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DR et CRÉÉE en
ha — 160 —
: Demain, peut-être un déluge sanglant
de toute une nationalité.
Hélas ! que nous sommes en danger, Prions Dieu de vouloir nous sauver.
, Le £ a ù L di 4 La révolution, la gangrène a gagné toutes les couches sociales et a pénétré jusque dans nos maisons.
Tout est bouleversé, maintenant. En
ménage, tout comme en politique, on ne pense plus qu’à bien manger et à ‘vivre dans la mollesse et dans l’orgie, amasser de l'argent, honnêtement, quand on ne peut faire, autrement, plus facilement.
On veut-être, partout,grassement nourri, richement logé, royalement paré et chaudement entretenu; mais, un peu moins inquiet d’être bien éclairé.
Aussi, les filles, les plus jolies, trouvent plus difficilement à se marier.
Les vieux garçons, riches, et trop souvent, les plus jeunes, presqu'aussi craintifs, restent seuls à la maison.
Dan il en é
On l’argen
L’'a valait
Les pianos, premie
On n mais on dansait chant, q
Jamai bals, ave munion.
Aujoù ment. ] battent 1 coup tro]
Les fil maîtresse
Dans le bon vieux temps, mes enfants, il en était bien autrement.
On avait un autre Dieu que celui de l'argent. . :
L'amour de la patrie et de ÉHébieut, valait celui de nos parents.
Les filles, d'autrefois. brisaient moins de pianos, mais voyaient aux provisions et au premier soin du chaudron.
On n'avait pas d'aussi riches salons, mais on sautait, plus commodément. On dansait la belle, et sainte Catherine, sur le chant, quand on n’avait pas de violon.
Jamais, non jamais,on donnait de grands bals, avant d’avoir fait sa première communion.
Aujourd'hui, nous agissons tout autrement. Les enfants de six ans, mènent et battent les chevaux, et sont déjà de beaucoup trop grands garçons.
Les filles, vieilles comme eux, idut des maîtresses, à la maison.
Aujourd’hui, les bambins gouvernent, et les vieux, trop abrutis, n’ont jamais raison.
D'où viennent tous ces bouleversements?
Chacun se fait une conscience, une religlon, pour soi. En ce temps de saints combats, et de guerre politique, déjà trop de ‘“ croisades ” ont eu lieu, et bien d’autres se préparent, aussi; puis, les musulmans triomphent toujours, en attendant.
Faudra-t-il reculer, toujours ? Non, il faut, enfin, triompher !
Heureusemeht, que nous avons, dans Israël, un roi de Jérusalem ; nos chevaliers
du Bouillon, St. Bernard, et St. Louis,
Barberousse, et Philippe, son ami, Cœur de Lion, le philosophe Abélard, et notre Perir PIERRE ; l’hermite. . ...
ét ... beaucoup tp de “ pastoureaux.”
N’avons nous pas d’ailleurs, nos deux anges nouveaux ? Celui de l’arnonciation et celui de la délivrance.
puis. .'
Gabri L'un, messie 1 lh vue à
Deux phins, vi deux, di ben vo sur la bo:
chers fic Justice.
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Les si chent, nc enfants, et de to
Tous vertis.
Dieu et, toujours
premiers
En att Pour no
Gabriel et Raphaël.
L’un, nous annonce la venue déni:
nessie nouveau, et l’autre, vient. donner la vue à Tobie, avec son fiel de poisson.
Deux messagers célestes et beaux Séraphins, venus de l’autre monde, mais, tous deux, de la même contrée. Ils s'offrent, bien volontiers à nous, pour nous mener, sur la bonne route, comme deux bons cochers fidèles, et nous offrant, de-plus, la Justice.
Lequel des deux prendrons nous ?
Les signes de la fin du monde approchent, nous dit-on. Défiez-vous donc, mes enfants, de l’Antéchrist, de son étendard, et de tous ses perfides envoyés.
Tous les juifs ne sont pas encore convertis. Prions, prions toujours, le bon Dieu et, il nous éclairera, si nous restons toujours fidèles à la bonne religion de nos premiers parents.
En attendant le jour de la résurrection .
pour nous, et le temps de saluer, notre
vrai Libérateur, voyons bien les événements qui se passent autour de nous.
Les avocats, trop savants, ou les docteurs licenciés, députés ou gouverneurs, font aujourd’hui, des quais ou des chemins de fer, et les maçons désœuvrés ou des forgerons, vendeurs de fer ou de chau- * drons, tous, comme des héros en alphabet, font des lois et des constitutions.
Les postillons déchargés, les députés infidèles ou renvoyés, les notaires associés ou journalistes, à la journée, maçonnent, par devant et par derrière, des murs de fortifications.
