‹ Les deux citésChapitre 20 sur 92 · II. — l'bISTOIKE de L'nHITXHS ST OELIX DE L'HinUniT · texte numérisé non relu

II. — l'bISTOIKE de L'nHITXHS ST OELIX DE L'HinUniT

Au sens vulgaire du mot, l'histoire tmivertelle, l'histoire du monde est simplement celle de notre terre qui, vraie BeUiléhem, est par sa petitesse l'un des derniers des astres et l'un des premiers par la grandeur des événements dont elle est le thé&tre. Contemplée à la lumière de Dieu, son histoire est la plus sublime des épopées, le plus pathétique des drames. C'est une Iliade où le merveilleux abonde et qui célèbre les combats de l'armée du seul vrai Dieu contre toutes les puissances des ténèbres. C'est l'Odyssée de l'homme qui, dans une heure nébste, avait quitté sa chère et douce Ithaque : après de longs égarements et de cruelles souffrances, Dieu l'y ramène endormi dans sa foi, sans tes œuvres de la loi, et la Sagesse divine, qui se tient à ses côtés, le rend vainqueur de tous ses ennemis intérieurs. C'est le drame de ce Titan, Frométhée, vrai type du génie humain, qui a frauduleusementet avant le temps dérobé à Dieu tous les secrets d'une civilisation athée : cloué à la terre , il expie son crime par des souffrances toujours renouvelées; mais le Fils de Dieu, un Dieu sauveur, tue le vautour qui le ronge; Chiron dans les enfers prend sur lui, par un saint dévouement, le reste de sa peine, et il rentre purifié et réconcilié dans la société de Dieu et de ses anges.

L'histoire proprement dite de i'univeri embrasse des périodes étemelles et des milliers de voies lactées qui dépassent infiniment les bornes de notre imagination. Cette histoire-là n'est connue que de Dieu et elle ne pourrait être racontée que par rélemelle Sagesse, la Clio des deux.

Les Hellènes, ce peuple d'enfants de qui les fables gracieuses recèlent parfois plus de profondes vérités que nos savantes et arides abstractions, les Hellènes faisaient de Clio la iille aînée de

leur lUeu suprême et de la Mémoire. Bn leur empruntant leur langage, nous dirons que la sainte Muse de l'histoire est assise au [Hed du lr6ne de son père , sur le seuil de l'éternité et du temps. Les mains jointes pour la prière, elle a sa lyre à ses cOtés, et sur ses genoui le livre des décrets divins, qui a un commencement et pas de fin, et qui est écrit dans son entier, sans la moindre lacune, mais avec une encre invisible. Les caractères sacrés ne da- Tiennent lisibles pour la Muse qu'à mesure que l'éternelle et secrète volonté de Dieu s'accomplit dans le temps et la réalité.

En face du tr6ne du Souverain se dresse l'horloge de l'univers : le jour y a la durée de mille années terrestres (1), le mois celle de la grande révolution solaire, et les années y sont des fons, des éternités. Quand le marteau frappe le timbre qui retentit d'un bout des cieux à l'autre, la Muse prend sa lyre, cbante l'Age qui vient de se clore et célèbre la puissance et la sagesse de Dieu, sa justice et sa miséricorde.

De sa haute demeure elle contemple au-dessous d'elle dans les ténébreuses profondeurs de l'espace ces voies lactées, oasis de lumière qui forment sans aucun doute un mystérieux organisme. Elle admire et la rigueur mathématique de leurs lois fondamentales qui sont partout identiques avec elles-mêmes à l'image de leur auteur, et la gracieuse diversité de leurs figures, qui révèle la souveraine liberté de la sagesse créatrice. Cependant le monde de la liberté éveille bien plus l'intérêt de la Muse que ne le foit la nature. Il a, lui aussi, une hase inébranlable et universelle, la loi de la justice, k laquelle s'oppose par un ravissant contraste la multiplicité des êtres intelligents. Mais ici se décide le sort heureux ou malheureux d'innombrables créatures toutes immortelles, et la Muse suit, avec des larmes dans les yeux, les traces livides de celles qui s'égarent vers la cité du mal, tandis qu'elle se réjouit k la vue de toutes celles qui restent fidèles h leur origine.

