‹ Les deux citésChapitre 68 sur 92 · I. — Son ^mpi · texte numérisé non relu

I. — Son ^mpi

Le tnoaàB andeo étùt asservi à Rome, et Rome, qui sous Auguste traversait une ère de paix et de gloire, allait subir le joug des Tibère et des Néron. Les nations avaient, aucune dans le cours des siècles, succeswvement réalisé leurs rftves de gloire; mais le temps de leur fleur avait été de courte durée, et toutes fidaaient l'amère éjveuve de la vanité des choses humaines. Déjà même elles seutaieut le froid de la mort monter des extrémités vers le cœur : les campagnes se changeaient eu déserts ; dans les villes il n'y avait plus de grands orateurs, plus d'artistes distingués, plus de poëtes;laphilosophifl même se mourait. Lasse de vaines rechercha, et ne croyant plus à ses dieux, l'humanité s'assoupissait au sein des voluptés. Il n'y avût plus de foi sur la ierre(l}. Le temps du monde ancien était accompli (2): c'était l'heure des ténèlves, c'était minuit (3).

«I lU^na I Lm nui, 1. - B Otf. IT. 4.

(1) • La poiTtMInM, à l^tppndM de 1> Rli(too ArfUenna fil tefili l'capoila', «Mil délt

. ..... ,. v ...__ .jj ^,i^j ^j tiMrtgo» MdiTntMon MnMsmu le

r« criUfwJ* r&oMd'^JCnndrK.t. II. V. n.

Tout à coup d'humbles bergers (jui faisaient paître leurs troupeaux près de Bethtéhem, entendirent dans les cieuxles anges célébrer la venue d'un Sauveur, qui devait être pour tous les hommes le sujet d'une grande joie, et dans une sombre et silencieuse étable naissait le dernier Adam, Jésus-Christ.

Mais, s'il n'y a plus de foi sur la terre, qui se réjouira de cette heureaSe nouvelle ? Le Irès-petit nombre d'âmes humbles et pieuses qui vivaient éparses dans la foule et que le monde ne connaissaitpes. En Judée elles «attendaient la consotationdisraël* (p. t6^) qui ne pouvait tarder à venir; diez les païens elles aimaient la vérité sans la connaître. Toutes ensemble elles éliùent la fiancée que s'était choisie l'Epoux céleste (1).

Page 1