CHAPITRE CINQUIÈME
Nous retoumertns de l'Orient mahomélan vers l'Occident chrétien, en nous arrêtant un instant rhei les Slaves païens.
Les Slaves adoruent, avec un dieu suprême à trois faces, des dieu blancs et bons et des dieux milfiiiEMts et acHrt. Ce (tua-
lisme, fr^deeeloidesAryaBde UBectriane, c(Hrteiiaît,liiiMi«, une première ébauche de ta philosophie historique des deux dtét. Mais les races slaves, devenues chrétiennes, ont perdu josqu'n souvenir de leur antique religion.
Le chnaUanisme que le czsr Wladimir préféra à l'islam, étiîl celui de Byzance avec sa glaciale orthodoxie et les pompes de st» culte. Stérile à Constantinople, il aurait pu devenir à Kiew, chez un peuple tout jeune encore et bien doué, fécond en productions originales. II est en effet fort digne de remarque que, moins d'un siècle après Wladimir, un moine de Kiew, Nestor (mort 1116), écrivùt déjà en russe la Chronique de sa patrie. Cet ouvrage est U plus ancienne hbtoire de l'Europe chrétienne qui ait été composée en langue vulgaire. Mais le développement régulier de U nation russe a été brusquement arrêté par l'invasion dévastatrice des Mongols et par leur longue et lamentable domination. Ausà le peuple, qui s'apprêtait à devancer tous les autres, a-t-il eu le dernier son siècle de gloire littéraire.
D'autres causes ont maintenu les Slaves de l'Hémus dans na état voisin de la barbarie. Ceux de la Pologne catholique ellemême ne se sont point illustrés dans l'histoire. Ausû la rare slavr ne reparattra-t'elle dans nos études qu'au dix-neuvième siècle.