‹ Les deux abbés de Fénelon [microforme]Chapitre 3 sur 13 · ELON · texte numérisé non relu

ELON

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Laval à M. de Féy P- 20. Voyage de è , Documents copiés #

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- M. Dollier de

ndatsetiagon, Gene- |} s sont indiques dans à es par Bellin, 1744 & les de Vogondy,1755; à 160. Gandatsetiagon e Darlingron ; Gene- à

Les Iroquois de Kenté avaient vu des robes

H noires dans leur anciens villages et leur } avaient entendu prêcher l'Evangile ; ils vouà lurent en avoir avec eux, quoiqu'’ils ne fussent | pas très-pressés de se fure chrétiens ; c'était un moyen de se rappeler la patrie absente :

| leurs vieillards d’ailleurs avaient besoin d’être D consolés ; sans la robe noire, les enfants mou-

@ rants ne pouvaient prendre la grande voie

des âmes. Au mois de juin 1668, le chef et

braske, de Port Hope, quoique M. O’Callaghan (Docubments, etc,, IX, Paris Documents, p. 112) le place à l’en- Ltrée de la rivière Trent ; mais ce dernier endroit était occupé par le village de Tannaoute. Ganneious était caché dans la petite baie au fond de laquelle s’élève faujourd’hui Napanee. La véritable position de Kenté me semble encore plus incertaine ; ce village était sur la presqu'île du Prince-Edouard ; mais d’après la carte du major Holland, corrigée par le gouverneur Pownall, 1776, Al faudrait le placer à l’extrémité sud, vers Zitéle Sandy Bay, tandis que Jeffrey, Vogondy, Charlevoix, semblent le reporter vers Brighton. Ces recherches paraîtront peuttre minutieuses à beaucoup de personnes ; mais il est difficile de résister à l’intérêt qu'on éprouve de suivre pas | pas ces peuples qui s’en allaient disparaissant du sol à hesure que nous nous étendions. On n’a pas assez remarjué que l’émigration dont nous parlons a commencé la lestruction d’une confédération aussi forte, non moins fédoutable en son temps, mais plus unie que celle qui l’a fémplacée plus tard sur son propre territoire. On eut vendant quelque temps les Iraquois du Vorzet ceux du Bud, avec cet te différence que les conédérés et les fédé- Draux de cette époque ne se firent point la guerre etsurent

loujours unir leurs forces pour repousser l’ennemi Commun.

les principaux du village vinrent donc à Montréal prier les MM. du Séminaire de leur accorder des missionnaires ; mais la chose parut si importante, et tellement en dehors des usages, que le Séminaire ne voulut rien décider avant l'arrivée du nouveau supérieur, M. de Queylus, qui venait remplacer M. Souart (1) ; la réponse fut remise au mois de septembre (2). Au temps marqué, les députés revinrent à la charge avec plus d’insistance que la première fois. M. de Queylus, en se rendant à leurs désirs,ne pouvait êtreembarrassé dans le choix de ses envoyés : les abbés Trouvé et de Fénelon étaient là, tout prêts à partir comme nous l'avons vu. Mgr de Laval leur donna

(1) M. Gabriel Souurt a trop bien mérité de la ville de Montréal et de tous ceux qui s’occupent de l’éducation pour que nous ne rehdions pas ici un juste hommage à son dévouement. Supérieur du séminaire de cette ville, il y fonda et dirigea lui-même la première école de garcons, vers 1661 (ss Viger), école qui a été la source et l’origine première du collège de Montréal et des nombreuses maisons où se donne aujourd’hui l’enseignement primaire. Par un sentiment dont les hommesde l’enseignement doivent s’énorgueuillir, il faisait ajouter à son nom, comme ses plus beaux titres : ‘‘ ancien curé de N. D. de cette ville ‘‘et qui a fait les premières esco'les dans ce

- lieu.” Le séminaire de Saint-Sulpice ferait une chose agréable et en même temps une bonne œuvre, s’il publiait la vie de ce serviteur de Dieu : ellle a, été écrite par M. Grandet. ë

(2) Histoire du Montréal, par M. Dollier de Casson, +: lettre de M. Trouvé.