+ Ils font, aussi, le mortier commun des bâtisses militaires, pour driller et loger toutes les garnisons.
Etrange et triste déclassement indus triel et changement de métier, abaissement professionel, dégradation morale et intellectuelle, avachissement personnel, chaos
l'asile le régi et Cin vent q la fin «
Subl dance enseig
Lep devait lisme :
Not:
l’écho de la ;
LA
épouvantable, mais bien naturel, de notre politique de bric à brac.
Signes des temps ! ! !
L'histoire du grand Tronc, du chemin du Nord, du Lac St. Jean, de Paspébiac, de la rivière du Loup, Berthier, St. Lin, et de tant d’autres ; le scandale du Pacifique et des Tanneries, les contrats de l'asile de Beauport, des bâtisses d'Ottawa, le régime de Baby-McGrevy, Ghariehois et Cimon, enfin le Sénécalisme, ne prouvent que trop la dégringolade générale et .
la fin du monde. |
Sublime rénovation de notre indépendance politique et nationale que nous a enseignée et donnée notre école tory..
Le parlementarisme militaire de Cartier devait créer, pour se maintenir, le journalisme mercenaire.
Notre presse, en général, n’est plus l'écho fidèle, de la voix du peuple ni celui de la grande armée.
Elle n’est plutôt qu’un son de trompette, de Hulands ou de brigands, chasseurs ; le bruit sauvage de “ chauffeurs” ou de “ pendeurs ; ” un tremblement convulsif
de spéculateurs éhontés ou de marchands
ruinés ; trop souvent, le chant d’un vendeur de guénilles ou de bouteilles. Quelque fois, aussi, le ronflement, plus majestueux, d’un gros mangeur, bien endormi, ettrop repu,qui, du matin jusqu’au soir, rêve aux carottes qu’il pourra digérer, de plus, durant la nuit, en fesant le moins de bruit possible, pour ne pas réveiller le * public et crier : au voleur !
Servilisme partout, l’obscurité ou le silence, telle fut aussi, la doctrine parlementaire du gouvernement responsable de Cartier.
Avocat enrôlé du Grand Tronc et ministre en même temps, Cartier voulut, de plus, s'enrichir par un cumul scandaleux et régner en tyran.
Ce trafic honteux, mais inoui, jusque-là,
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chez les nôtres du moins, a gâté les amis.
Aujourd’hui ses disciples, laquais, portiers, ou ministres embauchés, veulent, d'avance, posséder leurs livrées, leurs porte-feuilles de juge, ou des contrats bien signés et serrés dans leurs poches, avant de se faire élire, ministres, présidents ou députés, pour rire, en les conservant, pieusement.
Les frères échangent ou troquent entre eux, les piaces de gouverneur, de sénateur ou de juge, pour surnager, tous ensemble.
On a été jusqu’à créer, conseiller Législatif, d’un jour, un agent soudoyé, pour enlever, par son vote unique, deux millions d’un seul coup au coffre public; déjà presque vide.
Presque tous les députés. sont aujourd'hui doublement salariés et vivent de commissions inventées, ou que l’on ne veut pas signer, quand on a été payé, bien largement. & : |
L'indépendance parlementaire, n’est plus qu’un mot sonore et menteur. D’ailleurs, Cartier l’avait dit : il est plus facile d'acheter le député que les électeurs !
Son ami, Sir Hugh Allan, l'avait, très bien, compris. ‘ Pourquoi jeter, mule.
ment, notre poudre ayix moinenaux,” télégraphiait-il, et ‘“ pourquoi, s'occuper de Langevin et des autres députés français ? ” ‘ Quand on a Cartier,” tous les canadiens tories, sont à nous ! ” “ Déjà, vingt sept députés sont, d'avance, enrôlés.”
Aujourd'hui, c'est Johny qui rit, encore !
Hélas ! trop de juges, aujourd’hui, (nominations. politiques), quelques uns trop chèrement achetés, ne pensent plus qu’à flatter les ministres qui les ont nommés. Ils n’opinent, que du bonnet politique, dont on les a coïiftés.
On fait des juges !... avec des transfuges ! ! ! La magistrature tourne à .la
camaraderie et descend, quelque fois, jusqu’à la plus triste plaisanterie. Aussi les avocats ventrus font course à toutes les jugeries et veulent des chapeaux cornus, de tous les prix.
Onmonte sur tous les bancs, ou l’on descend les escaliers et jusque dans la rue, pour changer, marchander et acheter les bossés.
En notre politique, la vérité fait place À la ruse, la vénalité, à l'indépendance, et la vanité étouffe la modestie.
