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CHAPITRE SEPTIÈME

LBS KATIONS KODBRNEa. — DEUÏ SIÈCLEB DE QROISSANCE (9OO-1100). g I . — Leur naissance et leur kistoriotophie, poétique.

Les dixième et onzième siècles ont vu les Allemands sous teun princes saxons et les Français sous les Capétiens, se dégageant des langes communs de l'empire carlovingien, prendre ainsi que les Italiens, leur assiette, leur idiome, leur caractère définitif. Us Visigoths des Asturies deviennent lentement des Espagnols. En luttes continuelles avec les Arabes pendant tout le moyen Age, ib

n'ont le temps de s'occuper ni de l'histoire des peuples étrangers, oi de celle des siècles passés. Nous pouvons les laisser jusqu'aux temps modernes en dehors de notre champ d'études , comme les SUres, Moins isolés du continent par le canal de la Manche que les Espagnols par les Pyrénées, les Anglo-Saxons ont été au on- Dème siècle Tiolemment interrompus dans leur développement régulier par la conquête des Normands, et de nombreuses générations se sont succédé avant que du mélange des étrangers et des indigènes soit née la nation anglaise.

Ces peuples modernes de l'Occident ont formé un système polittqae qu'avaient ébauché les Protogermains (p. 40K) et qui n'a pas son pareil dans l'histoire entière. Il comprend une dizaine d'Etats indépendants, souvent ennemis, qui reposent sur une base commune, la civilisation et la religion de l'empire romain des Théodose et des Constantin. Ne sont-ce pas, dans les visions de Daniel, les dix cornes du monstre romain t (P. 356.)

L'Ocâàeiat au dixième siècle avait hérité des temps passés de nombreux thèmes de poésie, sans avoir encore produit un seul poète.

Les Allemands , comme leurs frères de la Scandinavie , poseé^ datent des récits épiques que leur avaient légués leurs ancêtres païens. Le sujet des plus anciens de ces chants était l'histoire mythique de ces dieux qui sous le sceptre d'Odin avaient enchaîné pour un temps leur grand ennemi, Loke, et qui devaient t«us périr an jour dévorés par un monstre de l'enfer. Cette poésie mythique élfùt d'une profonde tristesse : la nature s'y reflétait sous sa forme la plus austère. Une impitoyable puissance y Foulait aux [Hcds toute TÎe, tout amour, toute joie. L'homme fait dans sa naive ignorance de beaux rêves de gloire guerrière, de richesse, de bonheur domestique. L'amour profond, intime, ardent, entoure la femme d'une Roréole divine. Indépendant et plein d'énergie, le jeune homme se plaît aux combats et aux aventures. Hais la fin de toutes les choses humaines est la douleur et la mort. La richesse a d'ailleurs sa malédiction propre : l'or qui la résume, et qui a causé la chute des premiers hommes (p. Wi), ne peut appartenir qu'à des enbatadea ténèbres [NibeluTigen). 11 tue qui le possède. Sur ce sombre arri^-plan se dessinait la figure de Siegfried, qui était à la fois l'homme primordial et le héros protévangélique (1). Dépositaire d'un trésor mystérieux, il délivnùt la jeune fille captive, l'oubliait

II) PtapU fHwMlf, I. n, p. m.

pour une autre qui ]uî avait troublé l'esprit par des breuvages et, tout invulnérable qu'il était, périssait au comble de son bonhenr sous les coups des inéchanls. A ces chants mythiques avaient succMé et s'étaient mêlés des chants historiques et légendaires qui avaient pour principaux personnages le hun Attila, Ganther le bargonde et l'ostrogoth Théodoric de Vérone. Les poésies de ce second cycle, sombres comme celles d'Ossian, racontaient, elles aussi, aux générations nouvelles, mais sans larmes ni lamentations, la destruction de l'antique race des héros. Tous périssaient ensemble dans le palais d'Attila. Théodoric seul échappait à cette efiroyable ruine ; car on disait déjà de lui comme on le dira plus tard de Frédéric Barberousse, qu'il n'était point mort. Il vivait, on ne savait où, dans un désert où il luttait contre des dragons jusqu'à la fin du monde.

Les légendes héroïques des Germains sont par leur esprit guerrier toutes semblables à celles des Hellènes. Elles en diffèrent complètement par leur merveilleux : les dieux n'y interviennent ptHut dans les destinées des hommes , et le surnaturel consiste en des nains et des géants, des monstres, des walkyries, puis en des châteaux et des armes enchantés, en des prodiges qu'opère la magie.

Il y a dans celte poésie de la Germanie païenne, dont un chantre inconnu du treizième siècle a fait l'épopée des NiMungen, une historiosophie nationale qui n'est qu'un cri de douleur et de désetipoir. Nous la verrons reparaître sous une forme sdentiâque dans un opuscule célèbre de Wolfgang Menzel.

