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B. Celte fflQdiâCBiion aôlé acceptée.
DU GOliFE JOUAN A l'aCJE FINAL DV COJSGRÈS 8il9
2301 . Vienne, 2 mai 1W5 (P. *2. 9«3.îW* ad î).
HAGER (1) à l'EMPEREOR Borderejto et inappofi jaiinaaiiar 4ai S mai.
Envoi d'un certain nombre d' Intercepta ne présentant pour la plupart que peu d'intérêt.
23Û2. Vienne, 30 avxU 1815 (P. 2. 503.2024 ad 2).
e© i HAGER
Etat d'esprit, opinions et réclamations des différents représentants
des prmcev et ESt«ts aflemands.
Le prince de Reuss-Ebersdorf (2) et le prince de Hohenzollern-Hechingen (3) m'ont dit hier :
« Nous retournons chez nous en somme assez satisfaits. On nous a garanti daBS notre acte d'accession à la coalition oontre Bonaparte qu'à la paix on reconnaîtra formellement notre immédiateté et notre indépendance. Cela nous suffît pour le moment. »
Les sénateurs Smidt (de Brème) et Hach (de Lubeck) sont à peu près du même avis. Ils disent cependant que TAutriche et la Prusse s'en tiendront là actuellement afin d'avoir les coudées entièrement franches après la paix. A les entendre, c'est seulement après la paix avec la France, lorsqu'on aura confirmé à l'Allemagne la possession delà rive gauche du RImb, que le sort de l'Allemagne pourra être définitivement réglé et qu'on en finira avec les questions de délimitation austro-bavaroises et autres.
Le comte Solms, le baron Plessen et le baron TuAheim ne
1. Hager renaît de prendre unx^ongé de qnelqàes jours qvA ne se termina que vers le 15 mai.
2. Henri LI, prince de Reuss-Ebersdorf, né en 1761, mort en 1822,rég^nant depuis le 1** juin 1781 et marié le 16 août 1791 à la comtesse Louise de Hoym (née en 1772).
3.HohenzoUern-Heching^en(priiiee Prédéi"ie*41ermann), né le 22 juillet 1776, mort en 1838, régnant depuis le 2 novembre 1810. Il avait épousé en 1800, la princesse Pauline de Courlande, sœur de la duchesse de Sagan.
partagent nullemeut cette manière de voir. La garantie d'»utoDomie leur semble tout a fait illusoire. Ils réclament U modification immédiate de la Confédération. La questioD de U Constitution allemande est pour eux une question préjudicielle et ils font retomber surtout sur notre ministère la poDsabilité de ce que pareille cLose n'a pas déjà été faite.
2303. Vienne, ih ■vril IBlS (F. 1. »03. iOU ad 1).
Duc de RICHELIEU au Prince CHRISTIAN de DANEMARK (Inlercepta).
Félicitations à l'occasion de son mariage avec la prinMM» Caroline d'AugusLenburg...
1, Vienne, n ovril 1815 (F. î. 50a.!0!l ad 3).
ZEIIBONI Dl SPOSETTI à sa femme [InlercepU)
(en françaja).
Cela devient sérieux celte fois. L'empereur de Russtt approuvé en Conneil les notes de la commission polonaiK ( le Congrès signera aujourd'hui et qui seront ratiGées dan» jours. En même temps on donnera l'ordre de remise du ttiH! toire. Vingt et un jours après la ratiGcation, les troupes tvMf doivent avoir évacué le grand-duché. Il est donc probu* qu'on partira d'ici le dimanche 7 mai.
Le roi m'a nommé Président Supérieur du grand-ducU Posen et m'a oonlié le soin d'organiser le paja.
2305. Vienne, 39 avril 1815 (F. 2. 503.2034 ad 3).
CL ANC ART Y à HUMBOLDT {Intercepta) (en français).
Obteryaiions sur les demandes du Wurtemberg et refus pour sa part de lui accorder un traitement exceptionnel. Il faut s'en tenir aux conditions du traité du 35 mars.
Je VOUS avoue que je ne vois pas la fin des événements résultant des demandes des adhérents au traité du 25 mars (1).
A mon aviSy il serait impossible d'accorder au Wurtemberg ce qu*il demande et par là de s'engager que les négociations à la paix ne seraient conduites que par ime Assemblée nombreuse composée des plénipotentiaires de toutes les parties adhérentes, moyen le plus sûr de rompre toute négociation.
