‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 20 sur 36 · MAIS · texte numérisé non relu

MAIS

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Rép à l’ava éhonté:

ternir, amour é loyauté

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en

et dénigrés par un chef canadien-français et, de beaucoup trop écouté de ses serviteurs aveuglés.

Avant le règne de ce faux prophète, si religieux, personne, dans nos grandes luttes du passé, n’avait pensé accuser les siens, de vouloir renverser les autels.

Les tories francais, de 1837, ne subirent, jamais, de notre part, une accusation aussi injuste. Tous, au point de vue religieux, nous ne faisions qu'un parti catholique, mais, plus uni qu'aujourd'hui.

La trahison politique, n’était pas tout-àfait inconnue, mais, l’apostasie religieuse, n'avait pu trouver, encore, un chef canadien, pour l’inventer, impunément, parmi nous.

Répudions, sans cesse, dans nos foyers, à l’avance de l’histoire, ces calomniateurs éhontés, de notre nationalité qui ont voulu ternir, jusque chez les étrangers, notre amour éternel, pour la catholicité, ou notre loyauté.

Si nous avons tant souffert, de ces calomnies qui ont semé un trop mauvais germe de division religieuse et nationale, Jusque dans les rangs de nos classes dirigeantes, le peuple, dans ses chaumières et ses boutiques est resté fidèle à ses traditions.

Il faudra bien admettre les faits, depuis longtemps enrégistrés officiellement, et dire toute la vérité, dans l’histoire contemporaine, comme dans celle du passé.

Toujours, les canadiens-français, unis, sont restés loyaux, et soumis, à l’Angleterre, tout comme autrefois, à la France, et à toutes nosautorités, justement établies.

I] fallait un cheftory, canadien-français,

ambitieux, et menteur, pour inventer, con-.

tre nous, d'aussi noires calomnies.

Notre fidélité, et notre honneur, ont fourni leur preuve, d’une façon trop admirable et trop bien établie.

Mais, honte, à jamais, à nos ingrats accusateurs, les tories. Ils ont voulu nous

enlever notre langue, notre nationalité, et notre religion. Ils nous ont refusé nos plus Justes droits, promis, la liberté commune à tous les sujets britanniques.

Iis ont voulu, nous bannir de tous les emplois, et, nous chasser du pays, tout comme les martyrs acadiens, et les métis français.

De plus, les émigrés irlandais, si opprimés, depuis des siècles, par l’ Angleterre, s’empressaient, ici, de lui prêter main-forte,

pour mieux nous écraser, nous, qui devions,

sans doute, compter sur eux, dans leur amour, pour une liberté commune, à nous tous, chrétiens, et catholiques, opprimés.

Au contraire, leurs pères, en arrivant, luttaient, follement, contre nous. Ils prirent volontairement les armes, pour nous fusiller, et pour nous empêcher de Per aux coins de nos rues. x

Pour nous en venger, bien noblement | 4

nos mères, canadiennes, ont bercé, sur leurs genoux, leurs orphelins, et les abandonnés des tories. Ils les ont adoptés, et élevés, tout comme leurs propres enfants.

Il fallut donc recommencer, tout seuls, et contre eux, nos luttes du passé, afin de conquérir la moindre liberté.

Unis aux orangistes, et à tous nos ennemis, tout comme les pendards d'aujourd'hui, ces émigrés, bien reçus, ici, pendaient de Lorimier, tout comme Riel, son digne frère, martyrs, * tous deux, de leur patriotisme.

* Le 24 mars, 1886, la pendaison de Riel a été approuvée depuis, dans la Chambre des Communes, à Ottawa, par un vote de 52 contre 146, en faveur de la politique du gouvernement tory.

Vingt-trois députés libéraux, anglais, protestants, ont voté, y compris M. Blake, contre cette mort inique. Au contraire, VINGT-ET-UN traîtres, et députés, canadiens-français, ont approuvé l’exécution de Riel, malgré leurs engagements solennels et publics, et la volonté de leurs électeurs. Honie!