Les Franks , convertis sous Glovis à la foi chrétienne , avùenl oublié leurs vieux mythes païens. Les Austrasiens transmirent »m Français dans les chansons de gale des Loherains le soavenir de leurs luttes avec les Picards ou Ncustriens.

Chez les Français se forma, on ne sait comment, la getb de Charlema^^e et de ses douze grands seigneurs que les Ailemands avaient oubliés et comme reniés.

Les Celtes du pays de Galles et de la Bretagne inventèrent àe toutes pièces le roman d'Arthur, second Charlemagne qui eut aussi ses douze pairs.

En Espagne prit naissance le mythe du Saint-Graa). Le symbalf antique de la coupe (t) qui de l'Orient païen avait passé pai les Arabes chez les chrétiens d'Espagne, y devint le signe dn salut par

le Christ. LeGra&l était la coupe dans laquelle Josefrii d'Arîmathée avait au pied de la croix recueilli ifi sang du Sauveur. Plus tard on imagina d'en confier la garde i un oixlre idéal de Templier*. Tels étaient, avec la fable du Renard et avec quelques débris des bbles grecques et romaines, les matériaux sacrés ou profanes, celtes ou germains, païens ou chrétiens, antiques ou récents, que les nations modernes reçurent de leurs ancêtres ou de leurs prédécesseurs , et que , deux siècles plus tard , les trouvères et les minnedogers mirent en œuvre dans les grandes épopées du moyen ftge. '

§ 2. — Le dixième siècle.

Au dixième àècle l'esprit humain semble avoir hors de l'Allemagne suspendu sa marche pour se recueillir et se transformer. Pas un poëte de quelque renom. Pas un homme qui ait marqué dans les sciences et tes lettres, sauf Gerbert (930-1003). Pas un théologien qui succède à Erigène. En France, pour annalistes, avec Flodoard, chanoine de Reims, d'une grande sagesse et d'une sincère piété, te méchant rhéteur ïticher. Toute la vie politique, reli- {Wuse et intellectuelle de l'Occident s'est concentrée chez les Germains. Les Saxons, qui, à peine convertis par Gharlemagne, avaient produit le premier poète vraiment évangclique en langue vulgaire, l'auteur inconnu du Heliand, donnent à leur grande patrie toute une série de souverains illustrés par leurs vertus, leurs talents, leurs succès. Un d'eux, Otton le Grand, aidé de son non moins grand frère et ministre Bruno, archeTêque de Cologne, restaura le saint-empire romain qui s'était écroulé déjà depuis Gharlenutgne. Ces princes ont enthousiasmé leurs concitoyens et trouvé parmiles gensd'Egliscdeshistoriensdignesd'eux. Widukind (mort vers 963) a écrit dans son couvent iè?, Histoires saxonnes avec la patriotique ardeur d'un guerrier. Malheureusement il n'estpointmallre de la langue latine etlutte péniblement avec elle, Dilbmar,éveque de Mersebourg, qui nous a laissé la Chroniqve des plus belles années de la dynastie saxonne, est un personnage haut placé et trèsexactement informé, un écrivain impartial, véridique, d'un jugement sûr. Ruotger a composé une Vie de Bruno, du plus vif intérêt. Enfin un Italien, un Lombard, Luitprand (mort vers 973), a aussi pris la plume pour écrire une Histoire contemporaine de fAllemngne ; mais il a grandi et vécu dans les cours corrompuea de sa

patrie, et, mftlgré soa tHre d'évêque, il raconte les fiùls les plus «candaleiq. ou les plus odieux avec cette impas^ilité qui n'est que trop commune chez les historiens de sa nation.

§ .1. — Onzième siècU.

L'an mille devait amener la fin du monde selon une interprétation des prophéties adoptée par saint Augustin. Au milieu des épouvantables fléaux qui avaient sévi pendant le dixième siècle, on avait calculé l'approche de la catastrophe avec une angoisse croissante. Des milliers de fidèles donnaient leurs biens k l'Eglise et se rendaient à Jérusalem pour être auprès du Sauveur quand il entrerait dans son règne. Mais nulle révolution violente dans la société humaine ni dans la nature n'éclata à cette date Ctlale. Les peuples, reconnaissant leur erreur, reprirent confiance et revinrent avec une joie toute nouvelle à leur vie accoutumée. « Le monde entier se secoua, s dit un des chroniqueurs du temps, Ghiber. € Des conciles provinciaux s'assemblent dans presque toutes les parties de l'Italie et de la France. Partout on renouvelle les temples, et c'est à qui l'emportera par leur élégance sur tous les autres peuples. Il y eut en même temps comme une résuirectitm universelle des reliques. •

