLESTIOKS DE i

Vienne, 4 mars 1SI& (F. S. 499.566 ad 2). STACKELBERG àMOCEN(GO [Intercepta] {en français).

r de ce jour, je me trouve n'avoir que peu de s à mander à Votre ExceUence relativement aux alTaîres btiques. Elles en sont au même point que lors du départ de I dépêche en date du 25 février, non terminées encore, et Iticulièrement celle, la plus intéressante du moment, concer- JDt la Cour de Munich et son indemnité ; elles promettent tefois une prompte issue.

On en a pour ainsi dire un garant certain dans le prochain art des Souverains. S, M. l'Empereur, noire Auguste tre, se propose d'être, h dater du jour du sien, dans six aines à Saint-Pétersbourg et d'y arriver pour la fia du itme qui tombe vers celle d'avril de ce style-ci. Son itinén sera tel qu'il l'avait d'abord projeté, savoir par Munich, Ittgard, Karlsrube, Berlin et Varsovie.

^^S. M. l'Impératrice le devancera et est censée partir du 8 1 10 de ce mois.

t même, l'Empereur d'Autriche compte, dit-on, quitter sa après le Congrès (ini.ann de faire une tournée dans ■ Etats d'Italie récupérés.

Vienne, 7 mat» IKIS (F.:. *9».j77 ad î).

flAGERùrKMPEUELR Bfifdereau et rapport journalier du 7 mars :

lui transmet un certain nombre de Chiffons de Dalbei^

■tenant des renseignements et des rapports de Mariotti sur

Te d'Elbe et divers Intercepta du 5 mars, parmi lesquels

t dépêches et des lettres de Bûlow k Hardenberg, de Ste-

1 au même, de Steîn à Vaublanc (!), de Welling^ton au

Il Probalilemcnt \e comte de Vaublanc, pr^feL de la Mo.icllc.

; Eugène, de Nesselrode, de SlacUelberg, de Pali s Zerboni di Sposetti, de Talleyrand, de Noailles. etc., Kllus UD certoÎD nombre d'iiilercepta pris le 6 mars chez Si dtelber^, Rechberg, Jomini et Dalberg et adressés par StacAl terg à Litla (il a remis à la princesse BagratioD la lettrej mrote Lîtta),par Rechberg à \Vintzingerode(Envoi de la II Verbale de Castlereagh sur la. question de Saxe et de la le pconfideotielle de Castlereagh à Hardcnberg du 1 1 octobre}, EJomini à divers et par Dalberg à sa femme). (Sa mère, " ^rignole, va mieux, mais lui est souiFrant.)

Vienne, 6 mnrs 1815 (F. ■!. i99.sa3 ad î), WEYLAND ù HAGER SurveLllance de Harle-Louige. Le Roi de Home.

Le prince de. Parme (1), qui parle maintenant bîea \

land, est venu à 10 heures dire à Marie-Louise qu'il

Vavcc M"* de Montesquiou rendre visite à son grand-pére.

■JSOS. Vienne, 6 mors tSlS (K. 3. 59». SUS »A =).

Rapport à H.\Gi!:R

Les cadeaux d'Alexandre à In princesao Aiicrsporg.

' Alexandre a envoyé de nombreux cadeaux, des bijow i verrerie, des maroquineries à la princesse Auersperg, ^bkowilz.

Vienne, 6 man IBI5 (F, :. i99.ÏXa ad i).

V^^vvoAt a ilAGKR

Lca promenades d'Eugine et d'Alexandre.

Le prince Eugène a fait encore une promenade de plui nx heures avec Alexandre.

1810. Vienne, 6 mars 1815 (F. 2. 599.583 ad 2).

Agent H... à HAGER (Analyse).

La Bavière, l'Autriche et la France. L'attitude de Wrede. Hanau. L'oppositioQ de la Prusse. Rivalité entre la Bavière et le Wurtemberg. Ce que deviendront les petits États.