à Monr aCCOrparut si

les usadécider r, M. de art (1) ; pbtembre evinrent e la preendant à sé dans le ivé et de r comme r donna

de la ville l’éducation Iommage à cette ville, ole de gara Source et des nomelgnement l’enseigne-

son nom, N. D. de >s dans ce une chose il publiait ite par M.

e Casson,

des instructions et leur traga des règles de conduite pleines d’une rare prudence et qui

. font infiniment d'honneur à la main qui les

a tracées, au cœur qui les a dictées” (1). En même temps, il écrivit une lettre particulière à M. de Fénelon,pour lequelil semble avoir eu beaucoup d'égards à cause de ses vertus et de son dévouement, et, sans doute aussi, à cause des rapports qui devaient exister entre deux maisons qui s’allièrent quelques années plus tard (2). On ne lira pas sans intérêt cette lettre qui est complètement inédite.

“C'est avec une singulière satisfaction et consolation de notre âme que nous avons veu la ferveur et le courage avec lequel vous vous portés à la conversion des nations infidelles et que pour l'exécution de ce pieux dessin vous nous avez fait connoître les sentiments que Dieu vous a donnés d'aller, avant cet hyver, dans un lieu situé vers l'entrée plus proche de nous du lac nommé Ontario, cbste du nord, pour y travailler à la conversion d’une nation que nous avons appris qui s'y est établie de-

(1) M. le commandeur Viger, Ziste du Clergé, Ces instructions sont aux archives de l’archevêché de Québec, du séminaire de Montréal, et dans les Mss. Viger.

(2) Pierre de Montmorency-Laval épousa la cousine de l’abbé de Fénelon. C’est la marquise de Laval dont le nom revient si souvent dans ja correspondance de larchevêque de Cambrai,

puis environ trois ans, et y chercher les brebis égarées que cy-devant les Pères de la Compagnie de Jésus avaient amenées au bercail de N. S. J. C. Nous sentant d'autre part portez de contribuer de tous nostre pouvoir et authorité à un zèle si saint, et le devoir de nostre charge nous obligeant de pourvoir aux besoins de ce lieu, et ne le pouvant faire par nous mesmes pour la grande distance ; estant d’ailleurs bien informez de votre suffisance, piété et bonnes mœurs, Nous vous donnons pouvoir et

authorité de travailler à la conversion de ce peuple, leur conférer les sacrements et généralement faire tout ce que vous jugerez à propos pour l'établissement de la foy et l’accroissement de ce nouveau christianisme, et ce autant de temps que nous le jugerons à propos,

vousenjoignant toutefois d'estre sibordonnéen toutes les d. fonctions à nostre bien aymé Claude Trouvé, ptre., que nous associons avec vous pour le mêmé dessein, et de recevoir en tout ce qui regardera le salut des âmes, la conduite et le pouvoir de luy, vous exhortant surtout de vivre ensemble dans une Ste union. Que si par une providence de Dieu, il se présentait quelque occasion d’escrire à quelques-uns des Pères de la Compagnie de Jésus qui sont dans les nations Iroquoises, nous vous exhor- ’

es brela Combrcail de portez t authoe nostre Kk besoins ous mesl'ailleurs éet bonuvoir et ion de ce et généez à prol’accroiset ce auà propos, rdonnéen mé Clauvec vous r en tout conduite , surtout ion. Que je présen- Iques-uns s qui sont

as exhor- :

tons et désirons que vous conferriez avec eux par lettres de toutes les difficultez que vous rencontrerez dans l'administration de vos fonc-

tions, et que vous vous conformiez à la pra-

tique que les lumières de la grâce et une iongue expérience leur ont fait juger nécessaire d'établir pour conduite de ces nouveaux chrétiens, tant en ce qui concerne l'usage des sacrements, qu'en tout le reste du spirituel.

Mais sur toutes choses nous vous conjurons de leur faire paraître en toute sorte de roncontre des marques véritables et sincères du ressentiment très-Juste que vous avez avec nous des grandes obligations dont cette église naissante est redevable à cette Ste. Compagaie, pour le zèle et les soins continuels avec lesquels elle a travaillé depuis quarante ans et continue de faire encore aujourd’hui ; la grande bénédiction qu'il a plu à Notre Seigr.

de donner à ses travaux nous sert d’un puissant motif pour vous porter autant qu'il est en notre pouvoir, dé conserver toujours une liaison trè-étroite et intime union avec les Religieux Missionnaires de cette Compagnie afin que n'ayant tous qu'un mesme cœur et un mesme esprit il plaise à N. S. J. C. le souverain Pasteur des âmes vous rendre tous participans des mêmes grâces ei bénédictions.

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