Tous les députés irlandais, catholiques, ont voté, unani: mement, co'itre nous, avec les orangistes, et pour le gouvernement tory. Quel triste rapprochement!

Les chiffres des comptes publics, et les futures nomina-

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La France a donné St. Patrice à l’Irlande pour la christianiser et, en retour,

l'Irlande lui a fourni St. Colomban pour la civiliser.

Sublime confraternité, pourquoi n’exis-

tions off cielles, vont donner, tôt ou tard, les prix payés, pour tant de vénalité, et expliquer cette volte face des VINGT- DEUX, ces derniers nourriciers français, de l’école tory, et amis des journalistes convertis. Au contraire, la Législature de Québec, a voté, unanimement, le 16 avril 1886, en faveur du Home Rule de Gladstone, et de Parnell, Quelle noble vengeance, encore, de la part des canadiensfrançais, en retour de la désertion contre Riel?

Voici les noms de ces premiers pendards : Benoit, Billy Bossé, Bourbeau, Blondeau, Caron, Chapleau, Cimon Cuthbert, Desaulniers, Dugas, Fortin, Gagnon, Grandbois Hurteau, Langevin, Montplaisir, Pinsonneau, Taschereau, Vanasse et Valin, y compris le fameux Royal, de Manitoba.

Parmi les journaux français, qui ont renié leurs premiers, et propres écrits, on compte: La Minerve, Le Ca nadien, Le Monde, Les Courriers d'Ottawa, de Québec, et

de St-Hyacinthe, L’Evénement, Le Nouvelliste, Le Quoti-

dien, Le Nord, Le Journal de Québec, La Nation. Quelle prostitution |

Le peuple, irrité, n’attend plus que les élections générales, pour se laver les mains de cette ignominieuse politique, et de toutes ces lâchetés,

Voici les noms des seconds pendards, dans la législatur e

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terais-tu pas, en Canada, pour la défense d’une même liberté, parmi tous les descendant d’une même origine celtique et christianisées par ses apôtres conjoints.

Pourquoi n’aurions nous pas aussi notre brigade Irlandaise commune.

Etrange aberration du cœur humain, presque toujours nous sommes ’maltraités ou délaissés par eux, au profit de la tyrannie tory.

Telle a été la reconnaissance de l’An-

de Québec, le 9 mai 1886 : Taillon, Lynch, Blanchet, Flynn, Desjardins, Gauthier, Picard, Leblanc, Brousseau, Bergeron, Deschênes, Duhamel, Asselin, Martel, Nantel, Faucher, Marcotte, Trudel, Caron, Robillard, Dorais, Leduc, Spencer, Owens, Charlebois, Fregeau, St-Hilaire, Came-

ron, Desaulniers, Casavant, Marion, Paradis, Poulin, Ri-.

chard, Thornton, Sawyer, Poupore, Duckett, Audet, Carbray et McConville—41.

Que l’histoire enrégistre les noms des braves députés, patriotes, sûivants: Mercier, Marchand, Shehyn, Gagnon, MecShane, Robidoux, Turcotte, Bernatchez, Boyer, Le-

mieux, Rinfret, Girouard, Laliberté, Beaubien, Garneau,

‘Beauchamp, Demers et Lapointe—18.

Encore, ici, tous les députés catholiques, irlandais, nous ont délaissés, pour les tyrans tories, Canadiens. Quelle ingrate et incompréhensible conduite !

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léputés, ragnon; rer, Le arneau,

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Quelle

gleterre et celle de tous les siens, envers ses bons sujets, les canadiens-français.

Personne ne saurait nier cette ingrati-

tude, aussi cruelle que bien calculée, pour nous subjuger. |

Quelques uns de ses plus grards hommes ont senti le besoin de désavouer cette si ingrate tyrannie, jusqu'en plein parlement impérial, pour s’excuser, personnellement, devant l'Univers.