Le plus habile est celui qui se vend et le plus fin celui qui ment. Les comptes publics nous donnent les prix des veaux et des moutons. Les vantards et les bateleurs sont des héros, partout. L’intrigue est à prime, et la probité n’apporte que la ruine.
Vols organisés, spéculations véreuses, concussions ou rapines suggérées, tolérées, encouragées, sanctionnées ou même légalisées,pour le profit personnel, des directeurs
de banques d’épargnes, d'assurances, de
chemins de fer, d'accapareurs de terres ou ,
de pillards de’ municipalités, par des gouverneurs, des ministres, des députés ou autres officiers publics ; bilans trompeurs, déguisés ou falsifiés du gouvernement ou par d’autres sociétés ; rien ne saurait gêner trop, de nos hommes publics. Il faut arriver, et surtout rester au poste, tant désiré, n’importe le prix coûtant.
Cependant, tout homme public, surtout, le plus haut placé, une fois qu’il est reconnu
coupable d’un délit, un homme taré, celui-
là ne doit plus appartenir à aucun parti politique.
Il doit être repoussé de tous les honnë-
tes gens, jeté hors de toute sociétée et
n'être ministre, dans aucune coalition.
Telle devrait être au moins, la morale, en action.
Les Langeliers, les Davids, comme bien d’autres et Mercier, n’y ont jamais fait assez attention, manquant d'indépendance.
ou de carractère politique, ou poussés par une convoitise désordonnée pour le pouvoir, ou par un excès de libéralité ou de générosité, trop mal entendue, du cœnr.
La probité et l’honneur ne transigent point ainsi avec toute dépravation, dan-
gereuse, scandaleuse à ce point et trop notoire.
” En Angleterre, en France, et même aux Etats-Unis, les grands coupables sont bannis,ou, plutôt,vont mourir dans les cachots.
Plus d’un héros, en Canada, auraient du
subir le même sort. Et cependant, ils
sont des chevaliers d'honneur, des chefs et des fétiches adorés.
Mes ei fants, c’est la pure vérité.
Si j'étais curé, je ne m’occuperais guère du nom, des distinctions, des chicanes, des profits, des succès des partis ; mais Je prêcherais plus fort, contre les chefs pervers, les scanc..…. es des grands, que contre les pius petits péchés des pauvres élec
teurs, dont on exploite, l'ignorance, la bonne foi, les besoins et la inisère.
Je tonnerais, beaucoup plus, là dessus !
Dans la presse, les plagiaires et les thuriféraires, ne sont plus que des savants,
des philosophes profonds, des génies trans-
cendants ou des phénomènes littéraires.
Leur vertu nobiliaire est audessus du
soupçon, et les rédacteurs, dans leur indé-
pendance, forment une congrégation de charité et de dévouement. Malheur, à ceux qui osent discuter leur religion ou douter de-leurs miracles !
Leurs si riches vantardises, à la Robert Macaire, ou de Bertrand, son ami, leurs tours de Houdin, ne font plus rire personne. |
Au contraire, l’on prend tous les farceurs et leurs arlequirades pour des prodiges étonnants et leur monnaie de singe, pour du bon argent comptant.
La presse devient trop souvent un triste :
truchement. Les écrivains aux convictions
sincè siffle Qu ‘voie et, s dégo de ce seron tins, Qu:
ces ‘es ques tous joueu:
Il f en scè lanter
‘éclaire
ceur, P et moi
Aut peurs,
les plu
sincères en sont bannis et livrés aux sifflets de compères turbulents.
Quand donc les bons ‘canadiens qui :
voient plus clair, qui lisent couramment, et, secouant leur indifférence et leur dégout, dévoileront-ils les machinations de ces pitres de complaisances ? Renverseront-ils bientôt leurs tréteaux de pantins, et casseront-ils leurs ficelles ?
Quand serons noùs donc débarrassés de ces ‘éscamoteurs aux passes antipatriotiques et quand renverserons-nous donc, .
tous les goblets mystificateurs de ces joueurs à paie ou non ?
Il faudrait, au moins, varier de mises en scènes, changer les décors, briser les lanternes magiques, chasser les singes qui
‘éclairent un public qui est dans la noir-
ceur, puis, casser enfin la chandelle éteinte et montrer la vérité au grand soleil.
Autrefois, les faux éclaireurs, les dupeurs, les voleurs, les concussionnaires et
les plus pacifiques embaucheurs, n'échap-
paient pas à la réprobation générale. On déchirait les rideaux ! Les faux géants
tombaïient de la hauteur de leurs échasses
ou de leur réputation, quand leurs méchants complots étaient les moins notoires. |
On ne réinstallait pas les coupables dans leurs premières positions pour recommencer les mêmes supercheries ; jamais, on ne leur donnait des titres honorifiques pour les récompenser de leurs méfaits.