Si telle est déjà l'explication des expressions du traité, le Wurtemberg doit être content des mêmes expressions qui ont contenté toutes les autres Puissances, sans aller plus loin. Si non, je ne vois pas pourquoi nous serions obligés de faire une exception, surtout de cette nature, en sa faveur et de faire un nouveau traité avec elle au lieu de celui auquel elle a été invitée à donner son adhésion.
Je n*ai cessé dès le commencement de regretter le tour qu'ont pris des actes d'accession.
HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 3 mai.
2307. Vienne, 2 mai 1815 (F. 3. 503.1173 ad 3).
Rapport à HAGER Bruits de départ de Talleyrand et de la Besnardière.
On dit chez Tallejrand que la Besnardière et Bogne de Faye hô tarderont pas à partir pour Paris et que Talleyrand quittera Vienne du 18 au 24.
1- Cf. d'ANOBBBRO, 971-974. Traité d'alliance de Vienne entre la Grande- Bretagne, l'Autriche, la Prusse et la Russie' conclu le 35 mars 1815 arec •i^Ucle additionnel et séparé.
2308. Vienne, 2i avcU 1815 (F. S. 50lLil72 ad 2).
Comtesse de PÉaiGORl> à la Comlesse de MONTESQUIOU
(analyse) {Intercepta),
Elle s'excuse d'avoir tardé à lui répondre, t M. de TaMevraad m'a dit vous dcvjoiv répondu. »
EUe la prie de toujours compter sur elle.
2309. Vienne, \ mai 1815- (F. 1. ÎOS.irTS ad 1).
liAGER à rEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du A mai .
On appelle Tattention de FEmpereur sur les Intercepta }omis à ce bordereau et sur le rapport relatif à Anstett (Cf. Pièce suivante).
Intercepta provenant de ou adressés à Slein, Boyen, Rechberg, Stewart et Talleyrand et paquets du courrier anglais de : lord Castlereagh au grand-duc de Bade, du même à lorJ Cathcart, de Wellington à Wallmoden, de Greuhm à Munster et à Palmellaet de Tatistcheff (1) à Talleyrand et à GenU.
2310. Vienne, 2 mai 1815 (P. S. 503.1375 ad 3).
ANNEXES au rapport de l'EMPEREUR du 3 mai 1815.
Les causes du retard apporté à la signature d\x traité entre l'Antriche et I> Russie relatif à la Polo^e. Anstett, son caractère et son rôle dans ceUe affaire.
Le traité entre l'Autriche et la Russie, relatif à la Pologne n'est pas encore signé (2) à cause des difficolftés, prineipak' ment financières, et des objedtions soulevées par l'Autiichis.
1. Tatistcheff (Dmiiri-Pavlovitch), envoyé de Rassie à Naples, i Madrid > ViauM (de 1837 à IMS), mort à Saiat-Péterabvui^ aa tS4&.
1. La IraibéXut «igaé le a mai» le jour mène où «na irtnufnftUeit ce rapp^^ i l'Empereur.
DU GOLFE JOUAN ▲ i/aCTE FIKAL DU CONGRÈS 523
Les retards, gui empêchent la oreniise de Tarnopolyiie peu« vent être préjudiciables qu'à cette Puissance.
Tout cela repose, diaprés tce que m'affirme Anstett, sur im payement prévu .par ce traité et qui né s'élève qu'à la somme de 5QÛ.00Q florins de Pologne et que TAutriche refuse de prendre à sa charge.
Or, ^e traité a été loi^uement examiné par les trois cominissaives Impériaux Boyaux, le Conseiller d'Etat HudeEst, le Vice-Président Barbier et le comte Goess (1). L'article en litige a été accepté, paraphé et signé ,par eux, présenté à llSmpereur de Russie let accepté par liiL
Le Ministre des Finances s*est, aûn d'obtenir la modification qu'il préconise, adressé au prince de Metternich qui a rejeté ce projet, mais qui a fiepenidant chargé Hudelist de collationnerles articles.
Hudelist est venu hier soir ehez Anstett. 11 a essayé tous les moyens possibles et imaginables, mais a dû se convaincre de l'impossibilité d'obtenir Je moindre changement ainsi que du préjudice qui serait la conséquence forcée de tout ajournement.
