‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 11 sur 36 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Les courses ; Le premier cocher du marché ; Les moônuments.

Oh ! mes enfants! on ne saurait trop le répéter :

Hélas! que les choses sont changées, en Bas-Canada! Autrefois, point de traîtres parmi nous, point de fainéants. Les quel-

ques lâches sont restés flétris jusque dans

leurs descendants. On réconnait encore les fils de ces nobles achetés. Îls sont de

Rem ar LE dv D AL FLOU 1. 3

NL, PA

* toutes les cotéries et font sentinelles pour tous les gouvernements et devenir offciers.

Le peuple s’en défie. Ils les distingue partout à la marque qu’il a faite u front ‘de chacun d’eux. Il déjouera leurs calculs égoistes, leurs perfidies.

Il triomphera des tories canadiens, tout comme il a triomphé des tories anglais, d'autrefois.

Il saura ennoblir ses amis et flétrir aussi les traîtres, de quelques décorations étran- . gères qu'ils se couvrent.

Il fera descendre le juge de son siége

usurpé et punira celui qui aura sali son

hermine mousseuse.

Il répudiéra le ministre qui l’aura vendu |

pou: le prix du champ d’un potier.

Dans sa trop juste colère, 1l chassera tous les députés qui auront servi un autre maitre que lui, dans le but de gagner par la trahison, une misérable pitanee, porter le tablier de valet ou le bonnet de cuisinier.

RENE à nn

Depuis Lafontaine et Papineau la politique nationale est assoupie. On ne fait plus que de la bureaucratie.

On finira par se réveiller, ou s’en rassasier.

Le patriotisme chassera le cynisme de cette école moderne et légère qui a fait tant de ravages dans les cœurs de notre jeunesse instruite mais trop mal éclairée et inspirée par l’événement d’un maître trop changeant et trop indifférent.

Que les .Chapleaus, les Fabres, puissent rester toujours dans Paris pour pouvoir l'euseigner impunément.

Nous croyons, nous, encore aux bons sentiments du cœur, à l’amour de la Patrie.

Pour nous le patriotisme n’est pas reconnu eomme un vain mot, et la probité, la fidélité, en politique, que de la contrefaçon.

Le peuple veut avoir un chef qui n’ait pas le cœur au ventre, ni la soif du sang.

Le

Nous aimons la justice pour tous ceux qui habitent le Canada, pour les petits tout comme pour les grands.

Telle a été et sera toujours notredevise nationale. Tel est encore, en ces jours d’injustice, notre drapeau commun.

Défendons toujours la politique de nos k

ancêtres et ne la renions pas, comme l'ont fait quelques-uns de nos hommes,pour s'enrichir ou enrichir de gros banquiers et gagner ainsi des titres et des cordons dorés.

La noblesse du peuple, celle du Père }

Provençal, ne se-noie pas ainsi dans:les crachats et ne se pèse pas aux poids des ducats.

Aussi, mon brave patron, comme tant)

d’autres, bien noblement désintéressés, n’eût Jamais convoité les faveurs des grands qui ne les donnent aussi facilement qu'à ceux qui les ont plus bassement courtisés. .

Il était parfaitement heureux, ne men-

à se f:

La Jours à peti Les trop & ciel ; ] nissait renflai

ux its

rise >Jurs

nos À

l'ont gent gaorés.

Père |

g.les = des

tant

essés,

: des ment eou’-

men-

D à RU

dia jamais le pain de la trahison, et, content de son sort, 1l mourut en vrai patriote.

Provençal eut, cependant, ses moments de craintes et d’inquiétudes passagères, mais, Jamais, il ne faillit à son devoir et ne vendit ses frères, pour satisfaire une ambition vaniteuse ou coupable, changer de nom, en vendant sa nation,

Après un été d’une pluie torrentielle et continuelle, la disette commençait, un jour, à se faire sentir.

La barrique du père Provençal était toujours remplie, maïs, sa caisse se vidait, petit àpetit.

Les laveuses, les pratiques, se servaient trop abondamment de l’eau tombée du ciel ; le cheval du charroyeur d’eau, hennissait et piétinait dans l'écurie, la calèche renflait, et la pluie continuait toujours.

: z = ne .

+ Le - #20 pére ; = = SE à

AE] 4, FA | ai

Page 1