Tout en inscrivant sur ses tablettes les événements du jour présent, elle voit les grandes lignes du passé, se prolongeant A travers les épaisses ténèbres des siècles futurs, converger vers la source de toute vie. Le grand drame est ainsi constamment présent à son esprit dans son ensemble : elle se souvient des premiers actes, elle en voit le milieu, elle en pressent l'issue. Cependant de sa toute-sdence elle a laissé tomber sur la terre, par la

main des prophètes, quelques miettes qu'a soigneusement recueillies sa sœur cadette, la Muse de rhisloire humanitaire.

Quelle disparate entre ces deux sœurs? L'une connaît exactement toutes les voies lactées, et l'autre, noire seule planète. L'une suit, d'un regard auquel rien n'échappe, les destinées de tous les astres; l'autre reconstruit à grand'peine la biographie de la terre. L'une, confidente du Très-Haut, part de l'idée mère de la création qu'elle poursuit, sans que le fil de la déduction se rompe entre ses doigts, jusque dans ses dernières ramifications; l'autre, comme perdue dans la foule des astres sur l'atome terrestre, s'efforce en vain de relier sa chétive patrie au splendide ensemble de l'univers. Pour l'une tout esta première vue ordre, plan , cause finale , fonction , idée ; à l'autre tout semble hasard et confusion, et chaque phénomène lui dérobe sou sens sous un épais noyau de granit.

Que de siècles d'ailleurs se sont écoulés avant que notre pauvre Clio ait ouvert les yeux et qu'elle ait pris la plume ! Elle dormait quand le Créateur donnait au soleil les planètes pour épouses et lançait en tous sens, comme des flèches embrasées, les comètes vagabondes. Elle dormait encore quand à la surface de la terre, d'époque en époque, il créait et détruisait des plantes et des animaux de plus en plus par&its. A l'apparition du premier homme elle a enfin secoué son sommeil, el s'est mise à son œuvre, notant dans sa mémoire ou sur des feuilles volantes les grands événements de la race d'Adam. Elle n'a toutefois sauvé du déluge que quatre ou cinq pages transcrites par Moïse et de confus souvenirs épars chez tous les peuples païens. La terre se repeuple par les descendants de Noé; mais que de tribus la Muse a laissées périr sans en garder même le nom, et dontil ne reste que des armes brisées et des fragments de poteries ! Il est même dans les deux mondes de vastes ruines ornées de sculptures, dont elle a oublié les fondateurs parce qu'elle n'y avait point laissé d'inscriptions. C'est à peine si, sur les rives du Nil, de l'Eupbrale. du Tigre, elle parvient aujourd'hui à déchifl'rer les vieux textes qu'elle avait jadis gravés sur des murs ou sur des cylindres. Sauf en Israël, elle n'a inspiré que très-tardivement à des écrivains le désir de raconter les faits et gestes de leurs peuples. Aussi l'histoire certaine et suivie est-elle partout d'une date singulièrement récente (1).

10 Celle dite «II. (Cipcti Kliprotb, i>oitr la Chlae l'an m-, pour la Crtct la jmmlAn ilH

C«tte histoire certaine est-elle au moins véridique? Qui nous garantit la bonne foi de ces écrivains indigènes? N'ontr-ils point altéré à dessein la vérité par oi^eil national, par fanatisme religieux ou par haine personnelle? Que s'ils étaient incapables de mensoDgej étaient-ils exempts de préjugés? Savaient-ils résister k l'involontaire entraînement de l'esprit de caste et de parti? Ne se laissaient-ils point séduire par l'éclat du succès et la vaine autorité du fait accompli ? A les supposer assez maîtres d'eux-mêmes pour résister à ces teotalions, possédaient-ils cette perspicacité et ce jugement sain sans lesquels le cœur le plus honnête peut commettre les plus graves erreurs? Ou peut-être étaient-ils mal renseignés? les récits des événements leur parvenaient-ils incomplets et fautifs? n'étaient-ils pas en position de connalti<e les secrets mobiles des peuples et des princes? Si la Muse de l'histoire a laissé tomber la plume entre des mains indignes , comment pourrait-elle écrire la biographie véridique de l'humanité?

