‹ Les Déterminations Pleurales: Au Cours du Mal de BrightChapitre 22 sur 59 · III. — Pleurésie du cardio-rénal · texte numérisé non relu

III. — Pleurésie du cardio-rénal

Celle-ci nous arrêtera plus longtemps; c’est elle qu'après les hydrothorax simples nous avons rencontrée le plus souvent.

Elle coïncide toujours avec une lésion cardiaque, lésion qui peut être antérieure au mal de Bright, comme les troubles orificiels anciens, insuffisance ou rétrécissement,ou se trouve sous la dépendance de la néphrite,legroscœur de Traube suivi de la dégénérescence myocardique.A cette période l'encombrement des cavités droites du cœur,la gène de la circulation pulmonaire seront autant de causes favorisant la production d'embolies et, consécutivement, d'infarctus pulmonaires. Sur cinq pleurésies à allures nettement inflammatoires, accompagnées d'hypertrophie cardiaque ou de lésions valvulaires,nous avons trouvé à l'autopsie,des infarctus pulmonaires que nous avait dé jafait prévoir l'examen cytologique.

Le début a toujours été brusque, caractérisé par le point de côté, une dyspnée intense. Ce début coincide ordinairement avec les premiers signes du mal de Bright chez un cardiaque. Les signes physiques de la condensation pulmonaire persistent peu et ne sont ordinairement pasaisés à percevoirlongtemps. La réation pleurale est très rapide; le liquide se reproduit avec une grande facilité, du fait des nouveaux infarctus apparaissant dans le poumon. Nous en avons souvent plusieurs dans le même ou dans chacun des organes. Les malades ainsi atteints

ENG ÉE avaient des pleurésies, consécutivement, de chaque côté du thorax.

L'épanchement ainsi constitué ne donne pas de signes particuliers. Dans deux cas nous l'avons vu franchement hémorrhagique,et deux fois 1l passa à la purulence.

L'évolution de ces pleurésies est plus rapide que celle des autres épanchements au cours du mal de Bright; le maximum de survie que nous avons noté a été de huit jours ; dans deux cas il fut de cinq jours et de six jours.

If est enfin un autre mode de réaction de {a plèvre chez le brightique cardiaque: c’est la pleurésie consécutive à ces poussées de congestion œdémateuse du poumon, fréquentes chez le cardiaque.

Après une période courte, caractérisée par de la toux sèche, une augmentation de la dyspnée, un peu de cyanose des lèvres apparaït, une matité complète dans un côté, du souflle, de l'égophonie ; le murmure vésiculaire s'éteint dans toute la zone mate et l’épanchement est constitué, épanchement possédant les caractères de l'hydrothorax, apparaissant à une période tardive, lorsque le cardiaque devient asystolique.

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