Les peuples modernes s'apprêtaient à faire valoir les talents qui leur avaient été confiés de Dieu. Pour s'acquitter dignement de leur lâche, ils tentaient péniblement de recouvrer la liberté civile et politique qui avait péri avec les derniers francs-alleux sous les successeurs de Charlemagne. En France, à dnter de 1041, des villes font des alliances avec leurs seigneurs, qui s'engagent à \ivre en paix avec elles. En Italie, vers le milieu du siècle, les débauches des prêtres et des évéques soulèvent de violents troubles dans plusieurs cités de la Lombardie, de la Romane, de la Toscane, qui se constituent en municipalités libres. Déjà les villes commerçantes du Rhin voyaient approcher le temps de leur indépendance. Dans le monde de l'intelligence, les Normands d'An- {{leterre avaient leurs premiers ménestrels, et bientAt après, vers la An du siècle, apparurent les troubadours à la cour des comtes de Toulouse.

Sous quelle influence la civilisation moderne allait-elle se développer? C'était à l'Eglise ti faire l'éducation des peuples, et, au

lieu de retourner aux sources vives de la foi, de la vérité et de la fie spirituelle, elle devenait de plus en plus psychique, terrestre et clûmelle.

• La résurrection universelle des reliques, ■ dont parle Glaber, nous dit assez dans quelles ténèbres se plongeait l'Eglise do Christ. En ce même temps, les prêtres non-seulement faisaient des cérémonies du culte de vraies représentations dramatiques, mais ils toléraient dans les parvis sacrés des forces populaires, païennes d'orig^e et d'esprit. La foi faisait place à la vue, l'esprit i la matière. La communion de tous les fidëlea avec leur Sauveur i la table sainte se transformait en un acte magique du prêtre (^térent sur le pain et le vin un miracle impossible. Le chef invilÀte de l'Eglise avait dans la personne du pape un représentant nsible et palpable, en chùr et en os. L'Eglise elle-même, sous sa forme extérieure, passait, malgré les mœurs criminelles de ses prêtres, pour le sunt et pur corpe du Christ. Puis, on supposa que cette Eglise toute temporelle était celle qui, d'après la pro- ^étie, doit régner un jour sur la terre entière. Elle devint ainsi dans l'esprit aies l^ues et des clercs a l'image (i) > de l'empire romain, la monarchie despotique destinée à faire vivre sous un weptre unique les nations asservies qu'elle aurait dfi uuir librement par les liens spirituels de la même foi. Enfin, on appliqua à l'Eglise du prétendu vicaire de Jésus-Christ ce que saint Augustin mit dit de is société spirituelle des Mêles : on lui attribua sur l'Etat la suprématie qui revient de droit à l'esprit sur la chair, et l'on assujettit aux papes tous les souverains de la chrétienté. La papauté devint l'unique soleil dont la royauté à la manière de la loDe reflétait la lumière ; ou des deux épées du Christ l'Eglise gardait pour soi la première, et confiait l'autre à l'Etat, à la condition qull prot^erait la cité de Dieu contre tous ses ennemis du dedans <*( du dehors. Ainsi se forma, d'Augustin à Hildebrand, une historiosophie d'une extrême simplicité : le royaume des ténèbres, c'est le monde païen, mahométan ou idolâtre ; le royaume de la lumière unis sa forme définitive et parfaite, c'est l'Eglise des papes et de Rome, qui a l'Etat pour son serviteur, et qui extirpe de son sein parle fer et le feu, les hérétiques, vrais rebelles.

Hildebrand donna un corps à ces idées, précisément k l'époque ofi le bouddhisme, à deux mille lieues de distance, élevait au "hiibet l(^ dalaï-lama it la dignité d'un homme-dieu. En constituant en une

monarchie universelle l'Eglise romaine, Grégoire VII était porté par l'esprit de son siècle et excité par tout le clergé, qui vojvl dans la papauté le boulevard de son autonomie. Sincère dans un radicales erreurs, il croyait ne travailler que pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Il ne se doutait pas qu'il préparait U rmne du christianisme en eitaltant sans mesure l'orgueil des pipes qui se persuaderaient être de petits dieux, en imposant à tous 1« prêtres le célibat, qui serait une source intarissable de acandalti, et en fomentant l'esprit éminemment païen d'intolérance.