Disons en premier lieu que ce qui importe, c'est moins l'individu que son œuvre. Les plus grandes erreurs des écrivains contemporains sur le caractère moral, sur les mobiles d'un personnage historique ne faussent point nécessairement notre appréciation du rOle qu'il a joué dans le drame humanitaire. Ainsi Antiochus l'Illustre est pour les prophètes hébreux le premier antichrist; pourTite- Live, au contraire, un roi excellent qui voulait introduire dans tout l'Orient le culte de Jupiter Capilolin. Nous savons au moins que son plan a radicalement échoué et que les Juifs persécutés ont brisé son joug sous la conduite des Machabées. Louis XIV a-t-il été non-seulement un grand roi, mais un grand homme? Peu nous importe; nous savons qu'il a par sa révocation de l'édit de Nantes détruit ce qui restait de liberté en France, par ses guerres réduit à la dernière misère son royaume, par ses adultères et son hypocrisie laissé après lui les mœurs de la Régence. Gustave- Adolphe venait-il, en pieux disciple du Christ, sauver d'une ruine imminente le protestantisme d'Allemagne, ou, souverain ambitieux, fonder un empire suédois de la Baltique? Peu nous importe : cet empire n'a jamais été qu'un vain rêve, et Dieu a &it de ce roi l'instrument de ses desseins de miséricorde ^vers les Eglises de Luther. Ce n'est que dans le domaine de la foi, où

ieii«; posr la TWMiiTM et In Bdh» le

l'œuvre se juge par la piété, qu'il n'est pas indifférent de savoir a Luther et Calvin ont été des monstres d'impudicité, et si Alexandre VI n'aurait point été à tout prendre un honnête homme.

Mais quelle mesure appliquerons-nous k l'œuvre des génies? Quels sont ceux d'entre eux qui ont concouru au vrai bien de l'humanité? Quel est le bien suprême? Quel est le but auquel doit tendre notre race? Est-ce la foi au Dieu vivant, ou laiiégation de Dieu ? Est-ce le règne de l'esprit ou celui de la chair, la sainteté ou la volupté? Pour qui marche à la lumière du Chiist, le doute n'est pas possible. L'Evangile, par la voie de l'expérience personnelle (I) raffermit, illumine, marque de son sceau indélébile les sentiments et les axiomes du sens moral, de l'instinct religieux et de la r^son, en même temps qu'il nous révèle les origines de notre race, sa chute, sa rédemption et sa restauration finale, h'nquisse de l'historiosophie se trouve ainsi complète et distincte, dans les saintes Ecritures; c'est à nous à en faire un tableau k l'aide des historiens profanes.

Les historiens vraiment grands sont k leur insu nos auxiliaires empressés. Theremin a dit : a L'éloquence est une vertu, n H en est de même de l'art d'écrire l'histoire. Il faut, pour y réussir, non-seulemenl une haute intelligence, mais un cœur honnête, ami de la vérité, supérieur aux grandes et peUtes passions du temps. Les Sallustes aux mœurs corrompues ne peuvent s'emparer de la plume de l'historien qu'après avoir pris le masque de la probité. Le monde est un juge plus incorruptible que ne le ferwt supposer son train de vie. Dans les révolutions des Ages, il a sauvé d'enb« les innombrables écrits historiques ceux qui se distinguaient par leur impartialité, il a laissé périr presque tous les autres.