En 1776 et en 1813, n'avons nous pas refusé, assez noblement, tous les avantages d'une liberté qui a fait, depuis, la richesse et la prospérité de cette grande république voisine, qui étonne le monde entier

et fait trembler la perfide Albion jusque dans ses foyers.

Toujours fidèles à notre clergé, tout comme à notre foi jurée, n’avons-nous pas fait assez de sacrifices pour témoigner suffisamment de notre loyauté, que l’An-

gleterre a trop souvent foulée sous ses pieds.

Ayant tant de fois manqué à la sienne, envers nous, ne méritions-nous pas un peu plus de liberté ?

En retour de notre extrême générosité qu’avons-nous donc tant gagné ?

Unis par le cœur et le sang à ka France, notre mère, (et cela jusqu’à l’épuisement) n’avons nous pas assez fidèlement défendu hotre seconde patrie et soutenu notre allégeance envers elle ?

Plusieurs fois, par notre bravoure, nous avons conservé notre colonie à l’Angleterre, malgré sa mesquine et longe ingratitude envers nous. |

Nous la sauvions toujours des révolutions soulevées par ses propres enfants.

Les Bostonais ou les Féniens, trop justement indignés contre sa politique, mille fois moins injuste envers eux que contre nous, nous tendaient la main.

Ce sont nos soldats, canadiens-français, qui lui ont valu, en Canada, les plus belles victoires contre ses ennemis, les Améri-

pas as il fau!

turbu] joindr ligueu

Alle donc, «

cains. Les opprimés ont sauvé les oppresseurs.

Il est bien évident, que sans le concours ‘té et les secours des canadiens-français, qui veulent bien loyalement lesdonner encore, le Canada ne saurait exister, longtemps,

wi comme une proie coloniale, aussi profitadé ble aux marchands de Londres et à tous re les comptoirs anglais.

Nos ennemis, cependant, ne cessent de au recommencer leurs accusations et de nous gle- honorer de leur mépris contre nous et de-

mandent encore la mort de notre nationalité, et notre bannissement, à grands cris.

Nous les embarrassons trop, nous disent de perfides Anglais ; nous ne comprenons pas assez bien leurs douceurs patriotiques ; il faut nous chasser comme des imbéciles turbulents. Qui, cependant, a voulu, se joindre aux Américains, si ce ne sont les ligueurs Tories, brûleurs de parlements.

Allons, messsieurs 1es criards, dites nous donc, en ce jour, si vous êtes mieux com-

pris, à Londres, par les vôtres, où l'on siffle à la santé de la Reine ; en Irlande, dans les Indes, en Egypte, en Afrique où l’on se révolte et, partout aïlleurs ; et si. vos sujets anglais, sont plus soumis que les français, si turbulents, du Canada ?

Pourquoi avez-vous perdu l’amour de vos cousins, nos Voisins, qui donnent un refugé à tous vos mécontents ?

Allons donc, cessez vos grognements, et rendez-nous au moins quelque justice, au- Jourd’hui, en retour de nos services, de notre magnanimité.

Tout cela, mes enfants, c’est bien vrai, c'est de l’histoire ; et, ma foi, les choses paraissent vouloir se conduire, encore, beaucoup plus tristement, malgré nous.

Les tories anglais du jour, encouragés,‘ |

cette fois, par nos plus lâches tories canadiens, élèvés de Cartier, chantent, avec un plaisir arrogant, leurs plus grandes

victoires du présent, et comptent, plus sûrement, sur celles de l’avenir, pour arriver, enfin, à notre asservissement complet.

Il: espèrent, avec assez d'assurance, sur la trahison de nos chefs, sur leur amour pour les galons et la folie de leur ambition.

Mais le peuple, oui le peuple canadien; aussi conservateur que loyal, ne veut pas abdiquer ainsi ses droits légitimes, que lui a reconnus l'Angleterre en signant notre acte de la cession du pays, que nous avons habité, les premiers, et que nous ne quitterons que les derniers.