Cependant, comme l'Eglise des papes ne reniait point le Cbrist, et que partout où il est adoré, l'Evangile peut faire son œuvre spirituelle dans les cœurs, la vraie foi se ranima vers l'an mille duis le peuple, en même temps que la piété toute matérielle du siëde. Déjà, BOUS Robert de France, des mystiques, qui en appelaient à la Bible, avaient protesté contre le culte idolfltre de l'Eglise et contre les vices odieux du clergé. Le feu des bûchers réduisit au silence ces voix importunes. C'est là la première origine de cel immense mouvement des esprits qui, constamment entravé par U persécution, finit par emporter toutes ses digues au temps de Luther. Les sectaires avaient, eux aussi, leur historiosophie. Elle était l'antipode de celle de Rome et des papes : les prétendus Mrétiques sont les vrais croyants qui doivent au retour'du Chiirt régner sur toute la terre, Rome est la Babylone de l'Apocalypse, et la papauté est le mystère d'iniquité qui doit aboutir à l'Antichiist.

L'école, comme l'Eglise, entra au onzième siècle dans sa d^nilive voie d'erreur. Elle y fut jetée par l'italien Laniranc (mort 1089), chef de l'école normande du Bec. Il avait été le principil adversaire de Déranger, qui, dans son école de Tours, protesuil, appuyé sur Erigène, contre la doctrine antibiblique de la tran»' substanIJation, et qui fut condamaé, mais non convaincu, parie concile de Rome (1078). Lanfranc est le vrai fondateur de la scolastique. C'est lui qui a chassé des écoles les innocentes étudesik irivium et du guadrivium, qui, à Aix-la-Chapelle, avaient laissé uni! large place à celles des saintes Ecritures. Cest lui qui a ùii prévaloir sur l'autorité de la parole divine celle des Pères de l'Eglise : on ne tardera pas à tourner en dérision les rares docteurs à Bible. C'est lui qui, par son habileté i manier les armes àf la dialectique, a mis en honneur cette méthode nouvelle dontsr sont bientôt passionnés tous les esprits. On crut qu'elle était un moyen infaillible pour confondre incrédules el hérétiques. Cetl»'

illusion s'est maintenue Jusqu'à nos temps dans l'Eglise catholique.

Le ^nd penseur chrétien du onzième siècle, c'est Anselme (1033-1109), le compatriote de Lanfranc, son disciple et son succemeur au siège archiépiscopal de Canterbury. I) tenta, après Clément et Origène, après Jean 8cot, de créer la gnose chrétienne. Mais il le fit en subordonnant, avec Tertullien et Augustin, la science a la foi : a 11 faut croire pour comprendre, s et en ajoutant que o la foi occupe dans les choses religieuses le même rang que l'expérience dans les choses naturelles (1), n Vérité d'une immense portée, qui n'a point encore pris sa place dans la théorie de la connaissance. Anselme paya d'ailleurs sa dette à son siècle par l'estime excessive qu'il faisait de la dialectique.

Nous passons sous silence la lutte qu'il soutint contre Roscelin, l'auteur du nominalisme. Cette doctrine, qui condamnait la spéculation métaphysique, qui rejetait les idées de Platon et qui ne laissait subsister que les êtres individuels, a s'évanouit à peu près comme son auteur (S), n Occam devait, au quatorzième siècle, la (aire renaître et triompher.

Des historiens du onzième siècle, les seuls annalistes que nous devons citer, sont, comme au siècle passé, des Allemands. C'est d'abord Hermann le Contrefait, comte de Veringen (mort40S4), un de« esprits les plus distingués de son temps. 11 a écrit dans son coavent, sous la forme et le titre d'une Chronique, une histoire universelle, que l'Allemagne du Sud a adoptée dans les siècles suivants, comme l'ouest de l'Allemagne a fait celle de Sigebert (mort 1112], moine brabançon de Gemblours. Un autre moine, I^mbert (mort 1084 ?), de Hersfeld [et non d'Aschaffenbourg), dans son Histoire contemporaine d'Allemagne (de 1041 à 1077), est le premier annaliste allemand qui ne s'associe plus avec un légitime orgueil aux pensées et à la gloire de ses empereurs. n prend parti contre Henri IV pour les princes saxons et pour Grégoire Vil, tout en signalant avec hardiesse les fautes de ses amis et en disant tout le bien qu'il sait de ses ennemis. 11 imite avec un tel succès les écrivains classiques, dispose ses matériaux dans un ordre si heureux, relie les laits les uns aux autres d'une manière si pragmatique, que l'on a osé le comparer à Thucydide. Adam [né vers 1040), chanoine de Brème, eût été l'Hérodote du

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Nord, s'il eût écrit en sa langue maternelle sa Detcriptûm dtb Scandinavie et son Histoire de cet évêcké de Hambourg, qui onbrassait toutes les régions de la BalUque. Enfin, un Irlandais, élën de l'annaliste Tigemach, qui était venu vivre en Allemagne, Ifirianus Scotus, composa, dans les couvents de Pulda et de Hayenee, une Chronique oii, pour la première fois depuis saint Augustin, l'bistoire du monde est divi^ par la vie de Jésus-Clinst en deux moitiés d'inégale longueur (1).

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