‹ Les deux abbés de Fénelon [microforme]Chapitre 2 sur 13 · ELON · texte numérisé non relu

ELON

n 1665, le P.

e de nations, rtaient leurs es, depuis les qu'aux Sioux

re l'arc au es de peaux, rd qui mannt contre les s nations plus elà des chaussipi, vers la ses, aux glaces pas y croire ; ntinuellement autre vague.

'écrie le P. Le tez, à l'Orient, Midy.—Nous il nous envoye is dignes de nourir mesme, ‘asiers des [ro-

it au zèle des MM. du sémi-

p. 29, édition de

| qu'on s'exagérait.

naire de Montréal dont le nombre commençait à s'accroître, et MM. de Fénelon et Trou-

| vé se tinrent prêts à partir à la première oc-

casion favorable qui se présenterait. M. Faillon (1) nous apprend que Mgr de Laval

: “cédant au désir du roi permit aux prêtres de | Saint-Sulpice de porter l'Evangile aux Sauva-

ges, ministère qu'il avait réservé jusqu'alors

à aux RR. PP. Jésuites, sans doute pourqu'il ÿ : eût plus d'unité et de concert dans les mis-

sions.” La cour, en effet, paraissait s’alarmer

de l'union qui régnait dans le clergé cana-

dien. Dès 1665, l’intendant Talon avait été chargé de aïminuer certaines influences Il y mit d'autant plus de zèle, qu'aux idées parlementaires, de tradi-

» tion dans sa famille, au désir de vouloir tout ! diriger qu'il laissa percer au milieu des plus M belles qualités, venaient se joindre des motifs © personnels, son neveu, M. Perrot, ayant été M désigné au gouvernement de à par M. de L vêque de Pétrée et les prêtres de Saint- | Sulpice demeurèrent constamment étrangers | à toutes cesintrigues. Le premier avait trop 1} le sentiment de son devoir pour permettre à

Montréal

Bretonvilliers. Mais l’é-

(1) Vie de la Sœur Bonrgeoys, p. 177.

une pression étrangère de venir se mêler à son autorité, il l’a prouvé; les seconds, fidèles à l'esprit de leur saint fondateur de se consacrer à l’œuvre des paroisses et des séminaires, n’étaient point préparés aux missions lointaines, et ils y renoncèrent aussitôt qu'ils purent le faire convenablement.

Depuis quelques années (1), un certain nombre d’Iroquois, la plupart Goyogouins et Tsonontouans émigraient sur la rive septentrionale du lac Ontario. Pressés par la faim, ils venaient poursuivre le castor et le chevreuil ‘dans les forêts dont ils avaient déjà massacré ou dispersé les habitants, leurs anciens ennemis. Ils y avaient formé cinq villages dont celui de Kenté est le plus connu. (2) Charlevoix désigne d'une manière générale le territoire qu'ils occupaient sous le nom de pays des Iroquois du Nord.

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(1) Vers 1665, Lettre de Mgr de Laval à M. de Fénelon, plus loin ; ÆAelafion de 1668, p. 20. Voyage de M de Courcelle au lac Ontario, 1671, Documents copiés à Paris. Quant à ce dernier voyage, remarquons en pas sant qu’il semble avoir.été rédigé par M. Dollier de Cas son qui accompagnait le gouverneur.

(2) Les autres villages étaient Gandarsetiagon, Gene raske, Tannaoute et Gaw#neious. Ils sont indiqués dar les cartes du P. Charlevoix dressées par Bellin, 174 (Charlevoix, t. III, p. 276),dans celles de Vogondy, 175: de d’Anville copiée par Jeffreys, 1760. Gandatsetiago devait se trouver dans les environs de Darlingion ; Gen

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