LE COCHER POLITIQUE
Le Cocher Français Canadien d'Angleterre, au Canada Les Tories; Ses amis, sa doctrine; Notre loyauté méconnue.
Maintenant, mes chers enfants, pour employer notre soirée, je vais vous raconter, fidèlement, ies services, et les exploits d'un autre cocher, bien plus grand, et plus . récent, mais, déjà beaucoup célébré, par les
siens, et par quelques jeunes historiens, bien dévoués, et, bien payés. Ce ne fut pas, voyez-vous, un petit cocher du palais, de l’Intendant, borgne, comme moi, mais, un bien haut rerviteur, anobli, par la Reine, un ami des gros oiseaux, auquelsil a préféré donner tous ses soins, plutôt qu'aux petits moineaux de la rue, et aux plus pauvres des passants.
Je vais vous parler de sa mission, de son ordre de fondation, parmi les Cana-
diens-français et de son école tory. Il faut en perpétuer le souvenir dans nos
foyers.
Plus tard, le peuple, mieux renseigné,
finira par écrire son histoire impartiale,
rendre sa justice inexorable et prononcer son jugement final, sur ce tal et dangereux cocher. ae
En relatant fidèlement ses actes politiques, déjà enrégistrés, dans nos annales parlementaires, notre historien national devra nécessairement corroborer ce qui se
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dit, déjà, dans nos failles. Il lui faudra bien tout raconter.
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als, Presque toujours, les grands hommes ais, qui ont été trop vantés de leur vivant, ‘la Æ l’histoire plus impartiale du peuple, ::s a sil À mieux jugés, quand ils ont été trépassés. tôt En attendant justice, écoutez bien ce AUX D que je vais vous dire et, plus tard, vous jugerez si je me suis bien trompé.
de Cartier, Sir George, scut, en premier ana- À lieu, exploiter habilement le fanatisme Il À religieux, pour tout mener à sa guise.
nos Pour mieux satisfaire sa vaniteuse am-
bition, exercer sa tyrannie, il $cut parfaitement amuser et, trop longtemps, tromper, notre clergé national, trop confiant.
Ses notoires flatteries pour le gagner, descendirent ; sang aux plus basses flagorneries.
Pour capter sa trop généreuse influence, li voulut, de plus, convertir la chaire de vérité, en une tribune politique, à lui seul dévouée. :
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Son génie politique vraiment diabolique, sa forte vertu machiavélique réussirent à faire trop croire à ses dupes et parmi les étrangers, à l’existence réelle d’un parti politique, dangéreusement organisé
par les nôtres, en Bas-Canada, pour ren- |
verser nos autels, nos prêtres et notre religion.
Bien magiquement, il fit danser, devant.
leurs yeux, le hideux spectre rouge, le fantôme de l’Antéchrist, la bête à sept tête de l’Ap «a: ypse, pour effrayer les saints, et réjour {es Pharisiens.
Il n’a que :op réussi. Il calomnia, sans merci, le peuple Canadiens-français
le peuple du monde le plus unanimement |
attaché à la religion de ses pères.
I1 réussit à marier, habilement et, pres-
que canoniquement, le catholicisme à
l’'orangisme.
Pendant trop longtemps et jusqu’à sa mort, il sut faire accepter aux plus pieux
des siens, ce mariage hermaphrodite, tout
com bén lem.
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sol. comme l'alliance la plus indissoluhle et ugsi- M bénie de tous.
par- Cette étrange union n’a porté natureld'un À lement, pour nous tous, que les plus mauinisé vais fruits de tout mariage mixte et mal ren- @ assorti, chez les peuples qui veulent rester otre & absolument catholiques.
Il a voulu faire passer le peuple Canavant à dien-français pour un peuple de France, le R Maçons ou de libre-penseurs, fortement sept ligués pour détruire toute autorité.
ir les Trop longtemps, nous avons subi les mauvais effets et les funestes sermons de mnia, W ce trop pieux charmeur politique et chamnçais pion religieux, le frère desservant du ment & grand prêtre de l'Eglise et du temple de l’orangisme.
pres- Il a fallu la voix d'un grand pape, pour he à nous venger de sescalomnies scandaleuses, et nous sauver des braïillards Pharisaiques : à get des illuminés. Il voulut nc: faire pieux excommunier |
,tout} Pourtant, notre peuple Canadien est
toujours resté catholique et soumis à ses autorités ; il le sera toujours, malgré ses détracteurs et ses ennemis.
L'histoire de nos luttes passées est toujours là pour le prouver ; celle de l’avenir dira aussi notre attachement sincère au Grand Pontife de Rome, encore plus qu’à tous les grands ou petits souverains séculiers.
Est-ce que nos magnifiques églises, nos si nombreuses et si riches communautés, le traitement, vraïment princier, de nos curés, et leurs somptueux presbytêres, qui étonnent tous les étrangers, ne témoignent pas, assez fortement, de notre dévouement sans borne et de notre respect universel pour notre clergé ?
Notre système d'éducation, exclusivement livré à l’enseignement clérical, n’a donc pu contenter, ni rendre encore assez hommage de notre bonne volonté et de notre extrême soumission. :
Fallait-il de plus être accusés, dénoncés
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Les jamaiï injust nous