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CHAPITRE TROISIÈME

LE BAS-EUPIRB.

Le» Grecs du Bas-Empire étiùent, comme leur grund biilorin Procope, des païens baptisé^. La religion consistait pour eux en des querelles tbéologiques que terminaieDt des « ooociles de brigands, n

Cependant Justinien avait fermé en SH^ l'école de Proclus à Athènes, qui avait été le dernier a»ilâ du paganisme. L'ennemi extérieur du Christ semblait ainsi âtre réduit à néant, et l'on ne se doutait pas qu'il était au dedans le maître de la place. Non-seulement il y régnait aur les foules par le culte des saints et des images; mais il s'insinuait dans les esprits les plus pieux par ce même néoplatonisme qu'on croyait avoir tué. Un încoiinu mi-philosophe, mi-croyant, avait composé au cinquième siècle, bous le nom de Denys l'Aréopagite, des écrits (1) qui faisaient de la doetrine de l'Eglise profondément altérée oelle d'une ancieune écok chrétienne d'Athènes. L'auteur y professe les deux principales erreurs de Plotin, Jamblique, Proclus : la nature incompréhensible de Dieu et l'union extatique de l'âma avec Dieu par la voie de la purification, il est un vrai gnpstique par ses rêveries sur les hiérarchies des anges, Il fût preuve enfin d'une foi bien peu spirituelle quand il exalte les pompes d'un culte qui se matérialisait de plus en plus, ou qu'il glorifie le saferdoce et le monacbisme. Envoyées en présent en 827 par l'empereur Michel à Louis le Uébonnaiie, les œuvres du faux Denys ont exercé en Occident une influrace incalculable sur le déTeloppement de la philosophie et surtout de la mystique pendant le moyen âge.

Les théologiens acceptaient ostensiblement Aristota pour leur unique maître en philosophie. Ardents aux controverses, éprisdet distinctions, déuués de toute chaleur de sentiment et de tonte poésie, ils ne pouvaient qu'admirer l'inventeur du syllogisme etdc la logique, Jean Philopon, le Travailleur, prépara le lriom|)be d'Aristote, que consomma au huitième siècle Jean de Dankat (676-7K1), le contemporain deBède le Vénérable.

Jean Damascène a été la grande gloire d'une période sans gloire

<l) IJi •nt nwnllanoé* p«nr 11 prtmlèR K>li en M.

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lie décadence. C'est lui qui a le i»eiiiier réduit en système la tbéologie de l'Eglise grecque. Maia il e»t un ërudit bien plus qu'un pniseur, un com^ateur et non un [Aiiosophe. 11 mêle eteonrond lesPèivs, le îkux Deays, Aristole et Porphyre. Ba Source deia vérité^ qui a du moine le mérite de l'ordre et de la clarté , eit rest^ jusqu'à nos jours le manuel classique de la théologie en Orient. Nous n'y avons pas trouvé une page sur la philosophie de l'his-

' toire. Nous noterons seulement que dans son eschatologie, où Ggurent l'Anlichrist juil, Hénoo et Elie ou les Deux Témoins, et Jésus-Christ redescendant en personne sur la terre , le règne de

i mille ans est complètement supprimé.

Jean de Damas avait été témoin de la seule tentative de Réforme qui fût eu lieu dans l'Eglise d'Orient. Léon l'isaurien avait voulu

t ibolir la nouvelle Idolâtrie des images et des saints. Mais, pouf

: tétabUr le cult« en esprit et en vérité, il combattait les mensonges de la chair avec des armet chamelles I Be réforme devait avorter. Bien ne prouve mieux la mort spirituelle de cette EgUae que la uture de l'unique protestation qu'aient soulevée ses erreurs.

A dater de Jean, les querelles théologiques se poursuivent ; nuis les questions qu'on discute sont li puériles, ri ahsurdet qu'elles vous transportent pour ainsi dire non-seulement hors de

' Il foi' chrétienne , mais hors de l'humanité. Dans les école* les «mmentaires font place aux compilations : telles sont celles de

■■ PholJoB et de Stobée. On cite pourtant une Hiatoin de» philotophei

■ d'en certain Théodore Hétochytê , qui fut en mn temps la gloire ' de l'école de Constantinople. Les deux Psellus tentèrent en vain ' de ressusdter le néoplatonisme et la foi aux démma.

Nous chercherions en vain dans toute la littérature byzantine ce i que ne nous a pas offert Damasoène. On vivait en Orient oomme

■ <'n Occident (p. 400) uniquement occupé du présent, sans se soucier des siècles passés et sans interroger l'avenir. SI Cédrénus re-

: KHmte dans sa Chronique jusqu'à Adam , il ne s'mtéresse qu'aux destinées d'israfil et de l'Eglise, et il n'ajoute à ses récits des ré-

'■ flexions que pour établir l'aocomplissement des prophéties rclatires aux Juifs et à Jésus-Christ.

Rien ne montre mieux combien grande était la décadence des études historiques (\ ) que l'encyclopàdie en cinquante volumes, WDçtifl et exécutée par un prince ami des lettres, Constantin Pori^y-

le N1r*Iil»«T(îr*«iw»niirl»*lïnll*(ln |wif* bitlo-

rogénète. Ce n'était point la collection de tous les grands historiens dtiB biëcles passés. Ce n'était point non plus une Bamem de leurs récits. L'ordre suivi était celui des matières. Ou ml réuni sous différentes rubriques les Ambouadei , les Bartngmi, les Vertue et la Vi'cei, les Sentences.

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