Nous inonderions, plutôt, notre sol du sang de nos martyrs, plutôt que de le livrer aux trop injustes convoitises des étrangers ou des tyrans.

Le corps de Riel, cette proie succulente, ils l'ont fait balancer à tous les vents, au-dessus de la liberié rénversée sur la terre, à Régina, par la main des bourreaux. Rien ne saura’ nous effrayer injustement.

Do hé 0 pi UD A Ro TR rm

Quelques amis de l’humanité ont bien scu descendre ce noble corps, suspendu dans les airs, pour effrayer les moineaux, et le sauver ainsi des becs et des cris de tous les oiseaux de proie, grands et petits, qui voulaient le dévorer tout vivant et tout chaud.

Ils purent le dérober, religieusement, en jetant sur le cadavre refroidi du martyr, un peu de terre bénie avant que son squelette ne fût brisé par ses ennemis qui voulaient le laisser dessécher entière-

ment au soleil et à la vue des passants.

Tout un peuple, à genoux sur sa tombe demande au nom de la charité, grâce au moins pour tous les siens, puisqu'il est trop tard pour lui. Est-ce assez de loyauté ?

Et l’on entend toujours, contre nous, les croassements de ces oiseaux carnivores.

On veut étouffer nos cris et Chapleau, Langevin, Caron sont toujours contents.

Voilà bien les fruits mûris de notre ramollissement national, ceux de l’école

bien ndu aux, is de etits, t et

nent, mare son nemis tièrets.

ombe ace au il est auté ?

nous, vores.

pleau, tents.

notre ’école

.cendent aux.énfers.

Tory et de l’enseignement de nos premiers moniteurs, sous notre premier

maître John A, toujours si chéri des trop faciles élèves de Cartier.

Quelle plus triste dégénérescence nationale pouvait donc nous enseigner, plus fatalement, notre école libérale en politique et se montrer moins canadienne.

Elle ne pouvait être plus orangiste ni plus franc maçonnique, assurément, que l’école tory d'aujourd'hui.

Ne fût-elle pas encore restée plus fidèle à la grande religion catholique, celle de la charité universelle capable d'aimer tous ceux qui meurent pour la sainte cause de tous les opprimés.

Le Christ a pardonné à ses bourreaux, mais il n’a pu sauver le mauvais larron.

Notre peuple, dans sa clémence extrême, ne saurait, encore moins, pardonner à nos trois larrons, non répentants, et si contents de leurs péchés. Il faut qu’ils des-

La trop frêle barque à Caron, Avec son nocher si sensible,

(La chose est trop impossible Avec son pliant aviron)

Ne saurait traverser les Trois ; Il faut qu’il meurent, cetée fois |

Les Canadiens, seront-ils encore trop bons et se laisseront-ils attraper et égorger, comme de gras moutons ?

Attendons les élections ! J’ai hont:, trop souvent, pour nous, de notre funeste inaction et j'en pleure, quelques fois, quand je vois que l’on nous vend et, que par-dessus le marché, l’on nous insulte, publiquement, en riant de nous.

Allons donc, Messieurs, nos ennemis, les anglais, français, tous, cessez vos insolentes bravades et, vos ironies sanglantes, rendez nous justice égale et ménagez vos pendaisons.

Profitez moins, contre nous, des trahisons des nôtres.

Le sang de nouveaux martyrs, ne fera

nous

Po leme méti mêm

Le poles chent tits pi

des ju lonté.

Vox p

La de nos trop o les cor

Vox populi, Vox Dei.

qu'élargir, en l’arrosant, le profond sillon,

que vous voulez creuser, pour nous en-

terrer. : N Comme toujours, cela fera naître, mal-

gré tout, et pousser pour nous abriter

enfin, le grand arbre de la Liberté, que

nous aimons à cultiver.