Ce matin. Barbier est venu à son tour. Il a été moins accomodant, a accablé Anstett de reproches si vifs et si injustes que l'entretien se termina panr une eje;plication assez vi<ideiite qui ne peut que nuire à la conclusion de TafFaire.
Barbier alla même jusqu'à commettre la maladresse de déclarer que lui et avec lui tout le Ministère des Finances signa* lerrâni à rEmpeMur d'Autrieke les procédés et la conduite d'Anstett (*).
Aastett est un excellent homme, aimable et hienveillant. 11 ^voue lui-même qu'il d'été fort éiosHié de voir les commissaires autrichiens accepter sans conteste Farticle contre lequel ils s élèvent aujourd'hui. Il déclare que si on avait, à ce moment,
1* Oewpvnieur âe Is Giâkne.
2* Au dos de ce rapport, l'Empereur avait écrit la nota suLvasite à la date 'iu 14 mai.
■ 11 est curieox de Toir le eonftdeiït prendre 4en« ce rapport la déCense ^ 'ptéaipajUntiaire mose AnaAortt.il^lleilait wfe tant^de ofaaVettrqu-oA doil ou atlrihuer son attitude A sa partialité ou bien penser qu' Anstett, sachant qu'il a affaice à un a^ent autrichien, se sert de lui dans son propre intérêt et dans <^<^iui de va Cour. 8e v«cermi»mde oe iaii à votfre aUtentiwi et ai pris .hanne liote du «este du rapport.
« Si^né : François. »
protesté contre cet article, il n'aurait pas hésité à faire (ië> concessions.
« Aujourd'hui encore, m'a-t-il dit, si on était venu à moi en reconnaissant qu'on avait été léger et négligent, si on m*avait demandé de chercher avec moi les moyens d'y porter remtùe je m'y serais prêté avec plaisir. Mais au lieu de cela on m-: menace, on m'accuse et je me refuse à rien changer à ma <ti pulation acceptée par trois commissaires, parfaitement saici d'esprit et valides. »
J'ai rendu compte à l'Empereur et comme le cercle de Tarnopol doit être évacué trente jours après la signature du traite. on a pris toutes les mesures nécessaires pour en retirer tou5 les approvisionnements, tous les produits du pays.
Donc plus le gouvernement autrichien tardera à signe:. moins il trouvera de ressources dans le pays, et le préjudict. qui en résultera pour lui, sera bien supérieur à la somme en litige.
Tels sont les faits dont j'ai cru nécessaire de rendre compte.
2311. Londres, 11 avril 1815 (F. 3. 503.1375 ad 3).
Une anonyme à TALLEYRAND [Intercepta) (en français).
Le roi devrait faire venir Talleyrand aa quartier général des souvertii». i ^ chute du monstre est certaine, mais que de mal il peut faire jusque-i'- Etat de la France. Le duc d'Orléans en Angleterre. Sa présence i >^séance du Parlement. Tentatives infructueuses de Napoléon pour $e rapprocher de TAngleterre. Solidité du cabinet anglais.
Mon opinion est que c'est au quartier général des Empereurs que le Roi vous demanderait d'aller ; car c'est là, surtout (Uns un moment où la France est dehors, que votre présence est -^ la cause d'une immense utilité.
Si c'est là où vous poursuivrez vos nobles travaux et que vous vouliez que nous restions ici, nous y aurons des moyens nombreux de communiquer, seul adoucissement qui, dans un moment comme celui-ci, soit susceptible de me consoler. J^ continuerai à vous mander tout ce que je saurai, non pou* vous rien apprendre, mais parce que dans les grandes cho^^'
DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 525
les petites échappent quelquefois et qu'il peut être bon de savoir, même les niaiseries.
Au nom du Ciel, donnez-nous souvent de vos nouvelles, j'en ai besoin, plus que d'air à respirer.
Vous venez de mettre le comble à votre gloire et jamais en un an Ton n'a rendu à son pays et à son roi d'aussi immenses services.
