PREMIÈRE PARTIE
ETIOLOGIE — PATHOGÉNIE
L’entité morbide décrite par Bright a été, comme nous l’avons vu, envisagée sous des jours bien aifférents, tant au point de vue de son mécanisme que de sa pathogénie et des lésions qu’elle engendrait. Mais il n’en ressort pas moins que le premier organe attaqué est le rein; il résulte de là, dès le début, une insuffisance de la dépuration de l'organisme et une altération profonde, qui,portant d’abord sur le sang, ne tardera pas à atteindre les organes circulatoires et les autres viscères. C’est cette action qui, d’une façon souvent précoce,va produire les œdèmes et les épanchements des séreuses. Le mal de Bright peut donc directement,par son influence propre.avoir une action sur la plèvre, mais cette influence doit être mise au second plan si l’on considère les multiples détériorations qui vont porter sur l’état général en diminuant sa résistance aux influences extérieures, particulièrement aux infections, détériorations qui
eo ve vont intéresser une foule de viscères, le cœur, le poumon, en particulier, dont le retentissement sur la plèvre sera un épisode fréquent : le mal de Bright peut donc produire des déterminations pleurales directement et indirectement.