Au reste, il ne iàut pas s'y tnnnper, l'historiosophe peut sans le miûndre inconvénient ignorer le vrai sens et même l'existence d'une foule immense de choses. Bien en effet de plus remarquable que la multitude d'hommes et de peuples poxtifs dont il peut hardiment ne faire aucun état, et le petit nombre de peuples et d'hommes actif» qui seuls méritent son attention.

Comptez aux différents ftges de l'humanité les nations d'initiative, celle» qui se sont plus ou moins illustrées par les productions de leur génie, par leur action sur leur siècle et sur la postérité. C'est à peine si d'un Age à l'autre vous en trouverez plus de

douu. Les peuplades passives, au contraire, ont toujours été et MDt encore iiuiombrablcs. Si elles ne forment qu'une petite fractiOD du chiffre total du genre humain, elles n'en occupent pas moins la majeure partie de la surface terrestre. Elles sont, ou saunges, et vivent de la chasse et de la pèche dans le nord de l'Asie etdans les plaines des deux Amériques; ou nomades, et errent ivec leurs troupeaux dans tes steppes de la Mongolie, du Turkestan, de l'Arabie; ou barbares en Afrique et en Océanie, et cultivent le sol sins atteindre au niveau des peuples historiques. Ces tribus, dont plusieurs sont dégradées au delà de toute expression, coaservent d'&ge en fige les mêmes mœurs et les mêmes croyances; elles sont ce que tes fait l'invariable nature; et pour les meilleures d'entre elles il n'y a nul âge d'or à retrouver, nul idéal à poursuivre, nul progrès à accomplir. L'historien ne prend intérêt qu'aux (loinsdes, qui de loin en loin envahissent les pays de la civilistlion. Il ne tient compte des sauvages et des barbares que pour calculer le tribut de souffrances, de cruautés, de débauches, ■le superstitions absurdes qu'elles versent dans le trésor sans fond •les péchés de l'humanité déchue.

^ez les nations civilisées elles-mêmes que de villes et de pro- ^Tices passives qui subissent sans réagir l'action d'une cité unique, de Paris ou de Copenhague, de Stamboul ou de Pékin ! De même pour un homme de génie qui fait avancer d'un pas son peuple et l'esprit humain, que de milliers de médiocrités et que <le millions de nullités! Considérez ta foule innombrable de fanilles qui laissent à peine après elles sur l'océan des temps un imperceptible sillage. Toutefois il n'est personne, môme dans la position la plus humble, qui, par son honnêteté ou son incondoile, par son patriotisme silencieux ou son égoïsme, par sa foi "0 son incrédulité, n'ait été en bénédiction ou en malédiction *ux ûens, à ses voisins, à son village ou à sa ville. Ses actes ont possi la somme totale du bien ou du mal que comprend à chaque génération la société. Ce sont les additions de ces « hommes de rien > qui constituent le caractère général d'un siècle, et l'histoire, qui ne les connaît pas individuellement, dira pourtant si leur ftge était en majorité religieux , docile aux lois , laborieux, paisible, ou s'il ne comptait qu'un petit nombre d'hommes de Wen au milieu d'un débordement général d'impiété et d'immoralité.

A ses ftges successifs, toute nation civilisée voit son état moral H intellectuel se modifier insensiblement par des causes cachées