Pourquoi, vouloir, recommencer, si cruellement, votre mission d’étouffement, votre .

métier de fossoyeur et d’accrocheur, en même temps.

Le temps de la tyrannie et des monopoles s’en va, et les peuples du Nord'marchent, aussi, malgré les potentats aux petits pieds, vers l'émancipation chrétienne, des justes droits de l’homme et de la volonté commune, qui est aussi celle de Dieu ;

La cause première, de ce qui se passe, de nos jours, est due à ce que nous avons trop oublié l’histoire des luttes passées et . les conseils de nos pères.

Plus tard, nous connaîtrons mieux notre erreur et la vérité sur notre politique tory et contemporaine, et celle de notre chef, Cartier, que l'historien national devra juger d’après ses actes.

En relatant fidèlement ses faits, 1l devra dire comme bien d’autres et comme moi.

Cartier, ce grand cocher politique el très habile, ne voulut avoir, autour de lui, comme ses engagés, que des conducteurs bien nourris, jamais rétifs, et toujours bien-domptés et bridés. |

, Il eut beaucoup d'amis, et de pratiques dévouées, maïs beaucoup trop, par intérêt personnel, et quelques-uns, par amitié.

Ce chef, ambitienx, n'eut, cependant, que peu de tendresse au cœur.

Il mesurait la sienne sur la servilité d'autrui. Il savait récompenser, très largement, les services des courtisans, pour profiter mieux de ses meilleurs instruments.

tour, coup 1 Ceu de ses plaisar toujou blique, faibles forts.

Bon faisait :

député:

politiqn accroch

otre tory chef,

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levra noi.

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jours

tiques ntérêt lé.

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vilité ès lar- | pour nstru-

Il ne voulait prendre conseil de personne, et ne souffrait, encore moins, d’être contredit, par ses plus sincères amis.

Il ne cédait qu’à la flatterie ou à son besoin pressant, presque surnaturel, de rester au premier poste, quand même, et de commander rudement tout son régiment.

Il n’aimait pas les français, mais, en retour, il adorait toujours, et adorait beaucoup les anglais.

Ceux-ci, le flattaient, en s’amusant bien de ses vantardises et de sa loyauté si complaisante, et-si favorable à leur politique toujours absorbante et perfide.

Il s’occupait fort peu de l’opinion pubique, se vengeait cruellement de ses plus faibles adversaires, et ménageait les plus forts.

Bon et gai compagnon, en société, il se faisait aimer des plus jeùnes et peu défiants députés, ou de tous ceux qui font de la politique, un métier, pour rester toujours accrochés à tous les gouvernements.

I1 fit desalliances passagères, bien étran.

ges, avec des gens qu’il méprisait souverainement.

Cauchon, McGee, Brown, Hincks, Kicotte, etc, et jusqu’à Lanctot, son ennemi juré, eurent son amitié de commande.

Aussitôt la tempête passée, bien vitement, il les jetait à l’eau, craignant toujours quelque mutinerie contre lui.

I] voulait tenir, seul, le gouvernail, faire la cuisine, hisser les voiles et souffler le vent. En Parlement, il aimait à se faire suivre par les députés très bien soumis votant, en chantant, deux à deux, comme ses écoliers, ses moutons bleus.

Malheur à celui qui sortait, un instant, des rangs. Il était sévèrement puni et chassé. é

Il fallait rester, toujours, et voter aveuglément, avec lui et pour lui.

Les aveugles, Les sourds-muets, mais non

les b

d’un Au:

pense:

Il v passer atran:

Tell lemen:

Nou:

leçons, me par

Nous champ |. Ains coup, di des gén ou des «

On le tres, gre d'argen:

Montez

tran.

JU Ve-

les borgnes, comme moi, qui voit trop bien d'un œil, étaient ses meilleurs amis. |

Aussi,décernait-il, largement, ses récom-

e penses aux plus obéissants.

