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IV. — Pleurésie tuberculeuse

Cette dernière forme semble rare.Nous n’en avons trouvé que trois. Deux seulement furent incriminées pendant la vie; la troisième,absolumentignorée, fut révélée par l’autopsie.

PNR

Des pleurésies de ce genre, chez un brightique, n'offrent rien de particulier ; au point de vue clinique elles évoluent comme les autres pleurésies tuberculeuses, mais, se trouvant sur des organismes déjà très affaiblis, elles auront des caractères spéciaux provenant du peu de résistance de l'individu.

Sur trois pleurésies, une fut hémorrhagique, les deux autres purulentes.La terminaison,dans les trois cas, fut la mort: une fois en cinq jours, une autre fois en quatorze jours ; la plus longue survie fut de deux mois et demi. Le véritable intérêt de cette forme tient au diagnostic et, particulièrement, aux procédés de laboratoire tels que le séro-diagnostic et la cytologie.

Diagnostic.

Tout ce que nous venons d'exposer, tant au point de vue anatomo-pathologique que clinique, nous montre combien de semblables processus peuvent être complexes.

Nous nous étendrons peu sur le diagnostic de la pleurésie sèche; outre que celle-ciest peu fréquente, ses signes et les troubles qui la précèdent sont assez caractéristiques pour qu’il soit utile d'y insister. Elle peut, en effet, se voir primitivement. Qu'un brightique ait une poussée de tuberculose du côté de ses sommets, la plèvre réagira avec la plus grande facilité en produisant des fausses membranes et des adhérences de ses feuillets; qu’un brightique, cas beaucoup plus fréquent, ait des

RQ ca poussées de congestion pulmonaire du côté de ses bases, la réaction pleurale chronique ne tardera pas à apparaitre avec ses signes; plus rares sont les adhérences consécutives à des atteintes de pleurésie avec épanchement. Quelle que soit son origine, cette forme d'inflammation de la plèvre se reconnaitra aisément par les points de côté, la sensation de gène inspiratoire ou expiratoire, si nettement localisée au siège des adhérences que les malades accusent toujours un nerf sauté, un effort musculaire d’être la cause de ces troubles. Si l'on joint à ces signes Îles résultats de l'examen physique, les frottements localisés, l'obscurité respiratoire, la diminution de la sonorité et des vibrations, on aura vite posé le diagnostic de la lésion, surtout si l'on a assisté à la maladie pulmonaire causale.

Mais la forme par excellence, que nous avons en vue dans ce travail, c'est la pleurésie avec épanchement : c'est dire que nous la définissons d’après les caractères du liquide pleural. Cette première donnée nous entraine à insister sur la nécessité d'examiner directement sur le malade le liquide de sa cavité pleurale, pour pouvoir spécifier la nature, etsouvent, le pronostic de la maladie. Cet examen portera sur quelques centimètres cibes retirés aseptiquement de la cavité thoracique, au moyen d'une seringue ordinaire et d'une longue aiguille stérilisée.

Notre diagnostic va donc porter sur trois points :

10 Y a-t-1l épanchement ?

20 Quelle en est la nature ?

30 Quelle en est la cause ?

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