dont l'historien contemporain ne peut saisir le jeu. Ces cfaan^ments se manifestent par ta littérature qui, d'une génération à l'autre, est l'expression fidèle et mobile de la société. Mais quelque grands qu'ils puissent être, ils ne dépassent pas les limites que leur trace l'indestructibilité du caractère national. Ce caractère, toujours le même et toujours changeant, forme l'arriËreplan au-devant duquel passent rapidement les événements de U vie du peuple. Parmi ces événements il en est qui se reproduisent avec une telle constance qu'ils rentrent dans la catégorie des mœurset des coutumes. Telles tes guerres annuelles des Romains contre les peuplades voisines pendant les premiers temps de il république. Telles, dans le Bas-Empire, les frivoles querelles des Verts et des Bleus, les stériles disputes théologiques des moines, les sanglantes révolutions du palais. Telles encore, sous les premiers empereurs d'Allemagne, au renouvellement de chaque règne, les révoltes des ducs et leurs défaites. Par un procédé analogue de réduction, toutes les guerres des Capétiens et des Valois contre les Flamands se concentrent pour l'historioso{Àe en use seule, et les buit ou neuf croisades sont pareillement à ses yeiu les effets très-divers d'une cause unique qui, bien comprise, les explique tous. U n'étudie les détails qu'aBn d'asseoir solidemeal son jugement d'ensemble. Pour bien dire une chose, il doit en savoir dix et en taire neuf. Mais cette monotone répétition des mômes événements le fatigue; il est avide de faits nouveaux et note avec soin tous ceux que lui apporte chaque génération ou chaque règne. Ces faits nouveaux sont à tout prendre peu nombreux dans les siècles de lent développement qui s'étendent d'un temps de crise et de révolution à l'autre. Tous d'ailleurs ne sont point d'égale importance, et le talent de l'historien consiste à discerner ceux qui marquent un progrès réel soit en bien soit en mal. U passera les autres sous silence, quelque séduisante apparence qu'ils puissent avoir. Comme les prophètes hébreux , il aura le courage de dire, même en racontant \& vie des plus grands princes : « Le reste des actions de Salomon n'est-il pas écrit dans les annales des rois de Juda 1 a La première des vertus est donc pour lui comme pour le chrétien, le renoncement. U doit apprendre à résister à la curiosité de tout savoir et à cette redoutable maladie de tout dire qui engendre l'ennui. Mais si le silence est pour lui un devoir, l'ignorance ne peut être nécessairement une perte. Lorsque dans son tableau des ^ècles modernes il tait tant de choses qui lui sont bien connues, qu'il se console de toul

es qu'il ne tjsit pas de la haute antiquité ! En laissant se perdre le souvenir d'une foule d'événements de moyenne importance, le temps lui a rendu le service de le débarrasser d'une masse de matémux superflus, et l'érudition parviendrait à combler toutes ces lacunes que l'historiosophie n'en tirerait qu'un mince profit.

lU. — l£S HISTORIENS.

C'est ainsi que l'histoire de l'humanité se réduit à un petit nombre d'événements qui se sont succédé chez une douzaine de peuples. Mus si l'hisloriosopfae est dispensé de tout savoir et de tout dire, il lui importe d'autant plus d'être très-exactement renseigné sur ce qu'il ne peut ignorer. La connaissance des faits dans loule leur vérité est le point de départ de toutes ses études. Il les relie ensuite les uns aux autres par l'enchaînement des effets et iescauses. La recherche des causes le conduit à découvrir les lois du développement des nations civilisées. Enfin la connaissance de ces lois lui donne par la voie de comparaison l'intelligence du p/an divin de l'histoire humanitaire.

1" Les faits.

Les faits ont été mis par écrit, nous l'avons vu, à des dates très-diverses chez les nations civilisées. Ces dates marquent pour chacune d'elles le commencement des temps qu'on a nommés historiques. Le mot d'histoire a en effet deux sens différents : il désigne tanldt les événements eux-mêmes, soit que l'homme en lit conservé ou perdu la mémoire, tantdt les livres où l'on a con- ^é ceux qui se sont passés depuis que l'usage de l'écriture s'est généralisé. Les siècles antèhistoriques embrassent l'Age ténébreux et l'âge mythique de Varron.

a) Temps antèhistoriques. Il nous en reste des souvenirs et des dibriâ, sources orales et sources muettes de la science des origines, l'arcfaéolo^ [««prement dite.

Les sources orales comprennent la tradition, la légende, le mylieel\a ballade.

Toute tradition que les pères racontent à leurs enfants, s'altère <lans la suite des siècles et finit par se dénaturer ou se perdre. Celles des premiers âges de l'humanité ne se sont conservées dans

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