A € Il voulait régner seul, et sans bruit, et nent. M passer par dessus tous les électeurs récalj “ atrants.

Telle a été l’école représentative et parlementaire de Cartier.

Nous subissons, aujourd’hui, la loi de ses leçons, de sa doctrine, et de son militarisme parlementaire.

Nous récoltons, ce qu’il a semé, dans le champ canadien-français tory. .

| Ainsi, l’on fait des ministres, tout d’un cup, des savants députés, malgré tout, ou des généraux, tout bottés, avec des écoliers, ou des enfants gâtés.-

On les mousse-haut, et puis, leurs maitres, grands faiseurs de chemins de fer, et d'argent, leur crient, en passant, Bravo !

Montez ! Embarquez! Moquez vous bien

du public, et de tous ceux qui vous crient : Gare à vous! ou Haro! sur le beaudet!!

Désertez votre parti, trahissez vos. amis,

laissez là, la patrie et l’honneur! Par

avance, et de par nous, vous êles nommés juges; in petto ! !

Vivent les transfuges et les déserteurs!

Au diable les électeurs !

Voici vos papiers! mettez les dans vos

poches! Votre vie est maintenant très.

bien assurée ! Vite, vite, montez!

Petit Jean! ou l'intimé, devenez, de suite, Gros Jean, en politique !

Sauvez-nous du déluge, de l’inondation et des chiens enragés. Evitons les accidents naturels des plaideurs ou des témoins.

Devenez, de plus, des juges, dandins de cabale, de commissions, de comités, ou d'élections, ou régistrateurs! mais, jugez, toujours, pour nous tous, en bien dormant; vous vivrez bien et mourrez gras, cela nous suffira. |

Sert d'or, et chemin gnie; 1 des pe:

geons, Manito

C’est de la sp tous les

Vite, que d’a; ne sont course compris

Nos 0 blés, for sortes, choses, 1 jamais r

Ils dé [pieds de tenteme i

VOS Très

me 107 —

Serpents d’airain, devenez des veaux

d'or, et soyez les fétiches du Pacifique, du chemin du Nord, ou de Sénécal et compagnie ; Mais, aujourd’hui, soyons, avant tout, des pendards ou de leurs amis, et.voyageons, tous ensemble, dans les prairies de

Manitoba.

C’est là, la patrie nouvelle pour les rois

de la spéculation.

tous les Riels !

Au diable, la nation et

Vite, vite, et montez avec nous! Aussi, que d'avocats, sans cause, et déroutés, qui ne sont pas toujours nés coiffés, font la course à tous les petits chapeaux cornus, y

compris, les bossés.

Nos députés, ainsi coiffés, et bien affublés, font donc des commissions de toutes sortes, et rapportent, soigneusement, les choses, le plus souvent, en jouant, et sans

Jamais rien gâter.

Ils déposent le dossier, ou le gibier aux.

pieds de leurs maîtres, qni rient de con-.

tentement et qui les flattert po: : autant.

Tel est la chasse et la morale en action, de l’école des tories et du gouvernement responsable. .....responsable à la façon du jour.

Telle est la politique représentative et le train. de vie de nos cochers, dans le Parlement.

Les conseillers législatifs, savants vieillards, bien accommodants, font et défont les gouverneurs, les ministres, et les gouvernements, se moquant bien des électeurs et de leur opinion. |

Notre Parlement, n’est plus qu'un phalänstère, un temple de mormons, un asyle, un lieu de repos et d’amusement.

Chacun a son boudoir, ou son dortoir, avec son horloge, pour le réveiller de l’ouvrage, en sonnant l'heure du départ.

Les présidents, les ministres, et les sergeants d'armes, huissier de la verge-noire, concierge, les gardiens, les messagers, ont leurs salons montés, leurs chambres à coucher, leurs cuisines, leurs ménagères, et leurs enfants, sans compter les “’janitors.”

res de | Les mi lement, veiller peuple,

pleurer Pauvre

à rie, part | un surv

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