‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 18 sur 36 · PRE: | HE · texte numérisé non relu

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ris- sur l’existence éternelle de son institution pro- nouvelle, en notre cité de Québec.

, et Ii racontait, à ses amis, avec une douce plus satisfaction, ses humbles, et premiers exploits, et ses luttes, contre les préjugés du nne temps.

fût Ila bien mérité, n’est-ce pas, mes ene. . à fants, de passer dans l’histoire traditionpro- nelle, parmi nous, les charretiers ; puisque ongs les historiens des grands ne s'occupent d'un guère des petits moineaux de la rue ?

Compagnons de Jéhu, j'ai fait ma part, OUR POUT VOIR faire connaître le premier co-

cher de place, notre premier patron, le fondateur de ‘notre ordre, en la cité de Champlain, à vous, de l’ennoblir, maintenant |

Qu'il ait aussi son monument !

La statue, et la barrique, de ce fidèle et patriote charroyeur d’eau, nous manquent, sur son terrain de bataille, au haut de l’abreuvoir public, sur notre plus vieux marché, que, ses seuls disciples, plus fidèles,

que nos hirondelles des Jésuites, n’ont pas Ca encore abandonné, attendant, sans doute, Æ p l'herbe qui va y pousser, pour nourrir Fe leurs chevaux, ou les veaux du gouverne- Æ L r, ment. von —— çal.

Au premier cocher d'Angleterre, à son Qu . meilleur serviteur français, qu’elle a cru Ma

devoir ennoblir, quelques-uns des nôtres, À ni cel ont bien voulu lui ériger, déjà, un grand Æ du pa monument public, à Ottawa. Ce :

A chacun le sien (Suum cuique.) D nalité En guise du peuple entier, Sir John A. Bomb Macdonald, avec son outil de manufacture | trophé

anglaise, en a buriné l'inscription. . Mise, ‘ Cartier fut un grand ministre ! Son ‘ Un serviteur accompli ! ver un ‘ L’Angleterre est presque satisfaite l Si l'y fai tout en ont, tc Mais, moi, cocher français, avant tout, je des lan préfère, encore, mon bien plus humble pa- E Les

tron, ce fidèle serviteur de mon pays. Hicpuis 9?

pas Cartier;a bien gagné son monument, ditte, D on, avant celui de Champlain, ou de Fron- IT D tenac, celuijde Papineau, ou de Lafontaine, ne- Æ de Laval ou de Plessis, et, de beaucoup avant, celui’de J. Bte. Isoïre dit Proven-

çal. ;

ie Que cela soit ! (suum cuique.) cru Mais, ce n’est pas encore celui du peuple, tres, M ni celui de l’histoire ; ce n’est que celui and 1% du parti Tory !

Ce monument, tronqué, de notre natio- Aalité, n’est plutôt, pour un très grand \ À. Bauombre d’entre nous, qu'un provoquant ture M trophée funéraire, érigé sur le bord de la

D fosse, qu’il a creusée lui-même.

Son maître, Johnny, n’a eu qu’à soulever un peu le couvert du tombeau, pour Rly faire descendre, avant d'y enterrer, tout entier, le corps du Bas-Canada, qu'ils ont, tous deux, mutilé et enseveli dans des langes trop serrés.

Le cadavre de Riel, est venu réveiller, depuis, celui de Lorimier, pour protester | CR

contre l’érection de ce triste mausolée du premier cocher de nos tories.

Plus tard, l’histoire impartiale, et le Bas-Canada, français, tout entier, érigera le vrai monument national, que Sir George . a véritablement mérité.

En attendant, la lumière commence à éclairer les esprits, et beaucoup, parmi ses plus grands, ses nombreux admirateurs, | ouvrent déjà les yeux, devant la triste réalité, et jètent les hauts cris.

À son tour, donc, et, en son temps, malgré les scribes et les pharisiens, l’histoire gravera son inscription, sur ses tablettes de granit, que personne ne pourra cacher, ni détruire, devant la postérité moins passionnée, et mieux informée qu'aujourd'hui.

Justice se fera.

“MonTRe-Œir, Cocher de nuit.

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