‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 43 sur 171 · Cf. plus loin sa lettre du 1" mars. Pièce n · texte numérisé non relu

Cf. plus loin sa lettre du 1" mars. Pièce n

Fossombroni (Victor, comte) (1754-1844). Appelé en 179« au Ministère de* Affaires Etrangères par le grand-duc Ferdinand III, il le suivit à Vienne e:. 1799. Rentré en Toscane en 1801, nommé en 1807 par Napoléon président *1 • la commission d'assainissement de la campagne romaine, il reprit, après U départ des Français en 1814, son portefeuille avec la Présidence du Con>e ■ et conserva ces hautes fonctions jusqu'à sa mort. L'Académie des Scienoiî l'élut membre corres( ondant en 1824.

La Comtesse de RECHBERG au comte de GORTZ(à Rati'sbonne)

[Intercepta) (en français).

Dates du départ des souverains russes. Le roi de Saxe et le roi de Bavière. Le conseil de famille réuni par le roi de Saxe. La délimitation austro-bavaroise. Les propositions de Mettemioh acceptées par Wrede et soumises au Comité. Portrait de Wrede. La comtesse craint que son mari ne soit appelé à succéder à Wrede au Congères. La Bavière et la Constitution de l'Allemagne.

L'Impératrice de Russie a fixé son départ pour le 9 ; celui de l'Empereur dépend encore du plus ou moins de promptitude avec laquelle les affaires se termineront.

Le roi de Saxe a passé aujourd'hui à Vienne pour se rendre à Presbourg où notre Roi compte l'aller voir demain. On ignore encore le parti qu'il prendra. On dit qu'il s'est manifesté remettre entièrement son sort au jugement de l'Empereur d'Autriche. En attendant, il doit y avoir un grand conseil de famille sur rimportante question si les princes doivent conserver leurs bourses à cheveux ou non, et après délibération il a été décidé de les abolir.

En attendant les indemnités pour l'innviertel et une lisière àvL pays de Salzbourg, la ville même restera à la Bavière. Le maréchal Wrede a déclaré qu'aucun des arrangements pris antérieurement n'ayant été tenu, la Bavière resterait en possession de Salzbourg et de TlnnvierteL

Le prince de Metternich, se croyant perdu sans retour dans l'opinion en cédant, a fait des propositions difficiles, à ce qu'il me semble, à l'exécution. Il s'agit de dépouiller la Hesse de Hanau,le grand- duc de Bade, de Mannheim et de Heidelberg, prendre un reste de pays à Darmstadt, qu'on veut jeter sur l'autre rive du Rhin, et même une petite parcelle au Wurtemberg. La proposition a été agréée par Wrede, et l'Autriche ^ chargera de l'exécuter. Le projet doit être remis au grand comité qui n'est pas très bien disposé pour la Bavière.

Le maréchal Wrede peut avoir de grands talents militaires, mais il n'a pas .réussi à faire valoir ceux de négociateur. Il parait ici tel que nous l'avons vu après la bataille de Hanau, bravant le tout pour le tout, volonté de fer, vertu, sans doute, pour un général, pour le négociateur d'une grande puissance, mais pas à la place qu'il occupe. EnQn la Constitution sera

réclamée. Il parait que notre homme (Wrede) sent sa faiblesse, puisqu'il veut partir. Il dit : c Quand j'aurai fait les grandes affaires^ je pars . Les petites choses ^ qui restent encore à faire, m'ennuient. »

Je crains que Rechberg n'y soit pris en dépit de lui-même. Il a prévenu Montgelas de son intention de partir d'abord après le départ du roi. Il parait qu'il approuve^ qu'il lui écrit sans cesse les lettres les plus amicales, lui dit les choses les plus flatteuses, mais Rechberg ne s'est pas encore expliqué, ni avec le roi, ni avec Wrede. Le principe de son Gouvernement est de mettre autant d'entraves possibles à la Constitution germanique.

1814. Vienne, 7 mars 1815 (F. 2. 599.590 ad 3).

WEYLAND à HAGER

Surveillance de Marie-Louise.

Marie-Louise a passé Taprès-midi à cheval avec Neipper^ qui a diné avec elle. Mené val, M** de Montesquiou et son fils.

1815. Vienne, 7 mars 1815 (F. 3. 499.590 ad 2).

Rapport à HAGER Le ^and-duc de Bade et sa maladie simulée.

Ou dit que le grand-duc de Bade a feiut d'être malade alio de se dispenser d aller à la Cour. Il est très mécontent des dispositions de l'Autriche à son égard.

1816. Vienne, 7 mars 1815 (F. 2. 499.590 ad 3).

Rapport à HAGER

Tallyerand et sa visite au roi de Saxe.

Talleyrand a Tintention d'aller rendre visite au roi de Saxe à Presbourg (1).

1. Talleyrand alla en effet à Presbourg avec Mettemichet WeUiogion. Cfdans la dépêche n* 33, de Talleyrand au roi, Vienne, 12 mars 1815, pages tti-

1817, Vienne, 7 mars 1815 (F. 2. 499.583 ad 2).

N... à HAGER

La Pologne, la venue d'Alexandre et la vice-royauté du grand-duc Constantin. La jalousie des ministres russes contre Czartoryski.

