‹ Les Déterminations Pleurales: Au Cours du Mal de BrightChapitre 25 sur 59 · II. — Nature · texte numérisé non relu

II. — Nature

C'est la ponction qui, mieux que tout autre investigation, nous permettra de reconnaître immédiatement, de visu, les caractères du liquide. Ce sera d’abord la couleur ; incolore, dans la plupart des cas d’hydrothorax, jaune clair, citrin, et pouvant enfin revêtir toutes les gammes de la coloration hémorrhagique, depuis le rose tendre jusqu’au rouge vif. La transparence, nette et complète dans l’hydrothorax, disparaîtra avec l'abondance des éléments cellulaires dans le liquide. Ainsi sont troubles beaucoup d’épanchements séro-fibrineux,etcomplètementopaquesles

EPS épanchements hémorrhagiques, purulents et chyliformes.

La densité varie également sous les mêmes influences, et c’est la richesse plus ou moins grande en éléments cellulaires qui en dicte les oscillations.

L'analyse chimique, enfin, du liquide ainsi retiré y décèle une très grande quantité d’albumine et de la fibrine : nul ou très peu abondant dans l'hydrothorax, ce dernier principe s'élève dans les pleurésies inflammatoires et le procédé le plus simple d'en évaluer la teneur apparente est l’examea des dimensions du coagulum et la rapidité avec laquelle il se forme lorsque le liquide est au repos.

De ces différents résultats donnés par l’examen physique du liquide pleural nous pouvons déjà conclure à sa nature inflammatoire ou non inflammatoire : inflammatoire dans les liquides riches en couleurs, troubles, contenant beaucoup d'éléments cellulaires et surtout de fibrine, non inflammatoire dans les cas inverses. Mais cette prise du liquide a surtout son importance en ce qu’elle permet de l’étudier à d’autres points de vue : dans sa concentration moléculaire par la cryoscopie : nous ne nous y arrêterons pas; dans la nature même des éléments cellulaires contenus, par l'histologie et la cytologie ; enfin, au point de vue de ses propriétés humorales, par la réaction agglutinante : nous y reviendrons.

III, — La cause.

Il est une dernière partie du diagnostic quia bien

rod

son importance : c'est de rapporter la détermination pleurale constatée à sa véritable cause.

La tuberculose pleurale primitive est peu fréquente au cours du mal de Bright ; nous n'en avons: trouvé qu'un cas et encore fut-il absolument ignoré pendant la vie; le peu de liquide épanché autour de lésions tuberculeuses aiguës de la plèvre fit penser à un point de congestion pulmonaire. Cette idée, d’ailleurs, était confirmée par les signes, tirés de l'examen du malade, qui indiquaient uniquement le mal de Bright. Ce fut seulement à l'autopsie que la lésion pleurale, à première vue tuberculeuse, vint confirmer les résultats d’un examen cytologique qui avait donné une formule purementlymphocytaire. On voit l'importance de ce moyen d'investigation ; le séro-diagnostic, l'inoculation du liquide peuvent, dans ce cas, venir en corroborer les instructions.

Mais le diagnostic ne repose pas seulement sur l'existence d’un mal de Bright, cause de ces troubles ; le brigthique peut avoir des complications pleurales propres, ou tenant à des lésions de tel ou tel autre organe ; c'est à dire qu'il faut encore faire la part de ce qui appartient au rein et de ce qui appartient au cœur dans la production de ces accidents. Nous avons déjà vu les relations pathologiques entre Îles néphrites chroniques, les lésions du cœur et de l'appareil respiratoire ; disons encore qu'à ce sujet l'examen clinique a, dans bien des cas, tout à gagner à s'entourer des procédés de laboratoire qui vont faire l'objet de la dernière partie de ce travail.

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