Ce n'est pas qu'entre les efforts des Alliés, les mouvements royalistes de l'Intérieur et peut-être plus encore les Jacobins, entre les bras de qui II s'est jeté, on ne doive croire à la destruction prochaine du monstre ; mais que de crimes peuvent être tentés par lui d'ici là 1 Que de malheurs possibles par les ordres de cet homme de sang I
Je ne puis en distraire ma pensée, ni vaincre mes craintes, à cet égard. M... a dit à une personne qui vient d'arriver : f Depuis le retour de rhomme de file d'Elbe personne ne le hait plus que nous. )^ Je sais bien que cette haine et ce qui peut en être le résultat est bien plus dans le sens républicain que royaliste. Mais enfin c'est quelque chose et j'ai cru bon de vous le dire.
Vous avez vu dans les journaux de Francfort le choix des différents lieutenants de police. Us sont pris dans les Jacobins les plus positifs (1). Le dire sur la disposition de Paris contre lui et contre ses troupes est unanime.
Les rapports de la Vendée sont bons, mais il n'y a pas d'armée et la souniission de Bordeaux est un terrible exemple.
Le reste du Midi va bien. Mais n'écrasera-t-Il pas ces mouvements partiels ? C'est ce qui est bien à craindre.
M. le duc d'Orléans est arrivé ici sans un seul de ses aides de camp qui l'ont quitté pour rentrer.
Vous aurez su que Bonaparte a envoyé ici avant-hier un nouveau courrier avec une dépêche au gouvernement, dans laquelle il a l'air de regarder les événements, qui par lui ont eu lieu en France depuis un mois, comme une chose toute simple et qui ne devrait être considérée ici que comme un simple changement de ministère. Ce même courrier était chargé de la notification du rappel du comte de la Châtre. 11 me semble que, d'après la majorité que le ministère a eue
1- Nomination de 22 commissaires extraordinaires (Cf. Pozzo di Borgo à Metselrode, 12-14 avril 1815, Correspondance de Pozzo di BorgOy l, page 96 et note).
LES DESSOUS DU CONCIUtS DE VtBRSB
dans la (-[ueslron de l'Adresse, on peut ton* espêrsr. C«tOl positivement depuis, l'Opposition a baissé de ton r feiceplill de queltjues individus, puisque M. Whitbread et sir Prasdl Burdett (1) disent qu'ils ne s'opposent pas à ia giien«9 est indispensable, mais qu'ils veulent, pour la faire, un m 1ère plus fort.
M. le duc et M^° la duchesse d'Orléans ont assisté à Kavnt^ dernière séance da Parlement, cbose tpri a été trou>-ée ii cevaWe, va les choses désagréables et mérae insultantes ^l 'a prévoyait que se permettraient contre les Bourbons qoel^iM*uns des enragés do rOppoBÎtion.
I IBlS (F. 2
r.rEA'EN à NESSELRODE (htercepia) [ai
rier. C CasUcrcBgh.
ElTorts de Napoléon pour nouer des relations arec h gw vernement anglais.
Arrivée, le H avril, d'un courrier françttis qui, éclmppsrt la surveillance et réussissant à débarqaer prés de Doi était porteur de deux lettres, l'une du duc de Vicen« I Cl tlereagh, l'autre de Napoléon au Prince-Régent, 11 apportait outre un ordre de Napoléon qui dâstituait M. de la CMitre.
Lord Kinnaird (2) est également arrivé de PïirisoèiJ) établi. Chargé de paroles de paix de Napoléon, oe Iwd f
I. Burdett (sir Frsncisl (n;o-ISilt, metntire de roppris ■etuirn^ da la r•i^o^ml^ parlcanentaire. de ftonuciptlioin éa* caUioll^ liuule et de l'Htbea^ Curfiui, ud des hanuucs pi;iUti(]uc* Ici pi Londres, restf l'idolo du peuple, même lor«qu'en 1S18 il de> rOppcnîtioo modénSe.
3. KimiBvd (DoagUs-Jainei-WUIiwn lord) (tia« 1U9), omytitea Georges, Beplième baraa Kinnaird cl frèrci puîné de Chirle* lord Ki grand ami de B}rron e( compagnon de voyage de Hobboiiae. tT dV tStt avec BfTon. Whilbreod el Pete» Moor«. fuit des munhrasdu mm*' de direction du IhWLre de Drury Lane,
Cr. Honiioun. Letlret iniditet da Parie, eto., tome [. Jl, 23 et a fentreiruc que tord K.ninaird eut â Pari» arec lord' CasUvreaçli ta nnii
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