On peut parler de tout au Roi et à Rechberg,sauf de la marche des négociations et ce n'est qu'approximativement et par rapprochements et inductions qu'on arrive à savoir quelque chose.

La Bavière est devenue un instrument précieux pour la France et il en sera ainsi tant que TAutriche n'aura pas réussi à se rattacher.

(Critiques sur Tattitude de Wrede. Discussion sur les prétentions de la Bavière. Difficulté de lui céder Hanau. La Prusse fermement décidée à s'opposer à Tagrandissement par trop "^Dsible de la Bavière. Rivalité très grande entre les Bavarois et le Wurtemberg qui veut garder les places de Brisach et de Huningue, tandis que la Bavière, pour arrondir Wûrzburg, voudrait s'étendre du côté d'Ansbach jusqu'à l'Altmûhl.)

11 ignore ce qu'on veut faire de Bade, Hesse-Darmstadt, Hasse*Cassel et Nassau. Il est question de donner à Bade le département du Bas-Rhin et Strasbourg en échange de cessions sur la rive droite du Rhin. Hesse-Darmstadt sera arrondi sur la rive droite du Rhin.

1811. Vienne, 6 mars 1815 (F. 2. 499.583 ad. 2).

HEILM ANN à son père {Intercepta).

A propos des discussions et des conflits assez vifs entre les cantons de Berne et de Vaud.

On a exagéré ici ce qui s'est passé dans les cantons de Vaud et de Berne (1) et parlé de faire entrer d'un côté des troupes françaises et de l'autre des Autrichiens. Mais on n'y a jamais pensé sérieusement.

I.Cf. Oesterreichischer Beob&chler, n<> 56, page 311, du 25 février et n* 65 (iu 6 mars, page 360, sur les préparatifs ^et les armements de ces deux cantons.

1812. Vienne, 8 mars 1815 (F. 2. 499.583 ad 2).

HAGER à TEMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 8 mars 1815.

Il lui fournit la liste et le résumé des intercepta du 7 mars, de et à Wellington, Nesselrode, Stackelberg, Zerboni di Sposetti (Chiffons)^ Rechberg, Linden, Hacke, Dalberg, et lui signale entre autres les lettres et dépêches adressées par Walpôle (1) à Cathcart, Jouffroj et anonyme à Woronzoff, Rechberg à Wintzingerode, la princesse Radziwill au prince (de Berlin, 2 mars) (affaires de famille), Bûlow à Humboldty Stackelberg à NoailleSy Gagera à Hardenberg, Fossombroni (2) à Corsini, Noailles à Stackelberg, Wellington à Razoumoffsky, la Besnardière à Wrede, Dalberg à Humboldt et Stackelberg à Lœwenhielm.

Hager appelle tout particulièrement Tattention de TEmpereur sur la lettre de la comtesse de Rechberg à son père, auquel elle mande tout ce que son mari lui a dit.

1. Walpole of WoUerton (lioratio, lord, comte d'Oxford). Ministre d'Aagleterre à Saint-Pétersbourg. Il est à ce propos curieux de relever que Noailles écrivant de Saint-Pétersbourg, le 9 septembre 1814, à Tallcyrand, lui disait : « Lord Walpole doit partir incessamment pour retourner dans sa patrie ; >! se croisera avec lord Cathcart, aimant mieux ne pas se rencontrer ici avec cet ambassadeur avec lequel il ne s'entend pas... • Mais lord Cathcart ayant è^^ envoyé au Congrès, VValpoIe prolongea son séjour à Pétersbourg et ne fut rappelé qu'en octobre 1816. Comme le dit le comte de la Moussaye dans m dépêche A Talleyrand du 13 octobre 1815, Walpole, secrétaire de l'Ambassade d'Angleterre, avait été accrédité comme ministre pendant l'absence de l'Ambassadeur.

Page 1