SIXIÈME PÉRIODE
l'mSTOt&B PHILOSOPHIOTIE, LA. GiOGEAPHIE, l'bISTOIBE tn<tTU8KLLl 8008 U SOmNlTION ROHAINB.
%i.~Polybe.
Polybe (3), le fondateur de l'histoire pragmatique, ouvre l'ère Doavelle où la Grèce, qui avait conquis l'aient, fut & son tour soumise par Rome et devint une province du quatrième empire nnifersel.
Son père était Lycoitas, un des chefs de la ligue achéenne; son maître, le dernier des Grecs, Philopœmen. Il avait grandi au milieu des agitations de la politique et non, comme Epbore ou
Théopompe, dans te patsible école d'an rhétenr. Toat jeone encore, il avait été l'un des soutiens de l'indépendance de u patrie contre Rome. Sa réputation d'homme d'Etat distingué et d'habile général était déjà toute faite quand il tut emmené comme otage, avec mille autres Acliéens, dans la ville du Tibre, qui s'élevait lU comble de la puissance. Il y devint l'ami des Scipions. Làte révéla bientôt !i lui tout un monde nouveau. Dans cet Occident vers lequel les Grecs n'avaient point jusqu'alors arrêté leurs reganU(l), était un peuple d'un esprit religieux, de mœurs naguère encoct fhigales et pures, plein de respect pour la foi jurée, intrépide tm les champs de bataille, ferme et calme dans les dangers, inébnalable dans les revers. L'union régnait dans l'enceinte de la cité; la constitution était singulièrement bien pondérée; la politique était sage, habile, conséquente avec elle-même, entrepreiunte, Gfire de ses triomphes. Polybe comprit que la terre appartenait aux Homains. Leur empire naissant lui apparut comme • le chef-d'œuvre de la Fortune qui renouvelle la face du monde el fait converger vers un même but les peuples jusqu'alors isolé*.* Il résolut de montrer n comment Rome a pu concevoir l'idée juigu'alors inouTe, d'une monarchie universelle et l'exécuter. Ce qui fait la merveille de notre siècle, ajoute-t~il, fait aussi le mérite particulier de mon ouvrage (2) . » Son ouvrage embrasse 1» cinquante-trois années (220 à I &7) qui ont suffi a Rome pour <■ faire passer sous ses lois l'univers entier, > et pour « s'élever à une hauteur que noire siècle admire et que les âges futurs ne dépasseront jamais (3] . n 11 est d'ailleurs très-fler d'avoir écrit • la première histoire universelle et peut-être le plus grand monument historique qui ait jamais existé (4). »
La postérité n'a point protesta contre le légitime oi^eil de Polybe. Elle a reconnu qu'il avait exécuté sou plan avec consdenee, vérité et clarté.
Avec conscience. Four acquérir des renseignements authentiques et complets, il a visité les Alpea, les Gaules, l'Espagne, l'Afrique et l'Asie. Il sent vivement les avantagée que ses vojageti ainsi que sa vie poliUque, lui donuent sur unTimée (SJ. Erigûiil en principe ce qu'avaient pratiqué avant lui Hérodote et Ëphore,
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