On espère voir arriver Alexandre à Varsovie au commencement d'avril. On dit aussi que le grand-duc Constantin y fixera sa résidence et aura le titre de vice-roi.

D'après ce que m'a dit le prince Kozlowski, ci-devant ministre de Russie à Turin, le prince Adam Czartoryski n'est pas dans les bonnes grâces des ministres russes. Kozlowski Ta traité d'intrigant suffisant et hautain et a ajouté que « Les Polonais ont cela de commun avec les Prussiens^ quils sont souples et rampants quand ils sont en détresse^ mais orgueilleux et cassants dans le succès. »

Koudriaffsky (1) m*a confié, lui aussi, que les Russes sont fort indisposés contre le prince Adam, mais la faveur d'Alexandre le soutient.

1818. Vienne, 4 mars 1815 (F. 2. 499.583 ad 2).

Grande-Duchesse MARIE au grand-duc héritier (Intercepta) (en français).

Rien de fixé pour son départ. Leurs afTaii'es vont bien. Le titre de grand-duc leur est accordé depuis trois semaines.

Pour aujourd'hui VOUS n'aurez que quelques lignes pour vous dire que mon départ n'est pas fixé encore, parce que celui de l'Empereur ne l'est pas encore. J'ai la certitude que nos affaires sont aussi bonnes que faire s'est pu dans la complication actuelle. Depuis trois semaines déjà le titre de grand-duc a passé (2). C'est la moindre des choses et elle n'a de prix que

^25. pALLACf, Correspondance inédiie elc), les paragraphes relatifs à la visite qu'il fit au roi de Saxe le 9 mars et aux entretiens que Wellington, Metternich et lui eurent le 9 et le 10 avec ce prince et avec Einsiedel.

!• Un ami intime d'Anstett.

2. Cf. d'Anobbbro, 775. Huitième protocole de la séance du 12 février 1815 <1^8 plénipotentiaires des Cinq puissances, art, XXXIl. Reconnaissance de la <li^té de grand-duc avec titre d'Altesse Hoyale dans la maison ducale de Saxe-Weimar. « Cet article a été supprimé parce qu'il y a été remplacé par unedèclaration consignée au protocole du 11 de ce mois. » Cf. Septième proto- ^ie,/bidem, 773 cl 1890, contenant la déclaration de reconnaissance du titre pw leurs cours.

relativement à la situation des autres ; mais j'ai pensé qn' serait fort sage de n'en faire usage que lorsque nous en possession du réel et de l'agrandissement. Ceci pour ti seul.

L819. Vienne, T mars lSli(F. î. 499.5!» od 21.

KREDIJI à IIAGER {eu français) (Rapport de chen le Nonce), (Résumé).

Consternation causée par la nouvelle du départ de l'Ile d'B de NapoléoQ qu'on dit arrivé et débarqué h Naples.

On croit que le Congrès se réunira le 8 au soir, soit p finir l'alTaire de la Suisse, soit pour régler celle de Saxejl

On s'attend à tout instant à apprendre la mort de M~ Brignole.

1820. Floreace, 1" mars ItlS (F. 2. 49B.S77 ad 1).

FuSSOMnnOM à CORSIM (/n(ercepta) (en italien).

Le dfparl de Napoléon de l'Ile d'Elbe confimè par un exprès de

Ce que je craignais est maintenant confirmé par un ei| du colonel Campbell. Il me mande que Napoléon est parti • une flottille portant l.'iOO hommes et des vivres pour sixj<i On ignore et la direction qu'il a prise et les projets qu' conçus.

I. Le cnmiU des allaires de ^uîsie ne se réunît que le U mara ll^f. d'Aï nno,9l3.'rreiiiènie prol<<colc).el ce fut seulemeul le 13 mars qu't la luit Il ijance du 7 mars (douzième prolocole de la avance des plènipoLeatil dea Cinq. Cr.D'AncBBSFD, 699). dans laquelle il avait tli décidé que* pluri pléiiipol^utiaires seront chargAs de la oommunication A Taire au roi de Si et A la suite du voyage lait par MelLernich, Talleyrand et Wellinj^ton 11 bourR.le n elle m, (Cf. Talleyrand au rui. Vienne, t: mars lglS,d«p4cfaei qna l'on r«disca l« treiiitme protn«nle de lo ataoCB des Pléoipot«aliatTCI Cinq (Cr. n'AHOBiiHiia, MS-SIO) dans laquelle Mellernich exposa la »■ dont on s'itail acquitté envers le roi de Saxe d '

imjE BT LA NOUVELLE DE l'ÉVASION DE l'eMPEREUR 295

On ne comprend surtout pas comment cela a pu arriver, /e profite d*an courrier de Burghersh (1) pour vous donner te nouvelle et je vous embrasse.

Burghersh (Lord John Pane, onzième comte de Westmoreland) (1784- . Envoyé en 1813 au çrand quartier général des armées alliées, puis acte en 1814 auprès de Schwarzenbcrg, Burghersh était à ce moment mi- : plénipotentiaire à Florence. Il suivit les opérations contre Murât et m des signataires de la Convention de Gasalania.

Page 1