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CHAPITRE DEUXIÈME

LES ASSTBIENS.

Sémites comme les Chaldéens, les Assyriens se sont illustrés non par leurs sages, mais par leurs conquérants. Ne deniandons pas à ces Romains du Tigre des vues originales sur l'histoire universelle. Sous la protection de leurs dieux et de leurs déesses, ils étendent par leurs armes les limites de leur empire, tandis que Sandan, sous la forme d'un géant, écrase d'un bras contre sa poitrine le lion caniculaire. Toutefois ce peuple plein d'éner^e attribue au mal une plus grande puissance d'action que ne le faisaient les pacifiques habitants de la Babylonie. A Ninive, le principe mauvais est un monstre hideux qui attaque l'homme et qui même essaye de pénétrer dans le temple; mais sur le seuil le dieu suprême l'arrête et le foudroie (1).

Les Assyriens ont de fort bonne heure subi le joug et l'influence des Mèdes, et plus tard ils ont à leur tour poussé leurs conquêtes jusqu'en Bactriane. Leur redoutable génie du mal pourrait donc bien avoir quelque afRnité avec l'Ahriman de la Perse.

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