Autrefois, on pendait pour le vol d’un mouton, mais, aujourd'hui, l’on rit du vol d’un million ! La concussion des deniers publics, est une opération facile, qui est, de bon ton, chez les hauts fonctionnaires de renom.
On bannissait, autrefois, les voleurs en grand, et les concussionnaires, on les envoyait, tout simplement, au pénitencier.
Aujourd’hui, on les mets, ou, plutôt, on les remets, à la tête du pays ! on en fait des ennoblis. Le manteau politique est fait
pour co pubstit:
hauts c toires c des Ta nos plu vernen Dans mourir nous au COnCUsS!
publics.
domine
Des d maphro son hor peu au un peu peu de 1 les plai vertis.
C’est grands, chir kr
pour couvrir le vice ou le crime et les fait substituer à la vertu: c'est ainsi que les hauts criminels, dans les scandales, si notoires du Pacifique, du chemin du Nord, des Tanneries, sont aujourd’hui, refaits nos plus nobles chefs torieset nous gouvernent en tyrans.
Dans tout autre pays, ils seraient allés mourir dans les cachots ; maisque voyons nous aujourd’hui ? Ils recommencent leurs concussions et dilapidations des deniers publics. C’est le moyen reçu, de toujours dominer et de faire fleurir la vertu.
Des députés indécis, du journaliste hermaphrodite qui veut vendre sa plume et fon honneur, il suffit de chatouiller un peu au vif la conscience ramollie, gratter un peu leur démangeaison, appliquer un peu de mucilage ou de papier rigolo, sur les plaies, et les voilà tous guéris, convertis. | C’est ainsi que l’on encourage les plus grands, à voler les plus petits, pour enti- : chir le pays, et le sauver. |
Remercions Dieu, dit-on, que le concussionnaire n'ait pas pris deux millions de plus! Quel dévoué bon garçon ? Vive le voleur! Vive le transfuge ! Vive le mi-
nistre dilapidateur et si complaisant ! Votons confiance en lui!
La chose est faite, maintenant ! quittons le faire, tranquillement ; quitte à lui de
recommencer ! et-de mieux faire ! Restons
conservateurs! (à ne vaut pas la peine de changer de gouvernement !
Re 2 0 me
Telle est, vraiment (et qui peut le nier), la morale, en action, du parti régnant.
Les médecins, se paient d'eux mêmes, avec un peu d’eau plus sucrée, ou du thé, du Japon, que l’on fait payer, un peu plus, cher, par les électeurs, déjà malades, de ne boire que de l’eau sale des aqueducs. Les comptes des apothicaires sont, ainsi, plus facilement réglés, et doublement soldés.
f: C’est ce que me disait, en riant, notre
LE ETS
vois] qui a qui Jeune plus Po il nè au R sonne l’hon sont nues, et con Ne pas, cocher de pa Il f de la t mails, franc ment,
mes
voisin, le rusé, et vigoureux charretier, qui a si bonne main ; cette mouche à feu, qui brûle encore le chemin, comme un jeune Somme, quand il est monté sur ses plus grands chevaux.
Pour s'enrichir, et monter vite, disait-il, il ne faut jamais se mâter, ou faire échec au Roi. Trop de désintéressement personnel, ou d’attachement à la patrie et à l'honneur, et, même, à la Corporation, ne sont plus que des faiblesses, trop reconnues, pour pouvoir bien mener à la gloire, et conserver nos meilleures pratiques.
Ne voulant pas, ou, plutôt, ne pouvant pas, s'enrichir, aux dépens du public, ces cochers, beaucoup trop niais, sont réputés de parfaites nullités.
Il faut savoir mieux profiter du tarif et de la tournée, voyager, charrier, finement ; mais, surtout, porter haut et trotter moins franc ; ambler lestement, s'élever vitement, et galoper, plus en grand.
se. VON
Oh! C’est bien là, la maxime exprimée, trop ouvertement, par trop de gens honnèêtes, et ce, dans tous les rangs. C’est le règne : que voulez-vous de mieux, de ce que l’on appelle, les plus fins, des honnêtes gens.
Ainsi donc, trop de probité, nuit, pour
bien mener, en politique. Aussi, les co-=
chers, trop lents, ou trop scrupuleux, s’en vont. Des ingénieurs, moins peureux, font voyager le pays, plus vite, sur des chemins d'acier, et dans des voitures bien dorées.
Hélas! Nous allons, certainement culbuter; peut-être, prochainement! C’est votre hore Montre-œil, qui vous le dit, très charitablement.
J gran Le état plus c’est la cor Le profes métie Le che 80 doit fs ce qu” Les leur fa ser, er Le ; bons e:
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