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ce que nous l'avons vu jusqu'à présent : géné-
. roux et dévoué, et par-dess”s tout, repoussant l'injustice. Maïs pour mieux comprendre
D ces faits, il nous faut reprendre de plus haut.
Dans une colonie aussi étendue que le Cana-
D da, les lois n'étaient pas toujours scrupuleu-
| sement observées et l’on pouvait voir se glis-
D ser plus d’un abus à mesure qu'on s'éloignait À du ventre des habitations.
D regrottables était certainement le mépris des
D ordonnances qui règlaient le commerce des
Un des plus
(1) Acte devant Basset, 23 mars 1674.
relleteries et la traite avec les sauvages. A Montréal, M. Perrot,’ qui trouvait dans ce commerce un moyen facile d’augmenter sa fortune, ne craignait pas ‘de les violer et de les laisser ouvertement violer par ses créatures : si les habitants, poussés à bout, voulaient lui faire des représertations sur des désordres dont ils avaient souvent beaucoup à souffrir, il jetait en prison le téméraire qui se chargeait de présenter leurs remontrances (1). Vers la fin de 1673, le mal commençait à devenir général ; M. de