‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 23 sur 66 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

HAUTINVAL, COURVILLE.

HAUTINVALj se promenant à grands pas.

Je veux que la fotulre m'écrase si je ne me venge de cet impertinent bourgeois , et s'il ne me fait rai-

COTJUVILLEj vivement et avec précaution.

\ pouvez-vous songer, monsieur leCJonite ? lui demander raison ! dans un pareil moment ! Savez-vous qu'il ne faudrait qu'un coup d'épée pour vous perdre dans l'opinion ?

HAUT I N VAL , avec force.

Eh ! que me fait à moi 1 opinion ! (s'arrètant tont à coup

avec effroi. ) Ne m'a-t-On pas entendu?.... (à Conrville. )

Quel besoin aussi de lui communiquer les listes , le journal .P

COURVILLE

Comme j'ai fait aux autres électeurs, pour le mettre dans nos intérêts : il est un peu malin et difficile à mener, le bon homme. Quelques personnes avaient songé à porter son neveu ; mais il ne veut pas l'éloigner de lui cette année.

HAU T I NVAL.

Il redoute donc ma concurrence ?

COURVILLE

Certes! et puis, véritablement, vous avez gagné tout ie monde par votre courage et ce beau dévoûment. Cependant, comme il faut tout prévoir, dans le cas où nous éprouverions ici des revers

HAUTINVAL.

Des revers, dites-vous !

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